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Message par Agathos le Ven 14 Déc 2018 - 12:50

Elle choque, mais bien volontairement.

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Message par hks le Ven 14 Déc 2018 - 14:23

mais bien volontairement.

ah bon !!!! ça ne s'arrange pas.
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Message par Vanleers le Ven 14 Déc 2018 - 16:52

Merci hks

Ce qui m’intéresse c’est la Vie et je laisse les morts enterrer les morts (Luc 9, 60).

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Message par Vanleers le Sam 15 Déc 2018 - 11:04

Deleuze introduit son ouvrage Spinoza Philosophie pratique, par ces mots en 4ième de couverture :

Gilles Deleuze a écrit: La philosophie théorique de Spinoza est une des tentatives les plus radicales pour constituer une ontologie pure : une seule substance absolument infinie, avec tous les attributs, les êtres n’étant que des manières d’être de cette substance. Mais pourquoi une telle ontologie s’appelle-t-elle Ethique ? Quel rapport y a-t-il entre la grande proposition spéculative et les propositions pratiques qui ont fait le scandale du spinozisme ? L’éthique est la science pratique des manières d’être. C’est une éthologie, non pas une morale.

Qu’est-ce que l’Ethique ? Une éthologie de la joie fondée sur une ontologie simplissime : à part la Substance, que Spinoza appelle Dieu, et ses modes, il n’y a rien.

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Message par Vanleers le Dim 16 Déc 2018 - 10:21

Le spinozisme est un eudémonisme.
Plus précisément :
« Le spinozisme est un eudémonisme qui place le bonheur, selon une interprétation traditionnelle, dans la joie de comprendre la nature, l'amour de soi et du monde et la puissance de la raison qui permet de vivre libre des passions. » (Wikipédia)

Nietzsche a sévèrement critiqué l’eudémonisme de Spinoza comme le rapporte Philippe Choulet, dans Le Spinoza de Nietzsche : les attendus d’une amitié d’étoiles. Voir :

https://books.openedition.org/psorbonne/195?lang=fr

Philippe Choulet a écrit: Contre la raison classique de l’optimisme théorique, faite pour la béatitude, Nietzsche milite pour une raison passionnée, guerrière, tragique : « Spinoza : dans notre agir nous ne sommes déterminés que par des convoitises et des affects. Il faut que la connaissance soit affect pour être motif. Moi je dis : il faut qu’elle soit passion pour être motif. » Et contre la thèse de l’utilité supérieure de la raison : « EGO : tout ceci est PRÉJUGÉ. Il n’existe point de raison de ce genre, et sans combat ni conflit tout s’affaiblit, l’homme et la société » (§ 11-193, Gai savoir, V, 2e éd., 384-385).
Cette critique suppose l’idée de la vie comme autodépassement et du conflit comme incitation du vivant au dépassement : le corps et l’âme, unités complexes et plurielles, sont les résultats d’une lente sélection, faite de renoncements et de victoires (entre 1881 et fin 1883, lecture de W. Roux, Der Kampf der Teile im Organismus, Leipzig, 1881). Avec l’« hypocrisie » de la maîtrise des sentiments, la sagesse de Spinoza prolonge la morale ascétique par d’autres moyens, un eudémonisme poltron, déniant le grand danger des instincts : « Tout cela, intellectuellement, ne vaut pas cher, et n’est pas à beaucoup près de la “science”, encore moins de la “sagesse”, mais, pour le répéter encore, et même trois fois, tout cela n’est qu’astuce, astuce, astuce mêlée de sottise, sottise, sottise. » Et, Nietzsche de viser le « renoncement au rire et aux pleurs proposé par Spinoza qui recommande si naïvement d’anéantir les passions par l’analyse et la vivisection » (Par-delà Bien et Mal, § 198).
Cette béatitude lisse et stagnante - la conservation appliquée à l’éthique -ignore le problème de la domination et du dépassement de l’humanité. L’éthique de Nietzsche est du législateur, du héros, celle de Spinoza est du sage, qui reconduit à sa façon logique, trop logique la psychologie de la peur en éliminant ce qu’il craint, ce dont il souffre (sexualité, déraison, arbitraire, devenir), alors que le surhomme en fera des valeurs pour une béatitude.

Ainsi « Nietzsche milite pour une raison passionnée, guerrière, tragique » contre « un eudémonisme poltron, déniant le grand danger des instincts », celui supposé de Spinoza.
Spinoza n’était pas un eudémoniste poltron et les contemporains purent s’en rendre compte. Alain Billecocq développe cela dans Les combats de Spinoza – Ellipses 1997 :
« C’est ainsi qu’il [Spinoza] ne se contente pas de s’engager dans ses luttes contre l’obscurité superstitieuse et la tyrannie politique, il les combat effectivement ; il paye de sa personne ». (Conclusion p. 113)

Il reste que Spinoza et Nietzsche sont des philosophes de la vie et qu’il est intéressant de les confronter.
A suivre

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Message par Morologue le Dim 16 Déc 2018 - 11:19

Agathos a écrit:Je ne veux pas perdre mon temps à célébriser la lumière quand les autres sont aveugles. Encore que la tâche de leur faire ouvrir les yeux est ardue. Or Spinoza a confondu Dieu et le monde. Vrai dans un certain sens : le monde, autrement dit la représentation, est une intuition. Dieu est une intuition, donc une information de la même nature que le monde. Reste que les intuitions ne délivrent pas toutes le même message. L'intuition de « magnificence » qui, j'en suis sûr, toucha Spinoza lorsqu'il contemplait le ciel, manifeste quelque chose qui va par-delà l'objet intuitionné. En d'autres termes : ce n'est pas l'étoile qui nous étonne, c'est le je-ne-sais-quoi universel qui s'y manifeste au travers. Mais voir déjà, comprendre, quelque chose, que cette chose « parle », communique suffit à secouer les âmes naïves (dans le bon sens du terme). Le Logos, c'est la compréhension. Dieu est Logos, par conséquent compréhension. Je repose la question : l'intuition, qui est Logos, lumière, éclaircissement, nous permet-elle d'homologuer le Monde (lui-même Logos) avec Dieu ? Dieu serait-il l'information éclairante, le fait que les choses existent telles qu'elles sont ?

Je n'ai pas envie de faire une profession de foi.
Et pourtant. Car je ne sais pas si tu mesures à quel point le "pré-cognitivisme" kantien suffirait, avant même de laisser à César ce qui est à César (l'empyrée et la raison) et à Dieu ce qui est à Dieu (la métaphysique et l'idéal), à expliquer les tenants et aboutissants de l'intuition dont tu parles, pour ainsi dire intellectuelle. Finalement, ce serait la psychologie de la logique, depuis laquelle tu dialectiserais volontiers, en chrétien jungien, vers quelque Dieu, en dehors de tout kantisme cette fois-ci, ou plutôt devers et en marge, ès métaphysique et idéal.

Et pourtant, j'estime ta critique recevable devant Vanleers, et je l'aime.
Vanleers a écrit:« C’est ainsi qu’il [Spinoza] ne se contente pas de s’engager dans ses luttes contre l’obscurité superstitieuse et la tyrannie politique, il les combat effectivement ; il paye de sa personne ». (Conclusion p. 113)
Friedrich Nietzsche se moque de lutter contre l'obscurité superstitieuse et la tyrannie politique en soi, contrairement aux "déductions" éthiques spinoziennes, car l'illusion est pour lui (Nietzsche) vitale, au compte de quoi - Deleuze ou pas Deleuze ...
Vanleers a écrit:
Deleuze a écrit:La philosophie théorique de Spinoza est une des tentatives les plus radicales pour constituer une ontologie pure : une seule substance absolument infinie, avec tous les attributs, les êtres n’étant que des manières d’être de cette substance. Mais pourquoi une telle ontologie s’appelle-t-elle Ethique ? Quel rapport y a-t-il entre la grande proposition spéculative et les propositions pratiques qui ont fait le scandale du spinozisme ? L’éthique est la science pratique des manières d’être. C’est une éthologie, non pas une morale.
... l'ontologie spinozienne reste un moralisme. C'est qu'il (Spinoza) cherche à amender l'humanité, ce que récusait Nietzsche. Le but surhumain nietzschéen n'est que d'amor fati par l'éternel retour du même, dans l'espérance, l'amour et la foi au sens zarathoustrien du respect de soi ; c'est-à-dire qu'il s'agit de permettre aux happy few (les forts sous-numéraires, victimes des faibles sur-numéraires, à condition de comprendre que cette force est de vouloir avant tout, par-devers tout, voire encontre tout) d'évoluer, car l'instinct grégaire des faibles abouliques (seraient-ils au sommet de l’État ou à la tête d'une fortune colossale) involue surtout quand il parle d'amender l'humanité. Tout le nietzschéisme tient là-dedans.

Bref, l'éthologisme spinozien reste moral, CQFD, et Gilles Deleuze n'était pas le mieux placé pour immoraliser, puisque son ontologie elle-même, est saisie entre le Bien schizoïde (risquant certes le mal schizophrène) et le Mal paranoïde (risquant le même mal), énoncés dans des formes psychiatriques pour mieux brouiller les pistes. Le spinozisme, par son individualisme panique, ne pouvait que séduire le philosophe des devenirs-infinitésimaux ; d'ailleurs, ces devenirs sont monadiques-intutionnistes, au double-sens leibnizien et bergsonien qui l'inspira aussi (Deleuze) : ceci pour soutenir l'idée d'individualisme panique.

Aussi ta défense du spinozisme, Vanleers, tourne-t-elle en fait logiquement au développement personnel eudémoniste sotériologiquement individuel, et j'estime que tu es conséquent dans la démarche.

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Message par Emmanuel le Dim 16 Déc 2018 - 13:23

.

Ah ! Ce Nietzsche ! Quel magicien, quel expert en tours de passe-passe, quel magnifique illusionniste, lui qui affirmait que la pensée du philosophe était sa propre confession, et lui qui tenait des propos d'Empereur du Monde comme confession du raté qu'il était dans la trivialité de sa propre existence ...

Mais, pour se racheter, notamment dans ses Dithyrambes de Dionisos, il se présente ainsi : NUR NARR ! NUR DICHTER ! par cette affirmation en coup de marteau nietzschéen qui clôt pour ainsi dire sa propre pensée sur elle-même ...

Nietzsche n'était RIEN QU'UN POÈTE, RIEN QU'UN BOUFFON ...

.

Spinoza a été plus conséquent.

Son tour de passe-passe n'a consisté qu'à parler nommément et sans arrêt du néant constitué à partir de lui-même par le mot «Dieu». Vraisemblablement pour sauver sa tête d'athée anti-catastrophiste religieux ...

.
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Message par Vanleers le Dim 16 Déc 2018 - 17:34

Poursuivons la confrontation Spinoza-Nietzsche avec un article de Blaise Benoit : Nietzsche lecteur de Spinoza : réinterpréter la conservation ?
Voir :

https://www.cairn.info/revue-philosophique-2014-4-page-477.htm

L'analyse porte principalement sur la notion de conatus, essentielle dans la philosophie de Spinoza.

Blaise Benoit a écrit: Pourquoi attribuer alors la pulsion d’autoconservation à Spinoza, avec autant d’insistance ? Sans aucun doute parce que ce dernier est le philosophe du conatus, que Nietzsche identifie au seul souci de l’autoconservation. On trouve par exemple dans le fragment n°11 [307] du printemps-automne 1881 cette reformulation nietzschéenne de la célèbre idée spinoziste : « L’essence de chaque chose serait appetitus et […] cet appetitus consisterait à persévérer dans l’existence [im Dasein zu beharren] »  Or, ce souci de la conservation de soi est plutôt développé dans la philosophie de Hobbes, que Nietzsche mentionne rarement, sans développement substantiel en tout cas.
En fait, tout se passe comme si Nietzsche avait interprété le verbe latin perseverare dans le sens d’une volonté de statisme (beharren, surtout entendu au sens de bleiben) et donc d’un appétit de stricte identité à soi, dans l’ordre d’une coupure stricte entre « conserver » et « croître ». Le fragment n°14 [121] du printemps 1888 témoigne de cette assimilation :
La proposition de Spinoza sur la conservation de soi devrait, à vrai dire, mettre un terme au changement [Veränderung] : mais cette proposition est fausse, c’est le contraire qui est vrai. Précisément, tout vivant montre le plus clairement qu’il fait tout non pas pour se conserver [um nicht sich zu erhalten], mais pour devenir davantage [sondern um mehr zu werden] 

B. Benoit signale, dans la note 33, trois commentateurs de Spinoza qui « précisent bien que persévérer dans son être n’équivaut pas nécessairement à persévérer dans son état, dès lors que persévérer dans son être est également compréhensible en termes de mouvement du fini vers l’infini ».
Je me bornerai à citer Pascal Sévérac :

Pascal Sévérac a écrit: Le conatus n’est donc ni un effort procédant du manque, ni un effort attiré par l’excès ; mais il n’est pas non plus l’effort de persévérer simplement dans son état. Le TTP caractérisait l’essence humaine comme principe de maintien de soi dans le statu quo (TTP XVI, 2). Mais une telle définition, qui ferait de l’essence humaine une conservation statique, ne convient plus au dynamisme de l’ontologie déployée dans l’Ethique : la chose est une puissance indéfinie de production d’effets, qui cherche à conserver son être, c’est-à-dire cette puissance même de production d’effets. L’essence actuelle d’une chose singulière est un dynamisme, et du même mouvement, un effort de conservation de ce dynamisme : l’essence actuelle est effort de persévérance, affirmation de soi envers et contre tout, et conséquemment effort de conservation de cette persévérance en soi. C’est pourquoi, si l’état de la chose qui persévère est un état qui amoindrit son être – si c’est un état de tristesse – cette chose ne fera rien moins que conserver cet état ; au contraire, la chose produira tous les efforts possibles, en persévérant dans son être, pour changer d’état, c’est-à-dire pour en acquérir un nouveau, qui soit joyeux. En somme, le conatus d’une chose est un effort de conservation de son état, si et seulement si cet état aide à la conservation de l’être de cette chose – c’est-à-dire, fondamentalement, à l’affirmation de sa puissance d’agir.

La critique du conatus par Nietzsche ne tient donc pas mais elle a le mérite d’attirer l’attention sur le caractère dynamique et non statique de ce concept spinoziste, parfois caché sous l’expression « persévérer dans son être » si celle-ci est assimilée, purement et simplement, à « persévérer dans son état »
Elle rappelle que si le spinozisme n’est pas un vitalisme au sens de Lalande, c’est un dynamisme, une philosophie de la vie comme le montre, par exemple, l’ouvrage classique de Sylvain Zac : L’idée de vie dans la philosophie de Spinoza.

Le dynamisme du conatus spinoziste rejoint la vitalité, au sens de l’une des cinq lignes de vivencia de la biodanza, ligne que l’on définit parfois par « potentiel d’équilibre organique, d’équilibre neuro-végétatif, d'homéostasie, d'impulsion vitale et d’harmonie biologique » ou encore, plus prosaïquement :
« Elle [la vitalité] correspond au besoin de bouger et d'être en mouvement, au besoin de réguler les degrés d'activités et de repos pour ne pas entrer dans un processus de stress et maintenir l'équilibre interne et la régulation de l'organisme. Elle reflète la manière dont la personne vit, ce qu'elle fait et comment elle entre en relation avec les autres. »

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Message par Morologue le Dim 16 Déc 2018 - 19:52

Ce topic est apparemment un blog ! Mais enfin, [quelques remarques là].

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Message par Vanleers le Mar 18 Déc 2018 - 9:58

L’examen de la critique du conatus par Nietzsche, dans le post précédent, a rappelé que, dans l’Ethique, le conatus d’une chose est sa force ou puissance dynamique, son essence actuelle comme le démontre Ethique III 7.
On retrouve le conatus dans la partie V de l’Ethique, principalement dans la proposition 25 :

Spinoza a écrit: Le souverain effort [conatus] de l’Esprit et sa souveraine vertu est de comprendre les choses par le troisième genre de connaissance.

Considérée selon l’attribut Pensée, une chose c’est un esprit dont l’essence actuelle est son conatus, sa puissance de comprendre.
La proposition 25 démontre que cette essence actuelle se réalise de la façon la plus haute, s’accomplit pleinement, dans la connaissance du troisième genre.
Cet accomplissement ne se limite pas à un accomplissement personnel comme le note Pierre Macherey dans son commentaire de la proposition 27 (« De ce troisième genre de connaissance naît la plus haute satisfaction d’Esprit qu’il puisse y avoir. » :

Pierre Macherey a écrit: Nous venons de voir, en lisant la proposition précédente, que l’âme humaine dispose d’une aptitude à connaître les choses par le troisième genre de connaissance, et est vouée par cette aptitude à développer de plus en plus cette connaissance : or la mise en pratique de cette aptitude ne s’effectue pas de manière inquiète, comme la poursuite d’un idéal dont la réalité pourrait toujours être remise en doute et dont l’atteinte demeurerait jusqu’au bout incertaine ; mais l’âme sait bien, au même sens où elle sait qu’elle a une idée vraie à partir du moment où elle a cette idée, que le mouvement dans lequel elle est ainsi engagée tend naturellement vers son terme, dans lequel elle-même accomplit sa propre puissance. Du fait de cette certitude, elle est sûre de soi, convaincue d’être dans la bonne voie, d’accomplir la destination véritable inscrite dès le départ dans la nature de son conatus, ce qui la remplit d’une joie parfaite et sans mélange. Ainsi l’acquiescentia propre à cette démarche ne se limite pas seulement au sentiment de tranquillité et de calme que procure une vie bien réglée, sentiment évoqué au passage dans le scolie de la proposition 10 : mais elle s’élève jusqu’à la satisfaction suprême liée à l’assurance d’être dans le vrai et d’y être de plus en plus. Il est clair que cette satisfaction va bien au-delà du sentiment d’un accomplissement personnel, puisqu’elle exprime la fusion de l’âme humaine et de la nature des choses, à travers une pleine compréhension de celle-ci.

Si, comme il a été indiqué dans le post précédent, le dynamisme du conatus peut être assimilé à la ligne de vitalité en biodanza, on voit que cette dernière invite à un dépassement de l’accomplissement personnel et ne se limite pas à une méthode de développement personnel.

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Message par Vanleers le Mer 19 Déc 2018 - 11:51

Dans les Remarques finales de son livre La morale de Spinoza – PUF 1959, Sylvain Zac s’interroge sur le caractère aristocratique ou démocratique de l’éthique de Spinoza.
J’en donne les extraits suivants :

Sylvain Zac a écrit: On peut distinguer, par exemple, parmi les morales philosophiques, deux types de morale : une morale de type aristocratique et une autre de type démocratique. La sagesse grecque, accessible seulement à des personnes douées de qualités intellectuelles et morales exceptionnelles, est l'idéal d'une morale aristocratique qui répartit les hommes en Sages et ignorants. La morale du devoir de Kant, expression laïcisée de la morale chrétienne, est, au contraire, une morale démocratique : il ne faut pas avoir des qualités intellectuelles particulières pour accomplir le devoir ; il suffit d'être un homme.
Comment situer la morale de Spinoza ?
En un sens, elle est une morale aristocratique. Le but primordial de l'homme, susceptible de donner à son existence sens et consistance n'est pas de l'ordre de l'action physique et sociale, mais de l'ordre de la contemplation. L'effort pour comprendre est le premier et unique fondement de la vertu et trouve sa justification en lui-même. Seule la connaissance vraie est salvatrice. Or tous les hommes n’ont pas cet effort de comprendre également développé. Le salut par la connaissance est accessible à quelques élus. Peu sont même ceux qui peuvent se laisser guider par la raison, si par raison on entend connaissance adéquate.
[…]
Mais, en même temps, la morale de Spinoza est une morale démocratique. Tout d'abord il y a, selon lui, une morale de tout le monde, morale universelle, aisément saisissable par tous les esprits, proche voisine de la morale, conséquence de la philosophie. Cette morale trouve sa première application dans l'État des Hébreux, à un moment donné de son développement, où aucun citoyen ne dépend d'un autre citoyen, mais où tous dépendent de Dieu.
[…]
Mais Spinoza ne s'est jamais proposé de régenter les opinions des autres. S'il veut, lui-même, vivre pour la vérité, il comprend que les autres préfèrent rester dans l'erreur et même mourir pour elle. Mais, malheureusement, les théologiens des différentes religions, confondant «charité» et «ambition», se livrent combat les uns aux autres et s'entendent, tous ensemble, à attaquer la liberté de philosopher. Accusé d'athéisme, uniquement parce qu'il a tâché de dévoiler les préjugés des théologiens et d'en débarrasser les plus avertis, Spinoza n'a-t-il pas été persécuté non seulement par ses anciens coreligionnaires, mais aussi par les différentes églises chrétiennes ? D'où la nécessité de défendre la liberté de penser, condition indispensable de toute vie philosophique et de toute entente au sein de la cité, là où les opinions religieuses sont divergentes.
Cette liberté de penser, à condition qu'elle ne contredise pas les exigences de la justice, il la revendique pour tous. Elle est solidaire de son plaidoyer en faveur de la démocratie.
[…]
Les deux traités de Spinoza, consacrés aux problèmes religieux et politique, sont donc animés d’un esprit démocratique, mais l'idée profonde de Spinoza, c'est que l'idéal démocratique favorise le mieux l'avènement d'une sagesse aristocratique, fondée sur la connaissance vraie et accessible à quelques-uns seulement.
On reproche à Spinoza d’avoir méconnu la liberté créatrice en Dieu, comme en nous-même. Ne remplace-t-il pas l’unité souple et créatrice de l’esprit par l’unité objective d’une essence posée nécessairement et produisant nécessairement ses effets ? Mais s'il n'y a pas de place, dans la philosophie de Spinoza, pour une morale personnaliste, il est vrai cependant que toute sa réflexion vise à mettre en relief la puissance de l'homme, sa valeur et même son pouvoir de se diviniser, sans pour autant avoir à dépasser la condition humaine.

Idéal démocratique, sagesse aristocratique mais morale non personnaliste, telles sont les caractéristiques de l’éthique selon Spinoza.

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Message par Vanleers le Ven 21 Déc 2018 - 11:42

Comme l’écrit Sylvain Zac (post précédent), l’Ethique promeut « l'avènement d'une sagesse aristocratique, fondée sur la connaissance vraie »
De la connaissance vraie ou adéquate naissent les affects actifs (Ethique III 3) et Spinoza, à la fin de la partie III, en cite deux : la fermeté ou courage (animositas) et la générosité (generositas).
Il s’agit de deux vertus (Ethique IV déf. huit) aristocratiques, si on comprend bien leurs définitions (Ethique III 59 sc.) en les replaçant dans la vision globale de l’Ethique.
L’animositas ou désir de conserver son être sous la conduite de la raison est le désir de tenir son rang d’expression singulière de Dieu.
Quant à la generositas, pouvant être traduite aussi par « noblesse d’âme », c’est également le désir d’aider les autres hommes à tenir leur rang d’expressions de Dieu.

L’Ethique nous propose de vivre en aristocrates.
A chacun de s’y essayer si cela le tente.

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Message par Vanleers le Dim 23 Déc 2018 - 9:39

Dans le prolongement du post précédent à propos de la sagesse aristocratique, je parlerai de noblesse de l’intelligence et de noblesse du cœur, les deux étant liées.
En effet, la noblesse de l’intelligence, c’est l’esprit, quand il forme des idées adéquates, c’est-à-dire claires et distinctes, ce que Spinoza appelle aussi la raison (Ethique IV 26 dém.).
A propos de la noblesse du cœur, j’ai cité, dans le post précédent, deux affects actifs : fermeté (animositas) et générosité (generositas).
Spinoza les définit comme des désirs, c’est-à-dire comme des efforts (Ethique III 9 sc.) ou puissances (Ethique III 7 dém.) produits sous la seule dictée de la raison (Ethique III 59 sc.).
Mais Spinoza assimile puissance et vertu par l’axiome 8 de la partie IV :

Spinoza a écrit: Par vertu et puissance, j’entends la même chose, c’est-à-dire (par Ethique III 7), la vertu, en tant qu’elle se rapporte à l’homme, est l’essence même ou nature de l’homme en tant qu’il a le pouvoir de produire certains effets qui peuvent se comprendre par les seules lois de sa nature.

A ces deux affects actifs, s’ajoute l’amour de Dieu, qu’il apparaisse, dans la partie V, comme amor erga Deum ou amor intellectualis Dei.
L’amor erga Deum fait l’objet de la proposition 15 :

Spinoza a écrit: Qui se comprend clairement et distinctement lui-même ainsi que ses affects, aime Dieu, et d’autant plus qu’il se comprend plus lui-même ainsi que ses affects.

L’amor intellectualis Dei naît nécessairement de la connaissance du troisième genre (connaissance adéquate – Ethique II 40 sc. 2), comme le démontre le corollaire de la proposition 32.

L’animositas, la generositas, l’amor erga Deum et l’amor intellectualis Dei sont des affects actifs, des vertus aristocratiques (noblesse du cœur) qui naissent d’idées adéquates (noblesse de l’intelligence).

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Message par Vanleers le Lun 24 Déc 2018 - 16:12

Toujours à propos de l’aristocratisme de l’éthique de Spinoza, je donne à nouveau un passage du livre de Jean-Claude Fraisse (L’œuvre de Spinoza pp. 329-330 – Vrin 1978) :

Jean-Claude Fraisse a écrit: Il n’y a pas, stricto sensu, à confirmer la foi par l’intelligence, comme le demandaient par exemple Saint Augustin ou, à l’époque de Spinoza, Malebranche, ni à venir à la foi par l’intelligence, comme le fera la philosophie des lumières, ni à substituer la foi à l’intelligence, comme le fera Kant, ou, inversement, à voir dans la foi, comme le feront Marx ou Nietzsche, un alibi ou une illusion de la conscience. Ainsi Spinoza, s’il a longtemps été rejeté par tous, ne pouvait être en accord avec personne. La foi et la lumière naturelle sont, pour lui, le fait de deux hommes différents, souvent unis dans le même individu, mais qui le sont toujours dans la vie de la cité. Elles s’accordent sur le fond, mais ont deux finalités différentes, procédant de la distinction inhérente à l’homme même dans ses diverses facultés de connaître, et dans les conduites que ces facultés, imagination et raison, déterminent. Que d’autres n’aient pas admis une telle distinction, ou aient trop voulu l’effacer par des continuités plus impératives, explique sans doute que cette pensée spinoziste, qui se veut la plus tolérante, ait été la moins tolérée ; mais cela explique aussi la certitude tranquille qui est le fondement de cette tolérance et de l’aristocratisme indifférent qu’elle proclame, aristocratisme du sage et de sa pensée elle-même, qui ne peut être aisément communiquée et, bien plus, semble se moquer de sa propre diffusion, la sachant presque impossible.

La biodanza apporte un correctif à la fin de ce texte en ce sens que dans une séance de biodanza, chaque participant est naturellement amené, à travers les attitudes et gestes de chacun, à reconnaître l’excellence de ses partenaires et la sienne propre.
En effet :
« La vivencia permet de relier la perception corporelle, la sensation, l’émotion, l'expression de nos émotions sensibles, positives et des sentiments les plus nobles de l’être humain dans un mouvement plein de sens et duquel naît l’harmonie, harmonie interne, harmonie avec la nature, avec le macrocosme et avec l’humanité par nos relations avec les autres participants. »

La biodanza : le bal des aristocrates !

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Message par Morologue le Mar 25 Déc 2018 - 12:56

Nietzsche parla de foi dans un sens nouveau, dans Par-delà bien et mal, apparentée au respect de soi devenu crucial par l'ère industrielle. Ce qui n'ôte rien au spinozisme. De même, ce n'est pas exactement chez Nietzsche, qu'on lit le conatus assimilé à l'instinct de conservation seul. Néanmoins dans le spinozisme, rien ne permet exactement de dire que le conatus n'est pas autre chose, et du moins un bien-vivre pur (à l'écosocialiste sud-américaine, dans l'idée dépolitisée) ; difficile d'en faire un déploiement nietzschéen, encore qu'il y ait apparemment une magnanimité dans ce que tu dis, que je perçois surtout comme un civisme spinozien - avec l'aristocratisme assimilé. Le nietzschéisme est ailleurs, intimement, à mon avis, quoique l'expérience de la sagesse spinozienne puisse recouper motionnellement (Nietzsche le premier, reconnut un ambigu précurseur en Spinoza).

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Message par Vanleers le Jeu 27 Déc 2018 - 11:21

Pour un être humain donné, la meilleure philosophie est celle qui convient le mieux avec ce qu’il est, avec son idiosyncrasie.
A chacun de composer sa propre philosophie en s’inspirant de tel ou tel auteur.
En pratique, une philosophie personnelle s’inspire en général d’une philosophie majeure (Platon, Epicure, Epictète, Descartes, Spinoza, Nietzsche, …) enrichie par des compléments d’autres auteurs, cohérents avec la ligne principale.
Plutôt que de critiquer ce qu’il peut y avoir de faible, de médiocre dans une philosophie, mieux vaut se nourrir de ce qu’elle a de plus fort et de meilleur.
C’est à la joie éprouvée que l’on reconnaît que telle philosophie ou tel ou tel aspect d’une philosophie est bon pour soi.

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Message par Emmanuel le Jeu 27 Déc 2018 - 14:02

Vanleers a écrit:Pour un être humain donné, la meilleure philosophie est celle qui convient le mieux avec ce qu’il est, avec son idiosyncrasie.
A chacun de composer sa propre philosophie en s’inspirant de tel ou tel auteur.
En pratique, une philosophie personnelle s’inspire en général d’une philosophie majeure (Platon, Epicure, Epictète, Descartes, Spinoza, Nietzsche, …) enrichie par des compléments d’autres auteurs, cohérents avec la ligne principale.
Plutôt que de critiquer ce qu’il peut y avoir de faible, de médiocre dans une philosophie, mieux vaut se nourrir de ce qu’elle a de plus fort et de meilleur.
C’est à la joie éprouvée que l’on reconnaît que telle philosophie ou tel ou tel aspect d’une philosophie est bon pour soi.

Ma méthode ne considère la philosophie que comme un des trois éléments constituant ce qui me convient le mieux.


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Message par Vanleers le Ven 28 Déc 2018 - 17:04

Tout ce qui élève l’esprit d’un homme et lui donne de la joie est bon pour lui.

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Message par Emmanuel le Ven 28 Déc 2018 - 18:14

Vanleers a écrit:Tout ce qui élève l’esprit d’un homme et lui donne de la joie est bon pour lui.

Il y en a même qui sont capables d'élever leur esprit en égorgeant un homme sur le sable d'une plage méditerranéenne de toute beauté.

Ça leur donne de la joie.

C'est bon pour eux.

lol!
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Message par Vanleers le Ven 28 Déc 2018 - 20:34

Spinoza (lettre 23 à Blyenbergh) a écrit: […] si quelque homme voit qu’il peut vivre plus commodément suspendu au gibet qu’assis à sa table, il agirait en insensé en ne se pendant pas ; de même qui verrait clairement qu’il peut jouir d’une vie ou d’une essence meilleure en commettant des crimes qu’en s’attachant à la vertu, il serait insensé, lui aussi, s’il s’abstenait de commettre des crimes.

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Message par Vanleers le Lun 31 Déc 2018 - 10:44

Robert Misrahi, dans la présentation de sa traduction de l’Ethique (PUF 1990), parle du « lyrisme réfléchi et maîtrisé de Spinoza, lyrisme philosophique et ontologique » (p. 16) et aussi, à propos d’Ethique V 36, du « lyrisme lapidaire, dense et rationnel d’une philosophie moniste de l’Amour » (ibid.)

L’Ethique se conclut, en effet, dans la partie V, par un véritable hymne à la joie et même à la gloire de Dieu comme le proclame le scolie de la proposition 36.
Ethique de la puissance car « Tout ce qui est, est en Dieu » (Ethique I 15) et « La puissance de Dieu est son essence même » (Ethique I 34).
Un art de vivre qui ne fait aucune place à la faiblesse et ne valorise en aucune façon la tristesse.

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Message par Agathos le Lun 31 Déc 2018 - 12:50

Es-tu intellectuellement capable de concevoir qu'il puisse y avoir une seule chose dans l'Ethique qui ne soit juste ?
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Message par Vanleers le Lun 31 Déc 2018 - 14:52

De minimis non curat praetor

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Message par Agathos le Lun 31 Déc 2018 - 14:57

L'Ethique est pour toi ce que la Bible fut à Cromwell. Je suis donc trop sceptique pour être spinoziste.
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Message par Vanleers le Lun 31 Déc 2018 - 15:05

Vae victis

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Message par Agathos le Lun 31 Déc 2018 - 15:20

Aucun Spinoza n'a été blessé durant la production de ce message.

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