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Message par Kokof le Sam 16 Mar 2019 - 12:02

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Le féminin est généralement conçu comme un principe négatif (associé au froid et à l’obscurité), passif (assimilé à la terre et à la matière) ou maléfique (dans des religions comme le christianisme et le bouddhisme, où la femme et la sensualité sont diabolisées), alors que le masculin est présenté comme un principe positif et créateur, associé à la lumière et à la raison. Le féminin n’est pas vraiment un principe puisqu’il ne crée rien. C’est plutôt un chaos (que le masculin serait chargé d’ordonner et d’illuminer) ou un moyen (par exemple, la femme perpétue l’espèce, mais c’est l’homme qui l’incarne et l’accomplit). Comment penser le féminin pour qu’il ait une place honorable dans notre représentation du monde ? Comment faire du féminin un principe positif ? Nous devrons d’abord montrer que le féminin est un vrai principe et une fin. Nous verrons ensuite qu’il est un modèle pour la politique et la religion.

On pense que le monde a été créé par la volonté de Dieu : le monde est parce que Dieu l’a voulu. Dieu a ordonné que le monde soit, et le monde fut. Cette genèse est très masculine : la volonté, la puissance et l’autorité qui l’animent sont trois principes masculins. Mais dire comment le monde fut créé n’explique pas pourquoi il fut créé. Dans la Genèse, la fin apparaît après la création (« Dieu vit que cela était bon » Gn, 1, 12) pour que la volonté de Dieu soit libre et première (sinon elle serait subordonnée à la fin). Mais il est évident que Dieu a voulu créer le monde parce que c’était bien. Or le bien est un principe féminin (le masculin ne représente pas le bien ni le mal, mais la liberté et la puissance, qui peuvent être positives ou négatives). Le monde a donc une cause masculine (Dieu), mais une origine féminine (le Bien). C’est Dieu (principe masculin) qui devient alors un moyen, et le Bien (principe féminin) la fin !

Mais en quoi le monde était-il nécessaire ? Dieu étant déjà un bien infini, pourquoi avoir créé quelque chose qui lui est inférieur ? En quoi le monde enrichit-il le réel ? En créant le monde, Dieu permet une relation (qui implique deux sujets distincts), qui est la condition de l’amour. L’amour (opposé à l’amour-propre) est en effet tourné vers l’autre. Sans le monde, sans altérité, Dieu serait réduit à l’amour de soi (c’est ainsi que les philosophes grecs concevaient Dieu) et l’amour véritable n’existerait pas. Dieu devait créer le monde pour que l’amour existe, pour aimer et être aimé. L’amour est donc le motif secret et la raison profonde de la création du monde. Or l’amour est un principe féminin. Donc le monde a encore une origine féminine. En conclusion, le bien et l’amour sont les deux fins qui justifient le monde.

Le féminin est aussi un principe politique. En effet, la société a été créée non pour la survie (car survivre pour l’homme n’est pas une fin en soi ou n’est pas la fin suprême), mais pour le bonheur collectif. La fin de la politique n’est pas la guerre, mais la paix (et le bonheur qu’elle assure ou promet). Or la paix et le bonheur sont deux aspirations féminines. La politique est donc gouvernée par des principes féminins, ou devrait l’être. La politique actuelle de nombreux pays est dominée par des valeurs masculines destructrices : le capitalisme, le monopole, la puissance militaire, etc. En recentrant la politique sur ses fins naturelles (qui sont féminines), nous pourrions simplifier l’économie et pacifier les relations internationales. En politique, le féminin n’est donc pas seulement un principe, mais un modèle. Pour féminiser la politique, le plus simple serait de féminiser la vocation politique ! en permettant aux femmes de gouverner et en les encourageant à le faire.

Nous avons vu que le féminin est un modèle politique. Mais c’est aussi un modèle religieux. En effet, la foi a une forme féminine (c’est pourquoi les femmes sont dévotes). La foi demande d’aimer avant de raisonner, et de croire avant de voir. Dans la religion, l’amour doit primer sur la raison et les sens. Or cet ordre est naturel chez la femme, qui aime sans raison extérieure. Ensuite, la foi ne demande pas de croire pour aimer, mais de croire par amour ! L’amour doit précéder la croyance. C’est seulement si on aime qu’on croira et qu’on aura une raison de croire. C’est donc l’amour (principe féminin) et non la raison ou la conviction (principes masculins), qui doit inspirer la foi. Enfin, les vertus féminines (la compassion, l’abnégation, la dévotion, etc.) sont conformes à la charité (qui résume la morale religieuse). Le féminin apparaît donc à nouveau comme un modèle religieux.

En conclusion, le féminin est l’essence et l’âme de la religion. Se convertir, c’est en fait se convertir au féminin. La religion est la sanctification du féminin, qui, on l’a vu, n’est pas un principe négatif, mais au contraire un principe vénérable qui anime le monde et éclaire la civilisation.

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Message par Le Nietzschéen le Mar 19 Mar 2019 - 11:58

Kokof a écrit: Comment penser le féminin pour qu’il ait une place honorable dans notre représentation du monde ? Comment faire du féminin un principe positif ? Nous devrons d’abord montrer que le féminin est un vrai principe et une fin.
Les yin & yang, quoique reprenant le symbolisme dual, est déjà plus "transgenre". De plus, je ne suis pas d'accord pour dire que le symbolisme féminin soit négatif, en dehors des monothéismes et spiritualités assimilables, puisqu'on se demande bien ce que ferait le symbolisme masculin sans son pendant féminin. Le symbolisme masculin serait paradoxalement creux, et concrètement éthéré, c'est-à-dire que sans féminin le masculin déjante et devient démentiel. Ceci étant, la réciproque ne peut qu'être vraie, aussi.

De telle sorte que se dégage une touchante naïveté post-féministe - pour quelqu'un comme moi, s'étant immergé dans ces questions par le passé.

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Message par Kokof le Mar 19 Mar 2019 - 18:25

Le masculin et le féminin sont complémentaires, mais le féminin est généralement conçu comme le pôle négatif ou comme un élément subordonné et inférieur. Le mépris du féminin va au-delà de la religion. La philosophie occidentale, par exemple, est archi-masculine. J'admire la philosophie chinoise pour avoir soutenu la première la supériorité du féminin!

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Message par Le Nietzschéen le Mar 19 Mar 2019 - 18:59

Je suis curieux que tu m'en dises plus au sujet de "la supériorité" du féminin ! ... Quant à "la philosophie occidentale", la plupart du temps, elle ne s'est pas du tout posée la question morelle de "la place de la femme", de toutes façons le(s) sexe(s) n'ont jamais été jugés dignes de philosophie, aussi s'en tint-on à l'ambiance d'époque, selon : il n'y a aucun grief à avoir. De toutes façons, ce qui est fait est fait. Néanmoins là aussi du coup, je suis curieux que tu m'en dises plus au sujet de "l'archi-masculinité" que tu discernes ou crois discerner !

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 1:25

Merci de ton intérêt Nietzschéen. La supériorité du féminin apparaît dans le taoïsme, qui déclare que le faible vainc le fort, que le fort sert le faible, etc. Elle apparaît aussi dans L'Art de la guerre de Sun Tzu, qui développe une stratégie féminine, fondée sur la ruse, la psychologie, l'adaptation, l'évitement des conflits armés, etc.  C'est presque une manière non violente de faire la guerre.

Je trouve la philosophie occidentale masculine à cause de son rationalisme abstrait, qui dévalue constamment la nature, les sens, l'intuition et l'affection. De plus, la femme ne fait partie d'aucun système, comme si elle n'existait pas. Les philosophes parlent comme si l'homme était seul sur terre. Dans Etre et temps de Heidegger, par exemple, l'aventure du "Dasein" est solitaire (l'individu est seul devant la mort), alors que la femme offre une ouverture vers l'avenir (avec l'enfant) et une échappatoire à la mort individuelle. Il serait intéressant de reprendre chaque philosophie et d'en écrire une variante féminine.

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Message par Le Nietzschéen le Mer 20 Mar 2019 - 9:23

La "variante féminine" de Heidegger en l'occurrence - s'il en fallait une ... - c'est Arendt, qui s'est intéressée à la natalité dont tu parles. Mais, avant tout, le Dasein n'a pas de sexe ! et il suffit de voir ses caractéristiques, pour se rendre compte qu'elles non plus, n'ont pas de sexe ... Et tandis que tu veux écrire un pendant féminin de chaque philosophe - quel dérespect auctorial de vouloir réécrire l'Histoire, au lieu de faire résolument celle qu'on racontera demain - pourquoi, justement, des femmes ne contribueraient-elles pas à la philosophie de demain ? La faculté de raisonner varie-t-elle selon le sexe ? Qu'attendent certaines d'entre elles, pour enfin produire le Être et temps du XXIème siècle ? pour s'illustrer au lieu de ne s'en prendre qu'au passé ? ...

Car c'est exactement la conclusion a laquelle tu vas (la faculté de raisonner varierait selon le sexe) en convoquant mille et un clichés dans lesquels tu enfermes le féminin (la ruse, la psychologie, l'adaptation, l'évitement des conflits armés, la non-violence, comme si les stratégies morelles n'avaient pas leurs contents d'agressivité et de possibilité de stigmatisations, tel qu'on voit aujourd'hui où règne l'ostracisation de tout ce qui n'est pas jugé societally clean'n safe, politically correct du moins ... dans les militances ainsi que les mass media détenus par une poignée de magnats : eux aussi, ne font qu'utiliser des "féminités" dans la démarche : on appelle cela le libéralisme) et donc, tu enfermes le masculin derrière, dans des clichés de brutalité (savais-tu que la testostérone rend agressif devant l'agressivité, et encore plus généreux devant la générosité ? elle sert littéralement à protéger les siens).

Tu associes le rationalisme abstrait au masculin alors, mais d'une part je ne crois pas que des femmes voudraient qu'on les prive d'une telle possibilité de raisonner ainsi, au titre de l'égalitarisme et du transgenre, mais en outre tu y vas encore trop vite à mon avis : la notion de rationalisme est moderne, elle apparaît plus ou moins avec la Renaissance et surtout les Lumières. Mettre un *isme derrière le radical raison* n'est pas sans conséquence pour la notion de raison, pour ainsi dire survalorisée, où ne compteraient alors plus que des rationalités se tenant d'elles-mêmes. Or, si tu prends la philosophie médiévale, elle se soutient du dieu unique, c'est-à-dire d'un élément qui pour nous aujourd'hui - surtout en France - semble irrationnel, du moins déraisonnable - sans compter toutes les philosophies antiques, ne se soutenant pour ainsi dire que d'exercices pratiques sur la base de décrets existentiels.

Enfin, tu trouves que dans le symbolisme chinois, le féminin est mieux placé, mais je crains que tu amalgames les représentations occidentales avec les orientales. Il y a toujours eu en Chine un art de la discrétion, Confucius m'en soit témoin en termes de morale publique et de sagesse politique. Est-ce féminin ? La Chine, et en l'occurrence Lao Tseu et Sun Tzu, sont-ils des modèles de féminisme ? Qu'ont-ils fait pour "l'égalité homme-femme" dans les termes de notre civilisation atlantique actuelle ? Strictement rien, et pour cause : ce ne sont pas des civilisés atlantiques actuels, à refouler l'ensemble de l'Histoire dans la barbarie et à vouloir la corriger comme s'il y avait là quelque chose à corriger tel que tu souhaiterais le corriger comme bon nombre d'ultraféministes (et quelle condescendance anachronique occidentalocentrique, à juger primitif le passé et le dévaloriser ainsi, au titre d'un sexisme contre-masculin).

Ce qui est fait est fait - cf. Ainsi parlait Zarathoustra II-XX, de la Rédemption.

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 10:30

Merci Nietzsche de ta longue réponse. Dans l'ensemble, je suis d'accord avec tes remarques. Je suis obligé de simplifier et de catégoriser pour distinguer le féminin du masculin: ruse/combat, raison/intuition, etc. Mais tu as raison de rappeler qu'il existe des formes féminines de violence et de coercition, comme le libéralisme.

C'est vrai que la notion de rationalisme est vague, car le rationalisme scientifique d'Aristote ou de Descartes n'est pas le rationalisme moral des Stoïciens ou de Kant. Cela étant, je trouve que ce concept qualifie assez bien la philosophie occidentale (y compris la philosophie médiévale, fortement influencée par la philosophie grecque).

La philosophie chinoise a des thèses féminines, mais pas féministes pour autant. Le féminin ne fait pas référence à la femme, mais à certaines qualités et à un certain rapport aux choses (par exemple, Lao Tseu, en affirmant que le vide est plus important que le plein, soutient une thèse féminine, sans rapport avec la femme).


Dernière édition par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 10:45, édité 1 fois

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Message par Le Nietzschéen le Mer 20 Mar 2019 - 10:39

Une femme armée plante aussi bien un homme au couteau et perfore encore mieux avec une arme à feu bien maniée, c'est l'évidence en sciences physiques, sans compter toutes les techniques de combat faisant la recette des salles de sport aujourd'hui : la carrure en moyenne prédominante chez l'homme ne fait pas tout, et une femme simplement agile peut ridiculiser un agresseur plus carré, c'est l'évidence corporelle (à ce propos de la carrure, des féministes ont cru bon d'émettre cette fake news selon laquelle les premiers hommes se seraient accaparés la viande, c'est-à-dire l'apport protéinique, pour en arriver là ... alors que la viande ne dominait foncièrement pas l'alimentation générale avant l'ère industrielle, et que l'on trouve des protéines végétales ... c'est dire la connerie ultraféministe, de sexisme contre-masculin).

Je ne suis résolument pas d'accord avec toi sur la philosophie chinoise. En réalité physiologique, l'homme est plus sensible que la femme (en moyenne, ce qui n'engage à rien individuellement en pratique) et les Chinois cultivèrent cela. Nous autres, Occidentaux, hommes et femmes confondus, somment comparativement des barbares (en moyenne, ce qui n'engage à rien individuellement en pratique) sinon nous n'éprouverions pas globalement une telle fascination orientaliste. Il n'y a pas de fascination réciproque chez les Orientaux (en moyenne, ce qui n'engage à rien individuellement en pratique) et c'en dit long (encore que la civilisation occidentale soit la civilisation curieuse par excellence, ce qui pourrait jouer ... ), bien que ça n'empêche pas que l'Occident ait d'autres formes de valeurs civilisationnelles (dont curiosité) - mais à savoir qui en est le plus riche et le moins barbare des Occidentaux ou des Orientaux, le débat est ouvert.

De manière générale, la philosophie est une activité rationnelle, et tous les penseurs du monde tendent à une cohérence raisonnable. Ce que tu reprends à l'Occident, à mon avis, c'est surtout son éidétisme ou son conceptualisme, que je compte personnellement au titre de ses valeurs.

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 10:56

Je pense que les deux civilisations se complètent, comme le masculin et le féminin (l'Occident serait le masculin, l'Orient le féminin).

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Message par Le Nietzschéen le Mer 20 Mar 2019 - 11:00

C'est romantique.

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 11:00

Le raisonnable n'est pas le rationnel : les sages sont raisonnables, mais seuls les philosophes occidentaux sont rationalistes.

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Message par Le Nietzschéen le Mer 20 Mar 2019 - 11:12

Mais le rationnel n'est pas le rationaliste, non plus (sans parler du raisonné), donc ―

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 11:30

C'est vrai. De plus, Aristote distingue la raison démonstrative (la noésis) de la raison délibérative (la phronésis), donc quelqu'un peut être sage sans être prudent (c'est la thèse paradoxale d'Aristote).

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Message par Le Nietzschéen le Mer 20 Mar 2019 - 11:33

Oui.

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Message par Invité le Mer 20 Mar 2019 - 17:30

Je croyais que vous ne débattiez pas, Monsieur Kokof.

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Message par Kokof le Mer 20 Mar 2019 - 17:59

Agathos,
Disons que je ne préfère pas m'engager. Pour l'instant les réactions sont intéressantes, mais je ne sais pas si je pourrai continuer à répondre à ce rythme.

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Message par Invité le Mer 20 Mar 2019 - 18:40

Libéralement, c'est ton choix, même si je n'en comprends pas vraiment les motivations.

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Message par Le Nietzschéen le Jeu 21 Mar 2019 - 10:00

A noter toutefois Kokof, que bien des études sur des nourrissons démontrent les prédispositions (moyennes, ce qui n'engage à rien individuellement en pratique) des femmes à l'empathie - donc, potentiellement, aux sournoiseries psychologiques, en effet ! - et des hommes à la spatialisation - donc, potentiellement, aux crâneries polémologiques, en effet ! ... Alors regarde comme c'est idéologiquement taré, que l'utraféminisme valide ce dernier point en invalidant le premier : ça l'arrange sournoisement, ce fourbe.

De fait toujours, dans des pays aussi égalitaristes que les Scandinaves, bien des femmes choisissent toujours spontanément des métiers dits féminins, et les hommes des métiers dits masculins, mais il suffit d'observer les sections de prépas Infirmerie et Défense & Sécurité Publique en France, pour constater que le ratio est de 20 femmes pour 2 hommes dans les premières, et de 2 femmes pour 20 hommes dans les secondes.
L'utraféministe n'y voit connement qu'un effet de "l'éternelle violence masculine", dans son sexisme contre-masculin infini, pauvre irréaliste idéologisé. C'était sans oublier le quart des violences conjugales perpétrées par des femmes, jusqu'au meurtre : "évidemment" les hommes qui se défendent sont accusés à la place de leurs méchantes conjointes (cf. l'affaire Jacqueline Sauvage : une sacrée tarée en réalité, acquittée sous le coup des militances débiles, et encore que son époux en tenait une bonne).
Or, si des femmes sont potentiellement sournoises, des hommes psychologiquement faibles peuvent être manipulés et acculés à la brutalité défensive, en stricte vérité, ou bien au suicide (de fait, ils se suicident bien plus que les femmes). Ce qui n'empêche évidemment aucun homme d'être sournois, réciproquement : c'est même commercialement valorisé par le libéralisme et tous les mass media (les ultraféministes sont aux anges).

Car enfin, on entendait récemment dire qu'il était toujours intolérable en 2018, que 109 Françaises meurent sous les coups de leurs méchants conjoints mais, rapporté à une population de 27.000.000 d'hommes de +15 ans, cela donne 109/27.000.000x100 : un pourcentage radicalement dérisoire (0,0004), concernant pour ainsi dire les profils psychiatriques de roulement criminologique, incompressibles.

C'est un fait bien connu des cours de récréations maternelles & primaires, que bien des petits garçons ont besoin de courir comme des fifous pour développer leur musculature, l'instinct les y enjoint, tandis que bien des filles se regroupent comme des pipelettes, instinctivement toujours, encore qu'ils ne soient pas sans se croiser, et que toutes ces moyennes n'engagent à rien individuellement en pratique.
Mais tous les programmes d'éducation transgenrés du monde, sous le coup d'une Marlène Schiappa ou autres Najat Vallaud-Belkacem, n'auront pas vraiment l'effet escompté (en moyenne, ce qui n'engage à rien individuellement en pratique) sinon de cultiver le butlerien trouble dans le genre c'est-à-dire, avant tout, le trouble des esprits. De récentes études marginalisées par l'ultraféminisme aux USA, établissent une trouble corrélation entre le suivi de YouTubers transgenrés et le malaise de jouvenceaux jusqu'au tempérament suicidaire - ce qui n'engage toujours à rien individuellement en pratique, sinon qu'à un moment donné il faut arrêter d'être con. Et c'était sans parler des études selon lesquels, les couples lesbiens sont proportionnellement les plus violents, rapportés à leur genre : tu parles de femmes paisibles ! Sans parler du matriarcat concrètement plus agressif que le patriarcat (la meilleure défense, c'est l'attaque, et le matriarcat se sent plus vulnérable) à enrôler les frères/oncles dans l'éducation des enfants, et éloigner les géniteurs au commerce et à la guerre.
A ce stade, la responsabilité des éducateurs et programmateurs éducatifs est affreusement engagée.

Ainsi le symbolisme dual, que tu présentais initialement, garde une portée réelle, un fatal intérêt, Kokof - et je ne mettrais pas ma main à couper que, par le passé, "l'encadrement" genré des femmes se fit entièrement pour le pire - sans compter que, comme tout système, il a ses failles, ses marges et ses possibilités de détournements et de contournements, - d'autant plus que les hommes étaient encadrés dans leur genre, aussi.

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Message par Kokof le Jeu 21 Mar 2019 - 12:02

Belle réflexion, Nietzschéen. Cependant, je te trouve trop pessimiste dans ton dernier paragraphe: l'éducation des filles est une question épineuse et passionnante, mais je ne condamnerais pas les anciennes générations, pas plus que je n'admire la génération actuelle. Je pense qu'on trouve des qualités et des défauts dans chaque système. Ce que je reproche au nôtre (subjectivement) est de manquer de romantisme, mais c'est le prix à payer pour universaliser la citoyenneté.

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Message par Le Nietzschéen le Jeu 21 Mar 2019 - 12:13

Kokof a écrit:je te trouve trop pessimiste
Non, simplement réaliste ... Le féminin 3184188294

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