Au bar.

Page 9 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 10 Mar 2018 - 2:11

Jans a écrit:Dans le genre images toxiques et fausses, on peut penser aussi à celle des "retombées" : Un très riche fait forcément retomber, par ce qu'il dépense et les gens qu'il emploie, une partie de la richesse sur les gens modestes" !! c'est quand même très bien trouvé, même si c'est absurde ! Il suffit de voir la situation des logements à Paris, par exemple :  l'afflux des très riches condamne les modestes à aller se loger... ailleurs. Vous avez vu, vous, un très riche payer davantage les employées de maison que les modestes ? moi jamais.

Un grand poncif ! Les Grecs, les Romains, les Sultans, les Lumières, etc., etc., ont débattu à ce sujet : il faut des producteurs de matières premières, des artisans, etc., que donc la pulsion de luxe fait littéralement vivre. Sauf que, " petit détail ", c'est un marché de niche !

Magni a écrit:Quand les pauvres n'ont plus rien a manger, ils mangent les riches.

Pouah ! Grands Dieux ! Le cannibale ne consomme pas ce qu'il méprise, c'est même expressément rédhibitoire, je le sais, doublement, si j'ose dire, non pas que j'ai mangé ou même eut l'envie manifeste de manger qui que ce soit, mais il se trouve que cette pulsion faisait partie de mon propre mobilier, patrimoine, etc., intimes. La série de films " Le silence des agneaux " se laissent voir, bien sûr, mais ça ne tient donc absolument pas debout. Mais quand même, la deuxième fois que j'ai vu celui où notre bon docteur fait rissoler un peu de la cervelle de Ray Liotta encore vivant ça m'avait terriblement remué, selon le bon vieux principe que plus on gratte, plus ça démange. C'est fou ( Désolé ! ) ce qu'on peut trouver dans la Mer du Couchant, les Régions infernales, les Poubelles, les Coulisses, les Égouts, etc., on a compris, et à chacun les Siens. Inventaire qui devrait être obligatoire pour avoir le droit d'intégrer la fonction publique, de faire des enfants, etc. Nannnn, je déconne, c'est encore un peu tôt !! Un peu de sérieux, je change de fil.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par maraud le Sam 10 Mar 2018 - 13:08

Néo a écrit:Vu dans le magazine " C'est dans l'air ", de la chaine France 5,



_________________
« Dans notre monde, il n'y aura plus de sentiments sauf la peur, la rage, le triomphe et l'auto-humiliation. Tout le reste, nous le détruirons - tout. » (George Orwell, 1984)
avatar
maraud
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 1506
Date d'inscription : 04/11/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 10 Mar 2018 - 13:32

maraud a écrit:
Néo a écrit:Vu dans le magazine " C'est dans l'air ", de la chaine France 5,



Oui, " c'est dans l'air ", pour l'instant on affûte l'effrayant métal. C'est bien connu, la veille du 14 juillet, un quart d'heure avant l'apocalypse, si ce n'est plus tout à fait " tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ", rien de bien inquiétant.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 17 Mar 2018 - 14:33

Dilemme ( Dont on se souviendra, si, si. ).

Intervenir sur un forum ou autres, dans l'absolu, sortir de son abri de grès, de son ermitage ( Saint Antoine, forcément, par ici en tous cas, à un moment ils se marchaient dessus, un peu étrange, pour des ermitages ! ), en un mot communiquer, quant on rejoue, retente, renégocie, etc. ad libitum et ad nauseam, pour la énième fois Sa nuit avec l'Ange, avec bien sûr pour impératif stratégique, catégorique, absolu, de ne déclencher ni explosion, ni incendie ( Physiquement, une explosion c'est un incendie très très très rapide, manifestement, trop. ), et autres avatars aussi prophétiques que calamiteux, etc. ( On ne métaphysique pas impunément. ), ne doit pas être ce qu'il y a de plus judicieux. Une simple boiterie ? Je prends de suite. Passkeu, là tout de suite, maintenant, entre 25 et 30 kms à vol d'oiseau, y'en a un qui a un peu de mal à reprendre ses esprits. Je déglutis, désolé.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 17 Mar 2018 - 17:13

Il y a quelques mots capitaux dans l'Odyssée, par exemples : endurer, passer et revenir. Planter sa bonne rame en terre, c'est à dire prendre congé de la Mer du Couchant, accomplir la prophétie de Tirésias. On en est toujours très exactement Là. Je prophétise ? Allons, allons, c'est mal me voir. Les prophètes étaient des empiristes. Avec ça on a tout dit, l'essentiel, le prioritaire. Et absolument tout le monde connaît la suite, les conséquences. Je ne doute pas un instant qu'il y en a beaucoup qui l'ont fait. C'eut été bien qu'ils prennent plus souvent la peine de le dire. Prendre congé du Monde dont Soi ( C'est plus que capital c'est une des conditions sine qua none. ), c'est bien, sérieux, mais revenir et le dire, c'est mieux.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par maraud le Sam 17 Mar 2018 - 19:06

Néo a écrit:Prendre congé du Monde dont Soi

Prendre congé du Monde, n'est-ce pas se recentrer sur soi ? Autrement dit revenir à soi pour se rapprocher du principe.

_________________
« Dans notre monde, il n'y aura plus de sentiments sauf la peur, la rage, le triomphe et l'auto-humiliation. Tout le reste, nous le détruirons - tout. » (George Orwell, 1984)
avatar
maraud
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 1506
Date d'inscription : 04/11/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 17 Mar 2018 - 20:48

Soi n'est pas, de prime abord, de moi, mais bien d'abord un Fruit, empirique, parmi quelques milliards d'autres, du Monde, aussi fécond que peu regardant sur sa production. Le " je ", le moi, ma conscience, ma raison, etc., n'y ont pris absolument aucune part : c'est des tard venus. Comme je suis d'abord un Fruit du Monde, combattre le Vieux Monde c'est également combattre contre Soi. J'ai dit : " Tu es Ta Forge ". Façon de dire que l'ouvrage doit être repris à la lumières des Lumières !, de la connaissance. On dit que les derniers mots de Goethe furent " Plus de lumière ". Je n'en sais rien, je ne fréquente pas, mais j'ai trouvé le mot fantastique.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Lun 19 Mar 2018 - 14:17

Mal a écrit:
Cogito21 a écrit:Je suis loin d'être égalitariste. Car je crois que l'égalité des chances est impossible et non-souhaitable ( oui, je sais c'est horrible de dire ça ). Mais j'ai un certain idéal démocratique ( en cours de conceptualisation mais qui s'affirme de plus en plus). Si tout le monde était égal au départ, cela veut dire que si tout le monde mettait le même effort, on arriverait au même résultat intellectuel. Il n'y aurait pas d'élite. Or, l'idéal méritocratique rend légitime l'existence d'une élite. Et l'élite n'est rien sans les " ignorants " par rapport auquel elle se différencie, et peut s'affirmer comme génie. L'égalitarisme le plus radical pourrait être totalitaire et rendrait le monde ennuyant. On finirait par arrêter de vouloir savoir. Celui-ci étant tellement accessible, il ne se présenterait plus comme un but de l'existence. J'ai peut-être l'impression de me contredire par rapport à ce que j'ai dit dans le précédent post, mais là arrive mon idéal démocratique. On ne peut affirmer au peuple qu'il n'est pas souhaitable que l'égalité soit faite. Celle-ci est même une valeur de la démocratie. Ce qui est très pessimiste, est qu'on en arrive à conclure que la démocratie pour exister se doit d'avoir une part d' hyprocrisie mais Lévi-Strauss écrivit qu'aucune société n'est parfaite et qu'elles ont toute une impureté incompatible avec les normes qu'elles proclament. Et c'est là que j'en arrive à parler de " génie relatif aux capacités de départ ". On part du postulat suivant, l'intellect n'a pas d'autre limites que le temps pour se développer, c'est-à-dire l'existence physique du sujet qui le pense, qui étend son savoir alors chacun peut se développer et il ne pourrait reprocher au système démocratique de ne pas assurer cette égalité des chances, car institutionnellement il le fait. Si chacun optimise son temps pour développer son savoir, il arriverait forcément plus loin, un exploit considéré comme génial par rapport d'où il était parti. Ne dit-on pas d'un élève qui a travaillé malgré ses difficultés pour passer de 6 à 11 qu'il est plus méritant qu'un élève stagnant à 12 mais essayant les capacités d'avoir 16 ? Il y a une part d'inné, mais le mérite, c'est l'acquis. Le problème de l'école résiderait dans le fait qu'elle n'inspire peut-être pas assez au savoir pour donner envie de l'accomplir au mieux par rapport à nous, d'acquérir davantage, de surpasser notre essence déterminée, comme je l'ai dit, je crois que le génie s'acquiert par la passion.
Intéresse-toi voir à Alexis de Tocqueville, Friedrich Nietzsche et José Ortega y Gasset. Mais aussi, loin de ces prestigieux : Alain Finkielkraut ! ... En tout cas, sache que je ne vois rien d'horrible dans ce que tu dis, surtout que c'est argumenté ".

Ce chantre du libéralisme politique, social, etc., mais pas économique hein, il le dit, c'est pas pareil, nous dit qu'il conçoit très naturellement la double-peine, l'eugénisme, le darwinisme, " sociaux " ( On m'accordera les guillemets. ), un énième système de castes, une énième aristocratie, ploutocratie, oligarchie, etc., entérinées par les textes fondamentaux ( Constitution, Loix, etc. ). Il faut être conséquent, tirer le fil jusqu'au bout, qui conduit à l'euthanasie des pauvres inutiles. Quand aux pauvres coûteux, il faudra inventer un supplice supplémentaire. Mais bon, ces gens s'imaginant eux-mêmes très mal en train d'officier au bord d'une fosse, courage, courage, tournons la tête ( Pas de cadavre dans leur salon, pas d'oiseau mazouté dans leur pelouse, tel est le Monde accompli chez ces gens là. ), on se contentra de faire crever les pauvres à petit feu et de transformer leur vie en chemin de croix, ou plutôt donc de l'augmenter, et cela le plus légalement du monde en termes de " chances " c'est à dire de droits. On se gausse, on a l'impression d'avoir inventé l'eau chaude et même le fil à couper le beurre, on onanise allègrement ( Je reconnais un léger pléonasme. ) en se matant le nombril devant un miroir, alors qu'on se torche s'en même s'en rendre compte avec la Charte universelle des droits de l'homme qui stipule qu'a priori, métaphysiquement, que tout être humain en vaut un autre.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Lun 2 Avr 2018 - 13:50

Les dernières années de ma vie professionnelle, je les ai faites à la S.N.C.F., et à la S.N.C.F., comme partout où je suis passé ma curiosité naturelle a eu libre cours : au moindre moment de répit, je lisais tout ce qui traînait, la littérature nécessaire à mon emploi, forcément, mais aussi toutes les publications internes, bref, j'ai été cheminot, je sais, un peu, de quoi je parle.
A contrario et en serrant de près.
Supposons pour les besoins du raisonnement que dés demain les odieux privilèges nobiliaires, façon Ancien Régime, des cheminots soient supprimés.
Un mot sur ces Privilèges :
- Statut : sans rentrer dans les détails, il n'y a rien de secret, on peut tout trouver en quelques clics sur internet, en matière de sécurité de l'emploi, le cheminot est un équivalent du fonctionnaire de base (et il n'y pas que des fonctionnaires de base, y'aurait-il chez les fonctionnaires, autres Privilégiés, des Privilégiés !? Oui !! Mais ce n'est pas les sujet).
- Avantages en nature : le cheminot ne paye pas le noyau, le gros, du billet de train (il payera les réservations et autres suppléments), ni son conjoint, ni ses enfants jusqu'à un certain âge (un peu plus de 20 ans s'ils sont toujours à charge) + 4 billets (à utiliser deux par deux) de train (hors supplément) par an pour les parents du cheminot.
Voilà, maintenant biffons gaiement. Et ?
J'affirme catégoriquement que les usagers ne verront jamais, jamais, jamais la moindre différence.
Parce que si la S.N.C.F. met en oeuvre la politique ferroviaire de la République française, ce n'est donc pas la S.N.C.F. qui décide de ce que sera cette politique.
Tous les gouvernements, qui ne sont que des gens de passage, ont abordé le problème du transport ferroviaire par les petites lorgnettes, au premier rang desquelles, bien sûr, les odieux cheminots avec leurs odieux Privilèges (quant on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage, c'est un grand classique), en désignant des Boucs-Émissaires au ressentiment, à la vindicte, populaires, un des B.A. Ba de la politique, de la démagogie et autre populisme.
Il faut prendre un peu la mesure du problème foncier, intrinsèque, du transport ferroviaire. Celui-ci est problématique en France, par exemple, depuis le 8 mai 1945, oui, oui. Et depuis, foncièrement, c'est très exactement la même cérémonie qui se produit avec tous les gouvernements sans exception. Tous les pays du monde qui décident de faire rouler des trains vont rencontrer les mêmes problèmes. Absolument tous, sauf l'Allemagne nazie, l'U.R.S.S, la Corée du Nord, etc., on a compris. Et donc depuis 1945, avec une régularité carrément cyclique, le gouvernement s'aperçoit que le paquebot France est en train de couler, grosse voie d'eau façon Titanic, à cause de la S.N.C.F. (l'autre jour en entendant le premier ministre j'ai cru qu'on était en guerre).
Que se passe t-il, comment ça se passe, depuis 1945, entre les gouvernements et la S.N.C.F., entre des gens qui peuvent valser à chaque élection législative, et des gens dont c'est le métier qui s'inscrivent dans la durée (des gueux, oui, beaucoup, mais aussi, beaucoup de gens sortis des plus célèbres écoles de ce pays, des cohortes d'ingénieurs qui dans ce domaine n'ont plus rien à prouver à qui que ce soit, etc.) ?
Convoqués en urgence absolue, vitale donc, on nous le dit, par un énième commis voyageur qui le plus souvent ne sait même pas qu'il existe une problématique du transport ferroviaire en soi, les Grands Cheminots, énarques et compagnie, s'assoient autour de la table. D'abord on laisse le commis sortir son couplet lyrico-tragique (toujours le même depuis le 8 mai 1945), il est remonté à bloc, il est motivé, il y croit, c'est un winner (le winner d'un point de vue de l'évolution est le stade après le gagnant), etc. Une fois qu'il reprend sa respiration, les comptables de la S.N.C.F. (et là non plus, pas d'amateurs ou encore d'affreux gauchistes, etc., loin, très très loin de là : en fait, très exactement l'inverse) :
- " Mais tout à fait Monseigneur, vous avez totalement raison Grand Luminaire cosmique omnipotent. Nous partageons intégralement, que dis-je, à 250 000 % vos constats, tenez, voilà la solution, nous nous sommes permis de préparer la liste de toutes les lignes qui non seulement ne gagent pas d'argent mais qui en font perdre chaque fois que minuit sonne. Fermez les dés demain, et dés demain on se fera un max de cash. Voilà qui permettra d'aborder sereinement la suite ".
Le commis voyageur prend l'épaisse brochure, jette un oeil :
- " Mais vous êtes fous !! On va avoir tous les maires, tous les départements, toutes les régions et tous les députés qui ont un cerveau, non-godillots sur le dos !! "
Petit silence qu'on peut traduire ainsi : " Tiens, il ne savait pas que la France s'étendait au delà du périphérique. Nous ne sommes pas fous, mais toi par contre, t'es un beau spécimen, t'es pas le premier du genre, et on verra ton clone dans cinq ans ".
Le commis voyageur vient de découvrir à peine, du bout du doigt, qu'il va s'empresser de retirer, qu'il existe en soi une problématique du transport ferroviaire universelle, et donc que la S.N.C.F. est, à ce titre un pur produit, une émanation directe, de la politique ferroviaire de la France. Et les odieux Privilèges, à moins que ça ne soit des acquis sociaux, des cheminots sont des épiphénomènes a posteriori qui n'ont absolument aucune part au problème central, premier, et autrement plus complexe du transport ferroviaire en soi. A contrario, pour bien illustrer mon propos : les pannes monstres ayant affectées les grandes gares parisiennes l'été dernier sont un fruit direct de la politique ferroviaire de la France. La S.N.C.F. n'y est pour rien : elle a fait, ou pas fait ici, ce que l'état lui a dit. Et ? Le Comité de salut public, non, pardon, le politique convoque les dirigeants de cette " entreprise " comme on convoque des délinquants. J'ai mis des guillemets à " entreprise " : comme il y a une problématique politique du transport ferroviaire en soi cette entreprise ne pourra jamais être une entreprise comme les autres, à moins de l'écarter totalement de cette problématique ce qui ne revient pas à faire disparaître la dite problématique : il y aura toujours une entité publique, de la même façon qu'il y a un état major des armées pour mettre en oeuvre la politique de défense, etc., pour incarner cette politique ferroviaire d'un état. Et la S.N.C.F. ne redoute absolument pas l'ouverture à la concurrence, les Grands Cheminots (en effet, à la S.N.C.F., il y a trois " collèges " : exécution, maîtrise et cadre, et, faut-il le dire, les trois pensent à leur avenir) l'anticipent depuis longtemps, et hors dette nationale du seul fait de la volonté nationale, cette entreprise gagne déjà beaucoup d'argent, le vrai problème n'est donc pas là.
On veut supprimer les avantages en nature ? D'accord, mais alors qu'on les supprime tous et partout (en commençant par exemple par les niches fiscales, des privilèges d'état, rien de moins : quand on veut faire une leçon de morale à autrui, la moindre des choses est de s'assurer qu'on a le cul propre, comme dit la sagesse populaire), et on s'apercevra que des millions de français ont en plus de leur salaire des avantages en nature, et ce le plus souvent, au sein d'entreprises privées (qu'on ne va donc pas sermonner, cela n'intéresse ni l'état ni le contribuable).
Tous les jours je vois des esprits sclérosés se mettre à la torture en se demandant si Macron & Co sont de droite ou de gauche. Je n'ai même pas envie de leur expliquer qu'il serait peut être temps de changer de logiciel. Macron & Co sont des comptables libéraux qui gèrent l'entreprise " France ", succursale de la ploutocratie mondiale, c'est aussi dramatiquement réduit et simple que ça.
Aux amateurs de karchers sarkozystes : les " Inconnus " dans leur film " Les trois frères ", disent : " Le problème, ce n'est pas les tâches, mais ceux qui les font ". Ça va finir par ce savoir, ensuite ça commencera à avoir des effets. Je serais un adepte de ces karchers, je supposerais un mécanique, naturel, et violent retour de manivelle, du balancier, propices à l'élargissement, ou plutôt la destruction, de leur petite, toute petite, hypocrite et obscène lorgnette.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par pame le Mer 4 Avr 2018 - 14:47

neopilina a écrit:Tous les jours je vois des esprits sclérosés se mettre à la torture en se demandant si Macron & Co sont de droite ou de gauche. Je n'ai même pas envie de leur expliquer qu'il serait peut être temps de changer de logiciel. Macron & Co sont des comptables libéraux qui gèrent l'entreprise " France ", succursale de la ploutocratie mondiale, c'est aussi dramatiquement réduit et simple que ça.

Il ne s’agit en effet ni du cheminot, ni de la SNCF, ni du gouvernement Macron, simple exécutant, mais des Grandes Orientation de Politique Economique (GOPE) du Conseil de l’Europe non démocratiquement élu.
www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne

_________________
Pour examiner la vérité il est besoin, une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut. (Descartes)
avatar
pame
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 256
Date d'inscription : 15/06/2017

Voir le profil de l'utilisateur http://sys.theme.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 7 Avr 2018 - 4:07

J'ai eu le temps de bien sonder cette " entreprise ". Le problème n'est pas l'ouverture à la concurrence.

Le problème c'est que, concomitamment, on supprime l'I.S.F. (il n'est pas question ici de celui-ci en soi, un arrêt très intéressant d'une cour constitutionnelle d'un land allemand se prononce sur certains aspects anticonstitutionnels que peut prendre celui-ci, bref, ce n'est pas mon propos), qu'en même temps on demande à des petits retraités de se comporter comme des patriotes, pour une fois, que des malades meurent sur des brancards aux urgences dans un hôpital martyrisé, par des comptables, qui martyrise les patients et son personnel (voir deux ouvrages récents cauchemardesques de deux grands professeurs), que les prisons sont au bord de l'émeute, que les pensionnaires des E.P.A.D. nagent dans leur merde toute la journée faute de personnel, que 9 millions de français vivent avec moins de 1 000 euros par mois, qu'il y a un peu plus de 3 millions de chômeurs indemnisés (sans parler des autres, de toute façon, tous des fainéants et des parasites à n'en pas douter), etc. ad libitum et ad nauseam.
Et ?
Il est de la plus grande urgence, vitale nous dit-on, pour ce pays de casser le statut des cheminots (petit fonctionnaire de base), de modifier le statut de cet E.P.I.C. et, cerise sur le gâteau, insultante, révoltante, de refiler au nouveau né une dette qui n'est pas de son fait, totalement nationale. Voilà de quoi il est question. Si Macron et sa clique, valets désormais parfaitement avérés des banques, des riches et du patronat, veulent le bolivarien, les gauchistes, c'est très exactement comme ça qu'il faut faire.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Dim 15 Avr 2018 - 1:16

J'ai regardé la dernière interview télévisée (12 avril 2018) de l'actuel président de la république, par un journaliste donc, c'est à dire un bénéficiaire d'une niche fiscale. Il y en a plus de 500 pour un manque à gagner de 80 milliards d'euros par an (puisqu'on parle des privilèges). Donc, si les bénéficiaires de ces niches fiscales faisaient un " effort patriotique " d'un an on rayerait, par exemple, d'un trait de plume la dette du système ferroviaire national. Non, on préfère payer des intérêts qui sont de véritables rentes pour les banques et autres portefeuilles d'actions, d'obligations, etc. Le plus basique des ménages s'empresserait de solder. Mais pas l'état français donc. Pour poursuivre un peu avec les cadeaux fiscaux : sans tout ceux-ci, par exemples ceux accordés depuis 1981, la France ne serait pas endettée, il n'y aurait pas de dette publique (qui se monte à 80% du P.I.B. annuel). C'est fou, non ? De même, quant il a fallu sauver le Crédit Lyonnais (" Même Arlette Laguiller ne déclassifierait pas ", a dit un député de droite de la commission parlementaire " Secret-Defense "), trouver 100 milliards de francs sous le sabot d'un cheval, on n'a pas bourré le mou aux français, comme avec le trou de la sécurité sociale par exemple, non, les 100 milliards on les a trouvé plus vite que tout de suite et le plus discrètement possible. Etc.

Mon moment préféré, c'est quand il est contraint de récuser explicitement une accusation qui fait florès : c'est le président des riches. Il y va. Il le dit, et c'est à ce moment précis qu'il se rend compte, un tout petit peu, qu'en fait c'est le cas : à l'instant où il nie une chose, il se rend compte qu'elle est vraie. Magnifique. Ensuite, il essaye d'argumenter, les riches n'ont pas besoin du président, ils se débrouillent très bien tout seul, etc. Tout de même, c'est bien connu, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Le cadre choisi était une école primaire, très bon choix : mine, mimiques et rictus d'un gamin en embuscade d'une connerie, c'est tout à fait ça. Je sais de quoi je parle ? Oui, sauf que je n'en suis plus là.

Mon autre moment préféré, c'est quand de façon répétée, renouvelée, appuyée, ils remercient l'effort patriotique (il a failli éclater de rire, rictus contraint) des retraités. Chiffre du président lui-même donc : l'augmentation de la C.S.G. c'est pour ceux qui touchent 1200 euros nets et plus, voir moins, pour quelqu'un en couple et/ou bénéficiant d'une autre source de revenus. Ces remerciements ne sont pas sincères, ils sont cyniques, et donc parfaitement obscènes. Déjà, il faut bien savoir que 1200 euros ce n'est pas la même chose partout en France. Il suffit de demander à ceux qui sont locataires en centre ville, etc. Dans certaines villes, bassins, avec 1500 euros par mois et seul, ton seul avenir c'est S.D.F.

Je cite : " On a besoin d'un chemin de fer fort ". Mais " chemin de fer ", une telle de généralité, ça ne veut rien dire, et il le sait beaucoup mieux que tous les français (abstraction faite des cheminots, forcément). C'est quoi " chemin de fer " ? Le réseau, la ou les entreprises, sociétés, qui font rouler des trains, la ou les entités donneuses d'ordre, etc. ? Supposons, il veut une S.N.C.F., une société exploitante parmi d'autres, désolidarisée de l'état, forte ? Et ce en lui attachant le boulet de la dette nationale qui n'est pas de son fait, et ce n'est pas faute d'avoir prévenu (quelques wagons de dirigeants peuvent en témoigner), ce à quoi le politique lui a toujours répondu en lui rappelant qu'elle était sa place, celle d'un exécutant. Je résume, et il faut bien lire : désolidarisée mais avec la dette. Dans le registre, c'est grandiose. C'est merveilleux de conséquence, de probité, si j'ose dire. Elle va être vachement viable comme ça : mais surtout elle payera la rente, parce qu'il faut bien se mettre dans le crâne que toute dette publique (en attendant la crise inédite et majeure, la crise des dettes nationales, on tripote la garantie bancaire de 100 000 euros, pourquoi donc, ça dérange quoi, qui ?), pour certains c'est du cash très très concret, du sonnant et trébuchant, une source de revenus considérable. Ça donne tout de suite envie de se surpasser pour la réussite d'une telle entreprise. On n'a jamais vu une quelconque entité physique et/ou morale génératrice d'une dette exiger d'autrui qu'il l'assume à sa place, sauf cette bonne bête qu'est l'état. Il ne faut jamais oublier que l'état peut être inique, révoltant, etc., et ce le plus candidement qui soit. C'est le risque paponesque très exactement, tout à fait : l'état, et, très vite si on ne fait pas attention, certains fonctionnaires, n'ont pas d'état d'âme parce qu'ils n'ont pas d'âme.

Il est de plus en plus manifeste pour toujours plus en plus de monde que la nuisance principale, elle se déploie à l'échelle de la planète, de la biosphère, de notre espèce et celle de toutes les autres, c'est le capitalisme, c'est à dire, rappelons-le, l'instrumentalisation de l'économie par la cupidité, le lucre, etc. Et ? On vote une loi sur les affaires qui renforce les positions des malfaisants, criminels, en cols blancs, très propres sur eux. Pas de cadavre, pas d'oiseau mazouté, dans le salon, ça sera bien assez pour conserver un sommeil de qualité. Tel est le Monde accompli chez ces gens là.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Jeu 19 Avr 2018 - 8:48

Bons Baisers de Mirecourt.
Le jeudi 19 avril 2018, à 9 heures.

La philosophie et la métaphysique étant ce qu'elles sont aujourd'hui, c'est à dire, principalement, en panne, dans les choux, c'est la science (les sciences, la technique, etc., domaine du sens), les sciences humaines (domaine du Sens) qui se livrent ainsi, par défaut des premières, à un forçage philosophique, métaphysique, empirique, des Sujets. Il est forcément désagréable, c'est un forçage : philosophiquement, métaphysiquement, ils ne sont pas prêts pour, disposés à, celui-ci. On navigue à vue, on progresse, on s'agrandit, malgré Soi, c'est pénible à souhait. Descartes et quelques autres, c'est cela le Grand Siècle (et non pas, par exemple, un souverain qui a, le plus sciemment, lucidement, consciemment, qui soit, sacrifié ses peuples et d'autres à sa mégalomanie), ont ouvert des boulevards aux sciences, les meilleurs, c'est les leurs, mais c'est souvent les mêmes qui ont attaché la philosophie à un arbre. Les sapeurs des Lumières sans s'en apercevoir, sans s'en douter le moins du monde, sont tombés sur une mine, un furoncle à point, de telle sorte qu'ils s'en sont pris plein la figure, que le Monde entier s'en ait pris plein la figure. Le romantisme est la monstrueuse revanche, à l'aune de la négation qui l'a généré, des sentiments, qu'ils soient bons et mauvais. Pour s'en tenir à un exemple, il faut tout de même se rappeler un instant comment la Nouvelle Héloïse fit chialer toute l'Europe, qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait (Rousseau a reçu des milliers de lettres absolument fabuleuses à ce titre), ce qui donc, justement, n'était pas dans ses habitudes et on sait comment cette déflagration fera tomber l'Ancien Régime, comment elle mûrira au XIX° siècle et culminera au XX° en générant ce qu'on sait.
Un deuxième événement philosophique, métaphysique, historique, de ce genre est en préparation, et c'est le capitalisme qui le prépare. Ça sera la revanche tout aussi comptable, " proportionnée ", dynamique, de la misère, de la pauvreté, des injustices, des frustrations, des ressentiments, etc., etc., etc., ad nauseam et ad libitum, dus aux crimes économiques, sociaux et écologiques du capitalisme, du lucre, c'est à dire de l'instrumentalisation de l'économie par ceux-ci. La Terreur de la Révolution française, le communisme appliqué ici ou là, la révolution culturelle en Chine, les khmers rouges au Cambodge, etc., ne peuvent même pas être considérés comme des galops d'essais très très localisés, c'est encore des jacqueries, ici la Révolution n'a pas encore eut lieu, c'est celle-là qui vient, et c'est uniquement le capitalisme qui la prépare. Quand ce balancier entamera son mouvement de retour, rien, absolument rien, ne pourra l'arrêter, il dévastera tout ce qui se trouvera sur son chemin, aveuglément, mécaniquement, comptablement dit, façon blindé dans un champ de tomates. A t-on prit conscience que plusieurs milliards d'êtres humains réduits de fait en esclavage, à l'état de bêtes de somme, c'est absolument inédit ? Pour 7 milliards puis 9 puis 11 d'exploités, combien de spoliateurs ? Ils seront écrasés comme des parasites, ce qu'ils sont, soufflés, annihilés, vaporisés. Les dossiers d'accusation des comités de lutte contre les crimes économiques, sociaux et écologiques, ne seront constitués que d'un seul type de pièces : des relevés bancaires, des inventaires, des dossiers fiscaux, etc. Les punitions seront tarifées (stricto sensu !), et à partir d'une certaine somme, d'un certain patrimoine, la peine de mort sera systématique. Les enfants et les apparentés des condamnés seront épargnés (sauf s'ils sont eux-mêmes coupables, la famille Besnier par exemple possède la multinationale Lactalis qui fournit la corde pour se pendre aux paysans qui travaillent pour elle, que ces gens finissent pieds et poings liés noyés dans du lait ne m'étonnerait pas une fraction de seconde) mais ils seront bien évidemment très justement, au nom de cette justice économique, sociale et écologique, spoliés de ce que leurs parents coupables et condamnés à ce titre avaient spoliés au Monde et à la Terre. L'humanité est un corps qui sait compter, et ce bien mieux que les meilleurs comptables du monde.
En France, la droite classique, et son cynisme décomplexé, de droit divin, voire hilare en comité restreint, est reléguée dans les égouts de l'histoire. Elle s'est elle-même, via sa goinfrerie naturelle, marginalisée et auto-liquidée avec la plus grande conséquence. L'exploiteur nouveau est arrivé, en place. Macron and Co, gaiement, crachent, vomissent, urinent et défèquent sur la base de la pyramide, la cheville ouvrière du Monde tout de même : on vient de donner 5 milliards aux plus riches, il y a plus de 500 niches fiscales (certaines ne posent aucun problème, mais ils se trouvent que celles-là sont largement minoritaires), soit 80 milliards, plus 80 milliards de fraude fiscale (1) et encore 80 milliards pour l'optimisation fiscale (2), et en même temps on augmente les ponctions à partir de 1 200 euros net pour les retraités (pour le calcul de plafonds qui ratissent large, le talent des hauts fonctionnaires des Finances n'est plus à démontrer), on veut voler une deuxième journée de travail aux travailleurs pour trouver 1,5 milliards, etc. L'iniquité, le crime économique et social, c'est aussi simple que cela. Quant on génère une bête fauve, il ne faut pas s'étonner qu'un jour elle saute à la figure (3). On n'a jamais vu le tribunal de l'histoire, de la postérité, de la connaissance, se tromper. Jamais. En l'état, " l'économie " est un drainage pyramidal forcené, criminel, inique, de la richesse organisé par le capitalisme. Le Monde d'aujourd'hui est le camp de travail du capitalisme, et l'individu essoré est prié de fermer les yeux le plus vite possible. Ça se payera rubis sur ongle, dans la " mesure ", mécaniquement, comptablement. Dans un de ses discours révolutionnaires Sade dit que la France sera le flambeau de l'univers, j'aime beaucoup. Il parle de la Révolution, Donatien est profondément conscient que les Lumières sont une lame de fond européenne, occidentale. Il est dorénavant parfaitement clair que le macronisme ne se situe pas de ce coté et qu'il n'a pas l'intention d'en être.

(1) Lutte contre la fraude fiscale : ultimatum de 6 mois aux fraudeurs pour se manifester. Passé ce délai, vote de nouvelles lois : peines de prison ferme, dans les mêmes conditions que tout délinquant lambda bien évidemment, indexées sur les montants fraudés plus confiscation du patrimoine, sauf portion congrue (une résidence principale, la moins chère, etc.), etc., on a compris l'esprit.

(2) Autre arsenal législatif : empêcher les fonds qui vont être optimisés de quitter le territoire, interdire les montages favorisant cette optimisation, interdiction de territoire pour les entreprises optimisant, etc. Il y a des spécialistes qui n'attendent qu'une volonté politique digne de ce nom pour exprimer tous leurs talents.

(3) Sinon, je tiens absolument à confirmer que pour faire un pot au feu, il faut des carottes, des patates, des poireaux, certains morceaux du boeuf, etc.

EDIT : j'avais écrit " 20 " au lieu de " 19 " avril.


Dernière édition par neopilina le Mar 24 Avr 2018 - 14:26, édité 1 fois

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Ven 20 Avr 2018 - 17:45

Avec ces " Bons baisers de Mirecourt ", j'ai voulu matérialisé de façon prophylactique, c'est l'intention, sans préjuger du résultat, la " Pamela ", la " Nouvelle Héloïse ", le " Werther ", etc., etc., on a compris, suivants. Et donc, surtout, conscients d'eux-mêmes. Je rappelle (parce que je n'ai jamais cessé de le dire depuis que je m'exprime publiquement) que j'ai une sainte horreur des boucheries, des catastrophes, de la violence physique. Pour le reste, l'occasion fait le larron : j'ai épinglé un commis voyageur, un V.R.P., désormais parfaitement avéré, estampillé, labellisé, dévoilé, de ce qui a ravagé, ravage et ravagera encore longtemps l'humanité et la planète : ici, le Lucre, un des trois diables ataviques avec le Sceptre (aujourd'hui, nationalisme, etc.) et l'Encensoir (aujourd'hui, intégrismes religieux, moraline, etc.).
Les derniers mots du président aux journalistes à Mirecourt (scène filmée) : " Je pense convaincre et je pense faire surtout ".

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Sam 2 Juin 2018 - 15:02

Aux modérateurs,

Je renouvelle ma demande du décadenassage du fil " De la moraline ". Je fais le serment d'y faire preuve d'une sérénité carrément rare chez moi. En fait il est question d'une sérénité rarissime dans ce domaine, tellement rare qu'elle pourrait bien être novatrice, fructueuse (décisive ?).

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par hks le Sam 2 Juin 2018 - 23:47

neopilina a écrit:Je fais le serment d'y faire preuve d'une sérénité carrément rare chez moi.
Si tu re -lis les deux dernières pages ce ne fut ni toi ni la moraline le problème....(je préfère oublier)
tu ouvres un nouveau fil si tu veux.
avatar
hks
Admin
Admin

Nombre de messages : 6348
Date d'inscription : 04/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par axolotl le Dim 3 Juin 2018 - 7:15

neopilina a écrit:Quelqu'un a t-il en tête le nom du procédé rhétorique qui consiste à évoquer, qualifier, etc., une chose, avant de la nommer ? Je l'ai bien dans ma bibliothèque, mais où !? Il était très en vogue dans les mythologies, la littérature religieuse, etc. Merci !
Il y a 2 sciences méconnues, enfin la deuxième plutôt moins que la première.
Savez-vous ce qu'est la memetique ? Il y a des méméticiens et -ticiennes et ce ne sont pas ceux ou celles qui étudieraient les mémés nàn: c'est beaucoup plus sérieux et cela a à voir avec le meme, sorte d'unité structurelle inventé par Richard Dawkins, celui-là même qui a écrit le gène égoïste.
La deuxième est la zététique mais certains ici connaissent probablement.

Lorsqu'un zététicien et un méméticien se rencontrent de quoi parlent-ils à votre avis ?
avatar
axolotl
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 187
Date d'inscription : 11/04/2018

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par Vanleers le Dim 3 Juin 2018 - 10:30

neopilina a écrit:Quelqu'un a t-il en tête le nom du procédé rhétorique qui consiste à évoquer, qualifier, etc., une chose, avant de la nommer ? Je l'ai bien dans ma bibliothèque, mais où !? Il était très en vogue dans les mythologies, la littérature religieuse, etc. Merci !

Ne serait-ce pas la pronomination ?

Vanleers
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 1044
Date d'inscription : 15/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Dim 3 Juin 2018 - 13:39

à Vanleers et axolotl,

Rhooo, je ne sais même plus où se trouve cet échange. Sauf erreur de ma part, on avait évoqué la pronomination. Et le terme, le procédé que je recherche, va au delà. Pourquoi une telle question ? Je me suis aperçu que celui-ci via mes lectures m'avait profondément marqué, puisque que je le pratiquais sans en avoir conscience. Il est profondément ancré chez moi, sans doute à cause d'une lecture massive des littératures antiques, quasi exclusive dans un premier temps chez moi. Sinon, je ne pratique pas la rhétorique, et je n'ai pas non plus de plume, c'est évident, je m'efforce de pratiquer un bon français, j'aime la langue française, même si à l'égard du langage, des mots, je pratique ce qui me semble être une saine méfiance. Il ne faudrait pas que l'outil se prenne pour le principal.
Quand aux mèmes [sic donc] et le " Gène égoïste ", titre que l'auteur lui-même a finit par regretter, j'ai déjà dit tout le mal que j'en pensais !!
Je suis sûr que dans " Lorsque les dieux faisaient l'homme " de Bottéro et Kramer (mythologie mésopotaminne) il y a un développement sur ce procédé, mais c'est un pavé de 750 pages, même si on peut supposer que ça se trouve forcément au début pour édifier le lecteur avant d'entamer la lecture des pièces.


Dernière édition par neopilina le Dim 3 Juin 2018 - 14:00, édité 2 fois

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par Bergame le Dim 3 Juin 2018 - 13:57

Oui, en ayant montré au passage ton incompréhension du rapport métaphorique entre gène et même.

Sur De la Moraline, j'avais résumé le problème, du côté de l'administration :
Bergame a écrit:
neopilina a écrit:Et cette " Chose ", Malédiction, Destin, etc., est l'un de mes chantiers récurrents, périodiques ( J'en ai quelques un comme ça depuis au moins 15 ans. ). Périodiquement donc, je m'attelle à l'un d'eux, à fond, uniquement des relectures, des lectures, idoines, orgies de données, etc., que ça, est absolument rien d'autre, pour que ça finisse par sortir, venir, et quand je n'en peux plus, quand je suis rincé, lessivé, etc., je passe à un autre, et ainsi de suite. Je veux accrocher la peau de cette " Chose " à mon mur, entre elle et moi, c'est d'abord personnel.
Ici commence à se faire jour un peu de réflexivité, en effet, et émerge le problème que tu poses à l'administrateur que je suis -aussi. Tu as apparemment pris l'habitude de privatiser des topics, néo, dans lesquels tu poursuis des réflexions qui sont, en effet, très personnelles, et où tu cherches d'abord à t'expliquer avec toi-même. Une recherche qui t'honore, mais cet espace de discussion est-il bien le lieu approprié ? C'est un problème formel qu'il va falloir régler.
Ce forum n'est pas un déversoir de tes obsessions, mais un espace de discussion. As-tu une problématique ?

_________________
...que vont charmant masques et bergamasques...
avatar
Bergame
Persona
Persona

Nombre de messages : 3165
Date d'inscription : 03/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Dim 3 Juin 2018 - 14:12

Bergame a écrit:Oui, en ayant montré au passage ton incompréhension du rapport métaphorique entre gène et même.

Et pour cause : ce " rapport métaphorique ", je ne l'envisage même pas. D'une part, j'ai dit ce que je pensais du concept de " mème ". Et d'autre part, ailleurs, en d'autres temps, etc., j'ai dit ce que je pensais d'une foule d'excès scientistes dont le " Gène égoïste " a été une caricature. A titre personnel, il ne m'est jamais venu à l'esprit d'en discuter en même temps même pour un " rapport métaphorique " !

Sinon, tu viens toi-même de dire à hks qu'une philosophie est toujours d'abord personnelle (ce que Sartre développe très bien dans sa " Critique "), on part tous, forcément, de là (toi aussi donc, par exemple quand tu parle de " Couple naturel ", etc.). C'est vraiment, vraiment, notre lot à tous. Alors on constate, quant à ce qu'est Soi a priori, forcément, ensuite on approfondit (ce faisant si par hasard on a été tenté par le relativisme on le laisse rapidement derrière soi). Donc (1) ? Je m'inscris dans une perspective de destruction du Sujet, déchet industriel et empirique dont je n'ai rien décidé, d'abord moi, donc d'auto-destruction, de recyclage, via la connaissance et donc bien sûr notoirement la philosophie (voir signatures ci-dessous).

(1) Même aujourd'hui nous sommes incapables de supputer l'ampleur destructrice d'un cogito libéré du poêle où Descartes l'avait en toute inadvertance enfermé.

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Dim 3 Juin 2018 - 14:51

Bergame a écrit:As-tu une problématique ?

L'objectif circonscrit de mon " De la moraline ", c'est la destruction de fond en comble des constructions empiriques suivantes : Genre (Homme, Femme, etc. ), du Couple (ce qui coupe l'herbe sous le pied à une alternative, option, possibilité, bien connue, celle de l'Amour, ici le sentiment amoureux bien sûr), de la Sexualité, tels que nous les connaissons, tous plus empiriques les uns que les autres. Est-ce assez clair ?

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Dim 3 Juin 2018 - 14:52

J'ai déjà dit qu'à un moment (à l'endroit de certaines choses) la philosophie ne pouvait plus avancer sans la psychanalyse, et vice versa. Entre mes deux oreilles, il n'y a pas, de cloisonnés, bien sûr, d'une part l'a priori de la philosophie, et d'autre part l'inconscient de la psychanalyse. Tout cela est éminemment synthétique et il se trouve que c'est une donnée essentielle du problème. Je me propose de le montrer. Nous sommes tous d'abord les valets, serviteurs, défenseurs, et les martyrs masochistes de Notre Destin, c'est à dire Soi a priori. J'ai décidé d'inverser les rôles, ce qui requiert catégoriquement la conquête de Soi, du Moi, par le moi, la connaissance. Quant à la formule " psychologie des profondeurs " elle va rentrer dans l'histoire du ridicule : mon a priori, mon inconscient, Soi, se trouve toujours et d'abord entre moi (ici conscience de Soi, conscience) et quoi ce soit (voir ma topologie de cercles inscrits). Proposition qui constitue une des innombrables formulations possibles du cogito, tout à fait.
Dans " Les 120 Journées de Sodome ", Donatien Sade enlève le vernis (1), les faux-semblants, les habits, et la peau. Je me propose de poursuivre.

(1) Fouché (que je déteste, mais génie de la police, il faut l'admettre) à Talleyrand : " Ôtez les dorures, toujours dessous la pourriture ".

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par hks le Dim 3 Juin 2018 - 23:07

neopilina a écrit:L'objectif circonscrit de mon " De la moraline ", c'est la destruction de fond en comble des constructions empiriques suivantes : Genre (Homme, Femme, etc. ), du Couple (ce qui coupe l'herbe sous le pied à une alternative, option, possibilité, bien connue, celle de l'Amour, ici le sentiment amoureux bien sûr), de la Sexualité, tels que nous les connaissons, tous plus empiriques les uns que les autres. Est-ce assez clair ?

et tu trouves ça CIRCONCRIT.
C' est un cercle beaucoup trop ample. On peut souhaiter une problématique un peu plus resserrée.
avatar
hks
Admin
Admin

Nombre de messages : 6348
Date d'inscription : 04/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par neopilina le Lun 4 Juin 2018 - 4:21

hks a écrit:Et tu trouves ça CIRCONSCRIT. C'est un cercle beaucoup trop ample. On peut souhaiter une problématique un peu plus resserrée.

Très bien circonscrit ! Exemple. Dans l'Odyssée, l'un des quatre montants du lit conjugal, qui se trouve à l'étage du petit palais de notre petit roitelet, mais le plus rusé des hommes, est un olivier vivant (arbre d'Athéna, c'est grâce à lui qu'elle emporte le culte des Athéniens, que la ville porte son nom, au détriment de son oncle, du Maître de la Terre). Il traverse le plafond via un trou adapté. Et la présence " saugrenue " de cet arbre n'a évidemment rien d'un accident. Et dans ce lit conjugal, sauf erreur de ma part, on y trouve ce qu'on nomme communément un Homme, une Femme, un Couple, de l'Amour, il le semble, et du Sexe, non !? Il me semble à moi que tout cela se tient au dernier degré : toucher significativement à un des éléments va fortement impacter les autres.
Lors des grandes chasses, un pisteur expérimenté, de très bon matin, discrètement, sans en avoir l'air, il se sait observer, va voir où est remisé le gibier, tenter de voir en gros ce qu'il y a, se faire quelques petites idées, tout renseignement qui vont peser lourd dans l'organisation d'une battue, par exemple. Une battue : un périmètre circonscrit donc. Cette métaphore de la battue, circonscrire un périmètre, se trouve explicitement dans les Dialogues de Platon. On délimite un périmètre et ensuite " on pousse le gibier [décrit grossièrement, forcément : on se propose de chercher quelque chose, au début du Dialogue] dans un coin pour s'en saisir ".

J'ouvrirais le nouveau fil dans quelques jours (ce qui a un coté ridicule : ça sera la suite de l'autre).

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4546
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par hks le Lun 4 Juin 2018 - 11:28

C est trop globalisant
Je distingue: le Genre, le Couple, l'Amour, la Sexualité...il y a certes un air de famille entre ces concepts
Un dénominateur commun : éros ?...ce n' est même pas certain
avatar
hks
Admin
Admin

Nombre de messages : 6348
Date d'inscription : 04/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au bar.

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 9 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum