De la Nature. Discussion.

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De la Nature. Discussion.

Message par quid le Mer 31 Juil 2013 - 2:29

Qu'en dire... Allez, une petite réflexion sur l'ensemble. Réflexion toute personnelle après avoir entendu attentivement ton texte. Rien ne me dis que j'ai bien compris toute ta position, mais je reste inconvaincu sur ces questions.

Cette vision de l'En-soi, primordial, l'Etre, accessible par la logique et l'entendement, tel que les Eléates l'affirmaient, un et entier, me rappelle l'approche Spinozienne.

D'ailleurs, il me semble que dans L'Ethique, Spinoza aborde tout de suite ce problème que tu nommes l'Envolée de Murailles. Il le résout en parlant de l' « idée vrai », celle qui est claire et distincte, en adéquation avec son objet. Pour lui, ce côté clair et distinct, se trouve en cherchant attentivement et logiquement (méthode géométrique).

Donc Spinoza franchit allègrement le pas vers l'En-soi, car il affirme en quelques axiomes et explications géométriques, la clarté de ce concept adéquat de l'Un qui est.

Tout le problème est dans l'axiomatique, car Spinoza, comme les Eléates, doivent bien commencer leur réflexion depuis un point de vue qui est l'entendement, la pensée et l'intellection. Et bien que l'on puisse dire que la pensée a un objet, supposer que la pensée de l'objet est conforme à l'objet lui-même est un parti pris.
Ainsi de l'Etre on ne peut finalement que seulement dire qu'il est. Par l'intellection, les Eléates, tout comme Spinoza ne peuvent entendre ce qui n'est pas, et ainsi concluent-t-il forcément en l'Un entier.

A cet endroit, on peu se demander si ce point de vue est dicté par notre nature ou s'il est vraiment en adéquation avec la nature de l'En-soi. La réponse de Spinoza et je pense également des Eléates, est qu'on a pas le choix.

Ainsi ils évacuent la question du Non-être et du Néant. Les pôles dialectiques deviennent alors le Un et le Multiple en tant que paradoxe et aporie. Le Un étant la valeur sûre, mais ne disant pas grand chose sur lui-même. Le Multiple ne devant maintenant s'éclaircir que dans cette unité.

La seconde partie du poème semble effectivement relever de la science. Et cette science peut être abordée en dehors de toute certitude et du Un, ou au contraire dans la considération de l'Unité. C'est cette dernière voie qui est proposée dans le poème. La recherche de la compréhension de l'En-soi qui est un, sans faire appel à un Non-être.

Pour ce qui est du parricide de Platon, je pense qu'il essaye plutôt de rétablir un autre méridien permettant à la nature de l'Être d'être dicible. Et pour cela il a besoin de pôles différents du Un et du Multiple. Il a besoin de pouvoir dire ce qu'est l'Être et ce qu'il n'est pas. Il a besoin du Non-être. Il a besoin du vrai et du faux.

Pour ce qui est de Descartes, sa démarche du doute radical, est d'abord une démarche de prudence visant à ne pas s'accommoder trop vite de conclusions qui seraient alors plus de la spéculation. Son but avoué est de trouver des vérités, donc de se tourner vers l'En-soi. S'il dresse une Muraille, ce n'est à mon avis pas par le Cogito, mais par l'isolement d'une âme référente du sujet. Le Cogito existait déjà du temps des Eléates, même s'ils ne l'ont pas clairement énoncé. C'est implicitement leur point de départ, tout comme celui de Spinoza. C'est l'entendement, la faculté d'intellection et la  prise de conscience d'être et par là-même de l'Etre.

Les Eléates et Spinoza franchissent allègrement le pas vers l'En-soi, et Spinoza, peut alors revenir sur Soi au sein de l'En-soi, lorsqu'il parle des passions des Hommes dans son « Ethique ».

La considération aiguë du Cogito, « Et ayant remarqué qu'il n'y a rien du tout en ceci : « je pense, donc je suis », qui m'assure que je dis la vérité, sinon que je vois clairement que, pour penser, il faut être », effectivement est de nature à freiner le pas vers l'En-soi et donc également vers le Soi, mais ce n'est nullement la négation de l'En-soi, c'est la considération de l'Etre, mais pas de sa nature, et de l'accès toujours très douteux et subjectif à l'En-soi. Et effectivement, c'est le début de la galère pour celui qui cherche des vérités, car elles sont doublement faussées, d'une part par la subjectivité ou l'inter-subjectivité  incontournable, d'autre part par l'impossibilité de situer l'objectivité relative tirées de l'inter-subjectivité, au sein de l'Etre dont la nature est indéfinie, produisant une objectivité elle-même de toute manière relative, et d'une relativité incertaine.

Le Cogito a donc besoin de la méthode scientifique et de la science pour avancer, pour avoir un maximum d'objectivité, qui sera de toute manière toute relative et revêtira également une part de subjectivité.

Ainsi, peut-être que le Cogito ne statue pas sur la nature permanente et entière de l'Etre, et de la possibilité du Non-être. Peut-être que dans sa démarche ascendante elle doit envisager également le Non-être dans ses hypothèses, alors que les positions éléates ou Spinozienne permettent une démarche descendante.

Il reste que dans cette démarche descendante, subsiste un statut quo sur la nature de la multiplicité au sein de l'Un, sans faire intervenir un certain Non-être ou Néant, ne serait-ce que dans cette impermanence relative. Je ne connaît pas la position des Eléates sur ce paradoxe, eux qui aiment les choses rondes. Spinoza ne me semble pas très clair non plus sur la justification des modes de sa substance. Les deux partis semblent entériner que l'Un est Multiple, point. Ont-ils raison de ne pas s'y attarder ?

En plus :

Par le Cogito, la pensée rejoint l'Être dans sa nature la plus fondamentale, celle de l'existence, mais également affirme ipso facto une certaine multiplicité de l'Etre dans cette nécessité de recul sur soi-même induisant l'altérité, le même qui n'est plus vraiment le même. Et cette possibilité de dissociation, tout comme sa nécessité pour « être » pose question. Le Cogito par son rapprochement de nature d'avec l'Etre, s'en sépare dans le même temps. De là naît peut-être l'aporie de la multiplicité et de l'Un.

Etre, c'est peut-être s'échapper à soi-même. L'Etre n'y échappe peut-être pas ; il n'échappe peut-être pas à la nécessité de l'échappatoire pour être, il ne peut alors se suffire à lui-même, il ne peut se connaître lui-même. Le Soi est illusoire, il n'y a déjà plus que de l'En-soi, mais l'échappatoire nécessaire pour être n'est peut-être pas vers l'En-soi. L'Etre n'est peut-être pas si narcissique que cela, il est peut-être oublieux, joyeux, inconstant, il peut flâner, se reposer, contempler ou s'élancer, qui sait ?

De là peut-être naît le sentiment d'absence d'Etre, lorsque celui-ci s'échappe ; mais l'Etre c'est peut-être justement cet échappement. Dans son poème, Parménide parle d'immobilité de l'Etre,  je ne sais pas si c'est parce qu'il atteint les limites du dicible, car en dernier lieu, il faudra bien dire ce qu'il est. Il lui refuse un début une fin, mais les notions immobilité ou de mouvement sont elles également encore judicieuses ?

Oui, on peut dire que l'Etre est Un, Tout, immobile, égal, mais on ne dit alors pas grand chose sur sa nature.
L'Etre ne doit-il pas s'échapper à lui-même pour se dire, pour s'exprimer, pour se parler ? Les étants ne sont-ils pas alors également du même bois ?
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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 31 Juil 2013 - 13:14

Tout d'abord je te remercie pour l'attention que tu as apporté à mon texte, qui est un abrégé de mon " De la Nature " et qui clôt celui-ci, à des fins pratiques évidentes.

Certaines de mes conclusions dans l'abrégé peuvent paraître précipitées, mais dans l'essai in extenso, il va de soi que tout ce qui est résumé dans l'abrégé est bien plus étayé, surtout les points les plus importants.
C'est donc très logiquement, que j'attendais des ... objections !

Mon pseudo sur le web est Neopilina, neo, nouveau, pilina, un genre de petit mollusque fossile, très innovant d'un point de vue strictement biologique, il présente une forme de métamérie, c'est à dire une symétrie selon un axe central, comme nous, et qu'on croyait disparu depuis le dévonien, jusqu'à ce qu'un bathyscaphe en remontent des bien vivants dans les années cinquante, vite baptisé donc " Neopilina ".
Il en est de même de l'éléatisme aujourd'hui : il est à la fois très ancien et très innovant, connait un regain, de mon fait, parce que quand je fais connaissance avec j'ai l'intuition aiguë que cette façon de penser n'a peut être pas dit son dernier mot.

L'intuition fondatrice de ce regain me vient à cause de la fameuse césure du poème de Parménide, qui affirme la nécessité vitale de deux discours différents pour pouvoir tenter de dire toutes les choses. J'y ai donc vu pour la première fois, ce qui est effectivement advenu depuis : l'intuition du nécessaire divorce épistémologique fondateur, inaugural, de la dialectique et de la science, qui n'est pas effectif à l'époque.

Et effectivement si on entérine philosophiquement aussi profondément que possible ce divorce, il s'avère que l'éléatisme tient très bien la route, avec seulement quelques postulats ontologiques majeurs.

Somme toute l'échec global de la philosophie grecque ne s'explique pas autrement que par la méconnaissance de cette nécessité, malgré la tentative profondément originale d'Aristote, qui prend complétement acte de l'échec de tous ses prédécesseurs. On peut à bon droit voire dans l'oeuvre d'Aristote, pour la première fois, la démarche proprement scientifique à l'oeuvre. Il entérine bien plus qu'un grec n'est disposé à l'admettre la critique éléate. Avec des discours bien distincts.

Platon n'entend pas du tout l'intuition des éléates, malgré les redoutables mises en scène de la situation aporétique où se trouve la philosophie grecque par Zénon.
Il comprend bien par contre que l'orthodoxie, l'intransigeance, radicale, des éléates quant à l'Être et l'Un, qui induiront de façon désormais inévitable, avec la plus grande rigueur dialectique l'effraction quasi constitutive de la philosophie du problème de l'Etant, qui est au coeur de l'oeuvre d'Aristote, met à l'arrêt la pensée grecque. On l'a vu, sa solution, c'est que nécessairement, quelque part ces orthodoxies sont intenables, ça sera le pseudo-parricide du Sophiste, où les dites orthodoxies sont gravement relativisées, et se afin de pouvoir continuer à penser, et pour Platon, nous proposer sa propre théorie de la participation et sa physique, soi dit en passant, simplement néo-phytagoricienne et/ou néo-atomiste, avec ses cinq solides élémentaires de nature mathématiques, géométriques; alors qu'on a vu que tout ce qui nous reste de Zénon est une récusation absolue des prétentions des mathématiques dans ce domaine, Aristote prendra acte, les mathématiques sont quasi-absentes de son oeuvre.

Mais si la philosophie entérine philosophiquement le divorce entre elle et science, advenue empiriquement au fil des siècles, sans elle, non seulement l'éléatisme tient la route, mais s'avère être un redoutable outil nous permettant de faire système, et même mieux, sans lequel je ne crois pas qu'il soit possible de faire système.
Non seulement on peut conserver l'ultra-univocité de l'Être et de l'Etant, généré Un, par la " perception-réduction Idéalisante ", pour penser, mais on le doit. Procédons a contrario : essayons de faire sans, c'est impossible. Même si on le fait sans le savoir on le fait.

Idem pour l'élucidation dialectique explicite du Lien a priori entre le Sujet et l'Extérieur via l'En-Soi, qui soudainement fait cruellement défaut depuis et à cause du cogito. Somme toute, on peut remercier celui-ci de nous avoir contraint à procéder à celle-ci. Que la philosophie dispose de cette élucidation philosophique n'étant pas la moindre des choses ! Et Parménide, déjà, formalisait celle-ci, voir Fr III et VIII. Ce qui faisait défaut c'était, toujours à cause du cogito, la preuve philosophique de l'existence des choses, mais il y en a bien d'autres non philosophiques. En élucidant ce Lien a priori on démontre que le Sujet est bien lié, certes de façon irrémédiablement corrompue ( Ce qui induit directement une Ethique, une Politique. ) par le Sujet lui-même, à un Extérieur, qui donc par là même se trouve exister, aussi surement qu'il est aussi de facto terriblement problématique, ce pourquoi je dis que les Etants sont Donnés ET Suspects a priori. Cette liaison n'ayant pas fait pas l'objet d'investigations plus poussées avant le cogito puisque allant de soi avant celui-ci. La phénoménologie elle-même est tout entière un contre-coup imputable au cogito.

Quant nous pensons nous ne faisons jamais que manipuler, questionner, etc, des Etants, advenus Uns intérieurement ( Ce pourquoi les irrationnels et les infinis déclenchent des réactions épidermiques chez les éléates. ), en dehors de toute considération quant à leur degré de pertinence, qui vient après, c'est l'exercice proprement critique : l'erreur et consorts sont parfaitement possibles sans qu'on touche à ces postulats ontologiques, contrairement à ce que défend Platon dans le Sophiste. Un mensonge est authentiquement, autant qu'un autre, ontologiquement, un Etant. On en revient à la distinction entre Sens et vérité, qui d'ailleurs fait l'objet d'une discussion en cours sur le forum.
Je n'ai pas éludé le Non-Être, bien au contraire, j'ai traité ce problème de fond en comble, ce qui, effectivement, n'est pas encore le cas du néant, qui est lourdement soupçonné d'être un avatar de la pensée, singulièrement tel après le cogito.

Le Sujet, biologique, via la perception, l'imagination, voire la conscience, pour les espèces les plus complexes ( On a vu ailleurs qu'il est préférable d'éviter " évoluées ", un organisme plus simple n'a tout simplement pas été contraint par l'environnement d'évoluer, il est parfaitement adapté à celui-ci. ) génère des Etants. Il extrait ainsi, très subjectivement, en tant que Sujet, une fraction du réel, de sa substance, très exactement comme le font les mathématiques, les sciences, toutes les autres disciplines, chacune à leur façon constitutive, et il se trouve donc que chacun d'entre eux est profondément conformé par le Sujet qui les génèrent, c'est la subjectivité. L'Être, c'est, si j'ose dire le matériau brut, du Sens, puis de la vérité, c'est tout ce qu'il reste de l'Etant une fois qu'on lui a ôté tout ses attributs en terminant par le premier d'entre eux, le fait qu'il advient Un. Il serait présent au coeur du monde, comme le sont les mathématiques, même s'il n'y avait pas de Sujets pour le formaliser et donc, en rajouter, c'est tout notre problème.

Il n'y a rien de gratuit, de fortuit, dans mon " De la Nature ", bien plus encore dans l'abrégé que j'ai proposé, ce travail de résumé m'a fait suer sang et eau. Amputer quant on a mis tant de temps à développer est proprement douloureux.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 11 Sep 2013 - 21:41

Bien sûr qu'on part postulats subjectifs en poche, c'est vraiment, vraiment, un doux euphémisme. Examinons-les un peu. Forcément pour les conforter ? Les éprouver, en conservant le secret espoir, que l'essentiel, le meilleur, jugés a priori, subjectivement, comme tels donc ? Certainement. Et si c'était aussi pour les éprouver, voir s'il n'y en a pas d'autres, voire, s'en défaire, parce que les boulets subjectifs, " au départ ", ce n'est pas ce qui manque, et le Sujet lui-même peut y voir à redire. Sans doute aussi. Mais celui qui s'aventure là sait aussi, en tous cas l'apprendras, de la même façon, qu'il pourrait bien tout perdre. Je n'ai pas eu à me poser ce genre de question : ontogéniquement, je n'ai pas eu le choix, question de survie, de santé mentale, j'ETAIS un Enfer paradoxal... Trop tout.
Dégraisser, y voir clair, c'était survivre, je n'ai aucun mérite, je déglutis, pas même celui d'avoir tenu jusque là : c'est un miracle.
Je mets la main, complétement par inadvertance, ce n'était pas le but initial, mais bien mon vieil ami le cogito, sur un humanisme induit directement par ce travail.
Mais ce n'est pas mon Humanisme de coeur, de départ. Il n'est pas d'essence judéo-chrétienne, ce n'est pas celui ma de famille,alors que je suis tout entier un des innombrables pantins mortifères générés par ce Paradigme. Ecoutons Nietzsche se maudire lui-même. Dieu peut bien être mort : nous sommes devenus " physiquement " ainsi moraux. Au fil des générations, un peuple, une population, une culture, intériorise, on moralise autant qu'on respire.
Regardons l'Islam, seulement en plein acmé. Les sultans, les califes, reviendraient, ils crieraient aux fous.
Bien sur que " mes postulats ", c'est à dire moi-même a orienté mes recherches, mais c'est toute la grandeur du risque métaphysique que de ne pas savoir ce qu'il y a au delà des arbres sur la plage.
Freud avait dit qu'il aurait aimé être philosophe ou ... conquistador ( Sic. ). Mais c'est pareil Monsieur.
J'ai bien cru que mon couple n'y survivrait pas. Si, à mon grand étonnement. Mais " d'autant " plus allégé, " Sexe ", compris. Et c'est très bien comme ça.



Dernière édition par neopilina le Dim 29 Sep 2013 - 13:45, édité 1 fois

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Jeu 12 Sep 2013 - 17:00

hks, citant Michel Henry :

" Eh bien, là c'est en effet une question. Si on admet que le cogito chez Descartes, ça veut dire la vie transcendantale au sens de Husserl, au sens de ce s'éprouver soi-même, ce qui fait que nous sommes différents de toute chose dans le monde, d'une équation mathématique, ce qui fait la spécificité de l'être humain, sa condition propre. Eh bien, Descartes quand il dit cogito, il dit ego cogito; C'est à dire que parlant de cette nappe pathétique que j'appelle moi, cette sorte de couche fondamentale de l'être humain, que nous éprouvons nous-mêmes avant tout regard (il y a un sentiment pur de l'existence qui a été appelé par Rousseau sur qui il y a une page d'internet de Philagora) Descartes ne dit pas comme les philosophes français lui ont fait dire: il y a la chose et par ailleurs il est pensé, il ne dit pas il est pensé la chose mais il dit je pense: ego cogito. Cela implique toujours des ego; Voilà donc l'ouverture d'une dimension extraordinaire qui n'existait pas dans l'antiquité, qui n'était pas nettement aperçue, qui était confondue plus ou  moins avec l'apparaître de la nature, avec le monde, avec la visibilité. Il n'y avait pas cette espèce de distinction radicale qu'il y a précisément dans les religions qui sont avant la Grèce: c'est pour ça que Lévinas a eu raison de regarder avant la Grèce et que Heidegger s'est levé trop tard, c'est à dire qu'il a commencé avec la Grèce ".

Et un peu plus bas :

"  Voilà pour répondre à la question de Joseph Llapasset:
 Comment Descartes répond à votre question, je vais vous le dire: Descartes dit je pense donc je suis ce qui veut dire entre parenthèse que l'être n'est jamais premier, ..."

Ce à quoi je rétorque. Si Descartes formalise pour la première fois, ce que je conteste, avec le Fr III et VIII du poème de Parménide, la distance critique, il y subsume de façon absolument inadmissible la primauté du fait d'être, requis préalablement pour faire cette expérience de sa propre subjectivité : l'avènement ainsi formalisé de la distance critique a en même temps un cout exorbitant, sa rupture d'avec toute chose, à commencer par Soi, la rupture du Lien existant a priori entre le Sujet et Son Monde, Michel Henry, qui lit parfaitement, mais ne voit pas le problème ainsi induit mais que les bons cotés, cité au-dessus :

" C'est à dire que parlant de cette nappe pathétique que j'appelle moi, cette sorte de couche fondamentale de l'être humain, que nous éprouvons nous-mêmes avant tout regard (il y a un sentiment pur de l'existence qui a été appelé par Rousseau sur qui il y a une page d'internet de Philagora) Descartes ne dit pas comme les philosophes français lui ont fait dire: il y a la chose et par ailleurs il est pensé, il ne dit pas il est pensé la chose mais il dit je pense: ego cogito ".

C'est donc tragiquement vrai. Kant, Hegel, et consorts, vont à la fois se réjouir et labourer en long, en large et en travers, jusqu'à l'avènement ainsi induit de la phénoménologie, pour finir avec Sartre, cette prodigieuse Inadvertance commise lors de la démarche du doute radicale.

Je ne rejette pas le cogito, je le reprends, ceci fait, il ne s'en porte que mieux, en restaurant, et donc pour se faire, en décrivant, ce Lien, je lui permets à lui aussi de prendre la clef des champs, de s'abattre encore mieux sur le Monde des Sujets, en tant que tel. De l'intérieur, je retrouve la Porte qui conduit au poêle cartésien, et j'acte, documente, à l'écrit, cette recherche. C'est effectivement lorsqu'on nous prive de quelque chose qu'on se rend compte a posteriori de l'existence de cette chose, en l'occurrence ce Lien, c'est tout l'effet que m'a fait le cogito. Descartes, selon moi fait un état des lieux, c'est à dire nous propose une élucidation dialectique de la structure du réel, singulièrement en présence du Sujet de notre espèce, c'est ce qui intéresse à bon droit. Je n'ai jamais dit qu'il fallait quitter la place, bien au contraire, je profite du coup de force réalisé par Descartes pour éclaircir, conforter la prise de position. De, par et pour la distance critique. Notre athlète préféré reprend contact avec le sol.

Lors de mes trop fréquents accès mégalomaniaques, il m'arrive de dire des trucs du genre : Homère, Parménide, le cogito, et moi. Ou encore dans ma métaphysique en moins de 20 lignes, il y a trois points, et le troisième, fondateur, inducteur, c'est le cogito repris.
Je tiens beaucoup à ce qu'on comprenne ma position à l'égard du cogito dans son primo-état. Cette position est tout simplement névralgique chez moi, suite il est vrai à l'impératif catégorique que la philosophie avait fait du cogito. J'ai complétement joué le jeu.



Dernière édition par neopilina le Lun 7 Oct 2013 - 19:41, édité 3 fois

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par quid le Dim 29 Sep 2013 - 15:20

neopilina a écrit:Retour sur terre, du philosophe.
Atterrissage en douceur, pourtant je ne voyais pas ou tu t'embarquais dans le sujet >Métrodore de Chio<, et je te voyais ramer. Mais il faut le dire, tu as une très bonne boussole.

Donc, voici un petit temps que j'ai enfin compris (je crois) ta problématique du Cogito, de l'Envolée de Murailles, et des Etants.
Dans le Cogito, tu penses que Descartes ampute la problématique philosophique ontologique. En fait il ne l'ampute pas, mais il prend parti pour le Sujet au détriment de l'En-Soi. Ainsi, dans « je pense donc je suis », on a l'impression qu'il ramène la certitude à un point ; et ce point serait le Sujet qui pense.

Or il ne rompt pas complètement le lien avec l'En-Soi, car il conditionne cependant le Sujet à L'Etre : « Et ayant remarqué qu'il n'y a rien du tout en ceci : « je pense, donc je suis », qui m'assure que je dis la vérité, sinon que je vois clairement que, pour penser, il faut être ».

Toutefois, il associe l'Etre et la Pensée dans un lien un peu étriqué, qui semble dire qu'il ne voit pas (dans un premier temps) forcément autre chose que la pensée qui puisse relever de l'Etre.
Courtial dit dans un le sujet du >III - Du cogito< qu'il faut entendre « penser » dans un sens non intellectualiste, mais comprenant tout le Sujet avec ses sensations. Du point de vue du Sujet, tout est donc « Pensées ».

On voit alors qu'il est facile par un mot, d'escamoter une problématique. Le mot « Etre » ne dis pas grand chose sur l'être et le mot « Pensée » ne dit pas grand chose sur la pensée. La plus part du temps, l'exposition d'un point de vue se fait par la mise en relation de différentes notions, les dites notions finalement se définissant les unes et les autres. Ainsi s'il n'est pas escamoté par certains termes, le lien est alors conservé dans le discours.

Donc Descartes ne rompt pas mais escamote en ramenant la pensée à une relation très privilégiée avec l'Etre. Le mot Etre n'en disant pas tellement, mais permettant de mettre en avant la Pensée et de fonder le Sujet, de le mettre en perspective ou de le montrer afin que chacun puisse le voir. C'est un peu le jeu de la reconnaissance des formes dans les nuages, ou la création de concepts. Reste à voir si ce ne sont que des points de vue très subjectifs, des créations, ou la mise en perspective d'une réalité.

Alors voici, Descartes en amenant le Sujet, par son « Je penses donc je suis », ramène ce Sujet à la Pensée, quasi exclusive et entière face à l'Etre. Or la pensée, au delà de sa prise de conscience d'être, elle pense quelque-chose. Et là on trouve une autre relation, le Sujet Pense et Est, mais le Sujet Pense à des Choses qui ne sont pas lui. Tu y verras ce qui a été escamoté, les Etants, suspects et donnés en même tant que le Sujet. Le Sujet ne pense pas rien.

Et en quoi les Etants sont suspects et donnés ? Dans le fait qu'ils sont indissociables du Sujet. Le Sujet et les Etants se définissent les uns les autres. Pas de Sujet sans Etants et les Etants sont ceux du Sujet, ils lui sont accessibles, tout en étant des Etants, des choses qui sont subit par le Sujet, qui lui semblent extérieures.
Parmi ces Etants. Il y a cet Etant très particulier, le corps. Il semble qu'il soit un lien privilégié avec l'extérieur. Il est à la fois subit par le Sujet, mais semble être le lien par lequel s'incorpore certains Etants extérieurs via les sensations. Il est au plus proche du Sujet, car il semble également lui permettre de moins Subir en lui offrant la possibilité d'Agir.

Voilà, les Etants sont pleinement ceux du  Sujet, ils le définissent tout en étant extérieurs à lui.

On voit ici que l'on ne peut faire l'économie du Sujet dans une réflexion philosophique. Ce serait alors escamoter dans l'autre sens, ce que l'on pourrait qualifier de discours scientiste. Escamoter les Etants, c'est aliéner le Sujet, le priver de sa consistance (comtemption du corps, d'un extérieur). Et escamoter le Sujet, c'est lui demander de se nier, une autre forme d'aliénation (comtemption de la conscience, du point de vue).

neopilina a écrit:Bon. Mine de rien, avec l'évidence expérimentale ainsi circonscrite a minima mais fermement acquise donc
...
1- L'Être. Facile : c'est un Etant auquel on a ôté tous ses attributs jusqu'au plus radical, premier, le fait qu'il soit advenu Un, l'Être c'est donc du Sens sans Sens, la matière première du Sens. L'Être est, absolument, et ne saurait devenir, par exemple.
...
On a, mine de rien, de l'ontologie, une métaphysique, une phénoménologie, une éthique, de la politique, une transcendance, un humanisme, une sagesse, etc, absolument tout ce qu'il faut dés qu'on développe.
Effectivement, très jolie circonscription ontologique, cependant l'Etant étant incorporé au Sujet, le Sens émane de cette conjonction ontologique, mais le Sens ne semble pas donné. Donc comme tu le dis tu as circonscrit à minima. Tu as de mon point de vue effectivement une ontologie, une métaphysique (privée de sens), une phénoménologie (sans devenir), peut-être un humanisme a minima, et une partie de sagesse (privée de sens), une transcendance (déjà acquise), je ne vois cependant pas d'éthique, ni de politique, qui sont plutôt de l'ordre de la recherche de sens puisque indéfini dans ton exposé. Pour le coup tu n'est pas dogmatique mais minimaliste. On pourrait s'interroger sur cet Etant particulier qu'est le Sens et qui lui, ne semble pas donné.
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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Dim 29 Sep 2013 - 15:32

Haaaa, quid.
Je vais méditer ma réponse. L'Etant est Donné, pas son Sens, qui lui DEVRA être questionné par la cohorte des disciplines positives.
Et chaque Etant étant tel, Fruit d'un Sujet, donc, implication politique, éthique, nécessité catégorique du débat contradictoire, en un mot la connaissance, manifestement impératif suite aux premiers constats relatifs quant à la Nature de l'Etant. Sans aucun Relent, passif, ontogénique, me piquant de métaphysique, j'en sors une qui INDUIT la démocratie. Sans l'avoir cherché.
Je développe tout à l'heure, j'ai des obligations.
Merci quid.

Je reprends.
On est bien d'accord sur ce que j'entends quand je dis, ce qui bien sur ne veut pas dire d'accord avec : les Etants c'est ce que le Sujet, via corps, sensations, mais aussi sans, quand il réfléchit, etc, génère intérieurement.
Comme je l'avais dit à Courtial, dés les Méditations, Descartes rame pour récupérer ce qu'il a escamoté avec la démarche du doute radical, ce Lien a priori, le fait que tout Etant est Donné a priori, si énigmatique soit-il, question déjà " postérieure". Ce n'est pas mon interprétation, je constate ce qui a fait Loi chez les philosophes après ( Hegel à propos du cogito : " Terre ! " ). Avec le cogito du Discours, on perd l'évidence expérimentale, cette chose qui va tellement de soi, qu'on n'avait pas songer à la formaliser ( Quoi que, Parménide, fr III : " Le même, est à la fois Penser et Être ".), à la questionner. Tout cela, la phénoménologie, le fameux problème de la preuve philosophique de l'existence des choses, que je règle en bonne et due forme philosophiquement cette fois en rétablissant l'évidence expérimentale, adviennent après le cogito et à cause de lui. Regardes Kant, il construit des cathédrales de cristal dans le ciel, mais sans bras, mains, parce qu'il ne sort pas des clous cartésiens et ça vaut pour la philosophie académique jusqu'à Sartre. Elle est cartésienne dans la mesure où le cogito en est l'Horizon.

Les Etants, produits par moi ou d'autres Sujets, et ainsi conditionnés a priori, c'est ce à partir de quoi le sujet pensant, la distance critique, partira en quête du Sens, intrinsèque, accordé priori, etc. On ne fait plus de la philosophie comme les anciens. Le philosophe connaît aujourd'hui mieux ce qui est son domaine en propre. Il a d'abord été restreint par l'avènement des sciences, puis par celui des humanités. Et si on entérine radicalement ce divorce, sans lequel les Grecs sont condamnés à l'aporie où ils se trouvent, l'Être et l'Etant sont très évidemment, facilement, ce que j'en dis.
En renouant et en formalisant ce Lien, je rends à toute chose toute son énigmatique consistance positive et donc sa disponibilité, ensuite, à telles ou telles disciplines de s'en emparer. Le Sens de tout Etant reste à être établi, questionné, disséqué, etc, par l'esprit critique, telles ou telles disciplines positives, etc, activités ressortant de la connaissance.
Enfin, le troisième point, où trône un cogito reconnecté à l'extérieur, repositionné métaphysiquement, étendu au possible ! En retrouvant la sortie du cul de sac cartésien, lui aussi il prend la clefs des champs ! Qu'est-ce que cela induit directement ? La nature des Etants produits par les Sujets étant ce qu'ils sont, on devra l'entériner en actes, institutionnellement : ce point est rien de moins lourd d'une démocratie des plus fortes, renforcée, entendre par là, être en mesure de faire face à tous les excès, toutes les erreurs, tous les travers, des Sujets, du Sujet. Entérinant bien, aussi, par exemple, le fait que tout individu ayant une quelconque responsabilité est d'abord un Sujet. Eut égard à ce que sont les Sujets, ma métaphysique fonde une éthique, un humanisme, une politique, intrinsèquement, prudente, pragmatique, pratique, un respect radical de l'Autre, qui ne connaîtra comme limite que les droits d'un autre Autre, jusqu'à la légitime défense, pour faire vite avec le problème de la violence.
Je découvre une métaphysique de la prudence, du doute, en soi un remède à toutes dérives idéologiques. Où le doute, et donc le recours à la connaissance, sont en eux-mêmes, cette métaphysique.
En restituant pleinement la positivité du Sujet, ainsi circonscrite, on a de facto un humanisme, clairement, directement, mécaniquement, induit, concret, pratique. Ce qui ne va pas forcément de soi, quand le métaphysicien est chargé de nous expliquer le " DONC " de sa métaphysique. On n'en a vu, et pas des moindres, bien ramer.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mar 21 Jan 2014 - 19:25


- Le jeudi 17 octobre 2013.

Je suis férocement terre à terre, utilitariste, pragmatique, pratique. Je le savais un peu avant de lire mon premier philosophe. Ca se précisera sérieusement après. J'ai 21 ans, ça fait 4 ans que j'éponge à haute dose les Grecs, que j'ai commencé une belle histoire avec les éléates, que j'ai fais une croix sur la littérature, ce qu'aurait du faire l'Occident une fois que Parménide avait écrit son poème, c'est à dire une fois que la philosophie parle enfin son propre langage.
C'est l'été, journée radieuse, il y a peu j'ai acheté le " Discours de la méthode ", l'envie m'est sans doute venue d'aller faire un tour ailleurs, précisément, je ne sais plus. Je me souviens quand même que l'antiquité tardive, directement après Aristote, m'avait bien déçu. Mais je m'empresse de dire à cette occasion que Simplicius est tout sauf un benêt, il a le nez fin, il se pose de très très pertinentes questions qui auraient embarrassé Platon et Aristote, pour n'en citer que deux. C'est avec une belle acuité, un réel intérêt qu'il se penche sur le problème de l'Un et du Multiple, penser le devenir avec l'Être.
Bref, j'attaque. Introduction dépaysante, piquante. Et qu'est-ce qu'il fait l'ami René !!?? La lune prend la place de la terre, et celle-ci s'évanouit dans le vide intersidéral. Le " je suis " a posteriori, ainsi " obtenu ", rétabli plutôt ? Vide, creux, cinq lettres, d'une inconsistance inégalée ! Tiens : même le Non-Être, avec deux majuscules et un tiret !, est plus gras ! Je ne vois que ça. Je me dis que ce gars va rattraper le coup. Mais non, il rame ! On devine bien que je n'ai jamais lu la Dioptrique ! Mais j'embraye direct sur les Méditations, où le néant déboule dés la IV, et les Objections qui vont avec. J'hallucine. Pilâtre de Rozier, les frères Montgolfier, version métaphysique ! Et ça se bouscule dans la nacelle ! Mon stratosphérique préféré c'est Manu, sincèrement. Il sait que tout son édifice a pour fondation le cogito, mais il trimballe un sentiment confus, il doit tout et en même temps ça le gratte aux entournures, et pan, une " Réfutation de l'Idéalisme ", etc, etc. Heidegger se fendra d'un " Kant et le problème de la métaphysique ". Il passe sa vie à flirter avec les limites du cogito. Il y en aura d'excellents comptables. Il y a le géo-stationnaire, j'ai nommé Hegel : " Terre ! " à propos du cogito. Triomphe absolu du cogito. La philosophie pourrait bien se résumer à sa propre histoire, au règne de la raison, mais que sur elle-même ! Ulysse sur son radeau en pleine tempête était moins enthousiaste, et il est instamment prié de patienter !
Il s'est donc avéré que j'étais a priori irrémédiablement vacciné contre tout égarement métaphysique.
Heidegger ? Prenez un saladier, remplissez de purée ou de sciure ou de cendres de bois, enfin bref, et jetez y une limace, et observez.
J'en viens au dernier remarquable comptable : Sartre ( Qui harponne le Dasein en quinze lignes. ). Quand il philosophe, c'est admirable, je ne trouve pas les mots : pas une virgule en dehors des clous cartésiens. Au moins quant il philosophe, probe jusqu'au bout des orteils : constat d'échec pour ce qui est de rattacher le bolide, le météore, marxiste, surgi de nul part, si ce n'est du darwinisme " social " allégrement à l'oeuvre dans les ban-lieues de Londres, à la remorque. Bah oui, si Marx, un pur produit de l'académie, qui lit Hegel et consorts comme d'autres respirent, claque la porte hégélienne, c'est qu'effectivement, il n'y a pas moyen.
En fait il y en a un : ramener l'ami René sur " terre ", et avec, tout ce beau monde, pas question bien sûr de rejeter. Au contact du problème constitutif de la philosophie : le Sujet.

Mon abrégé est disponible en intégralité depuis le 25/06/2013, j'ai ajouté, III - b, la petite reprise du cogito de septembre et les conclusions 4 et 5. La 4 résumant métaphysiquement mes conclusions.

" 4 - On a donc obtenu ainsi une métaphysique en trois points, on l'éprouvera à l'envi : ce qu'elle préconise radicalement.
1- L'Être. Facile : c'est un Etant auquel on a ôté tous ses attributs jusqu'au plus radical, premier, le fait qu'il soit advenu Un, l'Être c'est donc du Sens sans Sens, la matière première du Sens. L'Être est, absolument, et ne saurait devenir, par exemple.
2 - L'Etant. Là, il faut de suite entériner radicalement le divorce épistémologique entre dialectique et science, le cul de sac où la philosophie grecque toute entière s'agite aporétiquement.
3 - Et le cogito. Correctement corrigé, repris, étendu. Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect : DONC une culture du doute, de la mise à l'épreuve, du dialogue, de la connaissance, du débat contradictoire, etc, etc, toutes choses qui ne peuvent se déployer au mieux qu'au sein d'un espace qu'on n'hésitera pas à qualifier de démocratique.
On a, mine de rien, une ontologie, une métaphysique, une phénoménologie, une philosophie, une éthique, une politique, une transcendance, un humanisme, une sagesse, etc, absolument tout ce qu'il faut dés qu'on développe ".

5 - On peut reprendre ".

On remarque que l'humanisme ainsi induit saute à la figure, et on se souvient a contrario de quelles laborieuses tartines ont été obligés de se fendre Heidegger et Sartre pour essayer de nous faire entrevoir le leur.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Lun 27 Jan 2014 - 12:44

- Le cogito lie les mains de la métaphysique. Je m'attaque au cogito : il est là, de facto, il me barre la route. Et il s'est trouvé qu'il y avait du bon, du très bon dans le cogito, donc j'entérine le cogito repris, ce qui me donne en premier : " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ". N'a t'elle pas un gout amer cette première certitude métaphysique, qui en fait met radicalement TOUT en branle ? La première certitude c'est que rien ne l'est, " charmant ". Je ne dirais pas " amer ". Je dirais " salée ", comme l'eau de Mer. Celle de la Mer du Couchant, et donc, cogito, à chacun la Sienne, constitutive, ontogénique, névrotique, etc, etc. Il faut ramer, pour pouvoir, idéalement, un jour planter dans la meilleure des Terres sa bonne rame, comme le dit Tirésias. La Situation a priori du Sujet est authentiquement homérique, pas tragique ( Té !, une petite louche pour le camarade Nietzsche. ), " tragique " traduit déjà une chute tragique relativement à Homère ( De quoi effectivement faire enrager ce bon Dionysos. Et deux grosses louches pour Socrate et Euripide. Voilà typiquement, comment se croire plus raisonnable, savant, en ayant fait un pas de plus vers l'ignorance. ), alors si en plus on lie les mains de notre Héros d'endurance ! Où va t-on !? La première certitude c'est Ton radeau dans Ta Mer du Couchant, un constat aussi juste que possible sur la condition humaine a priori ( Pour mémoire, c'est " ici " même qu'Hegel s'est exclamé " Terre ! " ). Et une soupière, des plus consistantes, positives, Soi et le Monde qui va avec, pour la tabula rasa ! Mieux là !?  

- Dés qu'on fait les constats les plus fondamentaux, c'est bien de commencer par le début, le relativisme, le plus vertigineux qui soit nous tombe dessus. Comme une épreuve constitutive de tout cheminement, une Donnée longtemps constitutive du Défi donné a priori, que je prétends restituer pleinement. On peut accueillir les dits constats et leurs implications directes de différentes manières, mais il faut bien comprendre que cet " accueil " est déjà ultérieur. Le scepticisme en est une, pas forcément la meilleure. Songeons à notre bon Ulysse ! Hauts les coeurs ! La métaphysique recrute, engagez-vous ! Vous verrez du Pays !



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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Lun 27 Jan 2014 - 22:56

- Nietzsche, " Le Gai savoir ", 289 : " ... Aux navires, philosophes ! " Ce à quoi j'ajoute, j'ai restitué ce que le cogito avait escamoté, confisqué, et le dit : on a une carte avec quatre bords et quatre coins. Ce qui n'est pas rien, le philosophe manquait de tout, maintenant il en dispose. Et si on y regarde bien, " ici ", plus encore " ici ", ce qui est pris est pris, il faut apprendre aussi à y veiller, jalonner, mailler, dire, ... tisser. Soyez bons, et donc très pointilleux, géographes ! Soyez des explorateurs !, des pionniers ! L'Odyssée a son point le plus éloigné, chez Calypso, mais aussi le plus haut, le " voleur de colombes ", le Plankte le plus élevé, qui crève le plafond du ciel, et le plus bas, les sables bleus du fond de la Mer aperçus au fond de Charybde. Un bon cet Homère ! Et dés le " début ", il a entrevu le meilleur, ce que traduit la prophétie de Tirésias. Être en Paix, a priori, la fin de l'hybris. On peut raconter son voyage, ça peut aider autrui, mais on ne peut pas voyager à la place d'autrui, à chacun Sa Mer du Couchant, Son Chemin, foi de René ! Et de Bouddha aussi, pour le " Chemin ", mais je ne sais plus en quels termes.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mar 28 Jan 2014 - 14:56

- Les constats fondamentaux, de base, quant à la Situation a priori du Sujet au sein de Son Monde, que peut fournir la métaphysique, peuvent apparaître, ce qui est déjà ultérieur, par exemple, comme une sévère douche froide, qui induira chez untel du scepticisme, mais une folle envie d'embarquer chez un autre, etc. Ils induisent directement, catégoriquement, une culture du doute, du dialogue, du débat, de la connaissance, etc. Donc, par exemples, sont rejetés de facto, celui qui se propose de m'occire sur le champ, la violence ( Hors contexte de légitime violence. ), celui qui rejette le dialogue, etc, ce qui n'est pas rien !!! Homère a dit " Deux têtes valent mieux qu'une ", Nietzsche, " La vérité commence à deux ", Stevenson : " C'est l'Extérieur qui sauve ", et la majuscule est de lui, on en connaît d'autres du même tonneau.
Le cogito avait tout escamoté, confisqué, sa reprise restitue tout, dans le lot, il y a l'Autre, par exemple, notoire, c'est assez convenu, pour euphémiser. Complétement Donné ET Enigmatique à souhait de prime abord, comment pouvait-il en être autrement !? Même choisir de s'enfoncer solitairement et définitivement au coeur de la forêt amazonienne relève d'un choix quant à l'Autre, de l'éthique, de la morale. Tout Sujet a constitutivement a priori sa morale ou son éthique. Il faut en discuter, c'est cela qui n'est pas option. Le vrai problème, la vraie difficulté c'est de discuter de quelque chose avec autrui avec, de part et d'autres, opinions en poche, constitutives. Donc ? En même temps qu'on disputera du sujet convenu, il est bien clair qu'on le fera avec et à travers les opinons constitutives relatives au dit sujet chez nos disputeurs. En fait, l'Autre étant pleinement Donné a priori, le risque qui est le plus surement encouru, c'est celui d'être réducteur. On se dirige très clairement, métaphysiquement induit, compris, par les constats de base, vers un maximum de liberté, de respect de l'intégrité, etc, dont le seul frein sera la liberté, l'intégrité, etc, d'un autre Autre, c'est tautologique !
Le cogito confisquait TOUT, je rends TOUT. Donc ? On s'y colle, métaphysiquement dit.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mar 28 Jan 2014 - 20:54

- Je conquiers et donne, soumets ceci : " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ". Dehors Idéalisme et Réalisme !! Cela aurait empêché certains, et surtout des responsables actifs du coma en vigueur en philosophie actuellement, de dormir la nuit ! Descartes, Kant, Hegel, Schopenhauer, Sartre et compagnie se seraient engouffrés avec délice, fébrilité, sur le Boulevard offert, réouvert, Heidegger aurait rougi de honte, Lévinas, Arendt, auraient sabré le champagne !! Il me faut des Allemands, ils savent compter les Allemands  ! Marx aurait pondu, ce qu'il avait envie, une critique économique, mais dans les Clous. Etc : TOUT !


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 29 Jan 2014 - 12:37

- L'éthique induite par mon " petit " fondement métaphysique, comme je l'ai dit au dessus, est une éthique a contrario, elle est de prime abord " ouverte ", pour ceux qui ne voient pas encore le changement de perspective, le Boulevard restitué, la révolution copernicienne ! TOUT est, cette fois métaphysiquement et explicitement, Donné, ainsi. Ce n'est plus la liberté, etc, etc, l'Autre étant pleinement Donné, qui doivent être justifiées, mais le contraire, par exemple une restriction de celles-ci. Tout discours qui partirait de " là " sera a contrario, privatif, et explicitement fondé et par nature, eut égard au dit fondement, soumis à critique. La première chose directement induite, catégoriquement, métaphysiquement, c'est une injonction, par le constat de base soumis, c'est la connaissance, elle n'est plus une option. Tout comme " La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres " n'est plus un bon mot, empirique.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 29 Jan 2014 - 15:18

- Je vais essayer de dire le plus clairement possible ce que j'essaye de faire, et de ne pas faire.
On ne philosophe pas impunément. Le philosophe n'est pas le dernier apprenti-sorcier, prophète, illuminé, gourou, etc, venu.
Il doit se poser, entre autres, cette question : vouloir mobiliser, embrigader, a priori des Sujets, " ouvrir en grand et donc les vannes ", est-il seulement licite ? Les précédents " fâcheux ", marxisme ou a contrario le cogito, etc, ne manquent pas. Parler uniquement à la raison, oui, oui, c'est aussi ce qu'a fait Descartes, en promettant un gué, qu'il n'avait pas. Alors, quand j'ai le loisir de fouiner en Lisière, c'est à dire pouvoir faire de la métaphysique, je suis prudent, très, et donc aussi dans l'autre sens.


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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Mer 29 Jan 2014 - 23:10

- Quant aux Verbes, je les récuse, comme la Tragédie grecque, ils traduisent déjà une " chute " d'ordre métaphysique. Je suis très très vigilant sur ce point, je flaire un " Verbe " de très loin, et je ne parle même pas des ésotérismes et autres hermétismes, jargons, rites, reliques, symboles, etc, que de échecs métaphysiques. Si des mots deviennent des Choses c'est parce qu'on n'arrive pas à faire, dire, mieux. Si je commence à jargonner, je sais de suite que je rame. Le langage, les mots, sont des outils, des véhicules, et doivent le rester. Oui, " ici ", on a un mal fou à dire. Et il y a maintes façons de le faire, et la grande " forme ", ce n'est pas tous les jours. Il y a une Contrée métaphysique, et malheureusement elle n'est pas le Lieu de résidence habituel du Sujet critique, de la conscience, pour faire dans la métaphore " géographique ". A titre personnel, j'ai donc appris à faire avec le fait qu'il y a aléa, cette distance, qui est le lieu de la " chute ". Il faut entériner cette connaissance. Quand j'ai la " forme ", je documente, je bétonne, je jalonne, autant que je le peux, parce que je sais qu'il y aura " chute ". Tout individu est un Fruit synthétique, et donc actualise cette " géographie ", " topologie ", où la conscience occupe la place du cavalier, pas celle du cheval, qui lui habite cette Contrée, c'est la dichotomie toute relative mais bien attestable, grandement (?) admise en philosophie, entre " Je " et " je ". De temps en temps, on y voit clair, mais le pain quotidien, c'est bien l'inverse.

- La Relation que le " je ", ici la conscience, le Sujet critique, entretient avec l'Extérieur, le Monde, et à chacun le Sien, est une relation via l'A priori, l'En-Soi, le " Je ". Les Etants, qui fleurissent, se déploient, au point qu'on en ait conscience pour certains, pour des raisons également Siennes, sont conformés par cet Intermédiaire. Non seulement je ne vois pas les mêmes choses qu'un chinois, mais même pas les mêmes que mon voisin. Quand je regarde les gens descendre d'un train avec un collègue homosexuel, nous ne voyons pas les mêmes " choses ", à cause de l'En-Soi, de l'A priori, le Sien et le Mien.

- Ceci : " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ", est donc une élucidation justifiée, motivée, proposée, soumise, de ce " Lien a priori entre le Sujet et Son Monde " ainsi explicité. On peut de là, par exemple, congédier l'aporétique opposition entre Idéalisme et Réalisme, au profit d'un vigoureux, intrinsèquement tel, pragmatisme, ainsi généré.

- On sait tous bien que la vérité devient aussi glissante qu'une anguille, que le gros morceau, souci, c'est quant il sera question de certains " Etants " générés par les Sujets. On sait que je dis " Etants ", puisque selon moi, Fruits de la " perception-réduction Idéalisante " bien grosse de l'En-Soi, à chacun la Sienne.

- Ma dernière reprise du cogito en date, septembre 2013, qui est devenue le texte " III b - Du cogito " dans l'abrégé de mon " De la Nature ", est donc effectuée à partir des fragments de Métrodore de Chio. Mais pourquoi donc ? J'y tenais absolument, énormément. J'avais déjà tenté l'exercice il y a quelques années. Après avoir traité de l'Être et de l'Etant à partir de Parménide et Zénon d'Elée, dans les textes I et II, je pars complétement à dessein des fragments de Métrodore de Chio, qui soulèvent aussi globalement la question, le statut, de la connaissance, et de quelle façon, absolument grandiose, surréaliste, tout simplement parce que je ne connais pas plus magnifiquement, redoutablement, aporétique, à part le cogito lui-même à ce propos. Si le bonhomme n'était pas un éléate, on ne sait pas, il les connaissait, il en avait la carrure, bien des manières, des façons, zénoniennes. Et ce donc, pour ensuite, Etant, Un et Être en poche, réintégrer le poêle du cogito et en revenir pleinement, évidence expérimentale en poche aussi, et ce, enfin, philosophiquement.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Jeu 30 Jan 2014 - 14:00

- L'énoncé proposé, " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ", est un point de vue de et pour la conscience, le sujet critique, sur Son Rapport a priori au sein de Son Monde, en faisant ressortir autant que possible la nature subjective de celui-ci, d'où les majuscules qui précèdent, si je reprends le cogito, je l'entérine très manifestement aussi complétement. Il y a un point de vue, celui de la conscience, qui est aussi un discours sur un objet considéré en soi, le dit Rapport. Cet énoncé dit, exprime, de façon très édifiante la Subjectivité en tant que contact ( Escamoté par le cogito. ) avec un réel qui n'en est pas moins de facto également le Mien ( Cogito. ). Au moins philosophiquement, il circonscrit Ma Subjectivité, sans rompre le Lien, mais en le donnant complétement, même si c'est ainsi complétement compromis. Tout est ainsi Donné. La conscience, le " je ", le sujet critique, est un petit cercle au sein d'un plus grand, Soi, " Je ", second cercle, est c'est celui-là qui est en contact direct avec Son Monde, troisième cercle, qui s'avérera vite se dresser tel un carton pâte historique, culturel, ontogénique, comme tous les autres Mondes, au sein de la Nature, ce qui nous fait un quatrième et dernier cercle.


Dernière édition par neopilina le Mar 18 Fév 2014 - 2:20, édité 1 fois

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Lun 3 Fév 2014 - 15:46

- De Descartes, du cogito pour être précis, à Sartre, on a un tout remarquablement cohérent, rigoureux, structuré, induit et circonscrit par le cogito. Deleuze a dit : " L'histoire de la philosophie a toujours été l'agent de pouvoir dans la philosophie, et même dans la pensée ". Il ne se doutait pas à quel point c'est vrai, depuis le cogito. Hegel a fait de la philosophie l'histoire de la conscience vers son propre triomphe sur elle-même, et rien d'autre, elle ne le peut à cause et depuis le cogito. Comme pas mal d'autres, il le pressent, non seulement il y a des gardiens du temple, et il y en a partout, mais ceux-là, en plus, en sont prisonniers. Deleuze se trompe en disant " toujours ", il fallait dire " depuis le cogito ". C'est cela l'état et la Situation de la philosophie actuellement. A partir de " là ", on peut claquer la porte, beaucoup l'ont fait avec talent, mais c'est autant d'isolats, fussent-ils flamboyants, Nietzsche, ou autre chose, le marxisme, la dispersion assurée, ou on remet à flots le vaisseau amiral. C'est mieux qu'un radeau. On trouve que je critique beaucoup, j'aimerais bien qu'on remarque que je recycle, à grand profit, également beaucoup. Les éléates, Descartes, bien sûr, mais pas seulement, très, très loin de là.

- La période et le mouvement que je définis comme on sait est riche du plus grand paradoxe de l'histoire de la pensée, il est absolument unique : c'est celle où on a pu, grâce à laquelle on a pu, concevoir les plus splendides outils tout en ne pouvant pas s'en servir. Au dessus évoquant Hegel, j'ai parlé du triomphe de la pensée sur elle-même, c'était un " peu " induit : c'est une conséquence directe du cogito. Et si Kant " rentre au bercail " ( Ontogénique. ), comme dit Nietzsche, c'est parce qu'il a touché à pleines mains les limites de la perspective idéaliste. Il n'est pas, bêtement, question de récuser, ce qui reviendra à cheminer nu et en refusant toute aide, mais de libérer, de rendre le monde à ces outils, de rendre de nouveau possible une praxis qui s'appuiera autant qu'elle sera induite par un " petit fondement de métaphysique ".

- Pas question, par exemple, de rejouer la bataille de la distance critique, c'est très clairement LE lieu inaugural puis d'élection du " je " de Descartes à Sartre, de la conscience, de la connaissance, de la liberté, etc, j'ai complétement entériné, et ça fonctionne très bien.  C'est " là ", et nulle part ailleurs qu'on commence à cesser d'être une marionnette, à commencer par celle de Soi.
On sait assez que je réclame de tous mes voeux une critique économique qui prendra donc pour point de départ explicite le Sujet tel qu'il est, et donné. Ca aurait évité au marxisme d'être le " bolide " qu'on sait, par exemple. L'endroit est très chouette, très classe, un peu snob, mais quelle poussière !! Je me suis permis d'ouvrir les fenêtres !

- Tout Etant est Donné, ce qui n'est pas le cas avec le cogito en l'état, le Donné ne l'est pas, ET Suspect, c'est son statut philosophique, parce que Fruit du Sujet, parce que conformé a priori, par Un En-Soi. On croit expérimentalement que la conscience, le " je " tel que décrit et exploré depuis Descartes, est en connexion directe avec le réel, c'est faux, c'est toujours déjà le réel d'un Sujet. Je reprends l'exemple de l'homosexuel qui ne voit pas la même chose que moi si le serveur de café est une blonde à forte poitrine ! En ayant élucidé correctement la Situation a priori du Sujet au sein de, donc, Son Monde, je déplace et entérine le curseur du cogito, du doute, retrouve sa place correcte. Contraint par l'ami René, je redonne, donne philosophiquement, le Donné, le Monde, sur lequel déferle de facto le doute.

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Message par neopilina le Mar 4 Fév 2014 - 15:34

- Le cogito récuse dans l'absolu l'utopie d'une conscience des choses de facto pleinement objective, surtout, on le sait bien, quant aux affaires proprement humaines, tout Etant est de facto celui d'un Sujet, la Subjectivité est première, ce qui promeut impérativement, catégoriquement donc, a contrario un recul, une distance, un dépassement, une médiation, critiques, incarné par le " je " cartésien puis kantien, hégélien, sartrien, en un mot la connaissance, à commencer par celle de Soi, qui est donc ainsi appelée à ne plus être seulement le Relais du " Je ", de l'En-Soi, de ses Intentions constitutives les plus radicales, mais bien une instance pérenne qui, de plus en plus importante, constituée, agit sur le " Je " en soi, a priori : grâce à la connaissance, sur des points des plus notoires, je ne suis plus du tout le jeune homme que j'ai été. Eut égard aux constats premiers, ils s'avèrent que toute objectivité ressortira de cette activité critique, de la connaissance. N'est-ce pas là notre façon naturelle, empirique, de faire, il me semble bien que si, et donc que la formulation initiale du cogito la contredit. De toute façon nous progressons, ou pas, ainsi, empiriquement donc. Ca serait bien, qu'enfin, la métaphysique, en faisant son boulot, nous en sortent.

- Pour certains, mettre sur la table leur Morale est du ressort du non-négociable, inenvisageable. Je le conçois parfaitement, c'est un euphémisme, je sais parfaitement ce qu'il en coute. Mais il se trouve qu'à titre personnel, je n'ai pas eu le choix. C'est très long, douloureux, pénible, couteux, mais j'étais ontogéniquement dans une Situation intenable, j'étais une " Situation " intenable, sauf à me faire ermite. J'ai été contraint pour survivre de me coltiner Ma Mer du Couchant, mon En -Soi, et de philosopher. Comme je l'ai dit à propos de la psychothérapie, les deux démarches me paraissent aussi nécessaires l'une que l'autre, d'autant plus que très manifestement l'une profite à l'autre, l'une permet d'éviter les pièges, excès, de l'autre. Philosopher est une démarche globale, transcendantale, je ne la conçois pas autrement. Et que le Sujet, à commencer par Moi, en soit la première victime, n'est pas la moindre des choses : c'est le But. Le Fruit de cette démarche, c'est l'Homme. On peut supposer à bon droit que les premiers " résultats " seront des plus modestes. Pouvait-il en être autrement ? Je pense que non.

- Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect, DONC, entre autres, tout l'Inadvertancier constitutif, en clair le Sujet empirique, doit disparaître, dialectiquement, comptablement, métaphysiquement, philosophiquement, dit.

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Message par neopilina le Jeu 13 Fév 2014 - 15:20

- Que l'Animal, la Biosphère, déboulent, historiquement, comme toujours d'abord problématiquement, dialectiquement, dans le sillage, l'ombre, de l'Individu, puis du Sujet, est absolument naturel, irrémédiable. Nous n'en sommes qu'aux prémisses historiques, à ce stade là, c'est tout. L'homme est la mesure de toutes choses, il eut fallu ajouter à homme " sage ", d'une sagesse conquise, claire, et entérinée, complétement à la hauteur de toute sa démesure. " A quelque point qu'en frémissent les hommes, la philosophie doit tout dire ", De Sade. Faire système, le dire, et ensuite refermer inexorablement une main dorénavant de fer sur le gibier, le Sujet empirique, afin d'en extraire la substantifique moelle, l'Homme.

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Message par neopilina le Mer 19 Fév 2014 - 0:19

- Reprise du cogito du mardi 18 février 2013.

C'est fait.

P.S. Difficile de faire plus court. Juste un point ? On peut, il suffit d'en convenir préalablement. C'est une blague ? Pas du tout. Juste une demi-blague, je viens de le dire, il suffit d'en convenir préalablement le plus clairement qui soit. Je compte : 16 lignes manuscrites.

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Ven 21 Fév 2014 - 14:26

- Reprise du cogito du mardi 18 février 2014.

Depuis plusieurs semaines, je m'étais proposé de renouveler ma première reprise du cogito en date réalisée en une nuit, mise au propre la soirée suivante lors de la dernière semaine de décembre 1993. Je n'avais pas daté plus précisément, mais il y a des textes datés au jour près avant et après, sans bien sûr remettre le nez dedans. A partir de là, ainsi posé depuis environ trois semaines : " Il y a une foule de façons de reprendre le scénario du cogito. Dont celle-ci : celle qui consiste à ne pas interrompre la démarche du doute radical. S'enfoncer dans l'épaisse nuit qui a tout remplacé, le corps est un truc douteux de plus. Que reste t-il au coeur de la plus sinistre et éprouvante des nuits ? Un timide, vacillant, solitaire, mais, sauf à mourir, également irréductible : " Il y a quelque chose sinon il n'y aurait même pas cela ". Voilà ce qui était advenu lors de l'expérience de 1993, où l'on reconnaît de facto une variante en bonne et due forme du principe de non-contradiction, que j'avais après un minutieux examen baptisé minima axiomatique ontologique, et donc la conscience de ceci, cette formule, et absolument rien d'autre. Maintenant, il faut revenir, et donc dument conquérir ce dont on aura besoin pour se faire ".

C'est dans ce contexte que cette nuit m'étant couché vers trois heures du matin m'est venu ce qui suit avant l'endormissement ( Seize lignes manuscrites. ) :
" En fait, à l'instant où on se propose de reprendre le cogito, c'est fait. Ne serait-ce que pour se proposer de le reprendre il faut bien le considérer a priori comme étant Donné, ressortant de l'évidence expérimentale, que ça soit celle de l'aliéné ou pas, qu'elle soit manifestement problématique ou pas, c'est déjà ultérieur. Dés le moment où on se propose de reprendre le cogito, ou d'entreprendre quoi que ce soit d'ailleurs, on fait d'emblée usage a priori du Donné en tant que tel, de l'évidence expérimentale. Implicitement, à tout instant, en tous points, le cogito en l'état est de facto réfuté. Mais il fallait le dire ".

Une fois levé, je reprends le fil qui est venu. Le Donné étant expressément requis pour pouvoir entreprendre quoi que ce soit, y compris la démarche du doute radical telle que formulée par Descartes et qui escamote celui-ci, sans doute la plus prodigieuse inadvertance de l'histoire de la philosophie, le petit exercice que je m'étais proposé et avec toutes les dites variables sont caduques, obsolètes, inutiles, vaines, temps perdu, et j'en passe ? Certainement pas, comme si la métaphysique pouvait se réduire, comme s'il n'y avait qu'un chemin, une telle erreur serait gravissime : à chaque incursion son butin. Juste deux exemples, le dit minima axiomatique ontologique ou encore " l'innocent ", " l'anodin ", " même " qui a trouvé le moyen de fleurir au coeur de cette nuit. Plus simplement, ici, il faut en toute rigueur continuer de tirer le fil qui est venu. Le Donné, l'évidence expérimentale, étant pleinement reconnus premiers, cela implique de facto mécaniquement que le cogito est second, doit être corrigé, repris, reformulé, à cette aune, ce qui donne, on le sait : " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ". Non, la seule chose qui ressort de cette petite pensée, de cette piquante boucle, c'est un coup de plus porté au cogito.


Dernière édition par neopilina le Mer 26 Fév 2014 - 21:11, édité 9 fois

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Message par neopilina le Ven 21 Fév 2014 - 14:31

La demi-blague a disparu. Et ce n'est plus une blague. Reprenons le cogito :    , ou donc absolument tout ce qu'on voudra. Présentement, je choisirais ça : http://www.youtube.com/watch?v=hrqvnFqy1NI ? Non ? Si !, Olé : http://www.youtube.com/watch?v=oijunPaCRZo ,     .


Dernière édition par neopilina le Ven 21 Fév 2014 - 18:47, édité 2 fois

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par lanK le Ven 21 Fév 2014 - 16:10

flattez-moi mon bon Blaze
monseigneur est beau

ce n'est pas une flatterie , c'est vrai ....

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Ven 21 Fév 2014 - 16:32

Merci lank ! Si c'est un compliment ( ? ).
Nous vivons une terrible période de disette, je suis au désespoir de trouver un partenaire de pugilat métaphysique, le tout bien sûr dans un esprit olympique !

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par elbaid le Sam 22 Fév 2014 - 3:12

Super la musique de la Folie des Grandeurs signée Polnareff , une de mes préférés en BO .

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Re: De la Nature. Discussion.

Message par neopilina le Lun 17 Mar 2014 - 17:00

- Je récuse l'Être tel qu'il ressort de " L'Être et Temps " de Heidegger, où il se trouve hypertrophié subjectivement par le Dasein. Cet ouvrage illustre parfaitement le principe des vases communicants. C'est une tentative d'élucidation dialectique de la Situation du Sujet a priori au sein de Son Monde, via l'ontologisation de la subjectivité du Dasein. Sartre nous proposera aussi une telle élucidation mais en respectant scrupuleusement le paradigme cartésien. Je pense avoir démontré que tout, absolument tout, est pleinement donné ET suspect a priori en tant qu'énigme, monstre, éminemment d'emblée positifs, via les Etants, Fruits du Sujets, Siens. L'expérience, incluant le cogito, pleinement restituée, c'est de là qu'il faut repartir : Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect.

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