Questionnement sur l'Incarnation.

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Questionnement sur l'Incarnation.

Message par lekhan le Mer 6 Fév 2008 - 9:20

Je ne fais pas faire de la théologie à proprement parlé, mais je vais partir de quelques postulats pour poser le problème de l’incarnation.
Je pars d’une phrase prise dans l’interprétation orthodoxe de la bible, et plus particulièrement de l’incarnation divine : « Dieu s’est incarné en l’homme pour que l’homme s’incarne en dieu ».
Et d’une autre idée, plutôt empruntée à la critique positive de Saint Thomas d’Aquin, « puisqu’on a l’idée de dieu, dieu existe. »

Alors plusieurs postulats de réflexions :

L’idée de dieu est transcendante (évidement) au « système » naturel. Néanmoins le système-Dieu est comparable au système conséquences-chaos du système naturel. L’incarnation est un cercle clos. Ce qui est crée est dé-crée pour retourner à sa substance d’avant création, ou à un autre état invisible (presque) dans le système naturel.

Dieu est une forme de métalepse de nature (dans son acception d’éternité créatrice). La « régulation » vers l’éternité est le résultat d’un état d’ante-création. Vulgairement la Terre à la Terre. Dieu à dieu.

Hermétisme de la fin de la création. Sous entendu de temporalité. L’incarnation physique, palpable, humaine n’est qu’une étape de transition (Vastation comme l’utilisait Swedenborg) vers un retour à l’impalpable (état supérieur à la condition humaine physique).

L’éternité comme synonymique de dieu. Dieu est une incarnation de l’éternité, un prisme. L’éternité nature –créatrice. Une figuration de l’éternité via une étape, des rites, une transcendance.

Peut être l’idée que puisqu’on a l’idée d’éternité, l’éternité existe (Avant la science ?). Pour développer un peu, sans notion divine, ou croyante. L’idée d’éternité scientifique n’est pas une aberration. Nous venons de procédure chimique, d’un lent processus de création vers l’espace humaine, et nous retournons à des procédés chimiques, à une terre nourricière et créatrice.

Alors peut être quelques points à ajouter, à compléter. On retrouve l’idée d’un cycle vital imbriqué finalement dans au moins deux autres cycles. Celui de sa création (à moins que ça soit une rupture), et celui de sa dé-création, de son incarnation en l’éternité, en dieu.
On aboutirait finalement, à une forme de monisme, ou toute chose est emprisonner dans un cycle physique-transcendant, et un retour constant, une création constante de ces cycles.
On peut s’interroger aussi peut être, sur la forme que prend cette incarnation. Est-ce une incarnation en Dieu (nature ?), via la terre, et l’appartenance ainsi au processus de création éternelle, ou est-ce l’idée du paradis, d’un endroit enclos au-dessus, lui-même transcendant.

Globalement je crois que la question est plus vaste qu’une simple question théologique et qu’elle engage une sorte de réflexion, sous un angle différent, comparable aux problèmes cycliques de Vargas. Et plus loin peut être sur la matérialité, la condition humaine.
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