De l'En-Soi, du Sujet a priori

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Re: De l'En-Soi, du Sujet a priori

Message par neopilina le Mer 21 Sep 2016 - 0:49

J'en ai lu des bons, et même très bons, des forts, et même très forts, et même carrément parfois géniaux. Et puis un jour, je m'aperçois qu'il y a toujours en eux des éléments constitutifs, ontogéniques, profondément et radicalement inducteurs, causants, etc., relevant de la moraline. C'est toujours une déception, une tristesse. Nous héritons constitutivement via histoire, culture, famille, de ses éléments quand bien même on serait parmi les plus grands contempteurs, ennemis, etc., et ils sont foule, des origines, des fondements, représentants, de celle-ci. Sade ( Que Flaubert qualifie de " dernier mot du christianisme ". ), Nietzsche, pour ne citer qu'eux, sont de tels produits hurlants, tragiques, phénoménaux, de ce paradoxe déchirant. Mais il y a aussi le vulgus pecus ! Rien de moins que les sociétés occidentales, profondément ainsi déchirées, paradoxales, souffrantes.
Mais la dite déception, tristesse, mérite une bipartition. Le critère discriminant est le sujet, l'auteur, etc., est-il antérieur ou postérieur à l'avènement de la perspective psychiatrique - psychanalytique - psychothérapique - etc. ( Puisque qu'il n'y a toujours pas de solides bases théoriques, un langage, tronc, etc., communs dans ce domaine. ) ? Si le sujet considéré est antérieur, je suis franchement clément, s'il est postérieur, je le suis beaucoup moins.

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Re: De l'En-Soi, du Sujet a priori

Message par neopilina le Jeu 9 Mar 2017 - 20:25

Philosophiquement, le " je ", central sur mon schéma, la conscience, etc., est une foule de choses, dont celle-ci : le produit le plus manifeste de la relation au Monde génératrice du Sujet. Parfois, un peu agacé, énervé, Lacan parle de, je cite, " déchet ". Et il faut le dire, parfois, il a parfaitement raison. Un exemple au hasard ( Nan, je déconne ! ), le Sujet mâle sorti d'une usine culturelle d'obédience monothéiste croupit dans l'infâme, mortifère pour lui, vénéneux pour les autres, cloaque du péché, de la moraline, plus finement le Sien, et, nec plus ultra, il s'en félicite. Voilà comment on génère des civilisations entières d'êtres bicéphales, à deux têtes violemment antagonistes ( D'une part un gnome qui glorifie ses chaines chez Calypso, de l'autre un pourceau de Circé, sachant que le discours du premier omet toujours le second. ), et donc radicalement amoindris, petits, entravés, autodestructeurs, déprimés, maniaques, agressifs, vindicatifs, mélancoliques, etc. ad libitum et ad nauseam. Le désir d'exclusivité sexuelle n'a aucune autre ( Et si on veut me démontrer le contraire, je suis tout ouï. ) source, motivation, origine, justification, etc., que sa possibilité névrotique, elle n'a donc pas à être dogmatisée. Ce qui fut fait et on sait à quel point. Et donc les dits dogmatismes, d'abord religieux, puis culturels, ont sciemment généré des populations entières où cette option était la norme, la règle, sociétales, a été privilégiée dogmatiquement, constituant donc une donnée constitutive du Monde et donc de la Relation formatrice du Sujet, etc. Et des exemples de sociétés passés ou présents où cette exclusivité n'est pas dogmatique, exigée, montrent que celles-ci sont parfaitement, concrètement, gérables et parfaitement viables en tant que telles. A contrario, tout un chacun peut juger par lui-même de ce qu'ont donné ces tentatives.

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Re: De l'En-Soi, du Sujet a priori

Message par neopilina le Ven 5 Mai 2017 - 2:16

Prenons le cas de l'hypocondriaque. Il est intimement convaincu d'être condamné, médicalement donc. Dans une certaine mesure, il a raison. Il se sait condamné parce qu'il se " sait ", je mets des guillemets, on entre ainsi dans le second cercle, coupable. Et il l'est coupable ! De quoi ? De certaines Intentions constitutives, on a compris, peu reluisantes, d'ordre névrotique. Le thérapeute cherchera celles-ci et ensuite y conduira le patient lui-même. Et on peut en faire autant avec le racisme ou une autre forme de violence, de ressentiment, etc., compulsive, on trouvera une origine névrotique, on s'apercevra que le racisme ou autre était un exutoire, autorisé par le " je ", la conscience, etc., au sein du troisième cercle, à une " Pulsion " ( Personnellement je dis " Intention constitutive ". ).C'est un art, une tekhnè, un discours, etc., absolument comme tous les autres : adapté à ses objets, propres donc. Et on peut penser tout ce qu'on veut des pionniers, moi le premier, c'est les pionniers. Et, déjà dit, il est toujours intéressant de se pencher une fois dans sa vie sur l'histoire d'une discipline positive, c'est toujours pareil : comme il se doit, ça rame, tâtonne, s'égare, etc., etc., etc.

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