L'intellectuel et ses façons

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Courtial le Dim 25 Aoû 2013 - 20:52

victor.digiorgi a écrit:.

Remarque d'ordre général :

Si nous partons du principe que l'intellectuel émerge de l'utilisation d'une fonction du vivant nommée « intellect » et que nous nous penchons sur la petite remarque suivante de Nietzshce, on peut se poser la question de savoir si ça vaut vraiment le coup de trop se casser le fondement avec ça ...

« Il y eut une fois, dans un recoin éloigné de l'univers répandu en d'innombrables systèmes solaires scintillants, un astre sur lequel des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la plus orgueilleuse et la plus mensongère minute de l'" histoire universelle ". Une seule minute, en effet. La nature respira encore un peu et puis l'astre se figea dans la glace, les animaux intelligents durent mourir.

Une fable de ce genre, quelqu'un pourrait l'inventer, mais cette illustration resterait bien au-dessous du fantôme misérable, éphémère, insensé et fortuit que constitue l'intellectuel humain au sein de la nature. Des éternités durant il n'a pas existé ; et lorsque c'en sera fini de lui, il ne se sera rien passé de plus. Car ce fameux intellect ne remplit aucune mission au-delà de l'humaine vie. Il n'est qu'humain, et seul son possesseur et producteur le considère avec pathos, comme s'il renfermait le pivot du monde. »

Friedrich Nietzsche.
Vérité et mensonge au sens extra-moral


.
Tu pourrais pas changer de disque ?  Tu nous l'as déjà cité 28 fois, cet incipit de Vérité et mensonge...
T'as rien d'autre dans ta besace, pour nous émerveiller et nous éblouir comme tu sais si bien le faire ?
Allez, vas-y, lâche-toi, on sait tous que tu en es capable !

En plus, ce n'est pas très malin, ce que tu dis. Pas très aiguisé.
L'erreur, l'illusion, le mensonge (de l'intellect) sont utiles à la vie, de sorte qu'il n'est nulle part question de s'en débarrasser sous prétexte de "ne pas se casser le fondement", enfin !
"L'intellect" dont parle Nietzsche, c'est aussi bien (et c'est d'abord, et c'est seulement) le tien, ou le mien. (Et nous aimerions l'un comme l'autre avoir la moitié du huitième de ce qu'avait Nietzsche, comme intellect, non ? Il n'y a qu'à regarder comment il bossait : il prenait systématiquement les problèmes les plus difficiles, et il les abordait systématiquement sous l'angle le plus abrupt et le plus impraticable apparemment : pas du tout le profil du type qui ne veut pas se casser le cul).  C'est pas un truc qu'on a abandonné derrière (à Coucouville les nuées, comme qu'y dit Frédo un peu plus loin), et qu'on regarde d'ailleurs d'un derrière distrait, parce que nous avons découvert que nous n'étions qu'un cul.

Courtial
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2004
Date d'inscription : 03/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Dim 25 Aoû 2013 - 22:33

Courtial a écrit : " ... parce que nous avons découvert que nous n'étions qu'un cul ".

Ha non !, pas lui, faut pas être sorcier chaman pour comprendre que c'est un ... cul de sac ! Sade a été condamné pour " outrance outrée ", pas pour " outrance ", pour " outrance outrée ", excellent mot, malgré lui, d'un juge d'Aix ou Marseille, chais pu.

Ici, l'Idée, la vue de l'esprit, parmi beaucoup, beaucoup, d'autres, l'Etant, mis à l'épreuve est l'intellectuel.

" Tous des trous du cul ", c'est en bas de page !

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:05

Courtial a écrit:Tu pourrais pas changer de disque ?  Tu nous l'as déjà cité 28 fois, cet incipit de Vérité et mensonge...T'as rien d'autre dans ta besace, pour nous émerveiller et nous éblouir comme tu sais si bien le faire ? Allez, vas-y, lâche-toi, on sait tous que tu en es capable !
Ah oui, j'adore ce petit texte du camarade Nietzsche, ce type que j'aime énormément.

Je m'aperçois d'ailleurs qu'en fait, je me contente de très peu, en philosophie ...

Ce qui m'intéresse par exemple, côté intellect, c'est que je peux facilement l'empêcher de me monter à la tête et l'utiliser pour permettre à ma vieille carcasse de revenir dans le sud France y finir ses jours non loin de cette Méditerranée que j'ai tant aimée et qui je crois s'y infiltre de nouveau, par capillarité. Aujourd'hui, la Grèce antique est Arabe. Les enfants d'Aristote nous reviennent et Tipaza nous renaît place du Capitole. Mais il faudra tuer Allah. Difficile, aujourd'hui.

Oui, très peu, en philosophie :

Un peu de matérialisme. Un peu d'atomisme. Un peu de machinisme. Un peu d'utililitarisme. Un peu d'olives. Un petit bagage pragmatiste. Quelques anchois. Quelques rayons de soleil, bien sûr. En se gavant par contre d'art et de modestie en science.

Ça va l'émerveillement ? (Et l'éblouissement ?)

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Courtial le Lun 26 Aoû 2013 - 0:31

Ah oui, ah, complètement.
Surtout quand s'allument les lumières de la lucidité :


victor di giorgi a écrit:Je m'aperçois d'ailleurs qu'en fait, je me contente de très peu, en philosophie .
..

Quand un tel train de conscience se fait jour, surtout dans un esprit qu'on avait supposé un peu jaune (au coin de l'oeil), on "s'aperçoit", en effet. Mais l'on aime plus encore que cette conscience même s'aperçoive d'elle-même à quel point elle se contente de très peu.

Avec tout le côté sympa qu'il y a dans le fait de nous l'apprendre, on ne s'en était pas du tout rendu compte, figure-toi...

La vraie difficulté, cependant, n'est pas tant le peu, sur lequel tu insistes et moi à ta suite, je prends le mot au vol.
C'est plutôt le fait que tu "te contente[s]", qui pose problème.
Il faudrait que tu "te contente" beaucoup moins, à mon avis. Pas qu'on ne veuille pas que tu sois content de toi, ce qui est tout à ton honneur, mais c'est quand même un chouia exagéré, non, de "se contenter" ?


Dernière édition par Courtial le Lun 26 Aoû 2013 - 0:39, édité 1 fois

Courtial
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2004
Date d'inscription : 03/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:35

.

Oui, oui, ne te gène pas, vas-y, tapes, vas-y !

Les forums d'Internet sont faits pour ça ...

Moi, je vais taper sur la gueule de Picasso, qui a dit un jour qu'il ne savait pas dessiner.

Il n'a pas dit qu'il se contentait, Picasso.

Et je suis sur Internet pour bavarder.
J'ai renoncé à essayer de faire quelque chose de vraiment sérieux en philosophie, parce que je suis surtout doué pour le bavardage. Ca ne me contente pas,mais c'est comme ça. Il y a des types profonds (comme Came, au fait, où est-il passé, l'animal?), y a des types intelligents (je ne vais pas faire de liste, j'en oublierais) et il y a aussi des bavards.
Nietzsche ne dit rien là-dessus (le bavardage) dans le livre que tu as lu et que tu ressasses jusqu'à l'écoeurement ? Ben alors, en effet, tu te contentes : tu n'as rien de plus à dire que ce que tu trouves dans Nietzsche (j'ai dit avant que tu ne le comprends pas très bien, d'ailleurs), t'es content, tu te contentes toi-même, tu es à la fois le sujet et l'objet qui se plaît et se fascine lui-même, tu te prends pour Picasso - tout cela est trop élevé pour consentir à bavarder.


Dernière édition par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:37, édité 1 fois
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 0:36

Un " S " à figures-toi, je suis plus là ! Pas les dents ! ( Ze vais le payer, je le sens ! ).    .

Rhooooooo, " tape " aussi un " S ". Sont terrib' !

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:38

.

Merci ! C'est corrigé ...

,

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 0:38

Picasso quand je voyais pas c'était de la daube, pi un jour j'ai vu.
Mais bon c'est toujours pareil, lui aussi il a fait de l'alimentaire. Je sais, c'est bien d'en vivre, très bien !

_________________
C'est à pas de colombes que les Déesses s'avancent.
" Tout Étant est à la fois a priori Donné ( C'est, il est, et ça suffit pour commencer. ) et Suspect, parce que Mien ", " Savoir guérit, forge. Et détruit tout ce qui doit l'être ", ou, équivalents, " Tout l'Inadvertancier constitutif doit disparaître ", " Le progrès, c'est la liquidation du Sujet empirique, notoirement névrotique, par la connaissance ". Moi.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 0:39

Faut que j'y aille, rhooo, m'amusais bien ... Cool  .

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:44

.

Ah ! Si seulement je savais dessiner les S avec une barre verticale, comme le faisait couramment Pica$$o ...

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 0:55

Courtial a écrit:La vraie difficulté, cependant, n'est pas tant le peu, sur lequel tu insistes et moi à ta suite, je prends le mot au vol.
C'est plutôt le fait que tu "te contente[s]", qui pose problème.
Il faudrait que tu "te contente" beaucoup moins, à mon avis. Pas qu'on ne veuille pas que tu sois content de toi, ce qui est tout à ton honneur, mais c'est quand même un chouia exagéré, non, de "se contenter" ?
Je crois me contenter en philosophie comme se contente le patron de la De Beers. Quelques diamants en contre partie du remuage et du rejet de pas mal de matière dépourvue de toute valeur marchande. Et son banquier est bien content.

C'est pas le camarade Nietzsche qui dit que les plus doués en philosophie sont les banquiers et leurs clients ?

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Courtial le Lun 26 Aoû 2013 - 1:09

Oui, oui, ne te gène pas, vas-y, tapes, vas-y !

Les forums d'Internet sont faits pour ça ...

Moi, je vais taper sur la gueule de Picasso, qui a dit un jour qu'il ne savait pas dessiner.
Il n'a pas dit qu'il se contentait, Picasso. Il était peut-être le plus grand artiste du 20ème siècle (tous arts confondus), mais il ne se contentait pas, justement. Il a dit qu'il ne savait pas dessiner, il a dit qu'il peignait mal et on peut l'entendre comme on veut, mais il n'a pas dit "je me contente".

Et je suis sur Internet pour bavarder.
J'ai renoncé à essayer de faire quelque chose de vraiment sérieux en philosophie, parce que je suis surtout doué pour le bavardage. Ca ne me contente pas,mais c'est comme ça. Il y a des types profonds (comme Came, au fait, où est-il passé, l'animal?), y a des types intelligents (je ne vais pas faire de liste, j'en oublierais) et il y a aussi des bavards.
Nietzsche ne dit rien là-dessus (le bavardage) dans le livre que tu as lu et que tu ressasses jusqu'à l'écoeurement ? Ben alors, en effet, tu te contentes : tu n'as rien de plus à dire que ce que tu trouves dans Nietzsche (j'ai dit avant que tu ne le comprends pas très bien, d'ailleurs ; je l'ai évoqué tout à l'heure : ce n'est pas très intelligent, ce que tu en dis, en plus ; et tu n'as pas eu le respect minimal de considérer ce que je t'objectais, faut arrêter d'être content comme ça), t'es content, tu te contentes toi-même, tu es à la fois le sujet et l'objet qui se plaît et se fascine lui-même, tu te prends pour Picasso - tout cela est trop élevé pour consentir à bavarder.

Courtial
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2004
Date d'inscription : 03/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Courtial le Lun 26 Aoû 2013 - 1:53

Je voudrais toutefois bien assurer que je n'ai rien contre le contentement de soi. Je tiens tout au contraire comme établi que c'est le plus haut degré de la Sagesse.
Descartes a même déclaré qu'il y avait là-dedans ce qu'il appelle une "béatitude naturelle". On en a envoyé au bûcher pour moins que ça (il le dit toutefois dans ses Lettres à Elisabeth, pas sur la Place publique, courageux mais pas téméraire, René). La béatitude (qui n'est pas le bonheur), c'est la joie qui résulte de la présence de l'infinité.
Infinité qui ne saurait être que surnaturelle, naturellement.
Mais ce que dit Descartes, ce qu'il enseigne, soutient et professe,  c'est qu'il y a une infinité naturelle. Ou ça ? Dans le contentement de soi.
On peut donc comprendre ce qu'il dit là :

Descartes, Les passions art. 153 a écrit:Ainsi, je crois que la vraie générosité, qui fait qu'un homme s'estime au plus haut point qu'il se peut légitimement estimer, consiste seulement partie en ce qu'il connaît qu'il n'y a rien qui véritablement lui appartienne que cette libre disposition de ses volontés, ni pourquoi il doive être loué ou blâmé, sinon pour ce qu'il en use bien ou mal, et partie en ce qu'il sent en lui-même une ferme et constante résolution d'en bien user, c'est-à-dire de ne jamais manquer de volonté pour entreprendre et exécuter toutes les choses qu'il jugera être les meilleures. Ce qui est suivre parfaitement la vertu.
Ce qui est suivre parfaitement la vertu !

Courtial
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2004
Date d'inscription : 03/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 10:45

.

Comme je le disais plus haut, je me contente de très peu de choses, en philosophie.

Je me contente au sens où je ne demande rien de plus ni de mieux que les diamants que j'y découvre, et qui sont peu nombreux, c'est normal.

Qu'est ce que c'est, le diamant, pour moi, en philosophie ?

C'est ce qui me sert dans l'action en s'accordant à ma pensée radicalement matérialiste.

Simple. Clair. Net. Dur.

Très dur.

Le reste de la philosophie n'est en fait pour moi que matières molles et visqueuses rejetées par ma carcasse, qui sait mieux que personne ce que sont pour lui les matières indésirables. Autrement dit, fécales. Le bavardage, si l'on préfère.

On trouve l'idée de diamant philosophique matérialiste radicale chez Camus, qui savait séduire une femme belle et intelligente pour bien la contenter (LOL) en la niquant comme aiment se faire niquer les femmes : avec la dureté de diamant d'une queue bien trempée, dans les eaux de la Méditerranée, par exemple.

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Bergame le Lun 26 Aoû 2013 - 10:58

victor.digiorgi a écrit:
Le reste de la philosophie n'est en fait pour moi que matières molles et visqueuses rejetées par ma carcasse, qui sait mieux que personne ce que sont pour lui les matières indésirables. Autrement dit, fécales. Le bavardage, si l'on préfère.
C'est reconnaître qu'ici, non seulement tu te fais chier, mais en plus tu nous emmerdes. :)

Bon, est-ce que c'est le sujet, les amis ? Oui, d'ailleurs, peut-être, de loin, sur ce que c'est qu'un intellectuel.
Tiens, c'est quoi, pour toi, un intellectuel, Victor ? M'est avis que ton avis pourrait être éclairant.

_________________
...que vont charmant masques et bergamasques...
avatar
Bergame
Persona
Persona

Nombre de messages : 2885
Date d'inscription : 03/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 12:15

Bergame a écrit:
victor.digiorgi a écrit:
Le reste de la philosophie n'est en fait pour moi que matières molles et visqueuses rejetées par ma carcasse, qui sait mieux que personne ce que sont pour lui les matières indésirables. Autrement dit, fécales. Le bavardage, si l'on préfère.
C'est reconnaître qu'ici, non seulement tu te fais chier, mais en plus tu nous emmerdes. :)
Je ne reconnais rien de ça.

Pour préciser, je ne cherche à emmerder personne, tout en reconnaissant qu'on puisse le penser si l'on aime TOUTE la philosophie, qui est à mon avis bourrée de tonnes d'inutilités parfaites, et je dis à mon avis en tant que fervent quasi-sacerdotal de l'utilitarisme, du pragmatisme et du matérialisme radical, ce qui, en somme, est peu encombrant en philosophie, en s'accordant donc par définition à peu de choses philosophiques.

Pour préciser plus avant, je ne me fais pas chier du tout, ici, car j'ai l'occasion de m'y exercer en rhétorique et en écriture pour favoriser la qualité du développement et de l'agencement neuronal de ma carcasse, et donc de mon intellect. (C'est fou, ce que peuvent nous apprendre les neurosciences.) Il y a donc dans ma présence ici une justification personnelle utilitariste, pragmatiste et matérialiste radicale. J'y reviendrai toujours ...

Bergame a écrit:Bon, est-ce que c'est le sujet, les amis ? Oui, d'ailleurs, peut-être, de loin, sur ce que c'est qu'un intellectuel.
Tiens, c'est quoi, pour toi, un intellectuel, Victor ? M'est avis que ton avis pourrait être éclairant.
Je ne sais pas si la définition du Robert de la langue française serait éclairante, mais elle me convient parfaitement et je n'y vois pas matière à discussion philosophique.

Intellectuel

Qui a un goût prononcé (ou excessif) pour les choses de l'intelligence, de l'esprit; chez qui prédomine la vie intellectuelle. Dont la vie est consacrée aux activités intellectuelles.


Broder là-dessus consiste à se nourrir d'inutile, de mon point de vue. Ce qui arrive souvent, très souvent, trop souvent, en philosophie. Je le dis. Et quiconque a le droit de penser que cette remarque n'a aucune valeur. Mais pour moi, elle en a.

Cependant, je pense que le point de vue de Nietzsche sur la question de l'intellectuel et de l'intellect vaut à mon avis le détour, car il remet ces deux éléments à leur place véritable dans la hiérarchie des valeurs, et la place de l'intellect, c'est celle d'un outil émergeant du corps pour assurer son fonctionnement. Cette place, elle est biologique. Ce point de vue s'accorde à mon utilitarisme, mon pragmatisme et mon matérialisme radical.

La question de l'intellect se résume pour moi à chercher et à tâcher de trouver en quoi cet intellect peut me servir dans l'action intellectuelle ou physique. Ce point de vue est réducteur, certes, mais le réductionnisme me va à ravir lorsqu'il s'accorde à ma façon de voir ou d'explorer le monde.

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 12:39

Oui, bien sur : le bavardage.
Pratique onanique s'il en est, mais est-ce tout ?
Alors bien sur, si on goute à la métaphysique, on va être d'une dureté sans nom avec le bavardage, mais ça serait un excès, et peine perdue, que de tenter de l'exclure, un magnifique exemple, historique : le poème de Parménide, avec ses deux parties, et leur articulation qu'on n'entend plus depuis si longtemps.
En métaphysique, il est sur de son fait, il assène. Quand bien même cela précipite la philosophie grecque, qui avec ce texte parle pour la première fois son propre langage, dans la solide aporie qu'on lui connait, il le sait, il s'en fout, et Zénon embraye en osmose avec son maître, en ne cessant pas de remuer le couteau dans cette plaie qui saignera du Platon, du Démocrite, de l'Aristote, pour n'en citer que trois.
Mais même l'ayatollah Parménide fait une place à un bavardage, qui deviendra la science.

Le bavardage, c'est un peu comme le pétrissage de la pâte, les échauffements des athlètes, les entrainements, c'est ingrat, mais ça aide, ça entretient, Courtial en citant Descartes et Victor qui veut conserver une certaine vivacité d'esprit, l'ont dit ci-dessus, voire plus donc.
Le tout est de bien savoir qu'on est effectivement en train de bavarder, et de ne pas vite s'agacer comme cela se produit si souvent à l'abri des distances, de l'écran, du clavier, ce qui n'aurait pas lieu dans l'immensité des cas si on était de visu. Le web a tous les défauts de ses qualités, foi de bavard. On y reviendra, le fil existe déjà, il a manifestement besoin d'être réactivé ! En risquant clairement un retour de manivelle, nous essayerons de nous saisir du troll !
Nous sommes tous ici bien plus proches, " parents" ( Homo-machin comme à Nicée. ) que ne peuvent le laisser entre-voir nos régulières éruptions acnéiques dont je ne suis pas exempt.

Le bavardage, tout comme le " Sexe ", toujours à la recherche du moindre mal, toujours en attendant de faire mieux, peut-être même afin d'être en mesure de faire mieux, me semble incontournable, s'il est de qualité, comme ici : il y a beaucoup de monde à essayer de marcher sur ce fil, peut-être la nature même hautement instable du forum on the web, je trouve que " Digression ", y compris avec ces inévitables bouffées de chaleur, comme hier soir, ne s'en sort pas trop mal. Je travaille à l'extinction des passions en essayant de me passionner raisonnablement ( Oui, jose. ), d'abord en m'occupant prioritairement de ce qui pourrait être attentatoire à autrui, je trouve mes limites en rencontrant celles d'autrui. Ici, céder, n'est pas capituler, bien au contraire. Gardons-nous, dans l'emportement, de l'irrémédiable : il n'y aura que des perdants.

" J'étais comment là !?, bon, hein ? "
" Lénifiant à souhait. C'est bien de s'arrêter juste avant les torgnoles ".
" ".

____________

Même toi Victor, tu admets que le matérialisme est réducteur. Je sur-enchéris : tellement qu'il a été obligé de pondre ses hilarants " mèmes ".
Le b-a-ba en philosophie, c'est de vite reconnaître qu'elle va vite s'avérer contrariante pour le Sujet, qui par " Nature " n'aime pas toute notion relative à la mesure.
La définition du dico est pas mal, en fait on aurait pu commencer avec elle.

Bon, de l'Intellectuel donc. Fin du H.S. pour ma part, je vais " réveiller " " is " ( C'est quoi ce titre !? ).

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 13:27

neopilina a écrit:toi Victor, tu admets que le matérialisme est réducteur.
Où as-tu donc vu que j'admettais une telle chose ?

Je parle du caractère réducteur d'un point de vue particulier dans un contexte particulier, qui est celui de l'analyse et de l'utilité de l'intellect,

Je n'ai jamais dit que matérialisme était réductionniste, au sens qu'il n'était que ça, selon ce que tu me sembles exprimer. Quelle idée ! ...

Le matérialisme permet autant l'exploration réductionniste qu'émergentiste du monde. Déjà ...

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Bergame le Lun 26 Aoû 2013 - 14:16

victor.digiorgi a écrit:
Bergame a écrit:
victor.digiorgi a écrit:
Le reste de la philosophie n'est en fait pour moi que matières molles et visqueuses rejetées par ma carcasse, qui sait mieux que personne ce que sont pour lui les matières indésirables. Autrement dit, fécales. Le bavardage, si l'on préfère.
C'est reconnaître qu'ici, non seulement tu te fais chier, mais en plus tu nous emmerdes. :)
Je ne reconnais rien de ça.
Non mais c'était une blague, hein. Tu dis que tu viens ici, dans ce forum, pour bavarder, et quelques posts plus loin, tu définis le bavardage comme une déjection de matières fécales. Bon ben j'en conclus que... voila quoi. :)

Quand même, c'est un petit peu un aveu. :)

Cependant, je pense que le point de vue de Nietzsche sur la question de l'intellectuel et de l'intellect vaut à mon avis le détour, car il remet ces deux éléments à leur place véritable dans la hiérarchie des valeurs, et la place de l'intellect, c'est celle d'un outil émergeant du corps pour assurer son fonctionnement. Cette place, elle est biologique.
Tu lis ça, toi ? Ben moi je pense que tu brodes, là, pour le coup. Ou en tous cas, cette idée n'est éventuellement contenue que dans : "Car ce fameux intellect ne remplit aucune mission au-delà de l'humaine vie", et encore : Tu ajoutes une détermination qui n'est pas dans le texte. Mais de toutes façons, ce ne me semble vraiment pas l'idée la plus importante de ce texte.

_________________
...que vont charmant masques et bergamasques...
avatar
Bergame
Persona
Persona

Nombre de messages : 2885
Date d'inscription : 03/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 14:40

Victor dixit : " La question de l'intellect se résume pour moi à chercher et à tâcher de trouver en quoi cet intellect peut me servir dans l'action intellectuelle ou physique. Ce point de vue est réducteur, certes, mais le réductionnisme me va à ravir lorsqu'il s'accorde à ma façon de voir ou d'explorer le monde ".

Et : " ... la place de l'intellect, c'est celle d'un outil émergeant du corps pour assurer son fonctionnement. Cette place, elle est biologique. Ce point de vue s'accorde à mon utilitarisme, mon pragmatisme et mon matérialisme radical ".

Et toujours dans la perspective de l'émergence phylogénétique du Sujet, on se trouve finalement avec une production, une extension naturelle, de notre psyché, de notre intellect, qui découvre, à grand peine, que le problème dans la civilisation, c'est le Sujet lui-même, tel qu'il se présente a priori, après ontogenèse. On se retrouve clairement avec une production ultime de l'esprit humain, la philosophie, la métaphysique, qui combat celui qui l'a mis en route. Je ne peux pas accepter que la métaphysique serve.

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Ataraxie le Lun 26 Aoû 2013 - 17:19

Bergame a écrit:Je prétends ne faire que relater ce que pense et parfois dit une "large partie de la population" à propos des individus qui, comme toi et moi -"je ne m'abstrais pas de cette catégorie"- exerçons une activité intellectuelle. Je prétends, je peux me tromper et, bien sûr, je grossis un peu le trait et expose l'idée "crûment". Mais est-ce qu'elle te semble véritablement si surprenante ? Serais-je donc le seul à entendre ou lire ce genre de jugements sur les intellectuels ?
Au cas où mon analyse pourrait donc avoir un peu de sens, je demande : Pourquoi nous joindre à la meute ? Moi je suis un intellectuel, du moins comme neopilina on me renvoie régulièrement cette image, et je l'accepte dans une certaine mesure parce que je crois que cela pointe en effet une part de ce que je suis, et pourtant, dans (certains) des milieux que je fréquente, ce n'est pas nécessairement une catégorisation positive. Faut-il donc absolument partir, pour notre discussion, de cette définition unilatéralement péjorative de l'intellectuel ?
Exercer une activité intellectuelle ne fait pas de soi un intellectuel. Depuis toujours, beaucoup de gens exercent une activité intellectuelle mais, malgré cette antériorité, la catégorie d'individus "les intellectuels" n'existe nommément que depuis peu. C'est l'invention d'une époque et en aucun cas cette invention ne peut être neutre, en aucun cas elle ne peut juste signifier qu'il s'agit d'exercer une activité intellectuelle ou une activité d'opinion. Dés le départ, cette catégorie est socialement entachée et unilatéralement orientée. Alors pourquoi devrait-on se forcer à imaginer une neutralité qui ne correspond à rien et, au nom d'une espèce d'hygiène sémantique totalement hypocrite, refuser de voir ce qui crève les yeux ?

En disant qu'un "intellectuel" pense, incite à penser et penser c'est bien, tu dis rien. Le mot dégouline de connotations qui font sa raison d'être et sa spécificité. Tu reste trop prés de l'étymologie, sans voir les motivations. C'est un phénomène sociologique qui n'a rien à voir avec la connaissance, la responsabilité ou même avec la philosophie. L'intellectuel est un mythe social et toi, avec ton délire corporatiste et ton esprit affreusement syndiqué, tu tombes dans le panneau de ce mythe : naturaliser son sujet et l'innocenter. Ni Sartre ni Hugo n'entre dans cette catégorie d'essayistes au rabais, ou seulement par décision de commentateurs aussi frappés de lucidité que toi.
avatar
Ataraxie
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 489
Date d'inscription : 18/05/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par Bergame le Lun 26 Aoû 2013 - 19:06

Tu l'as vraiment mal pris, n'est-ce pas ? Je te présente donc mes excuses.
A part ça :

Maintenant que tu m'as affublé d'un "délire corporatiste" et d'un "esprit affreusement syndiqué" que, franchement, je ne sais pas d'où tu les sors et tu pourrais être surpris, maintenant, en somme, que me voila disqualifié pour livrer mon opinion, il va m'être difficile de te faire voir les contradictions dans ton texte, à mes yeux pourtant évidentes -mais mes yeux sont aveuglés par l'idéologie.

Essayons tout de même :

1. L'intellectuel est une création récente. Admettons. Et alors qui l'a créé ? Hugo n'est pas un intellectuel, dis-tu. D'accord. Et Zola ? Le Zola de "J'accuse", c'est un intellectuel, lui ? Non parce que ceux qui partagent ton opinion et ta définition soutiennent le plus souvent que c'est lui qui a créé le rôle. Et en général, comme tu le dis pourtant si bien, c'est pas complètement innocent.
Et si c'est pas Zola, c'est qui donc ?
Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire : C'est pas parce qu'une frange conservatrice du monde intellectuel dit : "Voila, un intellectuel, c'est ça" qu'il faut nécessairement l'admettre, en faire le point de départ de nos réflexions, et substantialiser ce qui n'est rien d'autre qu'un concept. Autrement quoi ? Tu as juste adhéré à l'un des éléments de l'idéologie, et voila tout.

2. Hugo n'est pas un intellectuel, admettons toujours, mais, dis-tu, Sartre non plus. Oh oh ! Mais pour d'autres intervenants de la discussion, et qui partagent ta définition, Sartre est l'exemple même de l'intellectuel ! Problème, là, non ? Problème parce que, manifestement, la catégorie sociale que tu estimes parfaitement définie, aux connotations évidentes, à l'historique connu, apparemment, elle n'a pas une extension très précise. Il y a des chances pour que, cette catégorie sociale si clairement établie, hé bien elle ne recouvre pas les mêmes choses pour toi que pour d'autres. Par exemple, là, tu viens de proposer une définition beaucoup plus intéressante, précise et discriminante qu'"intellectuel", tu viens de parler d'"essayiste (au rabais)". Alors, effectivement, Sartre ne rentre pas vraiment dans cette catégorie. Mais a contrario, elle devrait aussi accepter d'autres théoriciens, cette catégorie : Tous les petits essayistes conservateurs, nationalistes, catholicards, qui pullulent dans les maisons d'édition ad hoc, sans parler des pamphlétaires libertariens, anarcho-capitalistes en tout genre, etc. C'est des "intellectuels", alors, eux aussi ? Oui mais du coup, voila que ta catégorie sociale n'est plus "unilatéralement orientée" ! Ben zut !

La raison de ces contradictions, laisse-moi te la donner : Tu fais comme si les catégories sociales étaient créées, comme s'il y avait un "point de départ", avéré et objectif, à la formation des concepts. Evidemment, le sociologue que je suis te dit : Erreur. La construction des catégories sociales est un processus dont il est bien difficile de rendre compte, mais ce qui est certain, c'est qu'il est très rare qu'elles soient créées, à un moment donné. En revanche, il y a des gens, nombreux, qui vouent leur temps et leur énergie à tenter de fixer la définition des catégories. C'est-à-dire qu'ils font publier des textes dans lesquels ils disent par exemple : "Voila, un intellectuel, c'est ça." Et ça marche ou ça marche pas, ça prend ou ça prend pas, ça dépend du fait que leur définition soit ou non admise et reprise par d'autres, et combien, et jusqu'à quand.
Tiens, peut-être que, d'ailleurs, ces gens-là, on pourrait les appeler des "intellectuels". :)

_________________
...que vont charmant masques et bergamasques...
avatar
Bergame
Persona
Persona

Nombre de messages : 2885
Date d'inscription : 03/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 20:15

Bergame a écrit:
victor.digiorgi a écrit:
Bergame a écrit:
victor.digiorgi a écrit:
Le reste de la philosophie n'est en fait pour moi que matières molles et visqueuses rejetées par ma carcasse, qui sait mieux que personne ce que sont pour lui les matières indésirables. Autrement dit, fécales. Le bavardage, si l'on préfère.
C'est reconnaître qu'ici, non seulement tu te fais chier, mais en plus tu nous emmerdes. :)
Je ne reconnais rien de ça.
Non mais c'était une blague, hein. Tu dis que tu viens ici, dans ce forum, pour bavarder, et quelques posts plus loin, tu définis le bavardage comme une déjection de matières fécales. Bon ben j'en conclus que... voila quoi. :)

Quand même, c'est un petit peu un aveu. :)

Cependant, je pense que le point de vue de Nietzsche sur la question de l'intellectuel et de l'intellect vaut à mon avis le détour, car il remet ces deux éléments à leur place véritable dans la hiérarchie des valeurs, et la place de l'intellect, c'est celle d'un outil émergeant du corps pour assurer son fonctionnement. Cette place, elle est biologique.
Tu lis ça, toi ? Ben moi je pense que tu brodes, là, pour le coup. Ou en tous cas, cette idée n'est éventuellement contenue que dans : "Car ce fameux intellect ne remplit aucune mission au-delà de l'humaine vie", et encore : Tu ajoutes une détermination qui n'est pas dans le texte. Mais de toutes façons, ce ne me semble vraiment pas l'idée la plus importante de ce texte.
Ce que je dis ici n'est pas destiné à plaire à tout le monde dans son intégralité et le moindre de ses détails.

Je ne connais que très bien les défauts du mécanisme des communications entre humains.

Ce ne sont pas des explications qu'on cherche forcément dans les propos de l'autre, mais, assez souvent, des motifs de désaccords. Normal. Normal. Très humain.

.

Cela dit, Nietzshce dit que la grande raison, c'est le corps, or, je ne vois pas que le corps soit constitué d'autre chose que de biologie, l'intellect étant le produit de cette biologie, de cette vie, de cette humaine vie.

Et il m'arrive aussi de bavarder, quand il me faut éjecter, monsieur le juge.

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par victor.digiorgi le Lun 26 Aoû 2013 - 20:30

neopilina a écrit:Je ne peux pas accepter que la métaphysique serve.
Personnellement, je me fous pas mal du fait que la métaphysique serve ou ne serve pas.

Si une quelconque pensée est utile à ma corporéité, si elle me sert, donc, et si elle me permet d'agir, ou de penser, ce qui revient au même si l'on part du principe que les pensées sont des actions au sens physique des mouvements électrochimiques indiqués par les neurosciences, alors je m'en nourris et l'assimile dans la mesure de mon goût, et sans me poser la question de savoir si elle est considérée comme métaphysique ou pas par je ne sais qui ni quoi.

Le corps n'est pas au service de l'intellect, en attendant.

C'est l'intellect qui est au service du corps.

Du mien, en tout cas ...

.

_________________
.
.
.
Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
.
.
.
avatar
victor.digiorgi
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2042
Date d'inscription : 23/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par neopilina le Lun 26 Aoû 2013 - 22:14

victor.digiorgi a écrit:
neopilina a écrit:Je ne peux pas accepter que la métaphysique serve.
Personnellement, je me fous pas mal du fait que la métaphysique serve ou ne serve pas.

Si une quelconque pensée est utile à ma corporéité, si elle me sert, donc, et si elle me permet d'agir, ou de penser, ce qui revient au même si l'on part du principe que les pensées sont des actions au sens physique des mouvements électrochimiques indiqués par les neurosciences, alors je m'en nourris et l'assimile dans la mesure de mon goût, et sans me poser la question de savoir si elle est considérée comme métaphysique ou pas par je ne sais qui ni quoi.

Le corps n'est pas au service de l'intellect, en attendant.

C'est l'intellect qui est au service du corps.

Du mien, en tout cas ...

.
Le type qui sévit en Syrie, s'il était en mesure de formuler un discours cohérent, ne dirait rien d'autre.
Et sinon, si tu fume, ou si tu bois, c'est qui qu'a envie ? Le corps ou l'intellect ? La fracture que tu me prête entre les deux, ne vaut pas chez moi, désolé.
Et donc, si j'ai le péché d'orgueil de me livrer à la philosophie, je découvre vite que " ma grande Raison " n'est pas très raisonnable, et ce n'est rien de le dire. Tu es un cheval lancé au grand galop et le type qui se réveille un jour dessus, pour celles et ceux qui un jour ont ce réveil. Tu es déjà en train d'errer dans Ta propre Mer du Couchant. Le dit " éveil " faisant du Vagabond, du Jouet, etc, un Voyageur. Ce n'est qu'un début, mais comme tout début, il est indispensable. Et je reconnais que tu est déjà un Voyageur.
Je retourne aux deux dernières contributions, celle d'Ataraxie et celle de Bergame : leur accrochage très formel complique ... l'intelligence ! lol!  .

Et tu as raison de re-souligner, Bergame l'a fait je ne sais plus où, qu'effectivement le désaccord est plus stimulant : deux types qui sont d'accord sur tout, n'ont pas grand-chose à se dire ( Lu je sais plus où : " quand le mots deviennent nécessaires, il est déjà trop tard ", pas optimiste le gars ! ).

neopilina
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 4222
Date d'inscription : 31/10/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'intellectuel et ses façons

Message par hks le Mar 27 Aoû 2013 - 14:11

à Victor

Intellectuel

Qui a un goût prononcé (ou excessif) pour les choses de l'intelligence, de l'esprit; chez qui prédomine la vie intellectuelle. Dont la vie est consacrée aux activités intellectuelles.
IL me semble que ce n'est pas ce que courtial vise. Il pense aux "grand intellectuels". J' ai cherché de l'antérieur à Zola et à l'introduction du mot . Erasme par exemple. Rechercher dans l' histoire  des esprits  d' influence   qui ne sont pas circonscrits dans une spécialité et dont on ne puisse dire de tel ou tel que  "c'est un philosophes  ou un essayiste ou même un penseur". Rechercher donc le petit plus  ou la différence.

Non spécialisation  mais aussi  une dimension d' influence sociétale  dans ce concept d' intellectuel .
Par exemple je vois JF Revel ou Arthur Koestler ou Chomsky.

Le grand intellectuel brasse et embrasse tout un ensemble de données.  C'est une sorte de généraliste, on parlait  autrefois d' humaniste . Mais humaniste intervenant. Dans ce sens Montaigne est d'abord un humaniste, dans la mesure où il publie et est lu il devient un des intellectuels de son temps.

 Où est le problème ? Parce qu'il y en a bien un de problème. Le problème est que dans notre période de spécialistes  on va précisément reprocher à l'intellectuel de ne pas en être un (de spécialiste ).
avatar
hks
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 5306
Date d'inscription : 04/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum