Professionnels de la profession

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Re: Professionnels de la profession

Message par baptiste le Mer 16 Mai 2012 - 9:18

Bergame a écrit:, allègement de la fiscalité sur les entreprises, etc. etc.

Une des raisons et non des moindres de la crise actuelle en Grèce c'est que les seules véritables entreprises, les armateurs, ne payaient pas d'impôts donc alléger leur charge fiscale me paraît difficile.

Bel exercice de langue de bois, pourquoi retourner aux urnes, le « peuple » viens de s’exprimer mais la voix du peuple c’est la cacophonie, 32 partis et la moitié des électeurs ont votés pour des micro-partis sans représentant. Un constat, une évidence en intégrant un système supra national la perte du pouvoir régalien (en ce qui concerne la monnaie) de l’état abouti à la perte de légitimité du vote populaire. Pourquoi pas un gouvernement de techniciens puisque les décisions seront prises ailleurs qu’a Athènes et que le gouvernement local ne sera là que pour appliquer ces décisions. Maintenant les Grecs peuvent reprendre leur autonomie mais à 70% ils ne le veulent pas, ce qui ne les empêche pas prévoyant un retour à la drachme de retirer massivement leurs dépôts en euro des banques grecques accélérant le processus de décomposition de leur propre pays. Les Grecs n'ont que deux alternatives, une sortir de l'euro et assumer leur destin ou bien y rester et se voir mis sous tutelle, le seul problème c'est qu'ils veulent les deux.

Les grecs m’ont déjà coûté environ 6000 euros, au simple prorata par tête d’habitant dans mon foyer fiscal de l’aide publique française, donc j’estime avoir largement exprimé ma sympathie. Compte tenu que ma part de la dette française doit dépasser 100.000 euros (toujours au simple pro rata par têtes dans mon foyer fiscal) je pense qu’il serait temps pour les Grecs d’assumer leur propres turpitudes, le premier signe de bonne volonté de leur part serait de désigner eux-mêmes un gouvernement responsable tout en évitant de précipiter la crise de leur propre système bancaire.

Pour en revenir à la question originale de Courtial, DSK a porté plainte pour diffamation et " perte d'opportunité professionnelle" faisait-il référence à la profession de président de la république?

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Re: Professionnels de la profession

Message par baptiste le Lun 21 Mai 2012 - 10:00

Faisant suite à nos différentes discussions concernant la professionnalisation de la politique, le suffrage universel et la légitimité démocratique, je vous propose un extrait d’un article de Rue 89 commentant la dernière « œuvre » de l’ineffable Badiou, "Sarkozy : pire que prévu / Les autres : prévoir le pire" Par Alain Badiou, Nouvelles éditions Lignes, mars 2012. 96 pp.,


En réalité, constate Badiou, rien d’acceptable, rien de créateur pour l’existence réelle des citoyens – les plus précarisés, travailleurs ou non, en premier chef – ne ressortit jamais des urnes. Mais n’est-ce pas les serfs qui jadis criaient avec le plus d’entrain « vive notre bon Roi ! » ?
Les grandes révolutions, les grandes avancées sociales ne naquirent jamais que de la rue. Le fade gouvernement de Léon Blum ne devint le Front populaire que sous la pression des grandes grèves ouvrières de 1936.
En mai 68, la génération des « soixante-huitards », à l’origine de tant d’acquis sociaux, féministes, moraux, éducatifs, ne fut guère majoritaire qu’un petit mois dans la rue. Dès juin suivant, la « majorité silencieuse » s’empressa de redonner une écrasante majorité parlementaire aux conservateurs de droite.
Les révolutions arabes débouchèrent électoralement sur de régressifs pouvoirs islamistes qui n’étaient en rien à son origine. Et plus récemment, la génération Front de gauche ne fut guère majoritaire qu’à la Bastille, sur la place du Capitole de Toulouse ou sur la plage du Prado à Marseille.
Faut-il alors désespérer de la démocratie et de ses pusillanimes « majorités populaires » ? Alain Badiou ne vote plus depuis 1968. J’ai pour ma part adopté une position intermédiaire : ne plus céder à la tentation stérile du « vote utile » et ne choisir, même sans illusion, que selon ses convictions. Ou s’abstenir.
Pour le reste, lorgner sans cesse du côté de la rue et ne pas rater l’occasion quand d’aventure la démocratie y descend.




Est-ce la démocratie qui est descendu dans la rue en mai 68, ou bien n’est ce pas parce que la démocratie existait qu’une tentative égotiste d’une frange de la population autrement appelée « élite éduquée » a pu s’exprimer ?

Quelle est la définition de la gouvernace ? Une minorité active consciente des enjeux réels et détentrice d’un savoir agit avec "pour but de fournir l'orientation stratégique, de s'assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont gérés comme il faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit responsable" définition de la gouvernance.

Ne peut-on pas dire à l’exemple de Badiou qu’il existe aussi des « professionnels » de la révolution? Ne s’agit-il pas là d’une apologie de la gouvernance ?

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