MASAI MARA

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MASAI MARA

Message par boutros le Mar 18 Fév 2014 - 20:41

C'est un extrait d'un ouvrage que je vais éditer bientôt, je le poste ici pour aborder certaines questions (esclavagisme,pouvoir, morale...)    
Le pouvoir n’est pas un don qu’on aurait pris d’une force divine, il n’est pas un bien qu’on aurait gagné dans un acte de commerce, il n’est pas une propriété qu’on aurait hérité d’une généalogie, il est sûrement la convoitise de tous les hommes, l’objet d’amour de toutes personnes, mais il n’est jamais un acquis. De toutes façons, il ne peut jamais être à la possession de n’importe qui ; sa nature vaste, globale, inaccessible et floue, refuse et ne permet pas d’être une possession ou un outil maniable entre les mains de ceux qui le désirent et qui en sont amoureux ; et lorsque les gens, surtout ceux qui se trouvent aux sommets d’un état ou d’une administration, croient qu’ils détiennent vraiment le pouvoir, ils commettent l’erreur la plus grave, la plus risquée et la plus mortelle ! Ce n’est pas là une erreur politique seulement, mais un manque de culture et d’intelligence !

Le pouvoir est une puissance et une force qui dépasse les compétences d’une personne ou d’un groupe de personnes, il dévore tout, y compris celui qui croit le maîtriser et l’utiliser facilement, c’est comme une vraie arme entre les mains d’un enfant qui risque d’en être victime. Le pouvoir est un jeu dangereux, et il est dangereux justement parce qu’il est un jeu, et lorsqu’on oublie qu’il est un jeu, on risque ses effets rétroactifs. Le pouvoir par sa nature est séduisant, c’est l’une de ses qualités dangereuses ; il séduit et incite à la convoitise. Il est pour ça un objet de désir ; mais le problème c’est qu’il n’est pas un objet à prendre et à posséder, ce qui fait de lui une terrible arme dont la première victime est la personne qui en est séduite.  

On peut comprendre de là, lorsqu’on médite les cas d’effondrement dans une structure sensée être le centre d’un pouvoir et son cœur ; cela arrive dans les administrations, les établissements, les états, et en général, là où il y a un rapport et une hiérarchie de pouvoir, lorsqu’on voit une personne croyant le posséder, et comment, brusquement, le sol tremble sous ses pieds et fait basculer son existence par la manière la plus dramatique, alors que cette personne ne croit jamais et ne voit jamais qu’elle puisse être basculée de cette manière. C’est comme cette tragédie du papillon qui, en aimant follement la lumière, finit par en être victime : Plus il s’approche d’elle, plus il se fait brûler. Le pouvoir est en soi un des plus grands dangers qui puisse exister.  

Hegel appelle cette tragédie, la ruse de l’histoire qui traîne habilement les gens vers l’illusion et donc vers les désastres ; Marx l’appelle le déterminisme de l’histoire qui agit en dehors des désirs personnels, Nietzsche l’appelle l’éternel retour, c'est-à-dire la répétition non pas du même drame, mais de l’événement du drame. Dans les trois cas, cette tragédie explique la finitude de l’homme devant le pouvoir. On ne le possède jamais, c’est plutôt lui qui nous possède, il harcèle nos envies pour nous mettre en dehors de nous. Il est une séduction. Il est beaucoup plus grand et vaste pour qu’on puisse le posséder et le contenir. Le pouvoir est infini, or l’homme est fini : Comment est-ce que le fini puisse posséder l’infini ? Faut-il le haïr et s’en éloigner ? Non, c’est justement ce qui fait de lui un dilemme, il faut au contraire se diriger vers lui, non pas pour l’embrasser et l’obtenir, mais pour l’apprivoiser et pour y trouver une place bien équilibrée, sans excès et sans défaut, et cela en analysant toujours ses traces et ses mouvances. Il ne faut pas tomber amoureux du pouvoir, il faut tout simplement savoir déjouer ses stratégies, savoir là où il est caché et analyser ses stratégies toujours renouvelables.

Machiavel était l’un des rares qui se sont rapprochés un peu de sa nature, son livre sur «  Le Prince » était un effort dans ce sens. Mais il n’a pas très bien réussi sa compréhension à cause de sa focalisation sur la personne du Prince, c’est là où il a raté son rapprochement de la nature du pouvoir. En fait, l’homme agit comme l’animal, c’est un animal politique, il suit les mêmes règles que suivent les animaux, cela veut dire que la vie humaine est très proche de la vie animale. Dans une société humaine, les choses se passent comme à Masaï Mara.

Qu’est ce qui se passe à Masai Mara ? Il se passe les choses dictées par la loi directe, transparente, spontanée de la nature. Or, la loi de la nature, tourne autour de quelques principes simples : la nourriture, le territoire, la fécondation. L’homme agit à partir des mêmes principes. Or les animaux sont très spontanés dans leurs comportements, ils n’ont pas besoin d’intermédiaire moral comme il est le cas chez l’homme, ils agissent en parfait harmonie avec ses lois. Ils ont une réaction directe du comportement imprévu de la nature, ils savent que pour se préserver, ils ne doivent pas être faible et ne doivent pas courir de risque sauf quant-il est nécessaire, c’est pourquoi ils s y adaptent bien.  

Les animaux mènent leurs vies sur ce rythme permanent : Proies et prédateurs ; ils sont tous, au même temps des proies et des prédateurs. Pour vivre, il faut tuer et se battre pour se nourrir, féconder, et avoir un territoire. Ainsi, l’espace est partagé selon un marquage habituel et déterminé d’avance par des techniques, à savoir, le hurlement, l’urine. La plupart des fauves marquent le territoire par l’urine ou par le hurlement qui signe une présence où il est interdit de franchir les limites, parce que c’est l’espace vital d’un animal pour chasser ses proies, assurer la fécondation et la protection de la progéniture.

Quand un lion hurle de toutes ses forces, c’est parce qu’il indique aux autres qu’il est là, et qu’il ne faut pas y pénétrer, sinon un combat mortel va avoir lieu. Quand un lion laisse son urine sur des plantes, des arbres, c’est parce qu’il marque par l’effet de l’odorat sa présence et sa souveraineté sur ce territoire. Passer par ce territoire veut dire violation de cette souveraineté, cela entraîne un combat mortel pour imposer cette souveraineté ou la perdre pour toujours, au profit d’autres plus forts et capables d’y instaurer un nouveau règne. Seul le plus fort a le droit à la nourriture, la fécondité, le territoire, quant au faible, il n’a que le droit de servir de proie, comme les gazelles de Thomson et les impalas.  

Un lion n’accepte jamais qu’on traverse son territoire, c’est une atteinte à sa sécurité, une agression contre lui qu’il va devoir affronter avec toute sa puissance animale. Le lion marque son territoire par l’urine et par ses hurlements ; il s’installe avec ses lionnes et ses petits, les lionnes chassent les proies, lui, il prend sa part de lion ; il ne chasse lui-même que rarement, mais sa tâche est la plus grave : Affronter les intrus menaçant. Cela peut lui coûter la vie, et celle de ses petits ; lorsqu’un lion est battu par d’autres lions occupants, ses petits perdent leurs vies eux aussi, le nouveau lion gagnant ne tolère pas les petits du lion battu, la première tâche qu’il accompli, c’est d’aller tuer les petits du lion vaincu. Et puis, il va séduire les lionnes pour fonder sa nouvelle dynastie, comme ça, la nourriture, la fécondité et le territoire sont assurés, au moins pour quelques temps.

L’espace sauvage est très bien réparti, et c’est la férocité d’une part et les techniques que permet le corps, qui maintiennent cette répartition, il y a dans chaque groupe d’animaux un dominant, puis l’échelle de la présence des animaux est faite à partir de la même loi de férocité. Lorsque le dominant est vaincu, c’est un autre qui prend la relève, ou c’est tout le groupe qui est dispersé. L’animal doit absolument être féroce, sinon, il n a pas de chance pour survivre. Tous les animaux sont à la fois prédateurs et proies. Même un lion peut être proie s’il perd sa puissance et sa férocité.

Dans le comportement des animaux, il n y a pas de marge d’erreur, ou bien l’action est réussie, ou bien l’animal perd sa vie, c’est pourquoi, on observe une technicité très haute chez les animaux. Un animal n’attaque jamais un autre sans être capable de le vaincre, il n’entame un combat que s’il est capable de gagner, sauf s’il est attaqué lui-même. Un lion n’attaque pas un buffle en troupeau, et lorsque un buffle est isolé, le groupe de lionnes et de jeunes lions l’attaquent ; les lions n’attaquent pas le buffle en face à face, ils l’attaquent par derrière, en faisant attention aux cornes, parce qu’ils évitent les dégâts, ils ont leurs propres calculs dans les combats.

Lorsqu’un groupe de lionnes et de lions attaquent par groupe un buffle dans un troupeau, ils ont l’air d’attaquer vaguement, alors qu’ils le font avec une technique collective extraordinaire, ils choisissent d’abord le plus faible du troupeau, ils le prennent par derrière pour le faire tomber, puis le prennent par la gorge pour l’achever, et quand la proie ne bouge plus, ou ne constitue plus un danger, ils se mettent à la dévorer, c’est une économie de guerre et d’énergie ; pour ces animaux, ils attaquent avec une mesure incroyable et une précision qui laisse à réfléchir. Un lion n’attaque jamais un autre lion de sa taille, et s’il est obligé de le faire dans son territoire, il le fait avec mesure, il le harcèle, s’accroche légèrement avec lui, pour l’intimider, puis le laisse fuir, parce qu’une attaque complète pourrait lui être grave et mortelle ; Les animaux ne font pas de combats gratuits et démesurés, ils les font selon les critères de rapports de forces.

Les hyènes attaquent toujours en groupe de 20 à 30, leur force est dans le nombre, en plus de leurs qualités physiques, et pourtant, ils attaquent avec encerclement, et cherchent à déstabiliser leur proie avant de faire l’assaut. Ils arrivent des fois à intimider un groupe de lions et les faire fuir pour se permettre leur proie. Et lorsqu’un animal commet l’erreur de mal mesurer la situation, le prix est sa mort. Même l’animal ne fait pas usage illimité et mal calculé de son pouvoir. Par l’apprentissage, l’expérience, et l’instinct de la peur, il exerce son pouvoir avec beaucoup d’attention ; il apprend par l’expérience que le pouvoir est mortel ! Quand un Léopard voit un lion, malgré sa réputation de terrible animal, il fuit dans un arbre, son pouvoir ne marche pas dans ce cas. Les animaux apprennent bien ce que c’est que le pouvoir.

Quand deux lions adultes et assez forts veulent détrôner un lion dominant, ils l’approchent pas à pas, et lorsqu’ils remarquent qu’il ne fait pas le poids devant eux, ils l’attaquent, le blessent gravement, mais ne le tuent pas, ils le laissent partir tout seul et quitter le territoire, pour qu’ils s’approprient l’espace du lion battu, et c’est toujours l’un d’eux qui est dominant. Ainsi, le pouvoir est bien réparti dans le monde des animaux. Cela signifie : Que les animaux ne se battent jamais pour rien, qu’ils ne font usage de leur puissance que dans la mesure des rapports de forces, qu’ils ne se battent que pour les trois raisons principales : la nourriture, le territoire, la fécondation.

Curieusement, ce sont les mêmes trois raisons qui déterminent le combat chez l’homme. Il est vrai que l’homme peut se battre pour des valeurs abstraites, comme la liberté, la solidarité, l’amour… Mais, si on analyse ces raisons, on trouvera qu’elles se réduisent finalement aux trois principes fondamentaux ; la liberté serait liée à la notion de territoire, la solidarité serait liée au partage d’une valeur de nourriture, l’amour serait lié à la fécondation. Dans le cas d’une guerre, un soldat est motivé par ces trois principes, il doit gagner pour assurer un territoire, pour assurer sa propre nourriture, pour assurer sa virilité et sa fécondation. Mais l’homme garde là des différences intéressantes par rapport aux animaux, des compétences intéressantes et bien particulières par rapport aux animaux : L’Intellect, l’intelligence, la morale.

Ces compétences dont dispose l’homme, ne font pas de lui un être non animal, mais plutôt un animal redoutable et extrêmement dangereux, car, avec ces qualités, il dépasse les hautes performances naturelles des animaux. Les animaux agissent sans intellect, sans intelligence, sans morale. Quant à l’homme, il agit selon les trois lois, mais avec l’intellect, l’intelligence et la morale ; ce sont les qualités qui font de lui le prédateur le plus dangereux et le plus mortel que la terre ait connu, le prédateur suprême ! Mais il est prédateur même de sa propre espèce !

L’homme agit pour la nourriture, le territoire et la fécondation, et sa puissance redoutable est dans son intellect, son intelligence et sa morale. L’homme en tant que prédateur, contrairement aux autres animaux, utilise ces compétences, qui normalement lui donnent la valeur d’être une créature respectable, et que les philosophies humanistes du 18ème siècle vénéraient. L’homme n’attaque pas seulement à partir de ses instincts et de ses muscles, mais surtout, à partir de son intellect, son intelligence et sa morale. C’est pourquoi, on ne peut pas incriminer les animaux, par contre on incrimine l’homme, parce que ses actes sont réfléchis et fondés sur une conscience. On ne reproche pas à un animal de tuer, mais on reproche à un homme de tuer. C’est un problème que l’homme a su résoudre, en créant la morale qui sert de justification.

Pour tuer ou commettre un crime, de quelques natures qu’elles soient, l’homme se justifie par la morale ; il peut même créer le système de valeurs qui lui permet de commettre les crimes, même les plus terribles ; de là, le danger de l’homme, et c’est l’une des raisons qui font de lui le prédateur suprême. Comme dans les cas de guerre, l’homme crée, légitime, et justifie moralement les barbaries, qui finalement tournent au tour du territoire, de la nourriture et de la fécondation. La morale est l’arme la plus dangereuse, la plus pernicieuse, la plus monstrueuse que l’homme possède, utilise pour cacher ses crimes, pour les rendre même raisonnables et nécessaires. Lorsque la bombe nucléaire a été jetée pour tuer des centaines de milliers de personnes, c’était au nom de la paix, de la plus grande des vertus ?! L’homme est un animal moral !

Notre monde social n’est en fait qu’une figure de Masai Mara, les barbaries et les tueries se pratiquent pour les mêmes raisons que celles de Masai Mara, sauf qu’elles sont pratiquées habilement sous le nom des valeurs morales, de la vertu, de l’humanisme même. Aucun commanditaire de guerre ne la fait sous le nom de l’hégémonie ou de l’oppression, il la fait au nom de nos valeurs, et pourquoi pas au nom de dieu ?! Nietzsche ne s’est pas par hasard penché sur la généalogie de la morale ; il savait quel rôle jouait-elle, et quels effets maladifs a-t-elle eu dans l’histoire des hommes. La généalogie de la morale est une démystification des fausses valeurs créées par une volonté de puissance, pour maintenir le pouvoir des uns sur les autres. Le crépuscule des idoles est le début de cette conscience critique et prudente vis-à-vis des valeurs morales, il est la mise à nue des derniers mensonges du moyen âge et du modernisme.    

Nous avons été arrêtés, torturés, emprisonnés dans un espace similaire à celui de Masai Mara ; Nous avons été à Masai Mara, nous avons subis ses lois et nous avons goûté de sa sauvagerie, nous y étions les proies, les hommes sécuritaires étaient nos prédateurs. Etat de plomb ou Masai Mara, c’est pareil, puisque les lois étaient la puissance et la force, la domination et la soumission, l’arbitraire et le silence. Et tout ça, justifié par les beaux mots de la vertu, par des discours sur les belles formes de légitimité historique et de la noble généalogie des gènes ; A partir de ces différentes parades et panoplies, l’oppression et l’investissement des gens sont permis et exécutés dans la joie des minoritaires, et la souffrance des autres majoritaires. Napoléon disait « Dieu est avec ceux qui ont plus de canons ».

Cependant, la grande majorité des citoyens n’avait que son énergie physique à donner, quant à la petite minorité de la sphère de plomb, elle avait des Tanks. Cette sphère avait aussi l’outil de l’état, et le monopole de la morale, elle pouvait alors faire de l’espace social ce qu’elle en veut, sans aucune mesure raisonnable. Les gens ne sont pas vus comme des citoyens, ils sont, pour l’état de plomb, des objets/sujets qu’il peut et a le droit d’assujettir. Seulement l’homme est une complexité, et une vie biologique, riche et très dynamique, richesse animée par : L’amour, la haine, l’envie, le désir, la colère, la joie, la volonté, l’endurance … c’est pourquoi, il est difficile pour un pouvoir de les réduire au silence, de les domestiquer, et de les piétiner. Il est difficile qu’un pouvoir puisse maintenir à jamais ces âmes assoiffées pour la vie.

La révolte est la nature de l’homme, sinon l’histoire n’aurait pas connu de terribles changements, de grandes guerres et révolutions que les hommes ont faites pour changer le cours des choses. Ce sont ces hommes simples qui ont renversé tant d’ordre injuste et abusif, et ils ont donné pour cela des vies et du sang. Car, nul homme, nul peuple ne peut accepter de rester trop longtemps sous les sévères dominations qui bloquaient leurs vies et leurs droits. C’est ce que l’histoire nous montre avec ses messages et ses leçons claires. Il s’agit d’une confrontation historique entre le besoin vital des hommes qui fait partie intrinsèque de leur âme et les procédures répressives qui travaillaient contre eux en vue de les empêcher à en bénéficier ; tant tôt sous des prétextes religieux, tant tôt sous des prétextes moraux ; ce qui a fait et fera bouger l’histoire c’est ce conflit irréductible entre les hommes et les différents systèmes politiques que les sociétés humaines ont connus depuis que l’être de l’état a fait face dans la vie humaine.

Ainsi l’état lui-même et ses pouvoirs ont toujours été objet de luttes et de confrontations, tant tôt sanglantes, tant tôt douces. Le 19ème siècle était sans doute l’époque où le début sérieux d’un arrangement pour une société moins grave a commencé. Depuis ce siècle, l’homme a posé au niveau de la réflexion philosophique la question des limites du pouvoir de l’état et le rapport de l’homme avec l’état. Rousseau, Voltaire, Hobbes, Montesquieu … n’étaient pas des écrivains de loisirs, ils étaient plutôt des philosophes qui avaient compris que l’état est une affaire humaine qu’il faut régler dans le champ de la raison et de l’éthique, non pas parce qu’il est humain de le faire, mais parce que c’est une nécessité absolue pour sauver l’homme de lui-même et de son état nature, telle était la tâche de Montesquieu.          

Notre Masai Mara est l’effet de l’œuvre d’un génie moral inspiré de la culture moyenâgeuse, dont l’orient est la source. L’orient, terre de la création de l’un contre la pluralité d’Uranus. Les grecs ont eu l’idée de couper le sexe d’Uranus pour permettre la création du pluriel, et de toutes les différences créatrices, alors que l’orient vénérait l’un ; il vénérait l’homme aux pouvoirs absolus, avec une tête avide et assoiffée de sang et d’instinct gastronomique et sexuel. Une gastronomie sans métabolisme, et un sexe stérile, trop viril pour donner la pluralité, trop puissant pour veiller les mille et une nuits, rien que pour le plaisir de faire l’amour et tuer l’amour. Une créativité extraordinaire qui fait le mélange du sang et du sperme. Il ne peut que tuer pour assurer sa sécurité, parce qu’il est habité par la crainte de perdre son pouvoir absolu sur les vagins répandus abondamment autour de lui ; son amour pour le pouvoir le fatigue et l’épuise ; Et plus il est fatigué, plus il doit tuer, nulle autre virilité ne doit circuler autour de lui, et nul vagin ne doit être pénétré que par lui ; Il demande assez trop ! Il est fatigué d’être l’unique et l’un, alors, il doit effacer toutes les différences du même, quitte à désirer le même et le pénétrer comme une dernière tentative pour assurer son pouvoir unique sur tout.

De cette culture naquit les lieux d’exclusion, et d’elle aussi naquit la culture et l’art de torturer. Elkawakibi en a parlé, il en a décrit les faces exotiques : Un prince a ordonné à ses bourreaux d’extraire les beaux yeux d’un jeune garçon, et de les lui apporter dans une assiette d’or, parce les femmes de son entourage chantaient des poèmes d’admiration pour les yeux de ce garçon ! Aucun fauve de Masai Mara n’aurait cet instinct ! Ces fauves manquent d’intellect, d’intelligence et de morale pour avoir un instinct de monstruosité aussi profond ! L’installation de ces endroits ténébreux et secrets de détention et de torture, ne manque pas de cet instinct créatif en domaine d’extraction de ce qui est beau dans des âmes juvéniles. Cette installation est le profil laid de cette virilité vivant sur la peur et pour la peur, cette virilité insomniaque, angoissée et obsédée par son amour de pouvoir. Cette installation est l’image d’un Masai Mara cachée au cœur de la capitale économique du pays et qu’on a nommé Derb Moulay Chrif ; elle y cache sa honte, sa peur, sa crainte d’être tout simplement équitable et juste ; elle est discrète parce qu’elle ne peut pas montrer son visage laid et monstrueux, il n’existe pas de valeurs morales qui peuvent l’embellir et la rendre acceptable ; Personne n’admettrait sa légitimité, et pour cela, elle est l’enfant illégale de son être infirme qui ne peut semer, vivre et engendrer que l’apathie.

Cette prison des âmes a renversé les valeurs : La torture, la vengeance, les supplices affligées aux jeunes rêveurs, l’interdiction de la nourriture, l’interdiction de la vue et du sommeil, sont ses valeurs appréciées, légalisées et mandatées ; Les lois, les droits, l’équitabilité, la justice, sont les valeurs détestables et criminelles !? Les hommes politiques et sécuritaires sont tombés sur la tête, ils voient le monde entièrement renversé ; alors, ils décrètent des lois et des valeurs renversées. Cachant ainsi leur honte et leur amour mortel du pouvoir. Or, le pouvoir est trop grand pour sentir leur amour désespéré. Il est trop grand pour n’être aimé que par eux. Le pouvoir n’aime pas, et ne se laisse jamais être aimé ! Il a beaucoup de mépris et d’ironie pour ceux qui l’aiment, il les dédaigne, il ne tarde pas pour leur montrer un jour qu’il est plus fade, plus véreux, plus cynique que leurs petites têtes d’hommes arrogants et dupes.

Le pouvoir n’a pas d’âme, ni de visage, ni de goût, ni de parent, ni même de corps ; il est invisible et imprévu comme la mort ! Il vient et part tout seul, aucun être humain ou groupe humain n’a pu maîtriser et saisir tenacement son être pour le rendre docile et maniable. Aucun n’a pu le prendre en main et le maîtriser. Tous ceux qui ont cru le contraire de cela, ont finit leur vie dans la tragédie que l’histoire nous montre depuis que l’homme ait existé ; nous avons à ce propos beaucoup d’exemples qui couvrent toute l’histoire humaine, depuis l’âge grec jusqu’à l’âge contemporain. Si l’histoire a quelques choses à nous montrer, c’est bien notre finitude, notre petitesse, et notre mort inévitable. C’est l’histoire qui nous a montré que l’homme était une invention récente au 18ème siècle, à travers les sciences humaines, et que ces mêmes sciences ont affirmé sa disparition, comme l’a été le cas pour beaucoup de concepts. C’est ce que Zarathoustra a voulu enseigner aux hommes :


« Toutes les créatures jusqu’ici ont créé quelque chose qui les portait au-dessus d’elles mêmes, et vous voulez être le reflux de cette grande marée et retourner plutôt à la bête que de surmonter l’homme ? Qu’est le singe pour l’homme ? Un objet de risée ou une honte douloureuse. Vous avez fait le chemin du ver jusqu’à l’homme et il y a encore beaucoup du ver en vous. Jadis vous étiez singe et maintenant encore, l’homme est plus singe que le singe ».


L’homme n’a pas encore dépassé son animalité, il refuse de le faire, il bascule entre le singe qu’il est, et l’homme de l’au-delà du bien et du mal qu’il tente d’être ! Et pour ces hommes qui ont eu l’intelligence et le génie de construire des endroits comme Derb Moulay Chrif, il faut vraiment une nouvelle science particulière qu’on appellerait la primatologie, une science qui aurait pour objet de savoir exactement de quel primate nous sommes descendus ? Et par quelles formes différentes de singe l’homme est passé pour avoir cette forme actuelle qu’on appelle l’homme. Cela nous amène à poser de nouveau la question sur ce que c’est que « L’homme » :


« Animal, l’homme l’est. Il en possède les besoins, les instincts primordiaux, ceux d’assouvir sa faim, sa soif et sa sexualité, ses pulsions endogènes en quelque sorte, suivant un certain rituel propre à son espèce. Il en possède aussi les possibilités de mémorisation à long terme, les possibilités d’apprentissage. Mais ces propriétés communes aux mammifères sont profondément transformées par le développement de propriétés anatomiques et fonctionnelles qui résultent sans doute du passage à la station debout, à la marche bipède, à la libération de la main, à la nouvelle statique du crâne sur la colonne vertébrale, au développement rendu possible alors du naso-pharynx permettant l’articulation des sons et le langage. Avec celui-ci, le symbolisme et la conceptualisation apparaissent. Avec les mots permettant de prendre de la distance d’avec l’objet, une possibilité nouvelle d’associativité, donc de création d’imaginaire nous est donnée. Avec l’imaginaire, la possibilité de créer de l’information et d’en façonner le monde inanimé fait l’homme. Avec le langage encore, la possibilité de transmettre à travers les générations l’expérience acquise fut possible. L’enfant qui naît de nos jours bénéficie en quelques mois ou quelques années, de cette façon, de toute l’expérience acquise depuis les premiers âges humains, par l’espèce tout entière. L’expérience put ainsi s’accumuler, surtout lorsque l’écriture vint compléter la transmission orale, plus facile à déformer. Malheureusement, le langage fournit seulement une interprétation logique des faits de conscience. Les pulsions, l’apprentissage culturel, demeurent dans le domaine de l’inconscient. Ce sont eux qui guide le discours, et celui-ci couvre d’alibis logiques l’infinie complexité des fonctions primitives et des acquis automatisés … L’homme primitif avait la culture du silex taillé qui le reliait obscurément, mais complètement, à l’ensemble du cosmos. L’ouvrier d’aujourd’hui n’a même pas la culture du roulement à billes que son geste automatique façonne par l’intermédiaire d’une machine. Et pour retrouver l’ensemble du cosmos, pour se situer dans la nature, il doit s’approcher des fenêtres étroites que, dans sa prison sociale, l’idéologie dominante, ici ou là, veut bien entrouvrir pour lui faire prendre le frais. Cet air est lui-même empoisonné par les gaz d’échappement de la société industrielle. C’est lui pourtant que l’on appelle la culture »  
 Henri Laborit, Eloge de la fuite.  


On sait maintenant, grâce à la paléontologie, que l’homme a passée de longues étapes avant de devenir ce qu’il est actuellement ; cela veut qu’il s’agit de plusieurs genres et générations d’hommes passés du premier singe au singe contemporain que nous sommes. L’homme Neandertal n’a pas pu s’adapter aux grands changements de la nature, ses caractéristiques physiques ne lui ont pas permis de continuer son parcours dans la vie parmi les autres espèces de la nature. L’homo sapiens avait plus de qualité favorable pour pouvoir continuer son chemin, grâce surtout à son intelligence et sa disponibilité à l’apprentissage. Mais avant cette apparition, le chemin a commencé par l’animalité, l’homme dès son apparition était un mammifère parmi les autres mammifères, il avait certainement cette capacité intelligente qui lui a permis de mieux explorer la nature et de l’investir à son profit, cette intelligence lui a permis surtout de régner sur les autres animaux, cela veut dire que l’homme est le seul animal qui a pu régner dans ce Masai Mara où tous les animaux s’entretuent pour pouvoir vivre. L’homme s’est donc comporté comme l’animal le plus doué et le plus féroce dans cette relation qui rassemble prédateur et proie. Aucun animal aussi féroce qu’il soit n’a pu tenir tête devant lui ; sauf un ! L’homme lui-même !

Le seul animal qui faisait le poids devant l’homme et qui a pu lui être égal dans cette confrontation mortelle c’est l’homme lui-même. Et c’est grâce à cette confrontation que l’état a fait sa naissance. Il a fallu des guerres atroces et sanguinaires pour que l’homme arrive à créer cette forme d’existence sociale qu’est l’état. L’état est sans doute le plus grand événement majeur de l’histoire humaine. Et c’est avec l’état que l’histoire a commencé ! L’état est la centralisation de la force et de la puissance qui permet à l’homme de développer encore plus sa force et sa souveraineté, non pas seulement sur les autres espèces, mais aussi sur les hommes eux-mêmes. L’état est la rationalisation de la bonne gestion de la puissance. Paradoxalement, cette invention était aussi une arme contre l’homme lui-même, car elle a mis les hommes les uns en face des autres dans un espace limité et clos. Ainsi, la confrontation entre les hommes a pris une autre forme plus sévère, plus féroce et plus directe, faisant apparaître de nouvelles notions : L’administration, l’archive, l’état civil, la justice, la police, la cité … etc. cependant la vie des hommes tourne au tour de la nourriture, la sexualité, le territoire.

Dans cet espace limité et défini, la guerre entre les gens a pris une autre forme : la forme morale ! Il a fallu créer des systèmes de valeurs qui justifieraient la guerre des gens entre eux ; c’est ce que Marx a appelé l’idéologie. Les hommes ont habillé leurs guerres avec la texture de la morale : La patrie, la justice, la liberté, l’honneur ; les crimes des hommes contre les hommes ont pris les noms de la vertu et des valeurs morales, ce ne sont plus des crimes, mais c’est l’exercice de la morale et de l’éthique. Dans la cité grecque, les esclaves sont nommés en tant que tels à partir de la morale. Dans la plèbe, les esclaves se confrontent dans des combats mortels à l’honneur de l’empereur ; on meurt pour faire plaisir à l’empereur ! La vie et la mort sont au service du souverain : Celui qui reste en vie comme celui qui meurt honore la grande majesté ! Platon a fait sa « République » pour justifier comment les gens doivent organiser leurs guerres et comment s’entretuer, sous le gouvernement d’un philosophe souverain et des soldats n’ayant pour tâche que de maintenir l’ordre et la raison, tout en niant totalement l’existence des esclaves. Le souverain philosophe gouverne non pas seulement les hommes, mais la raison aussi ; il est le gérant de la vie, de la mort et de la raison.  

Les procédures d’installation des états se sont alors développées au fil des années et des siècles ; depuis le moyen âge, l’homme a disparu comme individu social, il est devenu un sujet. Le souverain, gouvernant l’état à partir d’un système de valeurs, organise la gestion des conflits et des guerres interminables entre les hommes, c’est lui le centre de toutes les définitions et des décisions, appuyé par l’église et les établissements religieux. Il a entre ses mains le sort de tous ses sujets. Les tueries ont donc pris une forme culturelle. Notre Masai Mara a donc pris une forme raffinée, subtile et plus tranchante. On tue désormais en toute commodité. Voilà comment l’homme a développé sa lutte pour la nourriture, le territoire et la fécondité, en faisant usage de l’intellect, l’intelligence et la morale. Il a mérité pour ça le nom de prédateur suprême !

Au niveau de la pensée et du savoir, l’homme n’existait qu’après le 18ème siècle, grâce à trois genres de ses activités : son activité pour gérer ses biens, son activité pour gérer sa communication à travers la langue, son activité pour gérer sa vie biologique ; des trois activités naquissent l’économie, la philologie, la biologie. Ce sont ces trois disciplines de savoir que l’homme a fait naître les sciences, et ce sont ces sciences humaines qui lui ont donné naissance comme concept. Mais si l’homme n’existait pas avant ces trois systèmes de savoir qui n’existaient pas avant le 15ème siècle, cela veut dire qu’il n’existait pas en tant qu’entité politique. Il n’existait pas en tant qu’être de droit. Cependant sa vie politique n’avait pas lieu ! Il n’était pas ! C’est alors qu’il était un simple sujet du souverain qui a le plein pouvoir sur lui. C’est ce changement radical au sein de l’Occident au niveau de l’économie, du savoir, du travail … etc. Qui a donné naissance à l’homme. Ce dernier n’a pu changer sa qualité de vie qu’à partir de cette naissance. Dans notre Orient qui n’a pas connu jusqu’à nos jours ce changement général, l’homme n’est pas encore né ! À peine qu’il essayait de se penser, les sciences humaines ont fait elles mêmes disparaître cette notion de l’homme.

Ce dernier n’existe dans notre monde que comme simulacre de l’homme occidental ! Il lui ressemble en avatar ! Et lorsque l’homme occidental crée des valeurs comme la démocratie et les droits de l’homme, le notre en consomme comme un clown ; mais il les consomme par la contrainte de la honte vis-à-vis de l’homme occidental. Ça fait rire de voir comment nos politiciens et hommes d’état comprennent et pratiquent ces concepts modernes. Ça fait rire d’entendre leurs misérables discours de salade politique variée.

Des discours riches en graisse et en patates, fanfarons et criards, des discours de diarrhée. Ils veulent une démocratie sans démocratie, des droits de l’homme sans hommes, des hommes sans droits ; chez ceux-là, c’est plutôt Machiavel qui est source d’inspiration, ils n’ont rien à faire de Rousseau, Voltaire … etc. Pire encore, c’est un Machiavel déchiqueté qui les intéresse ; ils n’ont rien pris de ces valeurs humaines pensée au sein du vrai modernisme, ils les ont socialisés ! C'est-à-dire qu’ils les ont vidées de leurs sens. Ainsi, ils ont fondé un pseudo état avec de fausses procédures, de fausses valeurs. Un pseudo état fondé sur le mensonge et l’humeur patriarcal !      

«  J’étais descendu jusqu’aux grimaces de l’homme, je remontai vers la franchise de la nature »
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Re: MASAI MARA

Message par neopilina le Mer 19 Fév 2014 - 0:16

Hé oui, l'Homme advient aussi péniblement qu'on peut le constater aujourd'hui, maintenant et/ou avec du recul historique. L'homme c'est très exactement cette chose infâme qui se traine entre l'animal et l'Homme.
C'est où Derb Moulay Chrif ?

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Re: MASAI MARA

Message par boutros le Mer 19 Fév 2014 - 7:50

à neopilina
C'est où Derb Moulay Chrif ?
Pour répondre à cette question, il m'a fallu écrire un livre de 570 pages dont je mets ici cet extrait
.

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Re: MASAI MARA

Message par elbaid le Mer 19 Fév 2014 - 19:33

"L’homme n’a pas encore dépassé son animalité, il refuse de le faire"

t'inquiète il le fera un jour . mais il ne sera plus "homme" .

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Re: MASAI MARA

Message par boutros le Mer 19 Fév 2014 - 20:34

Tu es gentille toi ! En plus, tu as pris le temps de lire cet extrait.

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Re: MASAI MARA

Message par elbaid le Mer 19 Fév 2014 - 21:59

gentille non , gentil oui ! à moins que tu t'adresse à néopilina .

ton extrait est comme une plaidoirie , mais je ne parviens pas à le placer dans la défense ou l'accusation , et ptet les deux à la fois .

 "On sait maintenant, grâce à la paléontologie, que l’homme a passée de longues étapes avant de devenir ce qu’il est actuellement ; cela veut qu’il s’agit de plusieurs genres et générations d’hommes passés du premier singe au singe contemporain que nous sommes."

 Oui bien sur il y a des étapes , c'est un cheminement .
 au même titre qu'un enfant grandit , l'humanité en passe par des étapes successive , de la naissance à l'enfance , de l'enfance à l'adolescence ... etc etc , il y a analogie et correspondance entre l'âge de l'humanité et celui d'un seul être .

le tout étant de savoir à quel âges nous sommes...   
ptet sommes nous encore au berceau  ? tout juste sortie du cocon ? ou bien dans l'âge de l'émancipation et de rompre le cordon ombilical , ce lien animal qui nous oppresse  ?

il faut juste le temps au temps et respecter les étapes .

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Re: MASAI MARA

Message par boutros le Mer 19 Fév 2014 - 22:30

C'était donc "Gentil". Et merci d'avoir beau résumer les étapes de l'homme.

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