Sur la réception de l'oeuvre de Max Weber

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Sur la réception de l'oeuvre de Max Weber

Message par Bergame le Dim 23 Sep 2007 - 17:09

Essai de tentative d'une petite histoire très abrégée de la réception de l'oeuvre de Max Weber


Je ne sais plus qui (Guy Rocher, peut-être) écrivait que personne n'avait jamais osé se lancer dans une histoire de la réception de Max Weber, car ce serait, d'une part, un travail monumental auquel une vie ne suffirait pas, et d'autre part, l'objet d'une polémique sans fin. Et pourtant, ajoutait-il, ce serait sans doute un travail bien nécessaire.
Pourquoi ?
Parce que la sociologie est une discipline assez singulière, qui, d'un côté, se veut une science sociale (ce en quoi elle se différencie de la philosophie et de l'histoire, par exemple) mais de l'autre, est constamment habitée, à la fois par un questionnement sur sa légitimité en tant que discipline, et par une sorte de conservatisme théorétique, qui la conduisent à se retourner régulièrement vers ceux qu'elle a désigné comme ses Grands Anciens. Quelle autre discipline accorde toujours une telle importance à ses fondateurs, penseurs certes d'une grande dimension (Weber, Durkheim, Pareto, Marx, Simmel, etc.) mais dont les écrits sont désormais centenaires ?

En fait, ce questionnement intéresse surtout l'oeuvre de Max Weber. En effet, l'époque tend à accorder beaucoup moins d'importance à Marx ; la mémoire de Pareto est entachée de ses affinités (réelles, supposées, peu importe) avec le fascisme ; on a pu se demander récemment si Durkheim était toujours notre contemporain (avec plus ou moins d'à propos, mais peu importe également). Bref, le Père de la sociologie aujourd'hui, la grande figure dont les enfants se déchirent l'héritage, c'est Weber.

Le problème concernant Max Weber est donc celui-ci : Devenue la grande figure légitimatrice de la sociologie, il est l'enjeu de disputes sans fin concernant l'interprétation de sa pensée. Pour prendre un seul exemple un peu connu, des auteurs aussi différents que le sont/furent Bourdieu et Boudon, positionnés aux antipodes méthodologiques, idéologiques, institutionnels, politiques, etc. ont pourtant pu se revendiquer, l'un comme l'autre, d'une filiation weberienne. En fait, c'est très simple : Il y a autant de sociologies que de courants et d'écoles, mais toutes se réclament de Weber !
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que l'oeuvre de Weber est ainsi interprétée de façon fort diverse par les uns et les autres. Voici donc pourquoi, bien que l'entreprise soit démesurée, il pourrait tout de même être quelque peu utile de se lancer dans une brève histoire de la réception de l'oeuvre de Max Weber.
C'est donc d'un clavier très léger que j'aborde cette tentative, qui ne peut viser à rien d'autre qu'à essayer de faire apparaitre quelques grandes lignes.


Weimar

La première phase de cette histoire commence quelques années seulement après la mort de Max Weber (emporté par la grippe espagnole en 1920). Sa femme, Marianne Weber, écrit une biographie, élogieuse et édulcorée, de son mari. Avec Johannes Winckelmann, premier grand commentateur de Weber, elle rassemble les notes éparses de Weber pour publier ce qui deviendra sa grande oeuvre (posthume donc) : Economie et Société.
Cette première période fait de Weber l'une des principales influences intellectuelles de la République de Weimar. Ce qu'il fut sans doute en effet, mais Winckelmann retient surtout du sociologue la dernière phase de son engagement politique, qui tendait à se déporter, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, vers la social-démocratie. Hans Kelsen a beaucoup fait également -du moins au début de sa carrière- pour la diffusion d'une interprétation "démocratique" de la théorie weberienne. La seule voix discordante sera celle de Carl Schmitt qui, déjà dans l'ouvrage collectif publié à l'occasion du premier anniversaire de la mort de Weber, fait du sociologue de Heidelberg un théoricien du décisionnisme.

Ainsi émerge déjà, dans cette première période de l'Entre-Deux-Guerres, l'ambiguïté qui caractérisera l'interprétation de l'oeuvre de Weber. Mais la Seconde Guerre Mondiale va être tout-à-fait déterminante dans cette histoire, et ce, pour plusieurs raisons, assez contingentes.


Etats-Unis, avant-guerre

D'abord parce que dans les années 20 débarque à Heidelberg un jeune étudiant américain, passé de la biologie à la sociologie, Talcott Parsons. Il fréquente le salon de Marianne Weber, étudie sous la direction de Karl Jaspers (psychanalyste et philosophe, ami et collègue de Max Weber), et découvre la richesse de l'oeuvre du sociologue allemand. Une dizaine d'années plus tard, Parsons est professeur à Harvard.

A peu près à la même époque commence l'exode des intellectuels juifs, fuyant l'Allemagne et l'Europe Centrale. Certains se réfugient en Angleterre, mais la grande majorité embarque pour l'Amérique. Ils s'installent dans un pays dans lequel la pensée germanique, et en particulier les traditions idéaliste et criticiste, n'ont jamais connu une très large diffusion. De même, la sociologie, comme la psychologie, y sont assez peu développées -cf parallèlement, l'essor considérable que la psychologie sociale va connaître aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre Mondiale. Tous ces intellectuels participent donc de la diffusion, dans les milieux universitaires, de débats jusque là très méconnus, telle qu'une tradition de réflexions sur l'épistémologie des sciences sociales, dans un pays où l'empirisme est monarque absolu. Or, dans cette tradition, Weber occupe une position importante.

Mais c'est un autre élément qui va faire le plus pour la diffusion de Weber aux Etats-Unis. Le sociologue allemand est en effet l'auteur d'une étude qui a pour nom : L'Ethique Protestante et l'Esprit du Capitalisme. Avec cet ouvrage, nous parvenons à la pierre de touche de notre histoire.

Qu'est-ce que Weber a bien pu vouloir dire dans L'Ethique Protestante, quel est exactement le sens de sa démonstration, voila une question qui risque désormais de rester sans réelle réponse. "Désormais", car, justement, un demi-siècle d'histoire de la réception de Weber a passé, un demi-siècle d'ouvrages entiers, de bibliothèques entières, consacrées à l'exégèse de L'Ethique Protestante, un demi-siècle durant lequel des strates d'interprétations et de débats infinis se sont accumulées, qui ont fini par recouvrir le texte d'un limon impénétrable. Il ne sera donc pas question ici de discuter du bien-fondé de telle ou telle interprétation.
En revanche, ce qu'il importe, je crois, de comprendre, c'est quelle fut la prime réception de cet ouvrage dans les milieux universitaires et intellectuels aux Etats-Unis. Et là, les choses sont à peu près claires.

Lorsque T.Parsons rentre aux Etats-Unis, une première traduction d'Economie et Société est déjà parue. Parsons la juge médiocre, et en propose une nouvelle à un éditeur. C'est effectivement cette traduction qui fera autorité pendant une vingtaine d'années. Dans l'intervalle, Parsons rédige son premier grand ouvrage, The Structure of Social Action (publié en 1937).
L'un des points fondamentaux que Parsons a retenu de Weber -comme de Durkheim et Freud d'ailleurs, cf. la "théorie de la convergence"- c'est le rôle des valeurs morales (c'est-à-dire, selon Parsons, religieuses) en tant que, à la fois, fondement de la culture d'une société, et co-déterminant de l'action individuelle et sociale (avec le désir [préférence] ou l'intéret).
Selon Parsons, c'est dans L'Ethique Protestante que Weber a le mieux formalisé cette conception. Très synthétiquement, Parsons comprend la démonstration de Weber ainsi : Une doctrine religieuse spécifique prescrit un système de valeurs particulier, qui élabore et circonscrit un environnement normatif singulier, qui oriente nécessairement l'action des individus au sein de la société concernée. En clair, c'est la doctrine protestante qui rend possible l'émergence du capitalisme dans la société où cette religion fonde le système de valeurs fondamentales.

Ce schéma explicatif va avoir un retentissement extraordinaire aux Etats-Unis. Dans le pays du capitalisme-roi des années 20, la patrie d'Al Capone et de Rockefeller, dans la période de doutes profonds qui suit le krach de 1929, on apprend qu'un auteur reconnu de la Vieille Europe cultivée qui, d'ailleurs, avait entrepris de son vivant un voyage sur le sol américain, a écrit un ouvrage expliquant que le capitalisme, loin d'être une exploitation de l'homme par l'homme comme le proclament les syndicalistes et les marxistes, est une institution d'origine culturelle, quasi-spirituelle, presqu'une manière de pratiquer au quotidien la religion traditionnelle héritée des premiers immigrants puritains.
Dès lors, il n'est pas difficile de comprendre l'intérêt que va susciter Weber, et tout particulièrement son Ethique Protestante aux Etats-Unis, durant la Seconde Guerre Mondiale, et plus tard encore, durant la Guerre Froide.
Parsons, lui, va dominer la sociologie américaine de la tête et des épaules jusque dans les années 70. Ce n'est qu'alors, à l'époque des mouvements étudiants et de la guerre du Vietnam, que son interprétation générale de Weber commencera à être remise en cause -et il n'y a évidemment là aucun hasard.
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Message par Bergame le Dim 23 Sep 2007 - 17:27

Allemagne, après-guerre

Mais revenons d'abord à l'Allemagne. La Seconde Guerre Mondiale s'achève, la défaite est humiliante (la seconde en 30 ans), mais surtout, les allemands découvrent l'horreur. Il faudrait plonger dans l'inconscient collectif allemand pour véritablement comprendre l'effarement, il faudrait évoquer les termes de Kultur, de Volk, des notions qui structurent la pensée germanique depuis plusieurs siècles : ne pas oublier que l'Allemagne fut une langue, une culture, avant d'être un Etat ou une nation. Or, les allemands découvrent qu'en fait de culture, qu'ils croyaient porteuse de Lumières à l'égard des autres civilisations, elle les a conduit au crime le plus abominable qu'un peuple ait jamais perpétré contre un autre.
La période qui suit la IIe GM est donc une période de profonde remise en question de la culture germanique par les allemands eux-mêmes, qui culmine avec la notion de Sonderweg ou "chemin particulier" : On cherche à mettre au jour la voie spécifique qu'aurait suivie l'histoire des peuples germaniques, et surtout, l'histoire culturelle allemande, avec à l'horizon, toujours cette même question : Comment en est-on arrivé là ? Dans cette recherche, tous les grands noms de la culture allemande sont interrogés, disséqués, accusés : Nietzsche, bien sûr ! Bismarck, évidemment. Mais auparavant ? Kant ? Goethe ? Les Hohenzollern ? Luther ???

C'est dans cette ambiance intellectuelle qu'est organisée en 1964, à Heidelberg, le colloque de la société allemande de sociologie intitulé "Max Weber Heute". Raymond Aron y participe, Talcott Parsons également. Pour les allemands, c'est un choc. Ils découvrent avec une certaine stupéfaction que non seulement, "leur" Max Weber s'est extraordinairement bien exporté, mais que, de plus, aux Etats-Unis comme en France, il est considéré comme un théoricien fondamental de la démocratie moderne, libérale et capitaliste.

Car les allemands, eux, ont une tout autre lecture de Weber. Ils y discernent d'abord une apologie de la politique de puissance, la fameuse Machtpolitik du règne de Guillaume II. C'est par exemple pour Wolfgang Mommsen, alors jeune historien, l'occasion de présenter son étude sur le parcours politique de Max Weber. Il passe en revue les passages d'Economie et Société où Weber met en doute la possibilité même de la démocratie, insiste sur son apologie du Chef politique par vocation ("Führerprinzip"), montre son pessimisme quant à l'évolution du monde occidental (la rationalisation comme "cage de fer"), etc.
Quant à Jürgen Habermas, jeune philosophe, sa contribution désigne Weber comme le père spirituel de Carl Schmitt -Schmitt s'était rallié au régime nazi jusqu'à devenir Conseiller juridique du IIIe Reich-, et engage à appréhender désormais le sociologue comme partie prenante du Sonderweg que l'Allemagne doit résolument laisser derrière elle, pour se tourner vers l'Ouest et la démocratie.

On comprend donc tout ce qui oppose alors les interprétations dominantes de Max Weber, en Allemagne d'une part, et dans les autres grandes nations occidentales d'autre part.
Nous voici à l'orée du quatrième moment de notre histoire.


La Guerre Froide

A l'Ouest, le débat intellectuel a pris une tonalité intensément idéologique. Deux camps s'opposent frontalement : Les marxistes, et les anti-marxistes. Bien entendu, il existe une infinité de nuances, et le combat fait également rage au sein même de ces deux camps. Mais il me semble qu'on peut classiquement le résumer ainsi : Il y a ceux qui acceptent les catégories marxiennes, et qui pensent avec ces catégories, et ceux qui les rejettent. Pour ceux-là, Max Weber est une aubaine et un étendard.

D'abord, parce qu'en tant qu'héritier de l'Ecole Historique allemande, et parce qu'après tout ses travaux portent essentiellement sur l'histoire, il peut être lu comme proposant une philosophie de l'histoire alternative à celle de Karl Marx. En particulier, on n'hésitera pas à l'occasion à gommer les aspects les plus "pessimistes" de son historisme, et à le présenter bien au contraire comme un évolutionnisme des plus purs. Il suffit pour cela de transformer les catégories de la domination (charismatique, traditionnelle, légale-rationnelle) en stades d'un schéma chronologique.
Ensuite, parce que Weber est aussi un économiste (il fut d'ailleurs professeur d'économie avant d'être professeur de sociologie), et qu'il offre, en ce domaine également, une alternative crédible. On pourra par exemple insister sur son influence auprès de Joseph Schumpeter, élève et ami.
Egalement, parce que son système théorique peut être compris comme mettant l'accent sur l'individu plus que sur les structures -tandis que le marxisme, ou du moins l'un de ses courants, tend peu à peu à assimiler le structuralisme. Voila qui satisfait à un critère fondamental de la tradition dite "libérale".
Enfin, parce qu'il semble proposer un schéma explicatif du social à l'opposé de celui de Marx : Là où, pour Marx, les institutions sociales sont réductibles aux déterminants économiques, pour Weber, elles sont explicables en termes de facteurs culturels, voire religieux. Voila qui satisfait à un critère fondamental d'une tradition qu'on pourrait appeler "conservatrice".

La perte d'audience progressive de la doctrine marxiste va donc profiter, une fois encore, à Max Weber. Un bon exemple de cette évolution me semble être Jürgen Habermas. Habermas est, à l'origine, un assistant de Theodor Adorno, partie prenante de l'Ecole de Francfort. Le marxisme de cette école est un marxisme très singulier, hégélien, mais on l'a vu, il s'accompagne chez Habermas, d'une critique franche à l'encontre de Weber. Pourtant, il est symptomatique qu'avec le temps, Habermas intègre de plus en plus Weber en même temps que la discipline sociologie, qu'il s'approprie, sous l'influence de Niklas Luhmann, la théorie de Parsons, se rapproche peu à peu de la doctrine libérale (cf. son débat avec John Rawls qu'il qualifiera de "querelle de famille") jusqu'à, en définitive, apparaitre presque, aujourd'hui, comme un fils spirituel de Weber en même temps que de Kant.

Mais il en est de Habermas comme des autres : Weber est aujourd'hui la grande figure tutélaire de la sociologie. Il me semble quant à moi que Raymond Boudon constitue un peu une sorte de point extrème de cette histoire, lui qui, pourrait-on dire, lit Weber avec les lunettes de F.Hayek ou de H.A.Simon, et en fait un théoricien de la société dans la plus pure tradition anglo-saxonne.

*


Néanmoins, peut-être sommes-nous déjà entrés dans une cinquième période. Il est en effet possible que l'ouvrage de Wilhelm Hennis paru dans les années 90, La Problématique de Max Weber, ait été le déclencheur d'un renouveau dans les études wébériennes. Hennis propose une interprétation assez radicalement différente de celle qui a cours désormais, et qui présente l'intéret de vouloir retrouver un Weber "germanique". Dans cette perspective, il renoue par exemple les fils qui lient Weber à Nietzsche, redécouvre la notion de personnalisme, et pourrait presque diriger vers une sorte de holisme weberien. Il présente en tous cas un Weber plus "philosophique", très éloigné du positivisme et du rationalisme radical où les promoteurs de la Théorie du Choix Rationnel ont pu le mener. Le nombre d'articles ou de thèses portant depuis lors sur les influences nietzschéennes de Weber, ou exhumant par exemple ses quelques travaux de psychologie (ou de psychophysique), pourraient témoigner de ce que nous entamons une nouvelle période dans l'histoire de la réception et de l'interprétation de l'oeuvre de Max Weber.
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Re: Sur la réception de l'oeuvre de Max Weber

Message par Bergame le Lun 16 Nov 2009 - 15:06

Je n'écrirais pas tout à fait les choses de la même manière aujourd'hui, il a quelques erreurs, telles le sens de la contribution d'Aron au colloque de 1964.
D'après les souvenirs de G. Roth, dernier témoin vivant de cette période, l'enjeu du colloque tournait plutôt autour de l'affrontement à propos de l'interprétation de Weber entre l'Ecole de Francfort (marxiste) et les non-marxistes. Les 3 intervenants principaux de ce colloque étaient Aron, Parsons et Marcuse. Marcuse a proposé une réinterprétation marxisante et critique tout à la fois de Weber, fondé sur le thème de la rationalisation comme désenchantement du monde. Parsons a délivré une contribution de "defense" de Weber en mettant l'accent sur l'épistémologie. Aron a proposé une interprétation qui rapprochait surtout Weber de Nietzsche, et en faisait un théoricien du nationalisme à consonnance impérialiste, lointain précurseur du nazisme. Du moins, il semble que ce soit surtout cela qui ait été retenu -et de fait, le texte est assez clair. C'était également le sens des contributions mineures de Mommsen et d'Habermas.
Je mesurais mal l'ambivalence d'Aron vis-à-vis de Weber. En France, on considère que c'est Aron qui, le premier, a introduit Weber. Mais j'aurais tendance à dire aujourd'hui qu'il ne fait pas partie de ceux qui ont utilisé Weber comme drapeau de l'anti-marxisme -ou du moins, pas directement. Je trouve qu'Aron est beaucoup plus sensible que d'autres aux aspects tragiques de la pensée de Weber. Au fond, la problématique essentielle qu'Aron retient de Weber, c'est celle des sphères de valeur, et en particulier, l'impossibilité (logique et/ou éthique) d'être à la fois homme de science et homme politique.

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