RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

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RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Ven 3 Jan 2014 - 19:16

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PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION
INTRODUCTION

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La question fondamentale de la philosophie de l'information est cosmologique et métaphysique. C'est la suivante : Quelle est la nature (l'essence, pour faire plaisir aux penseurs de la philosophie classique) des processus de création des structures d'information émergeant dans l'univers ?

Comme la seconde loi de la thermodynamique indique qu'avec le temps tout se dirige vers un équilibre thermodynamique accompagné d'un désordre maximal (l'entropie), et comme le modèle de l'origine de l'univers faisant consensus aujourd'hui indique que tout a commencé dans un état d'équilibre il y a 13,75 milliards d'années, comment se fait-il qu'après tant de temps des êtres vivants créent et communiquent encore de l'information ?

Comment se fait-il que l'univers ne soit pas demeuré à l'état d'équilibre d'origine ?

La question est peut-être cosmologique et métaphysique, mais la réponse est éminemment pratique et physique. Elle se trouve dans l'interaction existant entre la mécanique quantique et la thermodynamique.

Quand le l'information est stockée dans une structure, deux processus physiques se produisent nécessairement.
Le premier processus, c'est l'effondrement de la fonction d'onde quantique en un des états possibles au sein d'une superposition de plusieurs états (ce qui se produit d'ailleurs au cours de toute mesure effectuée à l'échelle quantique). Ces événements quantiques mettent en jeu une irréductibilité du hasard et de l'indéterminisme, mais ce qui n'est pas facile à percevoir, c'est que la physique quantique est directement responsable de l'extraordinaire stabilité dans le temps et du déterminisme adéquat de la plupart des structures d'information.

Le second processus est une diminution locale de l'entropie (qui paraît contredire la seconde loi de la thermodynamique). La part de l'entropie plus importante que l'augmentation de l'information doit être transférée hors de la nouvelle information, ce qui donne la noirceur du ciel la nuit et le fond diffus cosmologique et permet de respecter la seconde loi de la thermodynamique.

Avec le troisième processus, comme cette nouvelle information est stable au point que le système quantique en résultant peut être isolé approximativement, le système évolue selon un déterminisme adéquat respectant le second processus de Von Neuman, qui correspond à l'évolution unitaire du temps indiquée par l'équation de Schrödinger.

Ces trois processus font partie de la solution apportée par la philosophie de l'information au problème de la mesure à l'échelle quantique, auquel doit être ajouté le rôle de l'observateur. La découverte et l'élucidation des deux premiers processus en tant que paliers de création ou d'émergence cosmique éclaire certains problèmes classique de la philosophie et de la physique, puisque ces processus permettent la création de nouvelles espèces biologiques et expliquent la liberté et la créativité de la pensée humaine.

Les processus de création cosmique produisent les conditions sans lesquelles il ne pourrait y avoir rien qui ait de la valeur dans l'univers, c'est-à-dire rien à connaître. Et personne pour connaître quoi que ce soit.

Les trois sortes d'émergence de l'information sont les suivantes :

1 )  L'ordre issu du chaos.

C'est l'ordre produit lorsque la matière de l'univers forme des structures d'information.

Ça n'a pas été possible avant que les premiers atomes ont été formés, environ 400 000 ans après le Big Bang, période au cours de laquelle aucune structure d'information comme les étoiles et les galaxies n'ont pu exister.

À ce moment, des cellules de turbulence et de convection ont probablement commencé par former des nuages de poussière et de gaz fort loin d'être en équilibre, comme l'indique Ilya Prigorine. De telles cellules se forment encore aujourd'hui, mais il s'agit d'un ordre purement physique et matériel. Ça représente de l'information, mais ça ne traite pas l'information.

L'ordre issu du chaos peut expliquer l'émergence de systèmes complexes exerçant une rétrocausalité sur leurs éléments atomiques et moléculaires. Mais il s'agit d'une influence rétrocausale assez grossière. L'explication de la vie et de l'esprit par les systèmes adaptifs complexes n'a pas beaucoup de succès. Il est nécessaire d'aller au delà des théories du chaos et de la complexité pour s'y reconnaître.

2 )  L'ordre issu de l'ordre

C'est l'ordre produit lorsque les structures d'information matérielles forment des structures d'information biologiques par auto-réplication.

Dans son essais intitulé « What is life », Erwin Schrödinger note que la vie s'alimente sur l'entropie négative (l'information). C'est lui qui appelle ça « l'ordre issu de l'ordre ».

Cette sorte de traitement biologique de l'information a émergé pour la première fois il y a 4 milliards d'années sur terre. Cela continue aujourd'hui à divers niveaux d'émergence biologique, comme à ceux des systèmes unicellulaires ou multicellulaire, des organes, etc., chaque niveau créant de nouvelles structures d'information irréductibles à des niveaux inférieurs, mais exerçant toutefois une rétrocausalité sur les niveaux inférieurs.

Cette influence rétrocausale est extrêmement fine et commande le mouvement et l'agencement de molécules et d'atomes individuels, sans toutefois s'appuyer sur un hypothétique probabilisme quantique.

Les systèmes biologiques sont des systèmes cognitifs utilisant des connaissances internes subjectives pour acquérir une connaissance de l'environnement externe objectif et interagir avec lui en vue de maintenir leur intégrité et étendre leur population par apprentissage puisé dans l'expérience.

3 )  L'information pure issue de l'ordre

C'est l'information produite par les organisme pensants qui intègrent puis expriment l'information non-biologique en la communiquant aux autres  organisme pensants et en la stockant dans l'environnement.

Cette sorte d'information peut être de l'idée particulièrement abstraite du genre de celle décrite par Platon, idée formant le pain et le beurre des philosophes classiques. Ce n'est ni de la matière, ni de l'énergie, mais une sorte de pur esprit pouvant s'adapter au raisonnement de Descartes sur la substance dualiste.

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Message par victor.digiorgi le Ven 3 Jan 2014 - 19:19

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Les développements qui suivront vont apparaître selon une arborescence et pas une linéarité.

Ça va donc partir dans tous les sens ...

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Message par neopilina le Ven 3 Jan 2014 - 20:18

@victor.digiorgi a écrit:.

Les développements qui suivront vont apparaître selon une arborescence et pas une linéarité.

Ça va donc partir dans tous les sens ...

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Mouais. N'oublies pas de mentionner tes sources, de dire quand tu cites,    .
La linéarité, en philosophie, j'entends un fil, un raisonnement qu'on donne à voir à autrui, c'est quand même un peu la moindre des choses, non ?

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Message par victor.digiorgi le Ven 3 Jan 2014 - 22:46

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Pour tout te dire, je vais m'interdire de citer la moindre de mes sources, mais pas toujours, hein, pour avoir le plaisir très personnel et difficile à partager de voir ici la démolition très intéressante de penseurs par ailleurs très bien considérés par la plupart de ceux qui pensent démolir les seules pensées de Victor.

Le monde est un terrain de jeu.

Et puis il se peut que ça t'ait échappé, mais j'ai déjà cité TOUTES mes sources, en ce qui concerne le sujet traité ici, TOUTES ...

Cela dit, si tu as bien lu mon texte d'introduction, tu auras peut-être vu que je donne le nom de personnalités remarquables de la pensée sur lesquels certains éléments de la philosophie de l'information s'appuient.

Mais des textes copiés et collés selon la « citationite », cette maladie de la philosophie officielle et traditionnelle, tu n'en verras certainement pas souvent dans ce qui va suivre ...

Re-cela dit, si toi, tu écris de belles choses qui n'intéressent personne et que ça ne te gène pas, crois bien que pour moi c'est pareil. Sincèrement.

Par contre, si ça intéresse quelqu'un zou quelqu'une, je verrais comment répondre, au besoin, évidemment ...

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Message par neopilina le Ven 3 Jan 2014 - 23:34

Je suis curieux de nature !
Dans tes listes, j'ai vu, entre autres, Descartes. Dont je connais assez bien " la théorie de l'information " : une plume et du papier. Répondre aux objections, dignes de ce nom, et une effort manifeste et constant pour se faire comprendre par le plus grand nombre sans rien céder quant à la profondeur.
Je réagirais à tes pavés demain ( T'as ouvert deux fils à ce sujet ? ).

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Sam 4 Jan 2014 - 6:55

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Pour l'instant, j'expose sans trop discuter (ou en ne discutant que de la pluie et du beau temps).

Et j'expose à petite vitesse.

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Message par neopilina le Sam 4 Jan 2014 - 19:46

Je me suis farci le pavé qui inaugure ce fil. Dans " Bêtise ", tu viens de parler de branlette intellectuelle, justement. Une fois tu as dit que tu avais éjaculé x messages sur ce forum. C'est pour la plupart ( T'as vu je n'ai même pas dis " tout ". ) l'exacte vérité.

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Message par victor.digiorgi le Sam 4 Jan 2014 - 20:50

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Je t'informe simplement de ce qui s'éjacule aujourd'hui ailleurs dans le monde que dans celui de la philosophie des branleurs officiels et traditionnels de la pensée institutionnelle, mais sous la forme d'une pensée associant pour une fois la science d'aujourd'hui et la philosophie de tous les temps.

Je crois que tu fais la même chose sur Digression dans le domaine estampillé philosophie par la tradition. Non ?

Je t'accorde évidemment le droit d'éjaculer ce que tu veux ici. Le chef de la police du tri des diverses giclées de foutre, ce n'est pas moi.

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Message par Bergame le Sam 4 Jan 2014 - 21:01

Non en effet. Cette ingrate tâche est celle des modérateurs.  

Mais, bon, pour l'instant, ce que tu exposes ici est loin d'être le topic le plus inintéressant et le plus polémique que tu nous ai proposé.

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...que vont charmant masques et bergamasques...

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Message par neopilina le Sam 4 Jan 2014 - 21:23

Pour ce qui est des relations que peuvent et doivent entretenir science et philosophie, non seulement je n'ai pas besoin de toi ( Mon unique cursus scolaire concerne la biologie et l'éthologie animale. ) pour m'en faire une idée, mais plus encore grâce à cette intimité, chez moi des ces deux domaines, je suis particulièrement sensible à, pour ne pas dire exaspérer par, tes grossiers mélanges des genres : pour les grenouilles vertes, la physique quantique, il y a d'autres excellents forums.
Tu noteras que dans TOUS les forums que je fréquente dans mes profils tu trouveras toujours dans loisirs, etc, " Nature et philosophie ".

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Dim 5 Jan 2014 - 0:15

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Je ne prétends surtout pas « instruire » quiconque l'est déjà en matière de philosophie de l'information, ni quiconque n'y connaît rien et n'est cependant pas intéressé par ce domaine de la pensée

Il me semblait que tu l'avais déjà compris, mon brave Neo ...

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Message par victor.digiorgi le Dim 5 Jan 2014 - 0:23

@Bergame a écrit:Non en effet. Cette ingrate tâche est celle des modérateurs.  

Mais, bon, pour l'instant, ce que tu exposes ici est loin d'être le topic le plus inintéressant et le plus polémique que tu nous ai proposé.

Ma visée n'est en effet pas polémiste. Elle ne vise que l'information sur un domaine qui est justement celui de l'information.

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par Vargas le Dim 5 Jan 2014 - 0:34

Pour ma part, j'avoue être déjà sur ma faim. Je n'ai pas besoin d'autorité sur lesquelles tu te baserais implicitement mais de plus d''exemples concrets pour te suivre.
Je travaille dans l'information au quotidien, la philosophie est mon langage naturel, la littérature ma façon d'appréhender le monde, ma curiosité une faille sans fond sur bien des champs telles que la thermodynamique ou l'économie ou les jeux vidéos vécues par une lecture nietzschéenne et bien d'autres.
Et pourtant, j'attends d'arriver vraiment à te lire. Il y a pour l'instant une opacité qui n'est pas pour moi source de richesse mais d'absence de souci de communication pour arriver à mieux appréhender ce qui me semble digne de lecture ici.

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L'effet dévore la cause, la fin en a absorbé le moyen.

Paul Valéry, Poésie et pensées abstraites
(cité par Herbert Marcuse, in L'homme unidimensionnel)

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Dim 5 Jan 2014 - 4:36

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Si tu t'intéresses à la communication, Vargas, tu sais que le souci de communication concerne autant l'émetteur que le récepteur.

La philosophie de l'information a pris le parti de ne pas se communiquer de façon linéaire et de ne pas obéir en conséquence à la liaison des éléments par accrochage du type des wagons d'un train de chemin de fer, façon la plus facile de communiquer.

Elle a choisi de se communiquer par arborescence, c'est-à-dire par traitement d'éléments se rattachant aux autres par des embranchements dont le nœud est parfois représenté par un seul mot. C'est un principe identique à celui que tu connais bien avec les liens hypertextes de l'informatique actuelle.

Il y a par ailleurs ce que je crois avoir constaté en étant persuadé de ne pas me tromper, à savoir un océan Atlantique établissant depuis à peu près un siècle et demi une sorte de barrière faisant obstacle dans un sens comme dans l'autre à pas mal d'idées très valables.

N'oublie pas par ailleurs que Ralph Waldo Emerson, penseur enseigné dans toutes les universités nord-américaines et pratiquement absent de toutes les universités européennes, a produit au 19e siècle une déclaration d'indépendance de la pensée par rapport à l'Europe en général et à celle de l'Allemagne en particulier.

Et si tu aimes Nietzsche, tu sais en principe que le sage de Sils Maria aimait particulièrement Emerson.

Cela dit, je conseillerais volontiers à quiconque ne sait pas ce qu'est la philosophie de l'information de se laisser plutôt bercer par elle pour tenter de s'en imprégner petit à petit sans raidissement, mais au contraire avec souplesse.

À bientôt.

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Dernière édition par victor.digiorgi le Dim 5 Jan 2014 - 5:10, édité 1 fois

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Dim 5 Jan 2014 - 4:53

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L'INFORMATION

La philosophie de l'information est une tentative d'examiner certains problèmes classiques de la philosophie du point de vue de l'information.

Quelle information mérite-t-elle d'être utilisée pour fonder une nouvelle méthode d'exploration philosophique ?

L'information n'est ni de la matière, ni de la masse, ni de l'énergie, mais elle a besoin de matière pour être mémorisée et d'énergie pour être communiquée. L'information est immatérielle. C'est la forme moderne de l'esprit.

Par son caractère immatériel, l'information est peut-être ce qu'un scientifique de la physique ou de la biologie pourrait le mieux imaginer pour penser l'idée d'une âme ou d'un esprit quittant le corps à sa mort. Lorsqu'un être vivant meurt, c'est le maintien d'une information biologique qui cesse. La matière demeure.

Les systèmes biologiques sont différents des systèmes exclusivement physiques surtout parce qu'ils créent, stockent et communiquent de l'information. Les êtres vivants stockent de l'information dans une mémoire portant le nom de passé pour l'utiliser en vue de donner forme à ce qui porte le nom de futur. Les objets physiques comme les atomes ne se caractérisent ni par une mémoire, ni par une histoire.

Lorsque les êtres humains exportent une part de leur information personnelle pour former une culture humaine, cette information fait un pas vers sa propre immortalité.

Les êtres humains diffèrent des autres animaux par leur extraordinaire capacité de communiquer de l'information et de la stocker au sein d'artefacts, qui sont extérieurs à eux-mêmes. Dans les dix dernières années, la quantité d'information extérieure à l'être humain a augmenté au point de dépasser en volume l'information purement biologique de chacun.

L'information est une excellente base pour la philosophie, ainsi que pour la science. Elle permet de répondre à des questions de métaphysique (ontologie des choses), d'épistémologie (façon de connaître les idées et leur facette existentielle), d'idéalisme (information pure), et de problème de corps et d'esprit, de libre arbitre et de conscience.

Dans sa définition la plus simple, l'information, c'est l'acte d'informer. C'est la communication d'une connaissance entre un émetteur et un récepteur pour informer celui-ci en lui donnant littéralement une forme.

Un message disant à quelqu'un quelque chose qu'il connaît déjà ne comprend aucune information nouvelle.

Si tout se passait comme prévu et en accord avec les affirmations des philosophes du déterminisme, aucune information nouvelle n'émergerait jamais de l'univers. L'information serait une constante universelle. Il n'y aurait jamais rien de nouveau. Chaque événement passé ou futur pourrait en principe être connu par une super intelligence ayant accès à une information totalement fixe.

L'information est émergente. Il existe trois sortes distinctes d'émergence de l'information :

1 )  « L'ordre issu du chaos », où la matière de l'univers forme des structures d'information.

2 )  « L'ordre issu de l'ordre », où les structures d'information forment des structures d'information biologique se répliquant.

3 )  La pure « information issue de l'ordre », où les organismes dotés d'un esprit traitent et externalisent l'information en la communiquant à d'autres organismes dotés d'un esprit et en la stockant dans l'environnement.

La Philosophie de l'information explique comment l'information est créée en permanence par la nature et l'humanité. Nous sommes les co-créateurs de notre univers.

La Théorie de l'information est la quantification mathématique de la communication montrant comment l'information et émise et reçue.

La Sciende de l'information est l'étude de la catégorisation, du classement, de la manipulation, du stockage et de la récupération de l'information.

La Science de la cognition est l'étude des processus mentaux d'acquisition, de retenue et d'utilisation de la connaissance, ce qui peut se voir comme de l'information agissante.

L'information agissante a une valeur pragmatique.

En philosophie de l'information, la connaissance est la somme de toute l'information créée et préservée par l'humanité. C'est l'ensemble de l'information contenue dans les esprits humains et les artefacts de toutes sortes, des livres aux ordinateurs mis en réseaux jusqu'aux agglomérations et à l'environnement administré par l'humain.

Toute l'information de l'univers est créée par un processus en deux parties, seul capable de produire et conserver de l'information malgré la terrible seconde loi de la thermodynamique établissant l'augmentation irrésistible du désordre et de l'entropie. Ce processus néguentropique est qualifié d'« ergodique », néologisme créé à partir de l'unité internationale de l'énergie, l'Erg, auquel a été ajouté le zéro inspiré de l'état fondamental de l'énergie, E0 , pour donner l'« Ergo », mot reportant par jeu à l'« ergo » de Descartes pour des raisons de mémétique.

Le processus créateur cosmique permis par l'expansion relativiste de l'univers a donné le macrocosme des galaxies, des étoiles et des planètes. Il a aussi donné les formes particulières de la matière microscopique, comme les atomes, les molécules et les macromolécules complexes formant la base des organismes biologiques. Ce processus comprend tous les phénomènes coopérant à l'échelle quantique.

Les phénomènes quantiques commandent l'évolution de la vie et des connaissances humaines. Ils aident à introduire une information nouvelle d'une façon fondamentalement imprévisible. Ils commandent la spéciation biologique. Ils facilitent la créativité humaine et soutiennent le libre arbitre humain.

Bien que la philosophie de l'information s'intéresse à l'univers, à la vie et à l'intelligence à travers le seul filtre de l'information, elle est loin d'être purement mécaniste et réductible à la seule physique du déterminisme. Le principe de l'augmentation progressive et permanente de l'information est la raison essentielle pour laquelle le temps a de l'importance et les individus se distinguent les uns des autres.

L'information est la raison principale pour laquelle la biologie n'est pas réductible à la chimie et à la physique. L'augmentation de l'information combinant la réplication et les erreurs de copie occasionnelles explique tous les phénomènes émergeant, y compris de nombreuses lois de la nature.

Avec la philosophie de l'information, le futur est imprévisible pour deux raisons fondamentales :

Premièrement, la mécanique quantique montre que certains événements ne sont pas prévisibles. Le monde est causal, mais il n'est pas prédéterminé.

Deuxièmement, au début de son existence, l'univers ne comprend aucune information concernant les temps futurs, exactement de la même façon que les premiers primates ne comprennent aucune structure d'information concernant l'intelligence et les communications verbales de l'humain et que les enfants ne sont habités par aucune expérience des connaissances et des souvenirs qu'ils auront acquis en grandissant jusqu'à l'âge adulte.

Dans le monde naïf du démon de Laplace et du déterminisme le plus strict, toute l'information de l'univers est constante à tout moment. Le déterminisme en soi et une idée émergente réalisée lorsque de grands nombres de particules s'assemblent dans des corps pouvant produire une moyenne de l'indéterminisme microscopique et irréductible à l'échelle des atomes qui les composent.

Les deux principes de la philosophie de l'information et leur corollaire.

Principe de l'augmentation de l'information.

Dans notre univers en expansion ouverte, l'entropie maximale possible augmente plus vite que l'entropie réelle. La différence entre l'entropie maximale possible et l'entropie réelle porte le nom de néguentropie.









Le terme de consonance positive « Ergo » a été attribué à la quantité d'essence particulièrement positive qu'est la néguentropie.

Les processus ergodiques produisent un domaine d'augmentation des structures d'information dans l'univers. Comme le signale David Layser, la flèche du temps ne pointe pas vers la seule augmentation du désordre, mais aussi vers l'augmentation de l'information. L'univers est son propre observateur.

L'augmentation de l'information biologique se produit surtout par la réplication parfaite d'une information déjà existante, mais il est d'une importance capitale que des erreurs de réplication se produisent de temps en temps. Ces erreurs sont à l'origine des nouvelles espèces et des idées nouvelles et créatives.

Principe de causalité souple.

Les événements sont causés, mais ils ne sont pas toujours déterminés. Un événement est causé par des événements préalables approximatifs (techniquement, ce sont ceux compris dans le cône de lumière relativiste du passé), mais les événements ne sont pas tous prévisibles, car certains éléments quantiques ne sont pas causés, même statistiquement, comme toute « causa sui » n'est par définition pas causée.

Comme le diraient les philosophes de la logique, le déterminisme (le prédéterminisme, pour être plus précis) n'est pas « vrai ». Le déterminisme qui se présente à nous est un déterminisme adéquat. Une causalité souple n'occasionne pas un prédéterminisme strict.

Corollaire.

L'univers est créatif. Les structures et les processus d'information sont émergents. Certaines lois de la nature sont émergentes. Les phénomènes adéquatement déterministes sont émergents. L'idée même de déterminisme est émergente. La connaissance du présent n'était pas entièrement présente dans le passé. Nous n'avons qu'une vague idée du futur.

Le processus créatif continue, aujourd'hui. La vie et l'humanité font partie de ce processus. Ce qui est créé est en partie placé sous notre propre responsabilité. Nous pouvons choisir de créer et préserver l'information. Nous pouvons aussi choisir de la détruire. Nous sommes libres de créer notre propre avenir.

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Lun 6 Jan 2014 - 4:53

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EFFONDREMENT DE LA FONCTION D'ONDE

Lorsque la fonction d'une probabilité s'effondre sous la forme d'une unité à un endroit et du zéro à un autre endroit, rien de physique ne se déplace d'un endroit à l'autre.

Explication :

Dans une course de chevaux, par exemple, lorsque le nez d'un cheval touche le premier la ligne d'arrivée, les chances que ce cheval gagne la course atteignent immédiatement la certitude la plus totale, et les chances qu'ont les autres chevaux de gagner la course deviennent immédiatement égales à zéro, y compris celles du dernier cheval, évidemment.

Cela semble se passer à une vitesse supérieure à celle de la lumière puisqu'il existe entre le premier et le dernier cheval de la course un espace qui peut faire penser qu'un tel dépassement de cette vitesse limite est possible.




Mais une probabilité, c'est comme de l'information en ce sens que ce n'est ni de la matière, ni de l'énergie. Lorsqu'une fonction d'onde s'effondre, rien de physique ne se déplace plus vite que la lumière et aucun message ni signal n'est envoyé au moment d'un tel effondrement.

C'est ce qui se passe avec l'expérience d'Einstein-Podolsky-Rosen, au cours de laquelle la mesure d'une particule ne transmet rien de physique à la particule avec laquelle elle est intriquée. C'est en fait de l'information qui est instantanément intégrée à l'univers. Cette information établit avec certitude l'état d'une intrication caractérisant de façon cohérente deux particules intriquées, quelle que soit la distance séparant ces deux particules.

Bien que la course de chevaux et la mécanique quantique n'ont rien à voir entre elles ni ne s'influencent mutuellement, le principe de l'effondrement d'une probabilité s'applique à l'une comme à l'autre.

Sa seule différence, avec la mécanique quantique, c'est que ce principe d'effondrement s'applique à un autre niveau de complexité que la course de chevaux en ce sens qu'elle peut porter sur des amplitudes de probabilités ondulatoires complexes qui de plus exercent une influence les unes sur les autres en se modifiant constamment, comme dans le cas de l'expérience des deux fentes, simplifiée ci-dessous à l'extrême pour rendre compte de la philosophie de l'information.








Dans l'expérience de l'intrication de deux électrons (celle d'Einstein-Podolsky-Rosen), dès que la mesure de l'électron 1 indique que ce dernier est à l'état [« SpinUp » = + 1/2] (flèche rouge vers le haut), la loi de la conservation du moment angulaire des électrons intriqués établit avec certitude que l'électron 2 est à l'état [« SpinDown » = - 1/2] (flèche rouge vers le bas) ; et vice-versa (à gauche, flèche bleue vers le bas, et à droite, flèche bleue vers le haut).

La corrélation est de 100 %.







Le phénomène est parfaitement instantané, de la même façon que le nez d'un cheval atteignant le premier la ligne d'arrivée d'une course de chevaux provoque l'effondrement total et parfaitement instantané des chances qu'ont les autres chevaux de gagner la course.

L'information n'est ni de la matière, ni de l'énergie.

Elle a certes besoin de matière pour exister et d'énergie pour être communiquée, mais elle est parfaitement abstraite.

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Dim 12 Jan 2014 - 0:42

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Problèmes de philosophie et de physique

Voyons ci-dessous quelques grandes questions de la philosophie auxquelles la physique moderne et la philosophie de l'information peuvent particulièrement bien répondre, sinon apporter des solutions convaincantes et pratiques.

Bon nombre de ces questions sont des problèmes du 20e siècle que des philosophes comme Ludwig Witgenstein ou Bertrand Russell ont appelés « puzzles philosophiques » ou « pseudo-problèmes ». Les philosophes de l'analyse linguistiques ont pensé que ces problèmes pouvaient être « dissouts » et révéler ainsi qu'ils n'étaient causés que par une utilisation fautive de la langue. Gilbert Ryle a avancé qu'ils n'étaient que des « erreurs de catégorie » pouvant être évitées par des « analyses conceptuelles » prudentes. Son analyse du « concept d'esprit » a conclus que l'esprit n'existait tout simplement pas ! … La nouvelle méthodologie de l'information permet de remettre ces problèmes de l'avant en considérant qu'ils sont importants, qu'ils peuvent être analysés, que des solutions potentielles peuvent leur être apportées et que des tests expérimentaux peuvent s'appliquer à certains de leurs éléments.

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Problèmes de la philosophie classique

Problème du libre arbitre

Depuis 1884, avec William James, un modèle de libre arbitre « à deux paliers » à été proposé par deux bonne douzaines de penseurs. Ces deux paliers sont :  d'abord le « libre », puis « l'arbitre » ; ou d'abord le hasard, puis le choix ; ou encore, d'abord la multiplicité des possibilités, puis l'unicité de la réalisation. La solution la plus crédible et la plus pratique à ce problème de libre arbitre vieux de 2400 ans est apportée par le modèle du cogito de la philosophie de l'information, dans lequel le premier palier est représenté par un processus aléatoire crucial.


Problème de la valeur

La philosophie de l'information définit l'origine fondamentale de la valeur par-delà l'humain et les dieux qu'il a imaginé, par-delà la Terre et par-delà la vie pour reporter cette origine sur une « providence » cosmique créant des structures d'information stables appelées Ergo. Notons que si la mécanique quantique est vue comme quelque chose qui n'ajoute que de l'indéterminisme au monde, elle est aussi la cause d'une stabilité remarquable dans la plupart des structures d'information.

Problème de la connaissance (épistémologie)

Pour être plus précis, ce problème est celui de certaines connaissances, partant du principe que nos moyens de perception sont limités et faillibles. Au lieu de s'appuyer sur un langage logique visant à débattre de la vérité d'une croyance justifiée, la philosophie de l'information cherche dans le cerveau les structures d'information correspondant aux structures du monde et des autres cerveaux.

Problème de la causalité mentale

Ce problème est résolu en montrant comment un système de traitement de l'information lié à la vie émerge de la matière, et comment l'esprit émerge de la vie. Dans les deux cas, il y existe une causalité « allant du haut vers le bas » et commandant l'agencement des atomes par un système de niveau de traitement supérieur de l'information. Il existe également un bruit thermique et quantique dans les blocs de niveau inférieur d'une causalité « allant du bas vers le haut ». Il n'y a cependant pas de flux ascendant de l'information. L'émergence de la vie à partir de la matière, c'est « de l'ordre issu de l'ordre », comme le disait  Schrödinger en parlant de « vie alimentée par la néguentropie » (par déphosphorylation de l'adénosine triphosphate). L'émergence de l'esprit à partir de la matière est « de l'information pure issue de l'ordre ». Et l'information est l'étoffe de la pensée.

Problème de la conscience

Ce problème peut se définir en termes d'information décrivant une entité vivante (ou un ordinateur doté d'une conscience artificielle) réagissant à l'information caractérisant l'environnement, en particulier celle qui change. C'est la « conscience de l'information ».

Problème du mal et de la théodicée

« If God is Good He is not God. If God is God He is not Good. » (Archibald MacLeish) (Si Dieu est bon, il n'est pas Dieu. Si Dieu est Dieu, il n'est pas bon, le jeu de mots en moins). La question n'est pas de savoir si Dieu existe, mais de savoir si la bonté existe. La solution se trouve dans la dualité d'un monde habité à la fois par le bien et le mal. Si l'information ergodique est un bien, objectivement, alors la destruction entropique de l'information est « l'incarnation du mal », comme le dit Norbert Wiener.

Problème de l'immortalité

La philosophie de l'information s'attache à deux sortes d'immortalité. Celle de la survie matérielle de l'information génétique et celle de la survie des idées à travers toutes les connaissances et tous les artefacts. La survie de certains éléments d'information contenus dans la molécule l'ADN est « l'approximation » la plus durable d'une immortalité du vivant.

Problème de l'induction

Nous savons aujourd'hui que Hume a raison de dire que l'induction ne permet pas d'atteindre une vérité avec la certitude la plus absolue. Mais l'induction peut (comme l'expérience) mettre en lumière des probabilités et des statistiques plaidant pour ou contre les hypothèses et les théories de la philosophie de l'information.

Problème de la métaphysique

Existe-il des principes premiers, inévitables, a priori, de la philosophie et donc de la science ? Réponse : Des axiomes et des hypothèses peuvent permettent de lancer toute pensée et tout raisonnement. Ils représentent les motifs d'un exercice sur le minimalisme de l'information. Ou sur le minimum pouvant se dire des choses.

Problème du corps-esprit

Ce problème est résolu par le modèle appelé « Somme », qui explique comment une information abstraite, un idée ou une connaissance est intégrée à l'esprit humain et comment les idées pures agissent sur le monde physique. L'information n'est ni de la matière, ni de l'énergie, mais elle a besoin de matière pour exister et d'énergie pour être communiquée. L'information, c'est l'esprit de la corporéité. C'est ce qui s'approche au plus près d'un esprit ou d'une âme compréhensible par la science. Lorsque nous mourrons, c'est l'information nous concernant qui est perdue. Le modèle d'enregistreur reproducteur d'expérience de pensée de la philosophie de l'information est plus simple, mais plus efficace que les modèles informatiques de la pensée des sciences cognitives.

Problème du monisme et la dualité.

Le monde forme-t-il une unité ou une dualité ? Il est en fait une remarquable dualité idéel-matériel, être-devenir, esprit-matière, sur la base d'un « monisme neutre » pouvant se voir comme l'union des « pensées » et des « choses » formant le fond d'une « pure expérience », selon le terme créé par William James pour nommer le processus d'information produisant un isomorphisme approximatif de ce qui est au monde ou qui est de la connaissance intégrée à l'esprit.

Problème de l'altérité pensée

Ce problème est résolu par une compréhension de la communication de l'information entre esprits, de l'accord intersubjectif entre les divers acteurs et solliciteurs de la société et des relations entre les idées et les objets mis en commun dans le monde physique.

Problème de l'opposition entre qui est et ce qui devrait être

Ce qui est ne permet pas de déduire ce qui devrait être. Les descriptions ne conduisent pas à des prescriptions. La science ne permet de fonder aucune éthique. L'humain est la mesure de toute chose. Rien ne représente le bien ou le mal. Seule la pensée permet de prendre parti à ce sujet. Nous pouvons accorder de la valeur à l'information.

Problème des universaux

La question décisive posée par Porphyre de Tyr, « Est-ce que les catégories existent », peut être vue sous l'angle d'un isomorphisme informationnel entre les idées et les choses du monde.

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Problèmes de la physique moderne

La flèche du temps

Arthur Stanley Eddington a lié la « flèche du temps » à la direction de l'augmentation de l'entropie et de la seconde loi de la thermodynamique. Cette augmentation caractérise aussi l'information, qui augmente donc elle aussi. L'augmentation a lieu sur une « flèche rayonnante » (comme s'il existait des ondes d'éloignement sphérique), parce que les ondes de rapprochement sphérique sont impossibles. Mais il n'y a en réalité aucune onde d'éloignement sphérique tangible, car ce type d'onde ne peut être révélé que par la détection d'un rayonnement électromagnétique, et il n'y pas de théorie de champ unifié dans ce domaine parce qu'il n'y a pas de champ correspondant à cette théorie. Il n'y a que des particules et des moyennes les concernant.

L'intrication des particules

L'intrication des particules est un mystère de la physique quantique qui semble permettre à l'information d'aller plus vite que la lumière sur de grandes distances. Cette propriété nommée « non-localité » a été découverte en 1905 par Albert Einstein. La physique de l'information montre que même de  l'information sur des probabilités (ou des possibilités) émerge au même moment à des points séparés dans l'espace, une signal peut avoir lieu sans dépassement de la vitesse de la lumière, puisque ce qui est transmis n'est ni de la matière, ni de l'énergie.

Mystère de l'effondrement de la fonction d'onde

Ce mystère est une question de possibilités, de probabilités et de réalité. Le mystère de l'effondrement de la fonction d'onde à deux particules de l'expérience d'Einstein-Podolsky-Rosen (EPR) est le même que celui de l'expérience à deux fentes, sauf qu'avec le premier, seulement deux particules se caractérisent instantanément et simultanément malgré leur éloignement spatial. Cela peut être vu en reformulant le paradoxe de l'EPR pour y ajouter un cadre de référence préférentiel dans lequel la source des particules intriquées et les observateurs de l'expérience sont au repos.
Lorsque des particules identiques et indiffférenciables sont intriquées, la désintrication qui suit se produit de façon symétrique et synchrone dans un cadre de référence préférentiel dans lequel la source de l'intrication (et la moindre possibilité de mouvement) est au repos. Le paradoxe de l'EPR est causé par un observateur introduisant une asymétrie là où il n'y en a pas.

L'horizon événementiel et le caractère plat de l'univers

L'univers est plat parce qu'il a été créé à partir d'un univers vide, qui est plat lui aussi. La question de Leibniz, « Pourquoi y a-t-il quelque chose et pas rien » peut trouver une réponse simple. L'univers est fait de quelque chose et de l'exact opposé de ce quelque chose. La solution du problème de l'horizon événementiel consiste à accepter l'idée d'Einstein voulant que l'effondrement de la fonction d'onde « se déplace » plus vite que la lumière. Lorsque la fonction d'onde universelle Ψ s'effondre au moment t = 0, la partie extérieure à notre horizon événementiel a été « informée » du fait que c'était le moment de démarrer.

« Interprétation » de la mécanique quantique

L'interprétation de la mécanique quantique par la philosophie de l'information correspond à la somme de l'interprétation de Copenhague, PLUS celle de l'information, MOINS celle de l'observateur conscient. La philosophie de l'information interprète la fonction d'onde ψ comme une fonction de « possibilités ». Elle accepte le principe de superposition, l'axiome de la mesure et le postulat de la projection de la mécanique quantique standard. Mais elle part du principe voulant qu'aucun observateur n'est nécessaire pour que se produise l'effondrement de la fonction d'onde.
La théorie de la transformation de Dirac et Jordan nous permet de représenter ψ par sa propre expansion dans une ensemble de fonctions pour lequel la combinaison du système quantique et de l'appareil de mesure possède des « possibilités » de valeurs propres. La mécanique quantique permet de calculer des probabilités pour chacune des ces « possibilités ». Mais pour qu'une telle chose soit un « observable » ( un « beable » de John Bell, c'est-à-dire un « être-capable »), de l'information doit être créée et de l'entropie positive doit extraite de la structure d'information nouvelle en accord avec le processus de création d'information.

Récurrence macroscopique

Ernst Zermelo a contesté le théorème H de Ludwig Boltzmann (sa dérivation de la seconde loi de la thermodynamique) en disant qu'avec le temps, à la longue, tout système devra revenir à son état de départ et que par conséquent l'entropie devrait finir par diminuer un jour autant qu'elle aura augmenté. La physique de l'information montre au contraire qu'aucune situation absolument identique ne pourra jamais exister de nouveau. L'éternel retour du même de Friedrich Nietzsche est physiquement impossible à cause de l'augmentation de l'information dans l'univers.

Le problème de la mesure

La philosophie de l'information explique comment les instruments de mesure, qui sont habituellement des objets macroscopiques possiblement traités par une physique classique « adéquatement déterminée », peuvent communiquer de l'information sur le monde microscopique des atomes et des particules subatomiques comme les électrons et les photons de la physique quantique. La raison pour laquelle il n'existe pas de superposition (avec par exemple le chat de Shrödinger), c'est que lorsque la « fonction des possibilités » ψ devient réelle, l'entropie est extraite de la structure d'information « déterminée adéquatement », les amplitudes de probabilité deviennent des probabilités et la superposition avec les interférence n'est plus une « possibilité ».

« Effondrement » de la fonction d'onde.

Cet effondrement peut se produire chaque fois qu'il y a une interaction entre la matière et l'énergie (ou la matière et la matière). Les mesures sont de minuscules fraction de l'ensemble total des interactions. L'univers est son propre observateur.

Réversibilité microscopique

Joseph Loschmidt a contesté lui aussi le théorème H de Ludwig Boltzmann (sa dérivation de la seconde loi de la thermodynamique) en disant que si le temps s'inversait, l'entropie diminuerait. Dans un premier temps Boltzmann a été d'accord, mais par la suite il a défendu le principe de l'augmentation de l'entropie en se basant sur des probabilités sur l'hypothèse d'un « désordre moléculaire ». Un traitement mécanique-quantique de collisions binaires (à deux particules) a confirmé l'hypothèse du « désordre moléculaire » de  Boltzmann. La physique de l'information explique l'origine de l'irréversbilité, confirmant l'idée d'Albert Einstein voulant que les processus élémentaires de l'interaction entre la matière et le rayonnement ne se caractérise par aucune inversion. Tout rayonnement d'onde de rapprochement sphérique est par exemple impossible.

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par Courtial le Dim 12 Jan 2014 - 0:58

@neopilina a écrit:Je me suis farci le pavé qui inaugure ce fil. Dans " Bêtise ", tu viens de parler de branlette intellectuelle, justement. Une fois tu as dit que tu avais éjaculé x messages sur ce forum. C'est pour la plupart ( T'as vu je n'ai même pas dis " tout ". ) l'exacte vérité.

Oui,il sermblerait bien en effet qu'il ne s'agisse en réalité que de branlette.
Ce fil le vérifie et l'authentifie.
Non sans rappeler, avec Woody Allen (et contre Victor) qu'il ne faut pas tant se gendarmer contre la masturbation, car qu'existe-t-il, en définivite, de plus beau que de faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime ?

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Re: RÉFLEXION SUR LA PHILOSOPHIE DE L'INFORMATION

Message par victor.digiorgi le Dim 12 Jan 2014 - 1:12

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Parle plus fort ! Je ne t'entends pas !

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