De la Nature. Discussion.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par jghislain le Mer 12 Nov 2014 - 11:08

Ton discours sur la Nature, Neo, est inversé. Elle part du sujet,  alors que la Nature c'est déjà le fond. La Nature, c'est l'épanouissement de l'être. De plus ton être est de l'ordre de l'idée, alors que l'être en pratique est la totalité de ce que le Dasein peut engendrer, dans sa vie, du moins si elle est authentique. L'homme pour toi ne se définit pas lui-même. Certes, le Dasein vit dans un entourage qui le maintient d'abord à sa place. Mais ce serait oublier qu'au Dasein est donné la possibilité de s'interroger sur son être, et ainsi de le réaliser.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 12 Nov 2014 - 16:29

jghislain a écrit:Ton discours sur la Nature, Neo, est inversé. Elle part du sujet, alors que la Nature c'est déjà le fond.

J'ai dit la même chose à d'innombrables reprises ! La nature ( Sans majuscule. ) est, scientifiquement, logiquement, première, mais si on considère le point de vue du Sujet, de sa démarche, de son questionnement, vers les choses, son monde, quand il se livre à l'élucidation dialectique de Sa ( Cogito. ) Situation a priori au sein de Son ( Cogito. )  Monde, il découvre que l'élément, horizon, ultimes, c'est la Nature. Et il se trouve que " Nature " est le terme, du point de vue du Sujet, le plus pertinent philosophiquement ( Que " Univers ", " Monde " ou " Culture ", sa Culture est aussi ce qu'elle est en vertu de ses rapports avec les autres Cultures. ), l'homme c'est aussi un être vivant, un animal, parmi tous les autres qui vit au sein de différents écosystèmes, de la biosphère ( Même si c'est pour les détruire, autre débat. ).

jghislain a écrit:De plus ton être est de l'ordre de l'idée, ...

Complétement, chez moi, pas de Vie, pas d'Étants. Donc pas d'Être, l'infini ontologique, qui est un pur intelligible obtenu a posteriori, a contrario, par une démarche de la conscience en ôtant à un Étant, n'importe lequel, tous ses attributs, qualités, etc., constitutifs, en terminant, toujours du point de vue de la démarche, par le plus radical, le premier, le fait qu'il soit advenu après " saisie " ( Aristote. ), " perception-réduction Idéalisante " génératrice d'Étants, Uns et uns intérieurement. Ceci dit, en notant bien, qu'il n'est pas contradictoire, je l'ai détaillé dans " Ontologie ", de penser à un infini quelconque via Mon, Mes, Étants de celui-ci, qui sont ontologiquement Uns et uns. L'Être, c'est l'infini ontologique, est absolument rien d'autre, mais il se trouve que quand j'y pense c'est via Mon Étant " Être ", Un numériquement ( C'est l'Un de la philosophie grecque, même s'il sera très vite téléologisé par notamment par Socrate, Platon, Aristote, etc. ), et un, en terme de cohérence, de sens, intrinsèques, constitutifs.

jghislain a écrit: ... alors que l'être en pratique est la totalité de ce que le Dasein peut engendrer, dans sa vie, du moins si elle est authentique ... Certes, le Dasein vit dans un entourage qui le maintient d'abord à sa place. Mais ce serait oublier qu'au Dasein est donné la possibilité de s'interroger sur son être, ...

Bien sûr que tous les êtres, les choses, en pratique, ce n'est pas uniquement, rien que l'Être ! Mais ajoute quoi que ce soit à l'Être, stricto-sensu, ce n'est plus de l'Être, et ça peut donc être, entre autres, le Sujet de notre espèce. Encore une fois, oui, le Sujet de notre espèce a très manifestement la possibilité de s'interroger sur son être, ce qu'il est, pourquoi il l'est ( Ontogenèse, environnement socio-culturel, etc. ).

jghislain a écrit:... et ainsi de le réaliser.

Les assassins, les nazis, etc, etc, ont réalisé leur être. Exemples extrêmes, je te l'accorde, mais l'objection vaut complétement. Objection qui requiert autre chose, que " Être et Temps " n'apporte pas, il n'induit rien. On m'a déjà rétorqué que ce n'est pas se qu'on lui demandait, je conçois parfaitement les divergences, et moi, je persiste à penser que c'est grave. Et le plus consternant dans cette affaire, c'est que c'est Heidegger lui-même qui l'a démontré dans des écrits qui courrent de 1933 à 1944, 11 années !, c'est long pour un " égarement ", la lecture de cette littérature n'en finit pas d'illustrer la radicalité de son implication dans le nazisme. Après 1933, quand les nazis sont au pouvoir, on voit bien Heidegger réaliser son être, et il est complétement nazi. On peut penser absolument tout ce qu'on veut d'Husserl, de Sartre, mais il est absolument indéniable que ces hommes on été absolument conséquents, ont eu un comportement philosophique irréprochable. De ce point de vue " Être et Temps " est un Contenant et un Contenu métaphysique sans contour, cadre, amarre, etc. Peut être qu'une nouvelle lecture pourrait y remédier, mais en l'état, je n'arrive pas à le situer, topologiquement, c'est de son fait, et mon expérience en la matière me dit que ce n'est pas bon en soi. Il est pour moi intrinsèquement philosophiquement, indéterminé, isolé, flottant, et donc par là même, suspect. Et si on me dit, me montre, m'explique par le menu, que le nazi Heidegger a été absolument conséquent relativement à " Être et Temps ", l'affaire sera entendue. En tous cas, on peut voir par soi-même Heidegger faire de l'idéologie nazie à partir d'existentiaux de son traité.
Oui, la philosophie a un besoin impératif, catégorique, crucial, névralgique, de l'élucidation de ce qu'est a priori le Sujet. Et c'est ce que tente Heidegger avec ses  " souci ", " Dasein ", et autres existentiaux. Le problème posé ainsi, il me semble qu'une difficulté surgit de facto : dans la mesure où nous appartenons à la même espèce, il y a de façon certaine des éléments communs, a contrario, c'est tout aussi vrai: cogito, nous sommes tous différents. A supposer que nous disposions d'élucidations intégrales de ce que sont a priori, constitutivement, des Sujets, on se doute bien qu'elles seront toutes différentes.
Et dans ce registre, d'ailleurs, il n'y a pas que la tentative d'Heidegger qui me laisse sur ma faim. Je n'ai pas encore vu une telle tentative qui intègre explicitement, en l'abordant de front et en tant que tel, le volet névrotique. Ce n'est pas du ressort de la philosophie ? Le plus intime, constitutif, ontogénique, central, radical, etc., etc., du Sujet ne ressortirait pas de la philosophie !? Tu comprends bien que formuler ainsi, c'est effectivement inadmissible : il faudra bien un jour que la philosophie s'y colle à sa façon. Et, à ma connaissance, je ne connais aucune tentative de ce genre.

jghislain a écrit:L'homme pour toi ne se définit pas lui-même.

J'ai extrait ceci de la citation ci-dessus, je n'ai pas compris.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par jghislain le Mer 12 Nov 2014 - 19:08

jghislain a écrit:Ton discours sur la Nature, Neo, est inversé. Elle part du sujet, alors que la Nature c'est déjà le fond.
neopilina a écrit:
J'ai dit la même chose à d'innombrables reprises ! La nature ( Sans majuscule. ) est, scientifiquement, logiquement, première, mais si on considère le point de vue du Sujet, de sa démarche, de son questionnement, vers les choses, son monde, quand il se livre à l'élucidation dialectique de Sa ( Cogito. ) Situation a priori au sein de Son ( Cogito. )  Monde, il découvre que l'élément, horizon, ultimes, c'est la Nature. Et il se trouve que " Nature " est le terme, du point de vue du Sujet, le plus pertinent philosophiquement ( Que " Univers ", " Monde " ou " Culture ", sa Culture est aussi ce qu'elle est en vertu de ses rapports avec les autres Cultures. ), l'homme c'est aussi un être vivant, un animal, parmi tous les autres qui vit au sein de différents écosystèmes, de la biosphère ( Même si c'est pour les détruire, autre débat. ).

Non. Nature n'est pas un terme du point de vue du sujet. C'est le sujet qui se construit selon la Nature.

jghislain a écrit:De plus ton être est de l'ordre de l'idée, ...

neopilina a écrit:Complétement, chez moi, pas de Vie, pas d'Étants. Donc pas d'Être, l'infini ontologique, qui est un pur intelligible obtenu a posteriori, a contrario, par une démarche de la conscience en ôtant à un Étant, n'importe lequel, tous ses attributs, qualités, etc., constitutifs, en terminant, toujours du point de vue de la démarche, par le plus radical, le premier, le fait qu'il soit advenu après " saisie " ( Aristote. ), " perception-réduction Idéalisante " génératrice d'Étants, Uns et uns intérieurement. Ceci dit, en notant bien, qu'il n'est pas contradictoire, je l'ai détaillé dans " Ontologie ", de penser à un infini quelconque via Mon, Mes, Étants de celui-ci, qui sont ontologiquement Uns et uns. L'Être, c'est l'infini ontologique, est absolument rien d'autre, mais il se trouve que quand j'y pense c'est via Mon Étant " Être ", Un numériquement ( C'est l'Un de la philosophie grecque, même s'il sera très vite téléologisé par notamment par Socrate, Platon, Aristote, etc. ), et un, en terme de cohérence, de sens, intrinsèques, constitutifs.
Là réside ton ontologie faussée. Elle se base sur l'idée. L'idée que tu t'en fais ? Alors que le monde est bien là et qu'il n'y a juste qu'à en partir. Ton Un, n'a rien a voir avec l'être de l'homme, c'est du pur délire de métaphysicien fumeux. Ton Un n'est rien.

jghislain a écrit: ... alors que l'être en pratique est la totalité de ce que le Dasein peut engendrer, dans sa vie, du moins si elle est authentique ... Certes, le Dasein vit dans un entourage qui le maintient d'abord à sa place. Mais ce serait oublier qu'au Dasein est donné la possibilité de s'interroger sur son être, ...

neopilina a écrit:Bien sûr que tous les êtres, les choses, en pratique, ce n'est pas uniquement, rien que l'Être ! Mais ajoute quoi que ce soit à l'Être, stricto-sensu, ce n'est plus de l'Être, et ça peut donc être, entre autres, le Sujet de notre espèce. Encore une fois, oui, le Sujet de notre espèce a très manifestement la possibilité de s'interroger sur son être, ce qu'il est, pourquoi il l'est ( Ontogenèse, environnement socio-culturel, etc. ).
Les êtres, ce n'est pas l'être. L'être n'est pas un étant. De plus il ne s'agit pas autant de s'interroger sur le pourquoi de ce qu'on est, que plutôt de réaliser les possibilités propres au Dasein.

jghislain a écrit:... et ainsi de le réaliser.

neopilina a écrit:Les assassins, les nazis, etc, etc
Si ta critique de Heidegger vole si bas, n'est-ce pas dû à ta myopie ontologique, voire à un petit épanchement maladif envers une ontologie si bien construite ?

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 12 Nov 2014 - 20:43

jghislain a écrit:C'est le sujet qui se construit selon la Nature.

Le Sujet, dans un premier temps se construit, dans l'ordre, en vertu de la Relation inaugurale, de Son univers inaugural, familial, culturel, social, historique, et, peut être, si elle fait partie de cet Univers, aussi avec la Nature.

jghislain a écrit:Là réside ton ontologie faussée. Elle se base sur l'idée. L'idée que tu t'en fais ? Alors que le monde est bien là et qu'il n'y a juste qu'à en partir. 1 -Ton Un, n'a rien a voir avec l'être de l'homme, 2 - c'est du pur délire de métaphysicien fumeux. 3 -Ton Un n'est rien.


1 et 3. L'Un est une des deux caractéristiques constitutives de l'Étant. Ne t'en déplaises, quand tu penses à l'homme, c'est via les Étants que tu peux concevoir le concernant. J'ai Mon ( Cogito. ) Étant " Homme ", tu as le Tien ( Cogito. ). Et dés le moment où c'est un Étant, il est comme tous les autres, Un et un.
2. Ci-dessus, il me semble avoir été très courtois, poli, pédagogique, mais si tu veux qu'on change de ton, pas de souci. Et tu confonds grossièrement ontologie et métaphysique, comme Heidegger d'ailleurs.

jghislain a écrit:1 -Les êtres, ce n'est pas l'être. 2 - L'être n'est pas un étant. 3 - De plus il ne s'agit pas autant de s'interroger sur le pourquoi de ce qu'on est, que plutôt de réaliser les possibilités propres au Dasein.


1 - Tout à fait, je n'ai jamais dit ça. C'est le Sujet qui confère de l'Être aux choses, aux êtres donc.
2 - Oui, je n'ai jamais dit le contraire. Mais, comme expliqué ci-dessus, et plus en détail dans " Ontologie ", même quand je pense à l'Être, l'infini ontologique, ça sera forcément fonctionnellement, cognitivement, via Mon Étant " Être ", ou ma représentation, mon idée, mon concept, etc., comme il te plaira, de celui-ci. Tu peux penser à la racine de 10, un infini mathématique, il n'empêche que c'est via un Étant Un et un.

jghislain a écrit:Si ta critique de Heidegger vole si bas, n'est-ce pas dû à ta myopie ontologique, voire à un petit épanchement maladif envers une ontologie si bien construite ?

Procure-toi des textes de Heidegger de la dite période, lis-les, après on en recausera.
Et il va de soi que j'attends avec impatience toutes critiques, questions, objections, etc., dignes de ce nom, sur le fil " Ontologie ".

jghislain a écrit:De plus il ne s'agit pas autant de s'interroger sur le pourquoi de ce qu'on est, que plutôt de réaliser les possibilités propres au Dasein.

Il m'a toujours semblé important de s'interroger sur les pourquoi, je le considère comme un de b-a ba de la philosophie : tu parles de réaliser ton être, mais ce n'est que le Tien, et celui-ci est tel et pas autre, à cause d'une foule de pourquoi. Réaliser son Être en vertu de l'unique raison qu'il est ontogéniquement programmé, à cause d'une foultitude de pourquoi, c'est donner raison à tout le monde, même aux pires. On voit bien, pour la deuxième fois, que quelque chose manque, fait défaut, comme je l'ai déjà dit à propos du traité d'Heidegger. Je te signale que des catholiques intégristes, des ultra-conservateurs iraniens, etc., s'inspirent, se réclament, de ce traité, c'est dire la très pratique " floutitude " du truc.
Peux-tu nous parler de ces possibilités propres au Dasein ? Ça m'intéresse sincèrement beaucoup. Moi, à la lecture seule de " Être et Temps ", je ne les ai pas vu. Même si après 1933, on voit ce qu'Heidegger entendait par là pour lui.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par jghislain le Jeu 13 Nov 2014 - 8:51

jghislain a écrit:C'est le sujet qui se construit selon la Nature.
neopilina a écrit:
Le Sujet, dans un premier temps se construit, dans l'ordre, en vertu de la Relation inaugurale, de Son univers inaugural, familial, culturel, social, historique, et, peut être, si elle fait partie de cet Univers, aussi avec la Nature.
La Nature est l'inverse d'une simple option pour l'homme. Elle est le fond qui génère la structure même de l'homme. En Grec antique, Nature équivaut à Physis, ce qui rend bien le fait que c'est de là que surgit la vie. La Physis, en tant que surgissement, reste la réserve dans laquelle l'homme peut puiser afin de poursuivre son aventure. Et cela ne se ramène pas seulement aux instincts de survie. La Nature, c'est la base. Toute l'ontologie faussée que tu prônes, se basant sur le cogito, le sujet ou comme tu dis le "mien", est en partie dégénérée, de part son déplacement affreux de la vie et du monde, vers l'idée et le sujet.

jghislain a écrit:Là réside ton ontologie faussée. Elle se base sur l'idée. L'idée que tu t'en fais ? Alors que le monde est bien là et qu'il n'y a juste qu'à en partir. 1 -Ton Un, n'a rien a voir avec l'être de l'homme, 2 - c'est du pur délire de métaphysicien fumeux. 3 -Ton Un n'est rien.

neopilina a écrit:
1 et 3. L'Un est une des deux caractéristiques constitutives de l'Étant. Ne t'en déplaises, quand tu penses à l'homme, c'est via les Étants que tu peux concevoir le concernant. J'ai Mon ( Cogito. ) Étant " Homme ", tu as le Tien ( Cogito. ). Et dés le moment où c'est un Étant, il est comme tous les autres, Un et un.
Pas du tout. Pour la bonne raison que même quand l'homme se regarde, il se sait multiple, pour le peu qu'il sache s'observer dans son évolution. Que dire en plus du sujet freudien ? On ne peut faire de l'ontologie sérieusement si on fait, comme tu le fais avec autant d'aplomb, tout partir d'un sujet simple et Un.


jghislain a écrit:1 -Les êtres, ce n'est pas l'être. 2 - L'être n'est pas un étant. 3 - De plus il ne s'agit pas autant de s'interroger sur le pourquoi de ce qu'on est, que plutôt de réaliser les possibilités propres au Dasein.

neopilina a écrit:
1 - Tout à fait, je n'ai jamais dit ça. C'est le Sujet qui confère de l'Être aux choses, aux êtres donc.
2 - Oui, je n'ai jamais dit le contraire. Mais, comme expliqué ci-dessus, et plus en détail dans " Ontologie ", même quand je pense à l'Être, l'infini ontologique, ça sera forcément fonctionnellement, cognitivement, via Mon Étant " Être ", ou ma représentation, mon idée, mon concept, etc., comme il te plaira, de celui-ci. Tu peux penser à la racine de 10, un infini mathématique, il n'empêche que c'est via un Étant Un et un.
Ta démonstration ne vaut pas un clou.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par hks le Jeu 13 Nov 2014 - 14:41

jghislain a écrit:Alors que le monde est bien là et qu'il n'y a juste qu'à en partir.

c'est un lapsus ?
Vu que le Dasein c'est l'être pour la mort .

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par jghislain le Jeu 13 Nov 2014 - 14:48

hks a écrit:
jghislain a écrit:Alors que le monde est bien là et qu'il n'y a juste qu'à en partir.

c'est un lapsus ?
Vu que le Dasein c'est l'être pour la mort .

Très drôle. A en partir = se baser là dessus pour aller plus loin.
Sinon pour ton cas, j'aime citer Nietzsche.
"De tout temps les plus sages ont porté le même jugement sur la vie ; elle ne vaut rien [...] Tous ces fatigués de la vie : qu'ils s'en aillent donc ! "

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par hks le Jeu 13 Nov 2014 - 15:18

se baser là dessus pour aller plus loin.
oui bien sûr, j' avais compris.
Sinon pour ton cas,
Mon cas ? humm... fatigué de la vie? ...certes non.
... et même pas fatigué de ce que je ne lis plus.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Jeu 13 Nov 2014 - 15:32

jghislain a écrit:La Nature est l'inverse d'une simple option pour l'homme. Elle est le fond qui génère la structure même de l'homme. En Grec antique, Nature équivaut à Physis, ce qui rend bien le fait que c'est de là que surgit la vie. La Physis, en tant que surgissement, reste la réserve dans laquelle l'homme peut puiser afin de poursuivre son aventure. Et cela ne se ramène pas seulement aux instincts de survie. La Nature, c'est la base. Toute l'ontologie faussée que tu prônes, se basant sur le cogito, le sujet ou comme tu dis le "mien", est en partie dégénérée, de part son déplacement affreux de la vie et du monde, vers l'idée et le sujet.

L'ontologie, la métaphysique, la philosophie, en soi, c'est déjà dur. Et puis éthiquement, déontologiquement, il est encore bien de dire ce qu'on pense, et de penser ce qu'on dit. En clair, dans ce registre, on s'efforcera catégoriquement d'être clair, explicite, franc, d'assumer. Ce que tu commences à peine avec ce que j'ai souligné.

C'est essentiellement pour la postérité que je cite ce qui précède. Déjà, ton attitude à l'égard d'Arendt m'avait mis la puce à l'oreille. Tu as très bien lu Heidegger, mais ça on le savait. Ce qu'on apprend ci-dessus, c'est que t'es bien imbibé, c'est que tu prends le même chemin.
Et tes raccourcis quant à ma démarche sont tellement brutaux qu'ils en sont erronés : c'est à partir d'un examen poussé du cogito, en poursuivant la démarche du doute radical, que Descartes interrompt quand il rencontre le cogito, que je suis amené au terme de cette démarche à découvrir une pierre de touche qui s'avère ontologique, l'Étant, et donc, sur le chemin de retour, je retombe sur le cogito, mais cette fois dans le bon sens, n'étant plus point de départ, puisque je suis allez plus loin et repart de là, la dite pierre de touche, je peux le reprendre, l'entériner, au mieux et proposer : " Tout Etant est à la fois Donné ET Suspect, parce que Mien ". Moi aussi le cogito ne me plaisait pas du tout formulé comme l'a fait Descartes, et jusque là, et pas plus loin, je peux comprendre Heidegger. Mais il ne sert à rien de pester, de vomir Descartes et le cogito, comme le fera Heidegger, et tant d'autres : on décide de faire avec ou sans, dans les deux cas, probité intellectuelle de base, on le dit explicitement, ce que fera Heidegger, tout à fait, et j'ai un peu lu comment ( Et on n'a pas tout, la soi-disant GA interdit l'accès à deux séminaires inédits sur Descartes. ). Et ce " comment " ne le grandit pas du tout, c'est même l'inverse. Je prétends avoir résolu ce problème, on peut reprendre, avec un cogito complétement intégré, sa leçon essentielle constitutive, sans les inconvénients, il est vrai, cela, ce point précis, je l'accorde, rédhibitoires de sa formulation initiale.
Ne t'en déplaise, mon ontologie est bien plus rigoureuse, pure, en tant qu'ontologie, que celle d'Heidegger qui mélange tout, et comme on sait.


jghislain a écrit: 1 - Pour la bonne raison que même quand l'homme se regarde, il se sait multiple, pour le peu qu'il sache s'observer dans son évolution. Que dire en plus du sujet freudien ? 2 - On ne peut faire de l'ontologie sérieusement si on fait, comme tu le fais avec autant d'aplomb, tout partir d'un sujet simple et Un.

1 - Mon Étant " Homme " est effectivement, multiple, etc., etc., je suis certain que si j'essayais de le mettre à l'écrit ça ferait au moins un épais volume, il n'en est pas moins, dialectiquement, un.
2 - C'est forcément un Sujet de notre espèce qui se propose de faire de l'ontologie. Mais faire de l'ontologie à partir du Sujet, promulgué Dasein, c'est la pire façon d'en faire.

jghislain a écrit:Ta démonstration ne vaut pas un clou.

Voilà ce qui s'appelle un argument.

P.S. Et ta " réponse " à hks conforte ce que je dis au début de ce post. Toi et moi, nous en resterons là.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par hks le Dim 16 Nov 2014 - 0:36

neopilina a écrit:que Descartes interrompt quand il rencontre le cogito, que je suis amené au terme de cette démarche à découvrir une pierre de touche qui s'avère ontologique, l'Étant, et donc, sur le chemin de retour, je retombe sur le cogito, mais cette fois dans le bon sens, n'étant plus point de départ, puisque je suis allez plus loin et repart de là, la dite pierre de touche, je peux le reprendre, l'entériner, au mieux et proposer : " Tout Etant est à la fois Donné ET Suspect, parce que Mien ".


Moi neo comme fondement au dessus du cogito, où tu dis être allé, ce que je comprends fort bien, je mettrais l 'être  ( en général= le fait d' être ) pas l' étant.
C'est ce côté "chosifié" de l' étant qui me gène chez toi.
Je mettrais l'être, et même pas l' Etre ( encore que l'infini etc...)
non simplement que le cogito, il faut bien qu' il soit ( qu'il ait de l'être ).

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Dim 16 Nov 2014 - 3:03

Tu as complétement raison, et c'est le cas. Quand j'entérine le cogito dans le bon sens, mon existence, mon être, sans majuscule, le fameux " je suis ", moi, est enfin, déjà, complétement là, restauré, établi, reconnu, conquis, à sa place. Au terme de la démarche infernale, on a toujours le dit Résidu, l'Étant absolument nu tel du fait qu'il est, Un et un uniquement en tant qu'Étant, point. On va prendre tout notre temps pour sortir de cette nuit métaphysique radicale et revenir ici. Arrivé là et repartant de là, ce Résidu ultime, je peux faire une foule de constats : je ne suis pas ce Résidu ontologique puisqu'il est commun à toute chose, puisque c'est ma conscience qui l'a généré, puisque je peux le considérer, l'examiner, et comme nous sommes en deça de la formulation initiale du cogito, condition sine qua none, on peut dés lors constater, restaurer, non seulement logiquement, simplement, naturellement, mais cette fois aussi métaphysiquement, philosophiquement, la possibilité de la conscience et de cette expérience de pensée : l'existence du Sujet, mon existence, je constate que je suis et que je pense. Possibilité qui elle-même requiert un préalable, l'existence du monde. Aucun souci donc, l'ordre réel, correct, est rétabli, mais il était, tout le monde en conviendra après une telle déconvenue, inadvertance, séquestration, un tel escamotage, verrouillage, à conquérir métaphysiquement, philosophiquement, par et pour la philosophie, expressément, injonction historique et philosophique, à partir et donc à l'encontre du cogito comme il était initialement formulé. Je récapitule : d'abord, effectivement, je suis, je pense, ce qui me permet de constater le premier, le fait que je suis, et le fait que je génère a priori ou en conscience des Étants, et en passant je n'oublie pas d'entériner le cogito, sa leçon essentielle. On a l'élucidation a priori de la Situation du Sujet au sein de Son ( Cogito. ) Monde, enfin un Socle, un Sol, bien fermes, et un nouveau Cadre. Ce qui m'amène à proposer métaphysiquement : " Tout Etant est à la fois Donné ET Suspect, parce que Mien ". Le philosophe n'est plus prisonnier du poêle cartésien et, Lien a priori restauré, conquis, philosophiquement, il a les pieds sur terre. Il peut reprendre, et ce, tout étant re-Donné a priori, avec, entre autres, un Sujet d'emblée aussi consistant que possible.


Dernière édition par neopilina le Lun 17 Nov 2014 - 0:17, édité 2 fois

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par hks le Dim 16 Nov 2014 - 14:52

Je pense que tu mets le temps dans l' Etre et non pas l' Etre dans le temps. Si c'est cela nous sommes d' accord. ( disons que sans être un parménidien farouche je ne suis pas un héraclitéen convaincu )

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par hks le Lun 17 Nov 2014 - 19:40

ce site est incroyablement riche en textes classiques téléchargeables


http://classiques.uqac.ca/classiques/maine_de_biran/maine_de_biran.html

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Lun 17 Nov 2014 - 19:49

hks a écrit:Je pense que tu mets le temps dans l'Être et non pas l'Être dans le temps.

Première réponse, scientifique : absolument tout dans l'univers baigne dans le temps, y est intrinsèquement, constitutivement, soumis, devient aux sens scientifiques du terme.
Deuxième réponse, philosophique : intrinsèquement un Étant ne devient pas ( Rien que le titre de " Être et Temps " a été pour moi un mauvis signe. ), par contre, bien sûr, ils se succèdent, et cette succession, ce travail sur les Étants peut être la cause de changements de la part du Sujet, de la conscience. Bien sûr que l'ontologique, de facto, s'inscrit dans cette trame : tel Étant est advenu à tel instant, il y a un avant, un après, au sein de tel Sujet, etc. Mais en soi, l'ontologique est a-temporel dans la mesure où il ne devient pas comme entendu dans la réponse scientifique.
Quand je dis, " C'est une pomme ", dans la fraction de seconde qui suit, elle n'est déjà plus, scientifiquement dit, celle que j'ai désigné, mais si je réitère dans l'instant l'opération, " C'est une pomme ", on aura bien deux Étants, distincts, mais, pour ainsi dire, dialectiquement, jumeaux.
Réaction éminemment éléate !

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