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MALADIE. BONNE SANTÉ.

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Message par Saint-Ex Dim 22 Oct 2023 - 21:36

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MALADIE. BONNE SANTÉ. Captu111



Comment prendre parti pour un camp, ou pour l'autre camp, face à une guerre, face à toutes les guerres, où, comme d'habitude, les plus faibles, les plus démunis sont littéralement happés, broyés, alors que des puissances de tout ordre, de toute pensée, de toute idée, jouent à un jeu où aucune vie, aucun être, aucune âme ne compte ?


On peut être porté à donner raison à ce penseur dont on dit que l'extrême lucidité l'a complètement égaré à la rencontre d'un cheval italien et qui affirmait avant de sombrer dans la folie que l'Homme était une maladie courant partout sur la Terre.


Mais que penser, que faire, que dire face à la permanence de cette humaine pathologie, de cette humaine catastrophe ?


Une âme riche de toute expérience doit-elle accueillir en son être toute la misère du monde ? Une telle âme doit-elle se soumettre à la dictature d'une pensée construite sur une annihilation de la sensualité, du plaisir, du hasard, de la nécessité, du pragmatisme, de l'adhésion ?


Bien conscient de tous les affrontements mortifères, mais aussi des amours de tous les commencements, avoir la chance de jouir et faire jouir, voilà toute la morale !


MALADIE. BONNE SANTÉ. Captu112

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Message par baptiste Lun 23 Oct 2023 - 13:31

Saint-Ex a écrit:.




Mais que penser, que faire, que dire face à la permanence de cette humaine pathologie, de cette humaine catastrophe ?


Une âme riche de toute expérience doit-elle accueillir en son être toute la misère du monde ? Une telle âme doit-elle se soumettre à la dictature d'une pensée construite sur une annihilation de la sensualité, du plaisir, du hasard, de la nécessité, du pragmatisme, de l'adhésion ?


Bien conscient de tous les affrontements mortifères, mais aussi des amours de tous les commencements, avoir la chance de jouir et faire jouir, voilà toute la morale !



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Simone Weil était anarcho-syndicaliste mais ne satisfaisait pas du « simple plaisir de penser » elle était dans la réduplication et entendait se mettre au service de la société, agir sur l’existence concrète. Au moment de la guerre d’Espagne elle est partie avec la colonne Durruti pour ce qu’elle croyait être la défense des paysans, des ouvriers... Dotée d’une empathie exceptionnelle «  Le malheur des autres est entrée dans ma chair et dans mon âme » elle va rapidement éprouver la distance qu’il peut y avoir entre un discours supposé généreux et la réalité. En témoigne la lettre envoyée à Bernanos royaliste mais lui aussi témoin de la même guerre et ayant dénoncé les exactions du côté franquistes.

On n’est jamais violent au nom du mal mais au nom de ce que l’on considère comme un bien, un bien tellement puissant, tellement supérieur qu’il autorise toutes les barbaries.

Lettre de Simone Weil à Georges Bernanos, 1938
Monsieur,
Quelque ridicule qu’il y ait à écrire à un écrivain, qui est toujours , par la nature de son métier, inondé de lettres, je ne puis m’empêcher de le faire après avoir lu Les Grands Cimetières sous la lune. Non que ce soit la première fois qu’un livre de vous me touche; le Journal d’un curé de campagne est à mes yeux le plus beau, du moins de ceux que j’ai lus, et véritablement un grand livre. Mais si j’ai pu aimer d’autres de vos livres, je n’avais aucune raison de vous importuner en vous l’écrivant. Pour le dernier, c’est autre chose; j’ai eu une expérience qui répond à la vôtre, quoique bien plus brève, moins profonde, située ailleurs et éprouvée, en apparence – en apparence seulement -, dans un tout autre esprit.
Je ne suis pas catholique, bien que – ce que je vais dire doit sans doute sembler présomptueux à tout catholique, de la part d’un non-catholique mais je ne puis m’exprimer autrement – bien que rien de catholique, rien de chrétien ne m’ait jamais paru étranger. Je me suis dit parfois que si seulement on affichait aux portes des églises que l’entrée est interdite à quiconque jouit d’un revenu supérieur à telle ou telle somme, peu élevée, je me convertirais aussitôt.  Depuis l’enfance, mes sympathies se sont tournées vers les groupements qui se réclament des couches méprisées de la hiérarchie sociale, jusqu’à ce que j’ai pris conscience que ces groupements sont de nature à décourager toutes les sympathies. Le dernier qui m’ait inspiré quelque confiance, c’était la CNT espagnole. J’avais un peu voyagé en Espagne – assez peu – avant la guerre civile, mais assez pour ressentir l’amour qu’il est difficile de ne pas éprouver envers ce peuple ; j’avais vu dans le mouvement anarchiste l’expression naturelle de ses grandeurs et de ses tares, de ses aspirations les plus et les moins légitimes. La CNT, la FAI étaient un mélange étonnant, où on admettait n’importe qui, où, par la suite, se coudoyaient l’immoralité, le cynisme, le fanatisme, la cruauté mais aussi l’amour, l’esprit de fraternité, et surtout la revendication de l’honneur si belle chez les hommes humiliés ; il me semblait que ceux qui venaient là animés par un idéal l’emportaient sur ceux que poussait le goût de la violence et du désordre. En juillet 1936, j’étais à Paris, je n’aime pas la guerre ; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière. Quand j’ai compris que, malgré tous mes efforts, je ne pouvais m’empêcher de participer moralement à cette guerre, c’est-à-dire de souhaiter toutes les heures, la victoire des uns, la défaite des autres, je me suis dit que Paris était pour moi l’arrière, et j’ai pris le train pour Barcelone dans l’intention de m’engager. C’était au début d’août 1936.
Un accident m’a fait abréger par force mon séjour en Espagne. J’ai été quelques jours à Barcelone ; puis en pleine campagne aragonaise, au bord de l’Ebre, à une quinzaine de kilomètres de Saragosse, à l’endroit même où récemment les troupes de Yagüe ont passé l’Ebre ; puis dans le palace de Sitgès transformé en hôpital ; puis de nouveau à Barcelone ; en tout à peu près deux mois.
J’ai quitté l’Espagne malgré moi avec l’intention d’y retourner ; par la suite, c’est volontairement que je n’en ai rien fait. Je ne sentais plus aucune nécessité intérieure de participer à une guerre qui n’était plus, comme elle m’avait paru être au début, une guerre de paysans affamés contre les propriétaires terriens et un clergé complice des propriétaires, mais une guerre entre la Russie, l’Allemagne et l’Italie.
J’ai reconnu cette odeur de guerre civile, de sang, et de terreur que dégage votre livre ; je l’avais respirée. Je n’ai rien vu de certaines des histoires que vous racontez, ces meurtres de vieux paysans, ces ballilas faisant courir des vieillards à coups de matraques. Ce que j’ai entendu suffisait pourtant. J’ai failli assister à l’exécution d’un prêtre ; pendant les minutes d’attente, je me demandais si j’allais regarder simplement, ou me faire fusiller moi-même en essayant d’intervenir ; je ne sais pas encore ce que j’aurais fait si un hasard heureux n’avait empêché l’exécution.
Combien d’histoires se pressent sous ma plume… Mais ce serait trop long ; et à quoi bon ? Une seule suffira. J’étais à Sitgès quand sont revenus, vaincus les miliciens de l’expédition de Majorque. Ils avaient été décimés. Sur quarante jeunes garçons partis de Sitgès, neuf étaient morts. On ne le sut qu’au retour des trente et un autres. La nuit même qui suivit, on fit neuf expéditions punitives, on tua neuf fascistes ou soi-disant tels, dans cette petite ville où, en juillet, il ne s’était rien passé. Parmi ces neuf, un boulanger d’une trentaine d’années, dont le crime était, m’a-t’on dit, d’avoir appartenu à la milice des « somaten » ; son vieux père, dont il était le seul enfant et le seul soutien, devint fou. Une autre encore : en Aragon, un petit groupe international de vingt-deux miliciens de tous les pays prit, après un léger engagement, un jeune garçon de quinze ans, qui combattait comme phalangiste. Aussitôt pris, tout tremblant d’avoir vu tuer ses camarades à ses côtés, il dit qu’on l’avait enrôlé de force. On le fouilla, on trouva sur lui une médaille de la Vierge et la carte de phalangiste ; on l’envoya à Durruti, chef de la colonne, qui après lui avoir exposé pendant une heure les beautés de l’idéal anarchiste, lui donna le choix entre mourir et s’enrôler immédiatement dans les rangs de ceux qui l’avaient fait prisonnier, contre ses camarades de la veille. Durruti donna à l’enfant vingt-quatre heures de réflexion ; au bout de vingt-quatre heures, l’enfant dit non et fut fusillé. Durruti était pourtant à certains égards un homme admirable. La mort de ce petit héros n’a jamais cessé de me peser sur la conscience, bien que je ne l’aie apprise qu’après coup. Ceci encore : dans un village que rouges et blancs avaient pris, perdu, repris, reperdu, je ne sais combien de fois, les miliciens rouges, l’ayant repris définitivement, trouvèrent dans les caves une poignée d’êtres hagards, terrifiés et affamés, parmi lesquels trois ou quatre jeunes hommes. Ils raisonnèrent ainsi : si ces jeunes hommes, au lieu d’aller avec nous la dernière fois que nous nous sommes retirés, sont restés et ont attendu les fascistes, c’est qu’ils sont fascistes. Ils les fusillèrent donc immédiatement, puis donnèrent à manger aux autres et se crurent très humains. Une dernière histoire, celle-ci de l’arrière : deux anarchistes me racontèrent une fois comment, avec des camarades, ils avaient pris deux prêtres ; on tua l’un sur place, en présence de l’autre, d’un coup de revolver, puis, on dit à l’autre qu’il pouvait s’en aller. Quand il fut à vingt pas, on l’abattit. Celui qui me racontait l’histoire était très étonné de ne pas me voir rire.
A Barcelone, on tuait en moyenne, sous forme d’expéditions punitives, une cinquantaine d’hommes par nuit. C’était proportionnellement beaucoup moins qu’à Majorque, puisque Barcelone est une ville de près d’un million d’habitants ; d’ailleurs il s’y était déroulé pendant trois jours une bataille de rues meurtrière. Mais les chiffres ne sont peut-être pas l’essentiel en pareille matière. L’essentiel, c’est l’attitude à l’égard du meurtre. Je n’ai jamais vu, ni parmi les Espagnols, ni même parmi les Français venus soit pour se battre, soit pour se promener – ces derniers le plus souvent des intellectuels ternes et inoffensifs – je n’ai jamais vu personne exprimer même dans l’intimité de la répulsion, du dégoût ou seulement de la désapprobation à l’égard du sang inutilement versé. Vous parlez de la peur. Oui, la peur a eu une part dans ces tueries ; mais là où j’étais, je ne lui ai pas vu la part que vous lui attribuez. Des hommes apparemment courageux – au milieu d’un repas plein de camaraderie, racontaient avec un bon sourire fraternel combien ils avaient tué de prêtres ou de « fascistes » – terme très large. J’ai eu le sentiment, pour moi, que lorsque les autorités temporelles et spirituelles ont mis une catégorie d’êtres humains en dehors de ceux dont la vie a un prix, il n’est rien de plus naturel à l’homme que de tuer. Quand on sait qu’il est possible de tuer sans risquer ni châtiment ni le blâme, on tue ; ou du moins on entoure de sourires encourageants ceux qui tuent. Si par hasard on éprouve d’abord un peu de dégoût, on le tait et bientôt on l’étouffe de peur de paraître manquer de virilité. Il y a là un entraînement, une ivresse à laquelle il est impossible de résister sans une force d’âme qu’il me faut bien croire exceptionnelle, puisque je ne l’ai rencontrée nulle part. J’ai rencontré en revanche des Français paisibles, que jusque-là je ne méprisais pas, qui n’auraient pas eu l’idée d’aller eux-mêmes tuer, mais qui baignaient dans cette atmosphère imprégnée de sang avec un visible plaisir. Pour ceux-là je ne pourrai jamais avoir à l’avenir aucune estime.
Une telle atmosphère efface aussitôt le but même de la lutte. Car on ne peut formuler le but qu’en le ramenant au bien public, au bien des hommes – et les hommes sont de nulle valeur. Dans un pays où les pauvres sont, en très grande majorité, des paysans, le mieux-être des paysans doit être un but essentiel pour tout groupement d’extrême gauche ; et cette guerre fut peut-être avant tout, au début, une guerre pour et contre le partage des terres. Eh bien, ces misérables et magnifiques paysans d’Aragon, restés si fiers sous les humiliations, n’étaient même pas pour les miliciens un objet de curiosité. Sans insolences, sans injures, sans brutalité – du moins je n’ai rien vu de tel, et je sais que vol et viol, dans les colonnes anarchistes, étaient passibles de la peine de mort – un abîme séparait les hommes armés de la population désarmée, un abîme tout à fait semblable à celui qui sépare les pauvres et les riches. Cela se sentait à l’attitude toujours un peu humble, soumise, craintive des uns, à l’aisance, la désinvolture, la condescendance des autres.
On part en volontaire, avec des idées de sacrifice, et on tombe dans une guerre qui ressemble à une guerre de mercenaires, avec beaucoup de cruautés en plus et le sens des égards dus à l’ennemi en moins. Je pourrais prolonger indéfiniment de telles réflexions, mais il faut se limiter. Depuis que j’ai été en Espagne, que j’entends, que je lis toutes sortes de considérations sur l’Espagne, je ne puis citer personne, hors vous seul, qui à ma connaissance, ait baigné dans l’atmosphère de la guerre espagnole et y ait résisté. Vous êtes royaliste, disciple de Drumont – que m’importe ? Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades de milices d’Aragon – ces camarades que, pourtant, j’aimais.
Ce que vous dites du nationalisme, de la guerre, de la politique extérieure française après la guerre m’est également allé au coeur. J’avais dix ans lors du traité de Versailles. Jusque-là j’avais été patriote avec toute l’exaltation des enfants en période de guerre. La volonté d’humilier l’ennemi vaincu, qui déborda partout à ce moment (et dans les années qui suivirent) d’une manière si répugnante, me guérit une fois pour toutes de ce patriotisme naïf. Les humiliations infligées par mon pays me sont plus douloureuses que celles qu’il peut subir. Je crains de vous avoir importuné par une lettre aussi longue. Il ne me reste qu’à vous exprimer ma vive admiration.
S. WEIL.


Dans un monde où la promotion de la haine est exacerbée par les réseaux sociaux et où le recours à la violence extrême prétends se justifier aussi banalement que les arguments entendus récemment, il est à craindre que de nouveaux conflits apparaissent sur le base d’une multitude de ressentiments mal assumés.

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Message par Vanleers Mar 24 Oct 2023 - 10:20

baptiste a écrit:

On n’est jamais violent au nom du mal mais au nom de ce que l’on considère comme un bien, un bien tellement puissant, tellement supérieur qu’il autorise toutes les barbaries.


D’où la nécessité d’aller au-delà du bien et du mal.
C’est ce à quoi invite l’Évangile mais il a souvent été mal compris et réduit à une morale qui « autorise toutes les barbaries ».

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Message par Saint-Ex Dim 14 Jan 2024 - 8:49

Vanleers a écrit:l’Évangile [..] a souvent été mal compris et réduit à une morale qui « autorise toutes les barbaries ».

Le premier qui a mal compris et a réduit l'évangile à une morale qui « autorise toutes les barbaries », c'est un père de l'Église du nom d'Augustin d'Hippone, qui a bien indiqué en substance dans ses écrits que «les récalcitrants au message du Christ, hé bien il faudra les forcer».

Torquemada s'en rappelera lors de l'inquisition espagnole.

l'Église apostolique et romaine s'en rappellera lors de la croisade des Albigeois.

Entretemps, cet Augustin d'Hippone, l'Église en aura fait Saint Augustin ...

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Fait-elle envie ou bien pitié ?
Je n'ai pas le cœur à le dire, on ne voit pas le temps passer ...

Dieu a fait preuve d'autant d'absence face à la barbarie de l'Église qu'à la barbarie nazie auquelle elle a participé !

Comme s'étonner aujourd'hui que les églises soient toutes vides ?

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Message par Saint-Ex Dim 14 Jan 2024 - 9:00

baptiste a écrit:Simone Weil était anarcho-syndicaliste mais ne satisfaisait pas du « simple plaisir de penser » elle était dans la réduplication et entendait se mettre au service de la société, agir sur l’existence concrète.

Comparaison n'est pas raison et je ne comparerai certainement pas, mais, baptiste, ce que tu dis ainsi de Simone Weil, je pourrais le dire de Michel Onfray ...

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Message par alain Sam 20 Avr 2024 - 9:25

Vanleers a écrit:
baptiste a écrit:

On n’est jamais violent au nom du mal mais au nom de ce que l’on considère comme un bien, un bien tellement puissant, tellement supérieur qu’il autorise toutes les barbaries.


D’où la nécessité d’aller au-delà du bien et du mal.
C’est ce à quoi invite l’Évangile mais il a souvent été mal compris et réduit à une morale qui « autorise toutes les barbaries ».

Dans les faits c' est bien le cas.
L' homme est très doué pour mettre en place des barbaries à partir des écrits religieux.

J' ai le sentiment que la réconciliation entre " croyants " et " athées " est à jamais impossible.
Chaque parti prêche pour sa paroisse et se trouve toutes les raisons du monde.
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Message par Vanleers Sam 20 Avr 2024 - 10:10

alain a écrit:
Vanleers a écrit:
baptiste a écrit:

On n’est jamais violent au nom du mal mais au nom de ce que l’on considère comme un bien, un bien tellement puissant, tellement supérieur qu’il autorise toutes les barbaries.


D’où la nécessité d’aller au-delà du bien et du mal.
C’est ce à quoi invite l’Évangile mais il a souvent été mal compris et réduit à une morale qui « autorise toutes les barbaries ».

Dans les faits c' est bien le cas.
L' homme est très doué pour mettre en place des barbaries à partir des écrits religieux.

J' ai le sentiment que la réconciliation entre " croyants " et " athées " est à jamais impossible.
Chaque parti prêche pour sa paroisse et se trouve toutes les raisons du monde.

Comment se fait-il que les hommes mettent en place des barbaries à partir des écrits religieux ?
Il vaudrait mieux se poser la question : comment faire pour ne pas mettre en place des barbaries à partir des écrits religieux ?
Une première solution, radicale celle-là, serait de supprimer les écrits religieux, c’est-à-dire de les déconsidérer au point qu’ils n’aient plus d’importance ni de pertinence. C’est la solution athée.
Une deuxième solution serait d’interpréter ces écrits dans une perspective résolument eudémoniste : Dieu veut le bonheur de l’homme et tout ce qui contredit cette affirmation doit être rejeté.

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Message par alain Sam 20 Avr 2024 - 13:01

Vanleers a écrit:
alain a écrit:
Vanleers a écrit:
baptiste a écrit:

On n’est jamais violent au nom du mal mais au nom de ce que l’on considère comme un bien, un bien tellement puissant, tellement supérieur qu’il autorise toutes les barbaries.


D’où la nécessité d’aller au-delà du bien et du mal.
C’est ce à quoi invite l’Évangile mais il a souvent été mal compris et réduit à une morale qui « autorise toutes les barbaries ».

Dans les faits c' est bien le cas.
L' homme est très doué pour mettre en place des barbaries à partir des écrits religieux.

J' ai le sentiment que la réconciliation entre " croyants " et " athées " est à jamais impossible.
Chaque parti prêche pour sa paroisse et se trouve toutes les raisons du monde.

Comment se fait-il que les hommes mettent en place des barbaries à partir des écrits religieux ?
Il vaudrait mieux se poser la question : comment faire pour ne pas mettre en place des barbaries à partir des écrits religieux ?
Une première solution, radicale celle-là, serait de supprimer les écrits religieux, c’est-à-dire de les déconsidérer au point qu’ils n’aient plus d’importance ni de pertinence. C’est la solution athée.
Une deuxième solution serait d’interpréter ces écrits dans une perspective résolument eudémoniste : Dieu veut le bonheur de l’homme et tout ce qui contredit cette affirmation doit être rejeté.

On peut effectivement se poser la question de cette deuxième façon.
Et c' est bien cette deuxième solution qui doit être la bonne.
Ce qui me gêne c' est ce qui c' est passé dans l' histoire , la plupart du temps, lorsque la religion a eu le pouvoir intégral.
A mon avis les préceptes religieux ne devraient jamais espérer le pouvoir ... ils devraient demeurer des propositions ( et non pas des commandements ).
Parce qu' il me semble que la religion s' adresse à l' âme humaine et pas du tout à son pouvoir ni à sa puissance.
Je ne crois absolument pas à un royaume de Dieu sur terre.
Mais on devrait pouvoir faire mieux ...
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Message par Saint-Ex Sam 20 Avr 2024 - 15:39

alain a écrit: Dieu sur terre

Dieu sur terre, c'est celui qui a été bien expliqué par Spinoza, qui s'est senti obligé de retenir le même mot que celui du christianisme (Dieu) pour la raison qu'il a très bien expliquée aussi et qui se résume au fait que l'univers (matériel + pensée) possède exactement la même définition que le Dieu surnaturel du christianisme.

Dieu-S est aussi éternel que Dieu-C.

Dieu-S est aussi incréé que Dieu-C.

Mais Dieu-S est naturel et on le voit et le sent dans la moindre parcelle de la nature, alors que Dieu-C est surnaturel et qu'on le voit nulle part sauf dans les pensées délirantes d'un dérèglement psychologique bien ancré dans la génétique.

Voir l'explication d'un élément de ce dérèglement généitique à la discussion suivante :

https://digression.forum-actif.net/t1964-l-erreur-est-necessaire-a-la-vie

Après celles de Copernic et de Darwin, la génétique comportementale et la psychologie évolutionnaire constituent la troisième révolution copernicienne.

Les trois révolutions coperniciennes s'accordent très bien à la définition de Dieu par Spinoza.

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Dernière édition par Saint-Ex le Sam 20 Avr 2024 - 17:13, édité 1 fois
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Message par alain Sam 20 Avr 2024 - 15:55

Les deux trucs importants c ' est d' avoir de la bonne volonté et de tenter de faire pour le mieux ...
Mais nous sommes quand même dans un merdier intégral.
Disons que c' est propre à toutes les époques, mais que nous avons aujourd' hui tout ce qu' il faut pour nous détruire en tant qu ' espèce ( ce n' était pas le cas au moyen âge).
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Message par Saint-Ex Sam 20 Avr 2024 - 17:37

alain a écrit:Les deux trucs importants c ' est d' avoir de la bonne volonté et de tenter de faire pour le mieux ...
Mais nous sommes quand même dans un merdier intégral.
Disons que c' est propre à toutes les époques, mais que nous avons aujourd' hui tout ce qu' il faut pour nous détruire en tant qu ' espèce ( ce n' était pas le cas au moyen âge).

Certaine glaciations générales ont déjà été des dangers de destruction totale de notre espèce, notamment celle qui a transformé l'ensemble de la planète en une énorme boule de neige. Des homo assez nombreux on survécu à cette glaciation dans une région proche de l'Alaska.

Il est probable qu'une guerre nucléaire ne détruise pas la totalité de l'espèce humaine parce qu'il est probables que des régions assez grandes seront épargnées par les explosions et radiations nucléaires, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.

Il est probable que le réchauffement climatique ne détruise pas la totalité de l'espèce humaine. Car des régions assez vastes pourront accueillir pas mal de monde près des sommets montagneux et que les ressources productrices de carbone seront épuisées depuis belle lurette.

Mais d'un autre côté, il ne faut pas s'imaginer que l'espèce humaine est éternelle, vu l'incalculable nombre d'espèce disparues depuis que la vie existe et l'incalculable bêtise de l'intelligence humaine.

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Message par alain Sam 20 Avr 2024 - 18:05

Bien sûr mais on peut toujours espérer que notre " intelligence " puisse continuer à s' exprimer le plus longtemps possible malgré notre bêtise.
Retourner au moyen âge, en cas de survie dans certains régions du globe, c' est pas le top.
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Message par Saint-Ex Sam 20 Avr 2024 - 18:50

alain a écrit:Bien sûr mais on peut toujours espérer que notre " intelligence " puisse continuer à s' exprimer le plus longtemps possible malgré notre bêtise.
Retourner au moyen âge, en cas de survie dans certains régions du globe, c' est pas le top.

Je doute que l'humain ait la volonté de revenir à la situation du moyen âge, mais il va continuer à stresser la nature au point qu'il devrait commencer à y penser sérieusement pour au moins limiter les dégâts.

.
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Message par alain Sam 20 Avr 2024 - 20:33

Saint-Ex a écrit:
alain a écrit:Bien sûr mais on peut toujours espérer que notre " intelligence " puisse continuer à s' exprimer le plus longtemps possible malgré notre bêtise.
Retourner au moyen âge, en cas de survie dans certains régions du globe, c' est pas le top.

Je doute que l'humain ait la volonté de revenir à la situation du moyen âge, mais il va continuer à stresser la nature au point qu'il devrait commencer à y penser sérieusement pour au moins limiter les dégâts.

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Ça risque d' être très difficile ...pour les plus modestes.
Il faudra faire quelque chose de toute façon.
On est parti pour de très longues décennies.
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