nietzsche- conscience et responsabilité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

nietzsche- conscience et responsabilité

Message par jghislain le Mer 10 Mar 2010 - 21:44

conscience et responsabilité
Les normes résultent de limites dictées par la morale. Il faut s’en tenir aux règles du jeu dans nos rapports avec autrui et pour ça, surveiller ses actes, ne pas déborder du cadre imposé, et pour certains comportements trop naturels, prévoir des parades exemplaires fortement marqués de morale pour l’occasion. Mais être exemplaire une fois ne suffit pas. Il faut être que cette réaction revienne régulierèment, qu’elle devienne nécessaire. Cela doit être prévisible.
«Combien l’homme lui-même a-t-il dû d’abord devenir prévisible, régulier, nécessaire, comme le fait quelqu’un qui promet de répondre de lui-même»
«Ah le sérieux, la maîtrise des passions, toute cette affaire lugubre qu’on appelle réflexion, tous ces privilèges et ces attributs d’apparat des hommes de bien: combien on les a payés chers! combien de sang et d’horreur se trouve au fond de toutes ces ``bonnes choses``!»
Comment pense l’homme de bien quand il a mauvaise-conscience? ``J’ai si mal agi, je suis redevable envers les autres, j’ai une dette à acquiter pour réparer mes mauvaises actions.``
«Ce rapport fondamental qui est celui de créancier à débiteur! On vit dans une communauté, on jouit de ses avantages: on est à l’abri, bien traité, on vit en paix et en confiance, sans craindre les dommages et les actes d’hostilité qui menacent l’homme exclu, en dehors, tout cela du moment qu’on respecte les engagements pris à l’égard de la communauté
Ainsi, l’homme de bien est toujours redevable envers la société. Et comment se réalise cette faute? La morale impose un châtiment, car il faut marquer le coup, l’homme est profondément coupable, il aurait pu agir autrement que mal, c’est sa faute, il faut qu’il paye. Et puis, en pratique, la châtiment est utile pour le coupable, pense-t-on.
«Le châtiment aurait la propriété d’éveiller le sentiment de culpabilité chez le coupable, on cherche en lui le véritable instrument de cette réaction psychique qu’on appelle ``mauvaise conscience``»
Comment la dette se réalise, quand l’immoralité devient intolérable? Mais quelles raisons ne veut on pas mettre, soi-même ou les autres pour dénigrer l’acte! Quelle déchaînement contre-nature se développe quand la pensée moralisante veut aboutir à une explication manichéenne des actes humains!… Chaque tribunal de la conscience est un spectable dramatique crée pour trouver des raisons en soi, des excuses, des aveux de faiblesse, pour soupeser le niveau de culpabilité! Mais ce déchaînement, qui devrait sauver, réparer l’acte, ce déchaînement du bien n’est-il pas lui, à son tour immoral?
«On commet exactement le même comportement vicieux, les mêmes vices en châtiant, mais au service de la justice et avec bonne conscience: par exemple espionner, tromper, tendre des pièges. Puis en dépouillant, incarcèrant, mettant à mort. Tout cela sous l’approbation des juges»
En définitive, il ne faut pas tomber dans le piège de la morale, car c'est un moyen somme toute de domination, développé au fil du temps avec le progrès de la religion, piège qui conduit droit dans la destruction de l'individu en vue de sa soumission.
Les citations sont extraites de “généalogie de la morale” de NIETZSCHE
avatar
jghislain
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 281
Localisation : Auvergne-Rhône-Alpes
Date d'inscription : 10/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://www.forumphilo.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum