Apologie de Michel Onfray

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Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Jeu 2 Mai 2013 - 5:42

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Il m'est à l'instant venu l'idée de placer ici les chroniques mensuelles de Michel Onfray, pour faire plaisir à ceux qui l'aiment et le faire détester un peu plus par ceux qui ne l'aiment pas ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Jeu 2 Mai 2013 - 5:43

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LA VOIE ROYALE QUI MENE A L’INCONSCIENT

Moi qui m’ennuie au cinéma, j’ai vu sur le câble un film intitulé Le discours d’un roi qui m’a ravi ! Réalisé par Tom Hooper en 2010, ce film raconte l’histoire vraie du roi Georges VI, le père de l’actuelle reine d’Angleterre, qui fut guéri d’un bégaiement par un psychologue indemne des fatrasies freudiennes. Lorsque le roi George V meurt, le trône va à son frère aîné Edouard VIII qui abdique au bout de quelque temps.

La légende veut que ce roi fêtard renonce au pouvoir par amour pour sa maîtresse Wallis Simpson. Il semble qu’habile au lit, cette femme facile qui, entre autres hommes, se laissait courtiser par Ribbentrop qui la couvrait de roses, ait convaincu l’entourage royal du danger qu’il y avait pour le roi d’Angleterre d’avoir pour compagne une femme qui livrait des renseignements secrets défense sur l’oreiller d’un dignitaire nazi… La légende de l’abdication par amour était plus réjouissante aux amateurs de fictions que la réalité d’une Mata Hari pronazie…

Le Duc d’York, affligé d’un terrible bégaiement, hérite du trône. Sa femme lui fait rencontrer Lionel Logue, un thérapeute d’origine australienne sans autres titres que d’avoir soigné des soldats de la Première Guerre traumatisés aux combats. Ce fils de brasseur qui n’est pas diplômé d’une université prestigieuse, qui n’a pas d’arbre généalogie calligraphié au sang pur, qui n’a pas de titres, qui n’est pas du sérail, cet homme, donc, déplaît. D’autant qu’il accuse un défaut majeur pour les cuistres, les aristocrates et les crétins : il obtient du succès avec sa méthode très hétérodoxe. Et puis, gredin de gauche, cet homme fait payer les riches afin de soigner les pauvres…

Dans les années trente, un psychanalyste aurait pu se réclamer de Freud, allonger son royal patient sur un divan, lui extorquer des fortunes en lui racontant qu’il avait envie de coucher avec sa mère et de tuer son roi de père, il aurait pu rendre Œdipe responsable, convoquer la horde primitive, le banquet cannibale – pas sûr qu’il ait obtenu du succès s’il en avait eu autant que Freud !

Au lieu de cela, ce thérapeute soigne un corps – pas un inconscient psychique, pas une forme a priori de la sensibilité, pas un ectoplasme formaté à l’époque glaciaire, pas une idée métapsychique, mais un corps réel, concret, physique, atomique, matériel.

Là où le freudien se tait, dort parfois (le concept d’« attention flottante » dans la théorie freudienne justifie le sommeil du docteur dans la pratique sans que l’analyse s’en trouve affectée…), Lionel Logue travaille le corps, les muscles, les postures, la diction, il en appelle au diaphragme, aux articulations, au souffle, aux exercices de répétition de phrases a priori imprononçables (du genre : les chaussettes de l’archiduchesse…), il libère l’esprit avec de l’humour, du délire verbal cathartique et , au contraire de Freud qui exigeait distance et froideur, il pratique l’empathie.

L’histoire digne de ce nom montre que Freud a falsifié sa clinique, qu’il a menti sur ses cas, qu’il a inventé des histoires et prétendu des guérisons n’ayant jamais eu lieu – Sergueï Pankeïev l’homme au loup, guéri selon Freud en 1919, se trouve toujours en analyse un demi-siècle plus tard (1975) et avoue souffrir autant, sinon plus…

Lionel Logue a obtenu ce royal résultat : en septembre 1939, le Prince Albert devenu George VI enregistre un discours impeccable pour annoncer l’entrée en guerre du Royaume-Uni contre l’Allemagne nazie. Il lui aura fallu quatre vingt-deux séances sur une année – 1926/1927. L’ensemble a coûté l’équivalent de 11.000 euros – le prix d’une voiture d’occasion, alors que pour Freud, il faut payer le prix du garage pour apprendre à vivre avec sa pathologie…

Le fils de brasseur et le fils de roi sont restés amis le restant de leur existence. Lionel Logue l’hétérodoxe invente ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui les thérapies comportementales cognitives qui font aujourd’hui bégayer les freudiens orthodoxes ! On sait désormais où ils peuvent se soigner.

Michel Onfray, mai 2013

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Courtial le Jeu 2 Mai 2013 - 18:40

Oui.
Onfray a eu raison de critiquer les prétentions thérapeutiques de la psychanalyse.

Conclusion : la psychanalyse n'a jamais guéri personne (ou peut-être un peu par hasard), et si Freud ou certains de ses successeurs l'ont prétendu, ils ont menti.

Et si l'on s'en tient à Freud lui-même, il s'est gravement trompé en essayant de se cautionner sous "la Science", alors qu'il n'a produit qu'une philosophie.
Il aurait détesté ce que je dis et il voulait tout à fait se déprendre du soupçon de faire de la philosophie, mais il se gourrait, c'en était.

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Courtial le Jeu 2 Mai 2013 - 22:32

Au lieu de cela, ce thérapeute soigne un corps – pas un inconscient psychique, pas une forme a priori de la sensibilité, pas un ectoplasme formaté à l’époque glaciaire, pas une idée métapsychique, mais un corps réel, concret, physique, atomique, matériel.

Ah oui, j'avais oublié cela, c'est-à-dire la part de manip' grossière qu'il y a toujours chez Onfray.
Il veut faire l'apologie des thérapies comportementales et cognitives (TCC) contre la psychanalyse. Elles sont réputées plus efficaces, soit.
Mais elles ne le sont pas parce qu'elles abandonneraient l'idée que les troubles névrotiques ont une origine psychique et qu'il faudrait soigner "le corps" et non pas du psychisme, qui serait un ectoplasme et une illusion.
Elles peuvent recourir aux médicaments (mais Freud ne les a pas non plus interdits) mais il suffit de voir comment elles procèdent pour voir qu'il est intenable de dire qu'elles ne s'occuperaient que d'un corps : c'est de la psycho, et si elle donne tort à Freud, ce n'est pas pour faire du Onfray, hein.

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par hks le Ven 3 Mai 2013 - 1:08

Elles peuvent recourir aux médicaments (mais Freud ne les a pas non plus interdits) mais il suffit de voir comment elles procèdent pour voir qu'il est intenable de dire qu'elles ne s'occuperaient que d'un corps
il y a quand même une tendance physicaliste forte actuellement et je ne vois pas comment on en sortira à terme .
Dommage qu' Onfray peut-être sans le vouloir expressément apporte un soutien à cette "dé-psychologisation" qui jette le bébé avec l' eau du bain.

Les thérapies comportementales :
""l'accent mis sur les causes actuelles du comportement problème, plus que sur les causes inconscientes ""
oui bon! Freud n'a jamais dit que les cause inconscientes n' étaient pas actuelles. L'opposition ne convient pas. On ne me fera pas sortir de l'idée que je suis loin, très très loin d' être conscient des causes de mon comportement et que ces causes ignorées/inconscientes soient sans effets.(et je parle bien entendu de causalité psychique).


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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Courtial le Ven 3 Mai 2013 - 1:22

Je suis d'accord, mais je voulais dire des choses beaucoup plus simples.
Comment est-ce qu'ils travaillent, les comportementalistes ?
Comment est-ce qu'ils traitent une arachnophobie, par exemple ? Alors certes, ils vont dire que ce n'est pas parce que tu as voulu coucher avec ton père ou ta mère ou je ne sais qui. Pierre dans le jardin de Freud, OK.
Mais ils croient que c'est des questions de longueur d'ondes ou de la chimie ?
Non. Ils vont commencer par travailler sur les araignées, ils vont faire bosser le patient sur les araignées, ce qu'elles sont, ce qu'elles font, ce qu'il en sait, ce qu'il ignore, etc. Ils croient tout à fait que la représentation (illusoire, fantasmée) de l'araignée est une donnée du malade, qu'il faut chercher à la transformer, mais comme une représentation. Elles s'appellent "cognitivistes", Onfray s'en fout, mais ce n'est qu'Onfray.
Ils croient tout à fait que c'est la représentation des araignées, et pas leur existence réelle comme corps, qui pose un problème au malade et ils l'abordent par ce côté, pas par le corps.
Naturellement, parce qu'elles sont aussi comportementales, ces thérapies vont bosser après sur le psycho-corporel : amener le malade à toucher une araignée, à être capable de la prendre dans sa main, de jouer avec, etc.
Mais c'est un point d'arrivée et le témoin de la réussite, dans un problème dont il ne s'agit à aucun moment de contester le caractère essentiellement "psychique".

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Ven 3 Mai 2013 - 14:55

Courtial a écrit:Ah oui, j'avais oublié cela, c'est-à-dire la part de manip' grossière qu'il y a toujours chez Onfray.
On pourrait également oublier le parti pris grossier qu'il y a toujours chez Courtial lorsqu'il porte son regard sur Onfray, qu'il n'a pas lu en entier, mais dont il dit sans problème qu'il y a TOUJOURS de la manipulation grossière chez ce type.

Courtial a écrit:Il veut faire l'apologie des thérapies comportementales et cognitives (TCC) contre la psychanalyse. Elles sont réputées plus efficaces, soit.
Heureusement !

Courtial a écrit:Mais elles ne le sont pas parce qu'elles abandonneraient l'idée que les troubles névrotiques ont une origine psychique et qu'il faudrait soigner "le corps" et non pas du psychisme, qui serait un ectoplasme et une illusion. Elles peuvent recourir aux médicaments mais il suffit de voir comment elles procèdent pour voir qu'il est intenable de dire qu'elles ne s'occuperaient que d'un corps : c'est de la psycho, et si elle donne tort à Freud, ce n'est pas pour faire du Onfray, hein.
Sauf que lorsqu'un médecin du comportementalisme cognitif s'occupe du psychisme du corps de son patient, il s'occupe qu'on le veuille ou non du corps de ce patient et pas d'un psychisme tombé du ciel des idées pures, et que si Michel Ofray dit ça, il ne prétend pas que l'idée est de lui et que donc, comme notre Courtial le dit bien, le comportementalisme cognitif, ce n'est pas de la philosophie, mais de la science, ce qui permet d'enchaîner en faisant remarquer qu'il n'est interdit à personne de faire de la philosophie des sciences en portant son regard sur ladite science, comme le fait Onfray en faisant de l'Onfray.

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Dernière édition par victor.digiorgi le Ven 3 Mai 2013 - 17:28, édité 1 fois
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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Ven 3 Mai 2013 - 15:12

hks a écrit:il y a quand même une tendance physicaliste forte actuellement et je ne vois pas comment on en sortira à terme.
Non seulement je ne conseillerais pas de tenter de sortir de la considération physique des pensées et des actions, mais je conseillerais au contraire fortement d'y entrer avec son bagage philosophique si on n'est pas encore dedans ...

hks a écrit:Dommage qu' Onfray peut-être sans le vouloir expressément apporte un soutien à cette "dé-psychologisation" qui jette le bébé avec l' eau du bain.
La mise hors concours de la psychologie est totalement absente de la pensée et des actions d'Onfray.

hks a écrit:Les thérapies comportementales :
""l'accent mis sur les causes actuelles du comportement problème, plus que sur les causes inconscientes ""
oui bon! Freud n'a jamais dit que les cause inconscientes n' étaient pas actuelles. L'opposition ne convient pas. On ne me fera pas sortir de l'idée que je suis loin, très très loin d' être conscient des causes de mon comportement et que ces causes ignorées/inconscientes soient sans effets.(et je parle bien entendu de causalité psychique).
La différence essentielle entre le comportementalisme cognitif et la psychanalyse freudienne tient au fait que le premier soigne immédiatement en s'attaquant au problème immédiat du patient, dans l'actualité d'un présent médecin-patient débouchant sur des résultats tangibles, tandis que la seconde ne soigne rien du tout et se comporte malgré ça comme une psychothérapie alors qu'en réalité elle n'agit que sur le terrain des charlatans qui feraient bien de consulter un médecin si par malchance ils étaient atteints du même bégaiement que le Roi d'Angleterre, ce qui est la ligne conductrice de la chronique d'Onfray de ce mois-ci.

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par poussbois le Ven 3 Mai 2013 - 16:56

Mh...

Tout dans la nuance, comme ce bon vieux Michel.

Connaissant (un peu) les deux milieux, il semble que les professionnels de la profession aient des points de vue un peu plus "intermédiaires". Genre, on a besoin les uns des autres pour avancer sur des thématiques auxquelles personnes n'est sûr de rien. Mieux, il semble même que sur la guégerre cognitiviste vs analyste, MO ait un wagon de retard puisqu'il y a de plus en plus d'équipes pluridisciplinaires qui se montent. Et comme Courtial le signale, tout ce petit monde s'est rendu compte que leur objet de travail était effectivement le même : la psyché. Ca tombe bien.

Sinon, j'ai aussi entendu parler de "dressage" concernant la thérapie comportementale. Mais c'est surement excessif et ça ne fait pas avancer la réflexion :) . C'est un peu le risque du leitmotiv d'Onfray (analyse freudienne = pas bon). Le problème est qu'il s'est à mon avis laissé enferré dans le conflit et qu'il ne peut plus avoir de pensée indépendante de ce conflit. S'il veut survivre, il lui faut gagner ou en tout cas ne pas baisser les bras, quitte à tomber dans l'outrance et en oublier l'analyse critique de son propre discours. J'aime bien Onfray, j'ai trouvé ses textes sur le freudo-marxisme passionnants, son analyse critique de Freud bienvenue et rafraichissante. J'ai adoré l'attitude outrée de tout les pontes des différents mouvements psychanalytique. J'aime moins son manque de recul et sa méconnaissance de ce qu'est la psychanalyse aujourd'hui. Un des derniers bastion de l'individualité du sujet...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Ven 3 Mai 2013 - 17:23

poussbois a écrit:J'aime moins son manque de recul et sa méconnaissance de ce qu'est la psychanalyse aujourd'hui. Un des derniers bastion de l'individualité du sujet...

Et pour affirmer une telle chose, ou du moins un tel goût, tu as bien sûr lu « Apostille au Crépsucule » et le tome 7 de « Contre-histoire de la philosophie » en plus de savoir que des cours de psychanalyse sont régulièrement donnés par des psychanalystes qu'il côtoie en chair et en os à l'Université Populaire de Caen, qu'il a fondé avec une vingtaine d'amis à lui parmi lesquels les deux ou trois psychanalystes qui donnent régulièrement cet enseignement de la psychanalyse ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Ven 3 Mai 2013 - 17:34

a écrit:Et comme Courtial le signale, tout ce petit monde s'est rendu compte que leur objet de travail était effectivement le même : la psyché. Ca tombe bien.

Ce qui tombe bien aussi, c'est qu'on n'a pas encore vu une seule psyché hors d'un corps, et qu'on peut vite l'oublier en considérant la psyché comme un élément se suffisant en toute unicité idéelle dans le ciel immaculé de toutes les idées pures ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par poussbois le Ven 3 Mai 2013 - 22:56

Amuse-toi bien. :)

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Geo Rum Phil le Sam 4 Mai 2013 - 14:42

victor.digiorgi a écrit:(...) c'est qu'on n'a pas encore vu une seule psyché hors d'un corps, et qu'on peut vite l'oublier en considérant la psyché comme un élément se suffisant en toute unicité idéelle dans le ciel immaculé de toutes les idées pures ...

Ce n'est pas parce que tu n'as pas encore vu l'air que tu respires, qu'il n'existe pas. Par contre, en étant si transparent, je peux bien voir les erreurs de tes jugements...Wink
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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Sam 4 Mai 2013 - 15:08

Geo Rum Phil a écrit:
victor.digiorgi a écrit:(...) c'est qu'on n'a pas encore vu une seule psyché hors d'un corps, et qu'on peut vite l'oublier en considérant la psyché comme un élément se suffisant en toute unicité idéelle dans le ciel immaculé de toutes les idées pures ...

Ce n'est pas parce que tu n'as pas encore vu l'air que tu respires, qu'il n'existe pas. Par contre, en étant si transparent, je peux bien voir les erreurs de tes jugements...Wink

Sauf que l'air que je respire, je ne sais pas toi, mais moi, je le vois.

Par ailleurs, si tu veux bien me montrer mes erreurs de jugements, ça me ferais bien plaisir et nous pourrons en discuter à notre aise.

Mais en attendant je m'interroge sur la forme et donc la signification de ta dernière phrase. Celle-ci comprend-elle ou non un anacoluthe ? Qui est transparent ? C'est moi ou c'est toi ?

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Sam 4 Mai 2013 - 15:13

poussbois a écrit:Amuse-toi bien. :)
Merci ! Je me suis trouvé un nouveau compagnon de jeu ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Geo Rum Phil le Sam 4 Mai 2013 - 15:53

victor.digiorgi a écrit:
Sauf que l'air que je respire, je ne sais pas toi, mais moi, je le vois.

C'est parce que tu regardes dans le vide, que tu n'as pas vu ton psyché (le mot), que tu l'as projeté hors de ton corps, sur le topique... Wink
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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Sam 4 Mai 2013 - 17:52

Geo Rum Phil a écrit:
victor.digiorgi a écrit:
Sauf que l'air que je respire, je ne sais pas toi, mais moi, je le vois.

C'est parce que tu regardes dans le vide, que tu n'as pas vu ton psyché (le mot), que tu l'as projeté hors de ton corps, sur le topique... Wink

Écoute, je ne veux pas faire de sophisme, mais là, j'y suis forcé en voyant que tu parles de la psyché en tant que mot avec un savoir et une certitude dont tu as toute raison d'être fier si par hasard tu l'es, tout en montrant à l'évidence que tu ignores que ce mot est féminin. C'est pour ainsi dire légèrement pathétique ...

Cela n'a pas d'importance.

Ce qui est important, c'est que l'air que je respire, je le sens par le bruit et le frottement qu'il produit sur mes narines et mes fosses nasales lorsque j'inspire et expire avec force.

Ce qui est important, c'est que Descartes affronte Pascal sur la question de l'air et de son étendue dans le monde.

Le premier, le très fameux Descartes du doute et de la table rase, qui se voit penser, et qui donc se voit être, et se croit en conséquence très intelligent, ce Descarte-là est assez malin pour savoir de quoi il parle en jetant toute son intelligence, tout son être et toute sa pensée sur le problème de l'air et de la pression exercée par cet élément sur les corps, et affirme que s'il en croit (lol) sa pensée, eh bien l'air s'étend verticalement jusqu'au-delà des sphères célestes et que de ça, il est sûr et certain, puisqu'il voit que le bâton plongé dans l'eau n'est pas droit et que ce qu'il voit, c'est ça, la vérité vraie de vraie de tout ce qu'il avance, lui !

Tandis que le second, le tout aussi fameux Pascal, procède tranquillement à l'élaboration d'un protocole de mise à l'épreuve de la pression atmosphérique, qui, appliqué à la lettre montre que l'air ne s'étend pas à l'infini et jusqu'au-delà des étoiles, mais qu'il constitue une couche qu'on appelle aujourd'hui « atmosphère » même chez les philosophes.

Lorsque, après mains échanges de lettres d'argumentations très cogitées (re-lol), Pascal prend connaissance des résultats de son expérience effectuée dans ce monde et pas dans celui des idées, et qu'il en informe Descartes, eh bien sait-on bien la réaction de Descartes, devant la preuve mise de l'avant par Pascal ? Non ? On ne la sait pas ? Eh bien il ferme sa gueule, le fameux Descarte du fameux « Cogito ergo sum » !

Cela dit, ma psyché, je ne la projette pas hors de mon corps. Ou alors il faut que tu me montres où j'ai dit une telle stupidité, auquel cas, soit je t'expliquerai ce qui constitue manifestement un défaut de communication élémentaire de ma part, soit je t'expliquerai que non, la psyché n'est pas séparable du corps, le mien y compris, et que je n'arrête pas de le dire.

Par contre, ce que je dis bien, c'est qu'en communiquant avec une psyché, quiconque communique en réalité avec un corps et pas avec une idée pure. Pour les idées pures, ce n'est pas un médecin qu'il faut consulter, c'est la branche moniste idéelle de la psychanalyse freudienne ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Geo Rum Phil le Lun 6 Mai 2013 - 15:18

victor.digiorgi a écrit:
Écoute, je ne veux pas faire de sophisme, mais là, j'y suis forcé en voyant que tu parles de la psyché en tant que mot avec un savoir et une certitude dont tu as toute raison d'être fier si par hasard tu l'es, tout en montrant à l'évidence que tu ignores que ce mot est féminin. C'est pour ainsi dire légèrement pathétique ...

Je m'excuse, c'est parce que les sens de la psyché (miroir et souffle) sont au masculin.

victor.digiorgi a écrit:
Par contre, ce que je dis bien, c'est qu'en communiquant avec une psyché, quiconque communique en réalité avec un corps et pas avec une idée pure. Pour les idées pures, ce n'est pas un médecin qu'il faut consulter, c'est la branche moniste idéelle de la psychanalyse freudienne ...

Par exemple, si tel corps fume pendant qu'il communique avec une autre psyché, il sera impossible pour la psyché fumeuse de percevoir une idée pure, car son miroir et son souffle ont la tête dans les nuages du tabac. Freud était aussi fumeur de pipe, le seul capable à psychanalyser les autres psychés/âmes aberrantes/fumeuses.

Par extension, le niquer du verbe communiquer ne fait pas une bonne publicité à la définition de la psyché. Wink

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Lun 6 Mai 2013 - 16:15

.

J'aime cet humour et le déclare céans dans l'éclat de rire que ta remarque a forcé hors de ma corporéité bien-aimée ...

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Geo Rum Phil le Lun 6 Mai 2013 - 18:36

victor.digiorgi a écrit:.

J'aime cet humour et le déclare céans dans l'éclat de rire que ta remarque a forcé hors de ma corporéité bien-aimée ...

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Cela veut dire que la psyché/miroir peut se renvoyer par réflexion dans la direction d'origine ou dans une autre direction...par exemple sur le support informatique en revenant ensuite vers elle même Wink ou vers les autres mêmes...Wink Wink Wink
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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Lun 6 Mai 2013 - 18:44

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Internet est une bénédiction de Dieu ! ...

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Au nom de l'ART, de la SCIENCE et de la PHILOSOPHIE. (Ainsi soit-il.)
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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Dim 2 Juin 2013 - 11:21

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Chronique mensuelle de Michel Onfray. Juin 2013

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L’EPIPHANIE DU REEL

J’ai acheté l’autre jour deux volumes de haïkus publiés dans l’excellente collection de poésie qui faisait mon bonheur d’adolescent chez Gallimard. Je connaissais cette forme brève depuis une trentaine d’années grâce au fils du libraire d’Argentan, Pascal Hervieu, qui m’en avait beaucoup parlé. Traducteur de Soseki pour Arfuyen, il vit depuis plus de trente ans au Japon et m’en parlait alors moins qu’il ne m’en disait de temps en temps, de façon mystérieuse. J’appréciais de loin ces très courts poèmes en trois vers sans y entrer vraiment.

En fait, mon formatage intellectuel d’occidental m’empêchait d’entrer dans ce monde oriental. Depuis Mallarmé, une certaine poésie joue la carte de l’obscurité, de l’ésotérique, de l’incompréhensible, de l’hermétique. Le sens disparaît au profit du son, la forme prend toute la place et le fond importe peu. La religion structuraliste a mis au devant de la scène des dévots du signifiant sans signifié. D’aucuns ont même conféré au blanc de la page un sens plus important que celui du noir des textes. Certains, comme les lettristes, achèvent le mouvement en évinçant les mots au profit des seuls sons.

Dans le même temps, tels ou tels résistaient à cette mode nihiliste en réactivant les vieilles recettes de la poésie. Ils composaient des sonnets et en faisaient des rimes croisées ou embrassées l’avenir de la discipline. La récente parution d’un recueil de Michel Houellebecq dont un chapitre s’intitule « Mémoire d’une bite » montre qu’en matière de poésie, on peut n’avoir envie ni d’un autiste verbigérant, ni d’un nouveau Sully Prudhomme – l’un n’excluant d’ailleurs pas forcément l’autre .

Les haïkus résolvent cette antinomie au profit d’une autre façon de faire de la poésie : le verbe n’est pas premier, mais second, il n’est pas le dieu auquel on effectue des dévotions, mais l’instrument du monde. Il n’est pas une fin en soi, mais un moyen, pas une structure a priori avec laquelle on pourrait jouer sans souci du lecteur, mais un outil susceptible de saisir le réel dans ses manifestations les plus détaillées. Le verbe est une politesse qui se retire aussitôt qu’il a servi pour laisser flotter dans l’âme la collision de deux ou trois images qui produisent une étincelle de l’intelligence du monde.

La poésie d’aujourd’hui laisse une place importante au je, au moi, à l’ego, à l’exposition de soi sur le mode autiste ou narcissique, sans souci de communiquer ce qui s’avère universel dans une confession singulière. La glossolalie fait souvent la loi. Dans le haïku, le je est rarissime, car un je séparé du monde constitue une aberration mentale. L’occident a inventé le je coupé du monde dans lequel il évolue. Depuis que le monothéisme présente l’homme comme le couronnement de la création, le je regarde le réel comme le créateur sa créature. Parfois, il regarde plus le nombril de son je que la matière du monde, sa texture.

Le haïku ne joue pas de cette opposition artificielle : la pensée non occidentale ne sépare pas le sujet de l’objet, le je du monde, le moi du réel, l’individu de la nature, l’humain de l’univers, la personne du cosmos. Je est un même. Dès lors, le langage sert à saisir un fragment de ce qui advient ( une fleur, un nuage, un insecte, une goutte d’eau, une feuille, un oiseau, un arbre, un poisson, une ride sur l’eau, le bruit d’une pluie fine, etc.) et la couleur de l’âme au moment de l’épiphanie. Le haïku est une phénoménologie minimale. S’il n’y a de conscience que de quelque chose, ce bref poème dit ce quelque chose et exprime en même temps la nature de la conscience qui le vise – il dit le monde et celui qui dit ce monde.

Le haïku propose deux ou trois images qui s’animent et font un film interrompu deux secondes après son commencement. C’est le dernier verbe juste à l’entrée du mutisme. En ce sens, il constitue un exercice de connaissance extraordinaire : il apprend à voir ce qui advient de façon minimale, microscopique. Il effectue le tri dans le bruit et le chaos du monde et permet de percevoir un événement infinitésimal. Dans le brouhaha du réel, on détache le bruit presque inaudible d’une fleur qui tombe. Ecrire quelques haïkus, c’est ne plus voir le monde de la même manière et le saisir comme un prétexte à connaissance des frissons du réel.

Cette connaissance, non par les gouffres, mais par les pointes, génère une sagesse. Zen, si l’on veut, orientale, bien sûr, mais aussi, et surtout, primitive - au sens étymologique, à savoir première. Tout ce qui advient a eu lieu un nombre infini de fois et se répétera un nombre indéfini de fois. L’éternel retour de la grenouille qui saute dans l’eau et fait « ploc ! », celui des pétales de cerisier éparpillés par la première pluie, l’ondulation de la carpe dans le bassin, la brume d’aurore sur la rizière, le papillon qui se pose sur la mousse… Le haïku dit ce qui a eu lieu sans les hommes, ce qui aura lieu sans eux, ce qui n’a pas besoin d’eux pour avoir lieu. Il immobilise ce qui fuit, il est l’eau puisée au fleuve d’Héraclite et recueillie au creux de la main – eau qui coule aussi de la paume et la laisse vaguement humide comme un souvenir.

Le haïku dit pour n’avoir plus à dire, il manifeste pour laisser une trace qui s’estompe et disparaît – comme le réel. Il saisit le diamant du réel et l’efface pour n’obtenir qu’une mémoire bientôt évaporée elle aussi de ce qui a été dit. Les mallarméens commencent par la fin et font disparaître le réel au profit du verbe ; les auteurs de haïkus commencent par le début, ils saisissent le réel dans l’une de ses manifestations et utilisent le verbe au profit des images qui génèrent la sensation enfuie. Ils présentifient la disparition, ils actualisent la fugacité, ils fixent le mouvement, ils nomment l’éphémère, ils montrent l’à peine visible.

Cette poésie suppose des livres qui n’éloignent pas du monde, mais y ramènent. L’occident a intercalé des bibliothèques entre nous et le monde. De sorte qu’on n’est moins soucieux de dire le monde que de dire les livres qui disent le monde. Les recueils de haïkus sont des livres qui effacent les livres et les transforment en voie d’accès au monde oublié par trop de livres. Les dévots du verbe ont oublié le monde ; les sages du monde congédient le verbe – avec un verbe qui va s’évaporer comme la rosée. Le haïku est l’ultime parole avant le silence.

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Philosophos le Dim 23 Juin 2013 - 17:32

victor.digiorgi a écrit:
Geo Rum Phil a écrit:
victor.digiorgi a écrit:(...) c'est qu'on n'a pas encore vu une seule psyché hors d'un corps, et qu'on peut vite l'oublier en considérant la psyché comme un élément se suffisant en toute unicité idéelle dans le ciel immaculé de toutes les idées pures ...

Ce n'est pas parce que tu n'as pas encore vu l'air que tu respires, qu'il n'existe pas. Par contre, en étant si transparent, je peux bien voir les erreurs de tes jugements...Wink

Sauf que l'air que je respire, je ne sais pas toi, mais moi, je le vois.

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Qui ne voit pas la couche d'atmosphère de la terre ? A souligner que l'air existe aussi sur d'autres planètes.

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par victor.digiorgi le Dim 23 Juin 2013 - 17:46

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Bienvenue, ami !

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Re: Apologie de Michel Onfray

Message par Philosophos le Dim 23 Juin 2013 - 17:47

Nous serons toujours amis pour défendre Onfray !

Onfray, c'est quand même le seul philosophe actuel à lire vraiment les textes ! Tous les autres ne font que parler d'après des commentateurs.

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