Le Marx de Michel Henry
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Re: Le Marx de Michel Henry
Courtial a écrit:J
....qui serait que la paysannerie n'est pas une classe parce qu'elle n'a pas de conscience de classe.
D'où on a tiré la conclusion que selon "le marxisme", ce qui fait une classe, c'est la conscience qu'elle a d'elle-même.
Un joli petit galop idéaliste - venant du côté qui prétend y être le plus opposé.
Je me revendique une certaine rigidité méthodologique dans ma façon d'aborder tout problème ( je n'ai pas les compétences pour faire autrement!). Donc je pars toujours de l' éthologie ou de l' anthropologie et de leurs invariants: Un groupe ne se forme que CONTRE quelque chose, contre une adversité...et le plus souvent l' adversité est un autre groupe. Tant qu' on reste sur une base territoriale, c'est assez simple. Qd on passe au amalgames de type non homogène, la classe peut être un attracteur, comme l' age ou la culture.
Braudel dit que les capétiens n' ont jamais pu lever un impot ni une conscription ...sans provoquer des troubles traumatisants.
kercoz- Digressi(f/ve)
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Re: Le Marx de Michel Henry
après la commune de Paris Marx est beaucoup plus affûté sur la paysannerie française. Il distingue les "ruraux" des paysans.
la guerre civile en France
la guerre civile en France
Marx a écrit:La Commune avait parfaitement raison en disant aux paysans : « Notre victoire est votre seule espérance ». De tous les mensonges enfantés à Versailles et repris par l'écho des glorieux journalistes d'Europe à un sou la ligne, un des plus monstrueux fut que les ruraux de l'Assemblée nationale représentaient la paysannerie française. Qu'on imagine un peu l'amour du paysan français pour les hommes auxquels après 1815 il avait dû payer l'indemnité d'un milliard [9]. A ses yeux, l'existence même d'un grand propriétaire foncier est déjà en soi un empiètement sur ses conquêtes de 1789. La bourgeoisie, en 1848, avait grevé son lopin de terre de la taxe additionnelle de 45 centimes par franc [10]; mais elle l'avait fait au nom de la révolution; tandis que maintenant elle avait fomenté une guerre civile contre la révolution pour faire retomber sur les épaules du paysan le plus clair des cinq milliards d'indemnité à payer aux Prussiens. La Commune, par contre, dans une de ses premières proclamations, déclarait que les véritables auteurs de la guerre auraient aussi à en payer les frais. La Commune aurait délivré le paysan de l'impôt du sang, elle lui aurait donné un gouvernement à bon marché, aurait transformé ses sangsues actuelles, le notaire, l'avocat, l'huissier, et autres vampires judiciaires, en agents communaux salariés, élus par lui et devant lui responsables. Elle l'aurait affranchi de la tyrannie du garde champêtre, du gendarme et du préfet; elle aurait mis l'instruction par le maître d'école à la place de l'abêtissement par le prêtre. Et le paysan français est, par-dessus tout, homme qui sait compter. Il aurait trouvé extrêmement raisonnable que le traitement du prêtre, au lieu d'être extorqué par le libre percepteur, ne dépendit que de la manifestation des instincts religieux des paroissiens. Tels étaient les grands bienfaits immédiats dont le gouvernement de la Commune - et celui-ci seulement - apportait la perspective à la paysannerie française. Il est donc tout à fait superflu de s'étendre ici sur les problèmes concrets plus compliqués, mais vitaux, que la Commune seule était capable et en même temps obligée de résoudre en faveur du paysan : la dette hypothécaire, qui posait comme un cauchemar sur son lopin de terre, le prolétariat rural qui grandissait chaque jour et son expropriation de cette parcelle qui s'opérait à une allure de plus en plus rapide du fait du développement même de l'agriculture moderne et de la concurrence du mode de culture capitaliste.
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hks- Admin
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Re: Le Marx de Michel Henry
Ce coup-ci, c'est moi qui ne comprends plus...Tu veux dire que, dans la paysannerie, les rapports sont purement spatiaux, qu'il s'agit d'une étendue partes extra partes - où l'unique relation est l'extériorité réciproque, sur le mode : là où s'arrête mon champ commence le tien ?
Je me demande si tu ne partages le petit péché de méconnaissance de l'agriculture que j'ai imputé à Marx. Si tu en savais un peu plus tu saurais qu'on ne dit pas LA mais LE tracteur
Je me demande si tu ne partages le petit péché de méconnaissance de l'agriculture que j'ai imputé à Marx. Si tu en savais un peu plus tu saurais qu'on ne dit pas LA mais LE tracteur

Courtial- Digressi(f/ve)
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Date d'inscription : 03/07/2008
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