Fichte, trois principes introductifs

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Fichte, trois principes introductifs

Message par Bergame le Lun 17 Sep 2007 - 22:32

Par Olaf : Fichte, trois principes introductifs



Fichte est une sorte de Hegel à l'envers (mais c'est un pré-Hegel), puisque sa philosophie est un Idéalisme, philosophie où la pensée est la base expliquant la réalité, qui justement entend montrer la réalité comme finalité. Je vais développer 3 Principes que Fichte présente dans "Principe de la Doctrine Scientifique"


Principe 1 : Moi = Moi

Pour Fichte, l'être n'est rien d'autre que l'acte par lequel il se pose. En effet, dire simplement "Moi" n'a pas de sens, alors que Moi = Moi est un principe d'identité qui comporte une action, une activité de visée vers moi-même. Le sujet se saisit dans un acte.

Ce premier principe est "une illusion", une pensée idéale abstraite posée.


Principe 2 : Moi-1 = Moi-2

En effet, cet acte interne de visée aboutit sur un autre. Le sujet Moi-1 (car sans sujet pas d'énonciation), vise le prédicat Moi-2. Le Moi-Sujet pour se saisir dans l'acte tombe sur le Moi-Objet. Bref, un autre. Ainsi, le Moi pour exister doit être contredit par un Non-Moi.

Ce principe est une opposition radicale au premier principe, dont pourtant il découle. Mais ce passage est nécessaire, car sans l'opposition Moi / Non-Moi, pas de conscience de Moi.


Principe 3 : Moi Absolu = Dialectique {Moi / Non-Moi}

Or, malgré ce Non-Moi nécessaire à la visée de Soi, il y a une exigence de rassemblement. Le Moi Absolu est la forme du Moi qui contient la négation de lui-même, qui contient cette scission interne. Le Non-Moi pose la finitude de la conscience, la finitude du Moi qui dans le principe 1 était pourtant un Moi plein.

Ce Principe permet d'aboutir à la réalité. Car le Moi pour se saisir, se pose comme un prédicat, comme un objet, un étant. De même, le vrai premier principe est la réhabilitation de la raison pratique, de l'acte, dans cette visée à soi. Cette mise en exergue de la pratique signe la renonciation fictive à l'Idéalisme.

De plus, de cet exigence de rassemblement entre le Moi et le Non-Moi au sein du Moi-Absolu, de par ce va-et-vient naît la temporalité (et l'espace par la mise en objet).

*

Ainsi, Fichte part de l'Idéalisme pour aboutir à la réalité. Il est alors fidèle à Hume et Jacobi qui déclaraient qu'il y a une conscience naturelle du monde qui ne doit pas être niée.

D'ailleurs, pour Jacobi, Leibniz et Spinoza sont de parfaits nihilistes, car ils ne peuvent poser des étants. La philosophie du commun serait un point de vue irrécusable, et qu'il ne faut pas nier.

Mais Hegel trouvera que finalement, la spéculation devient interdite, que l'on tombe dans un monde plat. De même, Hegel critiquera Fichte car ce système est un faux système, en ce sens qu'il ne comporte aucune circularité (même si à on humble niveau, je trouve c'est circulaire avec la mise en avant de la pratique, mais bon...).

*

Fichte ne se demande pas une seconde comment dans ce Moi-Sujet = Moi-Objet peuvent coexister l'identité et la différence. Or Hölderlin et Hegel vont se concentrer sur ce point, pour aller vers du Spinozisme en ce qui concerne Hölderlin, ce qui ne sera pas le cas de Hegel.

Dans Je suis Je, ce qui assure la coexistence de ces deux termes est justement le verbe "être". L'être est ce qui rassemble ces deux terme, l'être exclue la subjectivité. Il assure cette "scission rassemblante".

Cet être, absolument simple, ce fond, constitue alors une ontologie antérieure à la subjectivité. Ainsi, Hölderlin va penser en spinoziste à l'unité foncière qui assure la subjectivité, et permet la scission, tout en restant lié (sur une surface d'être).

Pour Schelling, l'autre, le Moi-Objet, l'altérité, le Toi de Lévinas, ne peuvent se penser que dans un mouvement d'immanence, ou le Moi et l'autre peuvent coexister.

Cette Unité Originaire est cette nostalgie, que l'on désigne en psychanalyse sous le terme "Narcissisme Primaire". La poésie reflète cette vague perception de l'unité qui précédait la scission de l'homme (Hölderlin)

Par contre, philosopher, c'est avoir conscience de la scission, et la dépasser. Là dessus, Hegel s'appuiera. Mais Hegel insérera aussi un troisième terme pour penser la scission, qui sera aussi une unité, mais qui ce sera pas un Dieu Immanent, ce sera un Tiers qui donnera une place à chacun (très lacanien ça).
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par Courtial le Ven 23 Jan 2009 - 22:20

Ceci n'est pas terrible, il y aurait quand même deux-trois trucs à reprendre d'un peu plus près, mais je crois que c'est un message ancien et qu'il n'y à plus de répondant.

Il y a par ailleurs des choses peut-être plus stimulantes chez Fichte. Par exemple un passage où il pose une question qui ne me semble pas commune, qu'on ne thématise pas, en général, et que je formulerai à peu près ainsi : un philosophe a-t-il besoin d'être convaincu par sa philosophie, a-t-il besoin d'y croire ? A partir de cela, Fichte se livre à une revue de détail de Kant, Leibniz, etc. en appréciant dans quelle mesure ils ont été sincères, convaincus, etc.
Voici le paragraphe qui concerne Spinoza, que je ne cite pas par hasard, on verra pourquoi :

Spinoza ne pouvait être convaincu ; il ne pouvait que penser sa philosophie, il ne pouvait y croire , car elle contredisait directement la conviction, qui était nécessairement sienne dans la vie et en vertu de laquelle il se tenait pour libre et indépendant. Il ne pouvait être convaincu de sa philosophie, que dans la mesure où elle enveloppait la vérité, que dans la mesure où elle comprenait une partie de la philosophie comme science. Il était parfaitement convaincu que le simple raisonnement objectif conduisait nécessairement à son système, et en cela, en effet, il avait raison. Toutefois l'idée ne lui vint pas de réfléchir dans la pensée sur sa propre réflexion ; en quoi il avait tort car, ce faisant, il mettait sa spéculation en contradiction avec sa vie".

Ceci se trouve dans la Seconde Introduction à la Doctrine de la Science (Présentation 1797) 10ème section.

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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Dim 29 Oct 2017 - 14:53

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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Sam 4 Nov 2017 - 19:12

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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par toniov le Sam 4 Nov 2017 - 19:59

Bravo la vidéo ! Moi qui suis '' philosophe '' amateur, ça m'a permis de comprendre certaines choses. Et j'aime beaucoup la façon dont c'est dit, avec de l'humour et du recul.

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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Dim 5 Nov 2017 - 0:45

merci Toniov

J'ai fort apprécié le ton et l' humour de ce jeune professeur.

Un lien vers des explications plus doctes et  plus difficiles ( dommage ) encre que lisibles .
http://revuephares.com/wp-content/uploads/2013/08/Phares-XIII-05-Joel-Begin.pdf

Je dis lisible car je reconnais que Fichte est un philosophe particulièrement difficile et à lire et à comprendre .... enfin c'est ce qu'on dit de lui ...
Je cherche à mette en lien des textes lisibles (et intelligents)
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Jeu 16 Nov 2017 - 16:07

Philonenko a écrit:Fichte n'a jamais voulu supprimer la chose en soi si ce n'est dans les lectures abérrantes de Schelling
et Jacobi, par exemple. Quand Condillac dans son traité des sensatiosn nous demande de faire inhaler l 'odeur de la rose à la statue, il n' explique nullement comment sa statue est capable d'une telle expérience il le présuppose et c'est ce que fait Hegel dans sa phénoménologie de l 'esprit .
Néanmoins comment suivant Hegel la statue peut- elle au début apprendre à lire?
Fichte en déterminant la conscience  à partir des configurations dialectiques ou notionnelles dépasse Hegel et met un sujet qui peut être affecté dans une perspective transcendantalement justifiée.
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Ven 17 Nov 2017 - 11:26

http://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1973_num_71_9_5721 Un lien intéressant, explicatif...  bien que de 1973( un peu daté sur le  présence réciproque dans le champ philosophique actuel)

Xavier Tilliette a écrit: La bibliographie
progresse en qualité comme elle augmente en quantité. Néanmoins
de larges secteurs de l'œuvre restent déserts; et Schelling n'est pas
véritablement réintégré à l'esprit du temps, comme une présence
vivante.
Fichte non plus, mais son audience persistante ne se mesure pas
à la popularité ou aux retombées d'une pensée dans la littérature
secondaire. Auteur ardu entre tous, son œuvre fougueuse et sévère
s'imprime dans l'intelligence des SelbstdenJcer. Il y a une tradition fichtéenne,
et l'on peut dire qu'elle est bien gardée actuellement.
(Xavier Tilliette spécialiste de Schelling.)
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Mar 2 Jan 2018 - 10:04

http://www.dogma.lu/txt/OL-FichteHusserl.htm
Les textes de Lahbib sont tous très intéressants mais je relève une ambiguïté ci dessous.

bon après tout je peux ne pas avoir compris le fond de la pensée de Fichte ...mais bref... puisque tous les spécialistes rament  (certains l'avouent d 'autres non) ... depuis deux siècles


Olivier Lahbib a écrit:C’est ce que contient l’idée même de Wissenschaftslehre. Le modèle de la WL est fondamentalement la réflexivité du savoir, où l’objet du savoir est inséparable de l’élaboration interne de l’acte de savoir. Le procédé génétique de la WL impose la réflexion dans l’intuition, c’est-à-dire que toute vision de l’objet contient la constitution réflexive de l’objet. Le phénomène comme objet de savoir, n’est jamais chez Fichte coupé de l’essence, c’est-à-dire de l’identité consciente, l’essence est constitutive du phénomène. Autrement dit, lorsque je sais quelque, je sais que je le sais : la conscience de soi du savoir est constitutive. Le contenu lui-même participe à la prise de possession reflexive du savoir, il est vivifié et ramené à l’identié.
Le modèle de la réflexion prévaut-il aussi chez Husserl ?
ce qui peut prêter à confusion ( à mon avis)  
je sais que je le sais  ce n'est pas je sais que je sais que je le sais . La deuxième formule objectivise le savoir ... et elle renvoie à une infinité de savoirs qui  posent le précédent comme un objet ...d'où une cascade infinie de scission(sujet /objet).
Savoir c'est d' abord savoir et  non pas savoir que l'on sait que l'on sait. C'est si l'on veut une conscience mais pas une conscience  de soi comme ayant conscience d avoir conscience ( à mon avis )... ce qui explique le transcendantal du MOI chez Fichte .
le MOI y est invisible (si l'on peut dire ) il est condition théoriquement supposée.
Pour "apparaitre" le Moi pose immédiatement le non moi. Ce en quoi le Moi n'apparait pas vraiment, c'est un Moi  en opposition (au non moi) qui apparaît .

Analogiquement la VUE est invisible. Je peux certes voir la vue (ou prendre conscience qu'il y a la vue) mais ce sera au prix transcendantal de la vue qui voit la vue.
Raymond  Ruyer que j' aime bien parle en terme de VUE (à la différence de Fichte qui parle de Moi) mais l'idée est la même .
Ruyer dit : L' embryon est VUE ( l'embryon sait qu il voit sans savoir qu'il voit qu' il voit).
Parce qu'il voit il est obligé de le savoir.
La VUE ou le savoir ou la sensibilité (disons la pensée ) ne sont pas des activités aveugles.(elles sont réflexives encore que le sens de l'adjectif soit ambigu)

Ce que dit aussi n Descartes:  "je vois bien que je vois"...commenté (à son profit) par Michel Henry

évidemment les textes de Raymond Ruyer sont très différents de ceux de Fichte



R Ruyer a écrit:«Il faut bien que l'ensemble abc existe absolument dans l'aire visuelle (de mon cerveau) comme une unité formelle qui n'a pas besoin d'un nouveau scanning, d'un nouveau balayage cérébral, pour se saisir elle-même.Cet exister-ensemble est donné à la sensation visuelle par le tissu vivant qui, lui, se définit ainsi primitivement. Il est donc absurde d'expliquer l'existence par la perception, la forme par l'image, alors que c'est la perception, et l'image consciente, qui ne sont explicables que par le mode d'existence, comme forme absolue et primaire, de l'organisme. L'image perceptive, comme les ‘caractères à être vus', suppose la forme vivante et les caractères organiques primaires. C'est tout l'organisme qui est capable de ‘percevoir', c'est-à-dire de rendre conscient de lui-même n'importe quel ensemble de stimuli extérieurs, parce que tout l'organisme est une surface ou un volume absolu, une forme existant par elle-même, qui n'a qu'à se prêter à cet ensemble pour le faire participer à son mode d'être une vraie forme»[xvi].
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par maraud le Mar 2 Jan 2018 - 11:46

Où commence l'erreur ? Voilà la question.

1° pouvons-nous être dans l'erreur radicale; celle de laquelle on ne se sort pas plus que de l'illusion ?
2° Y a-t-il un fond de vérité que l'on occulte derrière quelque chose comme un " sophisme sentimental" ?
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Mar 2 Jan 2018 - 13:46

1° pouvons-nous être dans l'erreur radicale; celle de laquelle on ne se sort pas plus que de l'illusion ?
Alors là ...Fichte n'est pas du genre de ceux qui pense être dans l'erreur...pas sur son intuition première.


2° Y a-t-il un fond de vérité que l'on occulte derrière quelque chose comme un " sophisme sentimental" ?
là tu cherches le suspect avant d'avoir établit le crime .
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Re: Fichte, trois principes introductifs

Message par hks le Mar 2 Jan 2018 - 14:20

Jean-Christophe Goddard éminent spécialiste
Jean-Christophe Goddard a écrit:Le point mérite d’être un peu développé. La découverte de Fichte serait, nous l’avons vu, celle de la réciprocité ou si l’on veut du cercle de la rencontre (qui est rencontre d’un non-moi hors du moi – ancrage récursif) et de la compréhension (qui est compréhension par le moi et en lui-même – réflexivité) : pas de rencontre sans compréhension, pas de compréhension sans rencontre.

21 J.G Fichte, Assise fondamentale de la Doctrine de la science, SW, I, p. 281 ; traduction par A. P (...)
17Or ce cercle, qui oblige le moi à « poser quelque chose d’absolu hors de soi » et à « reconnaître par ailleurs que ce quelque chose d’absolu n’existe que pour lui » – ce cercle, Fichte le présente comme « le cercle que l’esprit fini peut élargir jusqu’à l’infini, mais dont il ne peut s’affranchir »21. Il est précisément « ce qui fait de nous des êtres finis », le rapport sur lequel se fonde « le mécanisme entier de l’esprit humain », de telle sorte que « vouloir modifier ce rapport signifierait nier toute conscience et avec celle-ci toute existence ». L’attachement de Fichte à ce cercle, et en conséquence au projet de faire une philosophie de la finitude, est tel, notons-le, qu’il présente sa doctrine de la science comme se situant précisément « entre » les deux systèmes opposés (réaliste et idéaliste) qui se constituent séparément dès lors qu’on néglige ou que l’on s’affranchit du cercle en lequel s’enchaînent dans une alternance incessante l’affirmation (réaliste) de l’existence en soi du non-moi et sa négation (idéaliste).
http://books.openedition.org/europhilosophie/349?lang=fr

(pour moi en ce qui concerne Fichte tous les textes de commentaires aussi érudits et intelligents qu'ils soient... sont éventuellement révisables. Fichte c' est extrêmement compliqué ...à partir d'une idée simplissime .


Je travaille surtout la doctrine de la science de 1812 ( je dis ça pour d' éventuels lecteurs de passages ) et c'est pratiquement la dernière version
c'est la question de l' absolu qui y est posée, Fichte débat avec Spinoza

http://www.isabellethomasfogiel.com/2006/02/la-doctrine-de-la-science-de-1812-de.html
Isabelle Thomas- Fogiel confirme ce qu' écrit Godart sur le cercle


I TFogiel a écrit:A rester au ras de la lettre, il est loisible de faire de Fichte un spinoziste, un schellingien, un luthérien de stricte obédience, un spécialiste de christologie, un tenant de la mystique rhénane, un précurseur de la phénoménologie de la chair, un penseur de la gnose, un exalté du vouloir-vivre, un plotinien qui s’assume ou un soufi qui s’ignore... A tous ces contenus, il convient d’opposer une fois encore la mise en garde de Fichte dans la dernière WL qu’il acheva :

« Ceux qui croyaient faire beaucoup d’honneur à la WL et en louer les mérites en énonçant des propositions du type : « nous sommes en Dieu, notre vie est en lui, etc., » devraient d’abord chercher dans quel sens et sous quelle limitation on peut dire cela dans la WL. Kant aurait été de notre avis s’il avait réussi à éclaircir ce point. En revanche, personne d’autre que lui n’aurait été de cet avis »[62].

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