Libéralisme et Démocratie

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par kercoz le Jeu 23 Aoû 2018 - 19:52

Libéralisme et démocratie, même combats, mêmes résultats. Peut on dire que notre démocratie "libérale" n'est pas responsable de ces dégats que l' on ne peut même pas qualifier de "collatéraux":
https://blogs.mediapart.fr/lorraine-questiaux/blog/230818/voyage-en-grece-aux-cotes-des-exiles-brulures-profondes-au-hotspot-de-l-inegalite

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Ven 24 Aoû 2018 - 8:29

Ne s'agit-il pas plutôt de l'affairisme technico-politique européen, plutôt ? Qui a voté pour cela ? Quelle libéralité le prince a-t-il accordé à la Grèce ?
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par kercoz le Ven 24 Aoû 2018 - 9:30

Morologue a écrit:Ne s'agit-il pas plutôt de l'affairisme technico-politique européen, plutôt ? Qui a voté pour cela ? Quelle libéralité le prince a-t-il accordé à la Grèce ?

Je ne le pense pas. Se batailler sur démocratie versus Libéralisme est un faux débat. Ce sont ( tout comme les modèles socialistes), des modèles économiques productivistes-consuméristes. Le seul dualisme réel se situe entre le productivisme et le non productivisme. La problématique est structurelle et non idéologique. L' augmentation de taille des groupe induit l' Ubris.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Ven 24 Aoû 2018 - 9:50

Vous niez les orientations possibles, intra- comme extra-productivisme. Votre intérêt structurel me semble juste, mais impossible que tout s'y résume. Avant le productivisme, pendant le productivisme, autour du productivisme, il y a mille façons d'orienter la production - et pas que la production. En fait, vous restez dans un cadre essentiellement deep ecologist dans la démarche ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par baptiste le Dim 26 Aoû 2018 - 4:45

Une question qui n'est jamais abordée. Pourquoi ce régime inique, dangereux est plébiscité chaque fois que les populations ont le moyen de sortir d'un régime de type autoritariste, même s'il reste toujours des nostalgiques de tels régimes. Pourquoi les populations ne se soulèvent pas en masse, si ce régime qui ne mérite même pas le nom de démocratie selon certain, pour le renverser? Comprends pas.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par kercoz le Dim 26 Aoû 2018 - 6:05

baptiste a écrit:Une question qui n'est jamais abordée. Pourquoi ce régime inique, dangereux est plébiscité chaque fois que les populations ont le moyen de sortir d'un régime de type autoritariste, même s'il reste toujours des nostalgiques de tels régimes..

Une réponse trop courte: ( valable aussi pour Morologue)
La démocratie s'appuie sur la "raison" . Mais la raison privilégie toujours l' intéret individuel au détriment des intérets du groupe immédiat, de ceux du groupe historique ( culture), voire ceux de l' espèce.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par kercoz le Dim 26 Aoû 2018 - 6:16

Morologue a écrit:Vous niez les orientations possibles, intra- comme extra-productivisme. Votre intérêt structurel me semble juste, mais impossible que tout s'y résume. Avant le productivisme, pendant le productivisme, autour du productivisme, il y a mille façons d'orienter la production - et pas que la production. En fait, vous restez dans un cadre essentiellement deep ecologist dans la démarche ^^

Je ne me considère pas comme "deep écologist". Je réfléchis ces choses de façon théorique factuelles. Ce ne sont que des développements théoriques qui facilite l' analyse. S' il fallait en tirer des outils pratiques politiques ou sociétaux, ils pourraient servir de direction, pas forcément de but à atteindre.
Par ex, Prigogine a écrit au conseil de l' Europe pour leur indiquer qu 'aucun système vivant n' utilise de modèle centralisé. Leur stabilité tient au fait qu'ils suivent des modèles morcelés, auto-organisés.
La modernité technologique peut même être utilisé dans un modèle morcelé: le télé travail et la vente en ligne permet de non seulement dormir dans un village rural ( groupe restreint), mais d' y vivre et d'améliorer les interactions courtes.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Dim 26 Aoû 2018 - 8:34

baptiste, c'était la question de Guattari-Deleuze dans l'Anti-Œdipe, en fait : comment en vient-on à désirer sa propre répression ? Notez que je n'ai pas encore écrit oppression, stade actif, où la répression est largement passive et ne s'active que par émergences ciblées (par autodiscipline de l'ordre sur lui-même, "autorépression" - kercoz dirait inhibition de l'agressivité). Mais il faut aussi se dire que la majorité des régimes dans lesquels vécurent les Hommes, ne furent pas démocratiques. Et je pense que si le prince est libéral (pas encore au sens doctrinal de libéralisme, quoique le libéralisme rationalise la démarche en l'amplifiant) les personnes se satisfont assez bien de ces libéralités garantissant leurs sécurités-propriétés, et leur permettant de (se re)produire. C'est-à-dire que "le prolétariat" est une condition largement acceptable, du moment qu'elle semble garantir son quantum de bonheur, de confort ou de satisfaction relatifs. C'est ainsi que d'aucuns s'arrachent les cheveux, à dire que nous vivons dans Brave New World (Aldous Huxley) "enfin" réalisé.

kercoz, j'adore votre façon de dire que vous "n'"êtes "que" le serviteur de la vérité, en filigrane, cependant que vous répondez à la question en confirmant ce que je disais, tout en semblant vous y opposer, puisque productivisme ou pas, vous ne dîtes donc rien des orientations de la production, ce que vous admettez volontiers. Cela s'appelle une dénégation.
Quant à se considérer ou non deep ecologist, ça n'a pas d'importance, puisque de façon théorique factuelle (dans le texte, analytiquement, en l'occurrence) vous apparaissez comme tel, pour le meilleur comme pour le pire ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par kercoz le Lun 27 Aoû 2018 - 11:43

Morologue a écrit:
kercoz, j'adore votre façon de dire que vous "n'"êtes "que" le serviteur de la vérité, en filigrane, cependant que vous répondez à la question en confirmant ce que je disais, tout en semblant vous y opposer, puisque productivisme ou pas, vous ne dîtes donc rien des orientations de la production, ce que vous admettez volontiers. Cela s'appelle une dénégation.
Quant à se considérer ou non deep ecologist, ça n'a pas d'importance, puisque de façon théorique factuelle (dans le texte, analytiquement, en l'occurrence) vous apparaissez comme tel, pour le meilleur comme pour le pire ^^

Je n' affirme nullement détenir "la" vérité..... Je propose juste une démarche qui prétend l' approcher mieux. Ton intervention s'attaque à la forme de mes intervention. J' aurai préféré qu' elle s'en prenne au fond ( même si la forme est le fond qui remonte à la surface).
Le productivisme est un réflexe "logique" à partir du moment ou un circuit commercial est en place. Les systèmes étatiques s'appuient sur ces circuits. Il serait utopique et peu réaliste de vouloir interdire ces échanges. Mais , en sachant que ces échanges, boostés par l' annulation de la variable "t", sont la cause des désordres économiques, sociétaux, écologiques et politiques, il pourrait etre intéressant d'envisager un frein au système économique..... même avec une baisse du PIB , des relocalisations et des circuits courts me semblent pouvoir "réenchanter" une population désabusée.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par axolotl le Lun 27 Aoû 2018 - 12:14

morologue a écrit:baptiste, c'était la question de Guattari-Deleuze dans l'Anti-Œdipe, en fait : comment en vient-on à désirer sa propre répression ?
Je sais pas si c'était formulé exactement comme ça mais oui, je comprends l'idée.
Parallèlement, Guattari posait une autre question: comment se fait-il que les gens ne se révoltent pas davantage ?
Et plus souvent ?
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 13:15

Non kercoz, je m'attaque bien au fond, ce que tu reconnais en disant que ça remonte sur la forme - en dénégation ^^
Sur le réenchantement je suis d'accord.

axoltol, Guattari-Deleuze le formule explicitement dans mes termes, dans l'Anti-Œdipe et, au fond, vos questions reviennent à la mienne : si l'on s'étonne d'un manque de contre-actions, c'est bien qu'on s'étonne d'une collaboration à sa propre répression ^^
La lâcheté, mais aussi la confortabilité et la conformité, sont préposées à ce genre de réponse (perversion, mais aussi paranoïdie, dans les termes guattaro-deleuziens).
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par maraud le Lun 27 Aoû 2018 - 13:39

J'aurai pu évoquer aussi La Boétie pour m'étonner, à mon tour, de la servitude volontaire mais je crois qu'il faut vivre dans son temps : le dessin animé qui met en scène une ville où le héro s'appelle Omer Simpson me paraît être un parfait portrait de la situation actuelle.

...............

Le libéralisme, c'est l'individualisme et l'individualisme c'est l'absence du "on" dans la pensée. Se demander pourquoi il n'y a pas de "on" dans le Libéralisme, c'est s'étonner que le Libéralisme soit.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 14:07

Le on néo/libéral, c'est on se déresponsabilise sur le prince quant à la garantie de nos libéralités (sécurités-propriétés), on ne s'occupe que de nos affairismes (qu'on vit comme "libertés individuelles" quoiqu'obligés dans ce contexte), on est bien d'accord là-dessus. Bref : on s'accorde à être lâches, confortabilisés et conformes. On appelle cela la morale.
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par maraud le Lun 27 Aoû 2018 - 14:54

Morologue a écrit:Bref : on s'accorde à être lâches, confortabilisés et conformes.

Ce ne sera pas ma conclusion car nous sommes tous , victimes d'un point de vu, et bourreaux les uns des autres d'un autre point de vue. Si on cherche des bourreaux et des victimes, on ne va pas bien loin. Il n'y a pas de fautes ni d'erreur commises, il y a un état de fait où la victime et le bourreau sont tous deux consentants; oui, la société est sado-masochiste. Le sadique se surestime quand le maso se sous-estime.

NB: C'est un sadomasochisme "ontologique". Quand l'ouvrier, employé défile, il ne réclame pas une autonomie professionnelle mais du travail, autrement dit: un employeur...

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 18:32

J'ai une explication encore plus simple, à laquelle j'ai pensé entre-temps après vous avoir répondu : l'ordre, ça rassure devant l'ébullition ^^
Et puis, un monde figé, c'est un monde dans lequel on peut prévisiblement mener nos affaires ^^ tous les commentateurs en parlent sur BFM : la confiance des investisseurs en la stabilité d'une entreprise, d'un marché ...
Oui, mais c'est l'aspect lumineux de la part de lâcheté, etc. dont je parlais, encore que la confortabilité et la conformité soient assez bien assumées ^^ Ça rassure.
On aime bien être un mouton, instinct grégaire, ceci dit sans dégoût, et je n'y vois pas de SM sauf à être freudien et parler d'inconscient ^^

Après, sur vos histoires de bourreaux, victimes - et vous oubliez les sauveurs, en Analyse Transactionnelle - je vous renvoie là. Cela dit il y a bien sûr un lien avec le désir d'ordre.

En tout cas la démocratie, pluraliste comme institutionnalisation/civilisation du conflit, du désaccord, du dissensus, n'y trouve évidemment pas son compte, puisqu'elle se soutient de la liberté, amorale par définition, donc vectrice d'ébullition quand elle ne s'élance pas vers l'ordre ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par maraud le Lun 27 Aoû 2018 - 19:01

Des histoires....


Le sauveur n'intervient que dans la triangulation victime/bourreau/sauveur. Moi je parle de caractères soumis par rapport aux caractères dominants. Quel que soit le groupe, toujours une élite se remarque; il y a toujours des éléments qui se distinguent par leur qualités propres pour telle ou telle activité. Toi tu qualifies de lâches ceux qui, d'après toi, supporte la soumission ( aux autres, au confort, à la conformité), or "lâche" est un jugement moral.

Le désir d'ordre va toujours jusqu'au désordre...Puis au désir d'un État fort qui va serrer la ceinture (de toujours des mêmes) pour un temps, après quoi l'entropie se réinstalle et à nouveau le désir d'ordre réapparait... C'est cyclique.

L'activité de production est, elle aussi, soumise à des lois, un exemple: la loi des 80/20 de Pareto

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par axolotl le Lun 27 Aoû 2018 - 19:23

maraud a écrit:Ce ne sera pas ma conclusion car nous sommes tous , victimes d'un point de vu, et bourreaux les uns des autres d'un autre point de vue. Si on cherche des bourreaux et des victimes, on ne va pas bien loin. Il n'y a pas de fautes ni d'erreur commises, il y a un état de fait où la victime et le bourreau sont tous deux consentants; oui, la société est sado-masochiste. Le sadique se surestime quand le maso se sous-estime.
il y a des difficultés à penser selon ce schéma qui fonctionne moins bien que celui d'opprimés-oppresseurs en tout cas pour parler des relations sociales: pardon de faire référence à l'antiquité marxiste. Hegel avait subodorré une histoire comme cela avec sa dialectique maitre-esclave que Nietzsche a repris en disant aux patrons "soyez la race supérieure, n'ayez pas honte de dominer comme un général domine ses troupes car vous qui dirigez êtes l'élite et les autres sont des abrutis". J'ai déjà mis un extrait du Gai Savoir où il tient clairement ce discours.
Cette histoire de consentement mutuel bourreau-victime, hmm mais pardon mais ça fait peur... La victime consent à être victime ????? Curieux quand même.
Si on emploie le terme "consentir" cela veut dire qu'il existe une échappatoire et que l'on sait que la personne ou les personnes en face se sont assignées le rôle de bourreaux et vous ont assignés le rôle de victime et que donc il existe une marge, une possibilité d'échapper à ce schéma en le refusant, en général par la violence car c'est tout ce qu'il reste: peut-être parce que  tous les autres moyens ont lamentablement échoué. Mais elles, ces personnes qui se sont assignées le rôle d'être votre bourreau, est-ce qu'elles vont vous informer avant ou par avance de cet état de fait, de cette répartition schématique des rôles ?
Non précisément, pour vous ôter toute possibilité de résistance.
Et c'est pour cela que vous êtes victime: c'est parce qu'on a prévu en amont de vous ôter par avance toute possibilité de résistance
Ça s'appelle une schématisation des relations à outrance. Et psychanalytiquement ça a à voir avec ce qu'on nomme "pulsion de meurtre"
On pourrait ramener la pulsion de mort, objet problématique de la psychanalyse freudienne

Pardon d'être un peu brutal
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 19:31

Oui c'est cyclique, maraud. Mais c'est bien parce que certains sont lâches, factivement, indépendamment de tout jugement moral. La lâcheté, c'est un relâchement, et devant quoi ? ... Devant la force (ou le semblant de force) des forts (ou simili-forts). En effet, tu es trop optimiste avec les dominants : d'aucuns règnent parce que ce sont des grandes gueules, des petits malins, des chanceux et/ou des charmeurs.

Le philosophe Alain Deneault estime que nous vivons actuellement en médiocratie, il faut l'écouter sur certaines vidéos YouTube, il explique cela très bien. Or nos dominants néolibéraux le sont essentiellement (dominants médiocres) parce qu'ils détiennent le Droit, quitte à le faire tors (jusqu'à quel point ça tiendra, c'est une autre affaire, qu'une telle vrille : un droit tors ... ) - tout ce que ne ferait pas un libéral conséquent avec soi-même, au juste.

Ainsi se relâche-t-on devant même des con·nes, pour la simple raison qu'on se sent faible (à tort ou à raison) pour des causes intrinsèques comme extrinsèques (par exemples : un doute sur soi, fondé ou non, ou bien la menace alentour, réelle ou fantasmée).

Le sauveur change facilement de position, à forcer le sauvetage il devient bourreau, mais quand autrui le récuse, il devient victime. Si tu parles de victimes et de bourreaux, tu auras fatalement le sauveur. D'ailleurs, la victime devient bourreau dans le victimisme, sauveur dans la révélation d'une situation. Le bourreau devient sauveur quand il s'en prend à d'autres bourreaux, victime quand les victimes potentielles ou fantasmées se retournent contre lui. Cela aussi, c'est cyclique ^^

axoltol a raison, serait-il "brutal".
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par axolotl le Lun 27 Aoû 2018 - 19:41

Morologue a écrit:

axoltol a raison, serait-il "brutal".
Peut-être ai-je vécu une situation dont la brutalité dépassait tout ce qu'on pouvait imaginer, ou en tout cas tout ce que JE pouvais imaginer
S'excuser d'avoir été victimes des autres ou de quelques autres, ce n'est pas reporter le problème? Ou le proroger alors qu'on a qu'une seule envie, en sortir ?
Bon ça suffit pour le sujet, pour moi en tout cas
Bonne semaine

P.S.Il y a des cas malheureusement où la psychanalyse ne peut rien
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 19:48

Non mais je ne vous ai pas trouvé brutal, d'où l'usage des guillemets.

Bonne semaine aussi
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par maraud le Lun 27 Aoû 2018 - 20:04

maraud a écrit:Ce ne sera pas ma conclusion car nous sommes tous , victimes d'un point de vu, et bourreaux les uns des autres d'un autre point de vue. Si on cherche des bourreaux et des victimes, on ne va pas bien loin. Il n'y a pas de fautes ni d'erreur commises, il y a un état de fait où la victime et le bourreau sont tous deux consentants; oui, la société est sado-masochiste. Le sadique se surestime quand le maso se sous-estime.

Pour moi, il n'y a ni victime ni bourreau car il n'y a pas de choix avant d'avoir éprouvé le système. On peut décider de le fuir, de le réformer, de le combattre, mais pas avant de l'avoir connu.

Et quand on comprend quelque chose du système, on sait qu'il est structuré de manière pyramidale et dans un processus sadomasochiste. Le sadomasochisme dont il est question fait état de deux personnalités complémentaires qui se rencontrent pour vivre dans ce système hiérarchisé selon des conventions qui laisseraient dubitatif tout homme doué de raison qui se payerait la fantaisie de questionner ce système.

Pareto nous dit que dans ce système, les " renards" commandent " aux lions", autrement dit les petits malins commandent aux gros costauds. C'est un système pervers, il est normal qu'on ne s'y retrouve pas.


Ce n'est pas le genre de sujet dont on peut ne rester qu'à la surface des choses, et pour le dire crument: ce système se fonde principalement sur nos faiblesses, les identifier est une bonne chose mais cela ne suffira pas pour sortir du misérabilisme.

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 20:15

Je ne sais pas où tu veux aller. Apparemment tu as besoin de force, mais ton malheur c'est de craindre qu'une ruse te manœuvre. Donc si j'entends bien, dans ce trouble dissociatif d'identité, le sado veut se renforcer, le maso craint l'entourloupe. Finalement, tu campes dans une sorte de clair-obscur. Cela me fait penser, tu sais, à ces personnages dans les films, qui ont la fonction de "fous magiques" : sans prendre part à l'action, ils épaississent l'ambiance. Et, si tu voulais dire que j'étais superficiel (je ne suis plus à ça près, après les pas-sérieux de Bergame), dis-toi que les apparences en disent long, si elles ne sont pas tout ce que nous avons, foi de gai luron. Et donc, sur la base des apparences, j'ai pu te dire personnage du "fou magique", parce que tu cultives l'opacité : tu fais prophétique, tout en ne donnant pas tous les tenants et aboutissants de ta posture (Goodman). C'est pourtant le lieu, il me semble, et ce vers quoi tu tirais dans les messages précédents. Bref, ça laisse à désirer, pour le dire "brutalement" ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par maraud le Lun 27 Aoû 2018 - 20:33

Tu es un peu trop susceptible pour moi ( quand je dis que le sujet ne peut être qu'approfondi, je ne parlais pas pour toi, ni pour quelqu'un en particulier)./

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Lun 27 Aoû 2018 - 20:47

Si tu le dis (et dis ça aussi ^^ ). On échangera une autre fois ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Bergame le Mar 28 Aoû 2018 - 13:50

Morologue a écrit:Mais le libéralisme, une fois instauré, n'a plus besoin de la liberté. Il lui suffirait que chacun s'en tienne à la moralité. Comme ça n'est pas le cas, il tourne au néolibéralisme.
La démocratie, je le répète, se soutient de la liberté. C'est un régime épuisant, dans lequel il ne faut jamais l'oublier.
Le libéral instaure la démocratie comme libéralité, leste décisionnel, afin d'avoir et permettre d'avoir une "part sociale, une action" politique. Et, de fait, la démocratie, sans être libéraliste, a toujours été libérale en cela, avec ses citoyens. Mais le libéral réalise alors soudain combien la liberté soutenant la démocratie, est et demeure une contravention à sa moralité. En effet, la liberté est amorale. C'est d'ailleurs par elle, que les néolibéraux "pillent à visage humain", certes pas dans les formes démocratiques.
Voila un clair résumé de ta position.
En somme, si je tente une synthèse de tes différentes contributions, tu nous dis que le "vrai" libéralisme, le libéralisme "originel" (par opposition au "néo"-libéralisme) est un système socio-politique dans lequel les individus bénéficient de libertés. Mais que, ces libertés, ils en usent avec moralité.
Or, c'est bien compliqué, car tu as bien identifié que la liberté peut aussi consister à "jouer des coudes". Et qu'à ce jeu-là, les puissants, bien entendu, sont avantagés.
Tu développes donc un concept de liberté avé morale que tu appelles "libéralité". Et tu nous chapitres que dans un vrai système libéral, le Prince accorde (on y reviendra) des "libéralités", qui permettent aux individus de vivre à la fois libres et heureux, dans la concorde et la paix.
C'est beau ! Clairement, ca fait envie.

Mais hélas, sort funeste qui est le notre, nous vivons, nous, dans un système libéral dégénéré, un système "néo-libéral". Un système où, justement, la liberté n'est pas libéralité, et où elle s'accommode de la force et de la violence !
Mais alors quand, crions-nous en chœur au Prophète, quand donc, a existé ce vrai système libéral ? Quand donc les hommes ont-ils pu vivre dans cet état de félicité originelle, où la liberté régnait avec la paix, où le lion et l'agneau s'endormaient côte à côte au cœur des grandes plaines abondantes ?
"Ben, avant la Seconde Guerre Mondiale" répond d'abord le Visionnaire.
"Enfin non, avant les crises du Capitalisme financier et spéculateur, c'est-à-dire au milieu du XIXe siècle."
"Enfin, pas exactement, pour être plus précis : Avant l'émergence de la Trinité Maléfique, Colonialisme, Industrie, et Démocratie :
Je l'attribuerai au triple-mouvement du colonialisme, de l'industrialisme et du démocratisme, qui ensemble tournèrent au capitalisme (chacun son aire productive) par quoi les libéralismes (qui accompagnèrent fatalement la tendance, dans leurs libéralités juridiques et autres libéralisations des pratiques) passèrent au stade néolibéral (et encore qu'on trouve l'avènement d'un pré-capitalisme dès le XVème siècle, dans l'invention progressive des banques spéculatives).
Ce n'est pas seulement que cette pseudo-reconstitution historique oppose subrepticement Libéralisme et Démocratie après l'avoir beaucoup nié, c'est qu'elle situe le topos du "vrai" libéralisme à une époque assez, hum, indéterminée.

En fait, soyons simples, tu es là en train de nous servir un Etat de Nature à l'image de quelques-uns des grands noms de la Philosophie des Lumières que tu affectionnes. Comme la plupart des "vrais" libéraux, tu nous pleures des larmes de crocodile sur la supposée dégénérescence du système dans lequel nous vivons, en appelant à hauts cris les hommes à davantage de moralité et en les enjoignant à se comporter comme les hommes vertueux d'un Âge d'Or d'opérette, comme si tes appels à la Raison, à la Modération, au Juste Milieu, tous ces fétiches qu'agite perpétuellement la littérature libérale, pouvait avoir un quelconque effet sur le comportement des hommes réels et concrets. Et comme si, du reste, ]ton exemple, pouvait servir de modèle à un comportement modéré, raisonné, dépassionné et respectueux de la liberté d'Autrui qu'à t'entendre, tu prétendrais appeler de tes voeux !  
Comme on disait par chez-moi : N'as-tu pas tout de même le sentiment de pousser un peu le bouchon ?

Et alors toute cette longue et belle rhétorique au profit de quoi ? Ben au profit d'un bon vieux système libéral, parfaitement assumé au fond, qui consiste en une politie de type monarchique ou aristocratique dans lequel le Prince, n'est-ce pas, octroie des libertés civiles :
Mais il faut aussi se dire que la majorité des régimes dans lesquels vécurent les Hommes, ne furent pas démocratiques. Et je pense que si le prince est libéral (pas encore au sens doctrinal de libéralisme, quoique le libéralisme rationalise la démarche en l'amplifiant) les personnes se satisfont assez bien de ces libéralités garantissant leurs sécurités-propriétés, et leur permettant de (se re)produire.

Et les vannes étant ouvertes et la rhétorique se dévoilant pour ce qu'elle est, on arrivera à ce magnifique mais classique retournement de la pensée, ou le Libéral, le vrai, l'assumé, finit par revendiquer la référence même qu'il a pourtant si longtemps prétendu critiquer :
C'est-à-dire que "le prolétariat" est une condition largement acceptable, du moment qu'elle semble garantir son quantum de bonheur, de confort ou de satisfaction relatifs. C'est ainsi que d'aucuns s'arrachent les cheveux, à dire que nous vivons dans Brave New World (Aldous Huxley) "enfin" réalisé.
Hum ? Le système libéral, le "vrai", l'"originel", celui où le Prince accorde des libéralités, pourrait bien être un Brave New World à la Huxley ? Aïe, ca donne moins envie, tout de suite...

T'inquiète pas, j'ai l'habitude. Les Libéraux, je les pratique tous les jours.  

Mais enfin, ce que tu présentes maintenant, tu devrais être en mesure de comprendre que c'est le contraire de la Démocratie, n'est-ce pas ?
Par exemple, la Démocratie, ce n'est pas un système politique dans lequel le Prince octroie des "libéralités" aux citoyens. C'est celui dans lequel :
1. Le chef de l'exécutif n'est justement pas un Prince
2. Il est élu, choisi, par les citoyens.
Aperçois-tu cette première et évidente différence ?

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Re: Libéralisme et Démocratie

Message par Morologue le Mar 28 Aoû 2018 - 14:25

Sur une échelle de 1 à 10 dans l'ordre de la surinterprétation, je te donne 100, félicitations ^^
En fait, il est très difficile pour moi de démêler les fils de ta tresse suppositoire quant à mes projets. Toujours est-il ...
1° que je ne parlais du libéralisme que tel que je l'ai compris, sans jamais me prononcer intentionnellement ;
2° qu'en philosophie politique, prince désigne ce(lui) qui règne, de sorte qu'en démocratie, le prince, c'est idéalement
le peuple ^^
En tout cas, je salue l'effort de synthèse : il en dit long sur ta façon de comprendre en général. Merci ^^
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Re: Libéralisme et Démocratie

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