Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

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Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Sam 9 Nov 2013 - 18:56

Sauf à accueillir des étrangers, de ce point de vue, celui du titre, je trouve assez scandaleux, qu'un forum émanant de et fréquentés par des Sujets, Fruits de tels Environnements, n'ait pas de sujet dédié. J'y remédie !
Je me suis remis à des lectures bibliques, la dernière fois que je l'ai fait sérieusement c'était il y a peu ou prou vingt ans. J'en retombe aussi souvent de ma chaise.

Pour les dits Fruits, ne pas se pencher sur le mot à mot enfin restitué et disponible des ses origines métaphysiques les plus intimes, constitutives, c'est, comment dire, consternant.


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" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Sam 9 Nov 2013 - 20:37

Quelques perles édifiantes.

Moïse sauvé des eaux. Mignon comme tout. Et très populaire ! On connaît une douzaine de parallèles, impliquant Dieux, Princes, Rois, Héros, etc, tantôt c'est l'abandonné qui est connu, illustre, tantôt c'est le recueillant. On a un fils de Nephtys recueilli par Isis, tout de même, et donc idem pour Gilgamesh, Bacchus, Sémiramis, Cyrus, Ptolémée I, Kypsélos, Persée, Romulus, Sigurd. J'ai gardé le meilleur pour la " fin ", le premier et plus illustre, parfaitement réel, le grand Sargon I, -XXIII av.J.C, fondateur du royaume akkadien, en passant, une de ses filles, Enheduanna, est tout simplement le plus ancien auteur connu par son nom. Sargon raconte lui-même l'épisode, les textes des tablettes disent " je ", même si on sait bien qu'à l'époque écrire est un métier, un sacerdoce, et que le souverain, avec des exceptions toutefois, ne maîtrise pas l'art des signes.

Satan aussi, un pauvre bougre, divin, il y en a !, un Dieu serpent de la médecine de Babylone, recruté comme on sait.

On ne revient pas sur les Baal-, c'est en fait un suffixe, pour une foule de Dieux, et même des personnages importants, de Canaan, Palestine, Phénicie notamment, et Syrie du Nord, avant l'installation des plus anciens israélites sédentaires, dont Baal, traduit Bel, deviendra une tête de turc archétypal. J'aime bien Baal-Zéboub , seigneur des mouches, c'est à dire " chasseur des mouches ", dans ses contrées, il ne faut rien négliger !, devenu, il est vrai tardivement, Bel-Zébuth.
L'hébreu, la langue je veux dire. Vous ne saviez pas ? La langue de Canaan avant l'installation des premiers israélites, somptueux !
Le nom même de Yahvé ? On a des occurrences occidentales ( Canaan, Palestine, Phénicie, Syrie du Nord, etc. ), et orientales, du coté des deux fleuves, Euphrate et Tigre, absolument mineures, d'un terme très confus, mal défini, " yav "et pour cause, effectivement, c'est avec les israélites qu'il prendra toute sa consistance.

Un peu de sérieux. Oui, ils ont absolument tout emprunté, tout, le détail est effarant, mais c'était bien pour élaborer ce Monstre métaphysique, celui-là même qui coule dans des milliards de veines via christianisme et islam, sans lequel, comme une multitude incroyable de petits peuples du coin, tragiquement coincés entre les deux géants locaux, Egypte et Sumer/Akkad/Babylone/Assur ( = Assyrie. ), les israélites seraient également tombés dans l'oubli, à l'exception des phéniciens/carthaginois, des Hyksos, parce qu'ils ont pu un temps monter sur le trône d'Egypte, peut être d'autres, mais de toute façon, absolument rien de comparable aux deux sus-cités.

Une dernière pour la route : dans tous les textes les plus anciens de cette époque et de cette région, de Sumer à l'Egypte, y compris hébreux, " hommes et femmes saints " sont les prostitués et prostituées sacrés attachés à un temple. Pris en charge par les habitants des cités, des villes, via aumônes, petits dons, un vêtement, un ustensile, etc, le tribut qu'on leur verse dans le cadre de l'activité qu'on sait, étant reversé au temple donc.


Dernière édition par neopilina le Dim 10 Nov 2013 - 21:41, édité 1 fois

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Message par neopilina le Dim 10 Nov 2013 - 19:54

Pour une somptueuse et très efficace entrée en la matière : " Naissance de Dieu : la Bible est l'historien ", Bottéro Jean, une référence, un classique, folio, poche, pas cher. Déjà là, on tombe des nues. On a remonté le temps. Et on se demande pourquoi on ne l'a pas fait avant.

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Message par Courtial le Dim 10 Nov 2013 - 21:08

neopilina a écrit:Moïse sauvé des eaux. Mignon comme tout. Et très populaire ! On connaît une douzaine de parallèles, impliquant Dieux, Princes, Rois, Héros, etc, tantôt c'est l'abandonné qui est connu, illustre, tantôt c'est le recueillant. On a un fils de Nephtys recueilli par Isis, tout de même, et donc idem pour Gilgamesh, Bacchus, Sémiramis, Cyrus, Ptolémée I, Kypsélos, Persée, Romulus, Sigurd.
Il s'agit là d'une structure fondamentale : on peut rendre compte à partir de là, non seulement de la douzaine de choses que tu cites, mais à peu près de la moitié de la littérature (et de la mythologie) universelle, de Gilgamesh jusqu'au dernier prix Goncourt.
Il y a là-dessus d'abondants commentaires.
J'avais lu là-dessus le livre de Marthe Robert : Roman des origines et origines du roman Chez elle, c'était une approche psychanalytique (il est facile de comprendre que si mon père me hait, ou si moi je le hais, c'est pareil, c'est parce que je ne suis pas son fils, que je suis un enfant trouvé, comme par hasard, Oedipe est un enfant trouvé, etc. et comment les psychanalystes peuvent en faire leurs choux gras), mais il y en a d'autres, naturellement.

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Dim 10 Nov 2013 - 21:45

On aurait là un lieu commun, un de ceux qui s'abiment dans la nuit des temps, le fond commun.

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Mer 13 Nov 2013 - 14:15

On est différent après chaque lecture, je veux bien.
Mais il y en a qui touche, et profondément.
J'ai fini hier soir, un livre que j'avais lu il y a une bonne vingtaine d'années, et que je me suis re-procuré, rien de moins que le mot à mot du " monothéisme moral ", c'est à dire l'érection en religion de réflexes " moraux " parfaitement universels et vénéneux à souhait, triomphe rationalisant, transcendant, d'aspects constitutifs au sens ontogéniques du Sujet. Cette religion là était donc une des fortes possibilités latentes. On n'a pas été " déçu " ... Et on ne s'étonne plus.

" Israël "
Des origines au milieu du VIII avant notre ère.
Adolphe Lods
Albin Michel, collection " L'évolution de l'humanité ".

J'ai mis un post-it pour les Témoins de Jehovah : une boulette des premiers hébraïsants chrétiens du XIII qui à l'hébreu sans voyelle YHWH ont ajouté les voyelles du mot 'àdônay , seigneur, que les hébreux notait souvent à la place de Yahwé ou en dessous.   .

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par Courtial le Mer 13 Nov 2013 - 16:43

Je ne comprends pas ta dernière allusion.
L'adjonction de voyelles en hébreu (je rappelle, pour tous, qu'il n'y a pas de voyelles dans cette langue, on ne les écrit pas) ne doit rien aux traducteurs chrétiens et est une novation juive très antérieure.
Sauf erreur de ma part.
Par ailleurs, l'addition des deux voyelles, qui consiste à mettre une barre horizontale sous le H (hè) initial et trois petits points sous le H (hè) final, bref en quoi "a" et "ê" ont un rapport quelconque avec "adonaï"(Dieu).

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par Courtial le Mer 13 Nov 2013 - 17:00

J'en profite pour digresser un instant sur l'hébreu. Il faut l'étudier un peu (comme je l'ai fait, mais très superficiellement), langue qui a des particularités intéressantes pour le philosophe (par exemple, cela peut intéresser l'heideggerien que le verbe "être" n'existe pas au présent. Et pour "je pense donc je suis", il faudra aller se rhabiller, et il faudra bien en venir à l'idée que ce n'est pas si clair et distinct que cela, la remarque de Nietzsche sur la tyrannie de la grammaire est parfaitement fondée, etc.  ).

L'absence de voyelles produit par exemple ceci : l'impossibilité de lire sans comprendre.
Je ne peux pas prononcer un mot que je ne connais pas. Par exemple, je lis les trois consonnes "SFR". Mais "sfreu", cela ne veut rien dire : il faut lire SêFêR (=livre). Les voyelles sont sous-entendues, si je ne les connais pas, je ne lis pas.
Dans cet exemple, cela se double du fait que la lettre F (pêh, en hébreu) peut se prononcer "f" ou "p", ils ont le même signe pour les deux sons. Si bien que SFR (sine-pè-roch) peut aussi se prononcer SaPaR (=coiffeur).
En pratique, pour les débutants, on met des voyelles, et pour les locuteurs, ils se démerdent avec le contexte. (personne ne croira que j'ai lu un coiffeur).
Je crois que tout ceci est vrai aussi en arabe, ce sont des traits sémitiques. J'ai commencé à me mettre un peu à l'arabe, qui est une des principales langues de la philosophie (il y en a 6 : le grec, le latin, l'arabe, le français, l'anglais et l'allemand), et que je n'ai pas eu le temps ni le courage d'aborder plus tôt.

"SFR" a enfin une dernière signification : cela veut dire aussi "escroc". Mais là y a pas besoin de voyelles, seulement de voyous.

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Mer 13 Nov 2013 - 20:04

Je détaille pour Jéhovah.
D'abord " adonaï " est plus récent que " 'àdônay ", qui voulait dire seigneur, comme pouvait l'être un souverain.
Ensuite dans les textes hébreux, les dits hébraïsants se sont heurtés à différentes notation pour Yahvé ( La notation actuelle. )
Il pouvait selon le texte tomber sur YHWH, parfaitement sémitique, sans voyelle ( Pratique antérieure à l'apparition de l'hébreu. ), sur YHWH avec juste en dessous en caractères minuscules 'àdônay, un adjectif de piété des rédacteurs plus tardifs ( Le canon de l'A.T. est une compilation post-exilique, de plus, les textes plus anciens incorporés ont été retouchés, arrangés, etc, etc. Mais l'hébraïsant distingue rapidement quatre mains, " écoles ", notées J, E, D, P.) , et dernière variante, YHWH avec en dessous les voyelles de 'àdonay, le 'à sémitique est devenu é donc JéHoVaH. Ces lettrés se sont sans doute dit que c'étaient les voyelles non-notées. L'origine de ce terme est simplement la conséquence de l'embarras des dits hébraïsants chrétiens !

Extrait Wiktionnaire pour Jéhovah : "  Reste à savoir quelles voyelles doivent leur être associées. Les points-voyelles n’entrèrent en usage en hébreu qu’à partir de la deuxième moitié du Ier millénaire de notre ère. De plus, en raison d’une superstition religieuse née des siècles plus tôt, les points-voyelles figurant dans les manuscrits hébreux ne permettent pas de déterminer quelles voyelles doivent apparaître dans le nom divin ".

En fait un nombre incroyable de vocables de différentes langues de la région nous ont été connus d'abord par leur hébraïsation, parfois approximations, allitérations, etc, etc, et leur détournement idéologique à une fin, l'élaboration du monothéisme, dans les textes de l'A.T. Il faut bien intégrer le changement de perspective : le plus ancien livre est constitué de textes qui étaient eux-mêmes des témoins, parfois fort maladroits, de langues, de littératures, d'usages, de mythologies, etc, encore plus anciens. Qaunt on fait abstraction de tout cela, il reste une chose : celle que tout le monde a retenu ...

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par Courtial le Jeu 14 Nov 2013 - 19:47

Mais l'hébraïsant distingue rapidement quatre mains, " écoles ", notées J, E, D, P.) , et dernière variante, YHWH avec en dessous les voyelles de 'àdonay, le 'à sémitique est devenu é donc JéHoVaH. Ces lettrés se sont sans doute dit que c'étaient les voyelles non-notées. L'origine de ce terme est simplement la conséquence de l'embarras des dits hébraïsants chrétiens !

Extrait Wiktionnaire pour Jéhovah : "  Reste à savoir quelles voyelles doivent leur être associées. Les points-voyelles n’entrèrent en usage en hébreu qu’à partir de la deuxième moitié du Ier millénaire de notre ère. De plus, en raison d’une superstition religieuse née des siècles plus tôt, les points-voyelles figurant dans les manuscrits hébreux ne permettent pas de déterminer quelles voyelles doivent apparaître dans le nom divin ".
ceci me laisse perplexe, je dois dire. Mais je ne suis pas un hébraïsant.
Par exemple, je ne comprends pas la graphie YeHoVaH, parce que le "o" ne peut pas être une voyelle. Le son "o" s'écrit avec un vav (=v, disons), qui est une consonne (sert aussi pour le "u", le son "ou").
Même chose pour le "i", qui n'est pas considéré comme une voyelle, c'est un "yeu", en fait, qui s'écrit avec yod, qui est une consonne.
Maintenant, je saisis bien que le "a" (la petite barre horizontale ou le petit "T" mis sous la consonne) soit là pour Adonai, cela paraît bien possible dans leur manière de fonctionner...Il y a avait en effet un fétichisme de la lettre, jusque dans les plus petits détails, qui faisait voir Dieu partout, etc.

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Re: Du monothéisme moral, A.T. et consorts.

Message par neopilina le Ven 15 Nov 2013 - 21:47

Lods explique bien que l'apparition de JeHoVah est lié à une méprise de lettrés du XIII, et il n'y a pas d'occurrence pour ce terme avant leur travail, qui ont amalgamé au YHWH les voyelles d'un mot écrit en tout petit sous YHWH utilisé comme adjectif par ceux qui l'avait écrit. La méprise vient sans doute du fait qu'un adjectif a été écrit en dessous, et non pas à coté, où il aurait été correctement traduit : Yahvé le grand, etc.

Je profite de l'occasion donc : " Les prophètes d'Israël et les débuts du judaïsme ", Adolphe Lods, Albin Michel, collection " L'évolution de l'humanité ". La suite du précédent.

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