Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

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Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par Morologue le Lun 10 Sep 2018 - 9:59

Tiré depuis ...

Vous êtes victimes d'une vision anachronique, par "méta-chronisme". En effet : les connaissances historiques accumulées aujourd'hui, même mal distillées, nous donnent le sentiment de surplomber les temps. Cela produit l'illusion "méta-chronique" ("au-dela des temps").
Problème : on appartient à son époque, et du coup on commet des anachronismes. Et, notamment, on est "chrono-centrique" : de même que l'égocentrique juge sans empathie interhumaine, et que l'ethnocentrique juge sans empathie interculturelle, le "chrono-centrique" juge sans empathie interépoquale.
C'est exactement Monsieur le Président jugeant pendant sa campagne, que le commerce triangulaire est un crime contre l'humanité. Non. (D'autant plus que les plus vastes esclavagistes de l'Histoire sont médiévaux, et précisément musulmans.)

Bref : le "méta-chronisme" rend complotiste par amalgames, et le "chrono-centrisme" fait faire des jugements anachroniques de dingue. Etc.

Faîtes gaffe de pas vous prendre pour Dieu (sujet éternel, sujet de tous les temps) à cause d'un mauvais usage de vos larges mais mésusées connaissances ^^

  • Surinformée au petit bonheur la chance (illusion méta-chronique, de surplomber les temps, incitant inconsciemment et malencontreusement à l'interprétation complotiste de l'Histoire) notre époque démocratique juge anachroniquement que, le passé historique est affreux, et qu'il n'y a qu'elle (l'époque démocratique) pour détenir la morale véritable (d'ailleurs de cette mentalité, Albert Camus en fut un bon agent) ;
  • C'est du chrono-centrisme, à savoir (comme il y a égo- et ethno-centrisme) une incapacité à faire abstraction de ses mœurs et morale idoine (l'égocentrique ne fait pas abstraction de ses mœurs et morale idoine propres devant autrui ; l'ethnocentrique ne fait pas abstraction de ses mœurs et morale idoine socioculturelles devant d'autres sociocultures ; le chrono-centrique ne fait pas abstraction de ses mœurs et morale idoine devant d'autres temps). Or, comme les démocratistes (je n'ai ni dit les démocrates, ni les démocratiques, dont je ressors fatalement comme habitant de cette aire en cette ère) ... comme les démocratistes ne parviennent pas à faire abstraction de leur démocratisme (mœurs et morale idoine), ils jugent chronocentriquement ;
  • L'illusion téléologique, est précisément celle par laquelle on s'imagine que le but, c'était nous, chrono-centriquement, sur une base méta-chronique. Vous me suivez ? ... Je vous fais une petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique, là, alors un peu de concentration, les enfants, parce que ça éviterait bien des écueils, que d'y être sensible ;
  • Car au final, les insensibles s'adonnent au mentalisme : ils sont dans un complexe de supériorité temporelle, en imposant sadiquement l'infériorité aux autres temps et sociocultures idoines. D'où mentalisme démocratique d'illusion téléologique méta-chronique chrono-centrique, CQFD. En somme, on s'imagine scientifiquement de gentils démocrates, alors qu'on est dans un moralisme, une moralisation, un jugement moral autocentrique (démocratisme idéologique). Ce moralisme ne fait absolument pas honneur à la démocratie, et ne rend absolument pas justice d'autrui, des sociocultures et des époques historiques, très méchamment sur le fond. Il est profondément ancré, inconscient, veule et vil, comme tout moralisme d'ailleurs.
  1. Il y a le démocrate, agent du régime démocratique.
  2. Il y a le démocratique, ressortant d'un régime démocratique.
  3. Il y a le démocratiste et le démocratisme, tendant-ces à la démocratie, partisan-eries prodémocrate-iques, de mœurs et morale idoine, c'est-à-dire valorisants la supériorité du régime sur le reste. Cela a certainement du sens quand il s'agit d'instaurer une démocratie par miliance éclairée (le démocratisme est alors un progressisme) mais, quand la démocratie est instaurée, cela devient une mentalité idéologique aliénée. On peut être démocrate et/ou démocratique sans démocratisme alors, i.e. sans être démocratiste ^^
Aussi faut-il sortir du démocratisme, quand on est un démocratique voire un démocrate.

Les mœurs démocratiques (rapidement), elles valorisent l'autodétermination des peuples souverains - et par extrapolation libérale l'autodétermination individuelle. A partir de quoi l'on s'écharne à se focaliser et ne vouloir entendre plus parler que de cela, dans nos sociétés, déjugeant et méjugeant injustement d'autres sociocultures (ethnocentrisme) et d'autres époques (chronocentrisme) au nom de cette définition du Bien absolu, comme autodétermination des peuples/de soi. Sans oublier l'égalitarisme (passion pour l'égalité) diagnostiquée dès l'origine par Alexis de Tocqueville (De la Démocratie en Amérique).

Un tel militantisme n'a de valeur qu'à lutter contre les éléments actuels de nature à affecter négativement ladite autodétermination des peuples souverains/de soi (encore que l'une/l'autre autodétermination rentrent en conflit sur bien des terrains - mais c'est un autre débat). CQFD.

Au-delà, donc, demeurer démocratiste est s'aliéner la bonne compréhension de tous les modes d'être non-démocratiques - déjà que l'empathie inter-époquale est une gageure ("chrono-altruisme"), quand on sait que l'empathie inter-socioculturelles ("ethno-altruisme") et même inter-humaines ("ego-altruisme") ne sont pas gagnées ...
Le démocratisme est alors bel et bien un moralisme, avec moralisation idoine, car c'est exactement le même phénomène lorsqu'une personne nous reprend et nous tance injustement.

Telle personne nous déjuge et nous méjuge sur la base de sa seule interprétation des choses (mœurs et morale idoine propres, égocentriquement). Si cela n'est pas toujours inutile devant un jeune, qui doit intégrer l'altérité éducativement, cela n'est évidemment d'aucun intérêt heuristique, car l'herméneutique est fallaciée.
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Lun 10 Sep 2018 - 10:32

Morologue a écrit:Problème : on appartient à son époque, et du coup on commet des anachronismes. Et, notamment, on est "chrono-centrique" : de même que l'égocentrique juge sans empathie interhumaine, et que l'ethnocentrique juge sans empathie interculturelle, le "chrono-centrique" juge sans empathie interépoquale.

On est d'accord sur une chose: nous exploitons aussi le temps historique comme " argument", mais alors il faudra aussi parler de l’exploitation du temps par destination: l'être humain est un animal historique, or l'être humain est un animal imaginant donc l'être humain imagine historiquement. Conséquence possible: l'être humain peut écrire l'histoire avant même que les faits ne viennent confirmer son écrit. Et toute morale est une pré-écriture de l'histoire. On est plus souvent à vérifier qu'à réécrire l'histoire.

Sujet intéressant j'y reviendrai ( le temps d'y réfléchir un peu).

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Message par kercoz le Lun 10 Sep 2018 - 11:12

Morologue a écrit:Tiré depuis ...

Vous êtes victimes d'une vision anachronique, par "méta-chronisme". En effet : les connaissances historiques accumulées aujourd'hui, même mal distillées, nous donnent le sentiment de surplomber les temps. Cela produit l'illusion "méta-chronique" ("au-dela des temps").
Problème : on appartient à son époque, et du coup on commet des anachronismes. Et, notamment, on est "chrono-centrique" .........................
Les mœurs démocratiques (rapidement), elles valorisent l'autodétermination des peuples souverains - et par extrapolation libérale l'autodétermination individuelle.....

Nous sortons d' une époque d'abondance qui nous a permis d'expérimenter ( au moins) 2 expériences sociologiques "in situ", expériences qu'il faudrait analyser puisque non reproductibles:
- la démocratie sur sa version médiatique TV et avant son controle par le pouvoir économique.
Il en résulte que le controle des programmes par les consommateurs, donc de type électif démocratique, aboutit à l' "AUDIMAT".
- L' accès optimisé à l' éducation...... no comment pour l' impact. C'est un argument que l' on ne pourra pas resortir!

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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par Morologue le Lun 10 Sep 2018 - 11:31

Effets de nature scolarchique, cher kercoz.

Je vous attends plus substantiellement maraud^^
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Lun 10 Sep 2018 - 12:10

Morologue a écrit:
C'est exactement Monsieur le Président jugeant pendant sa campagne, que le commerce triangulaire est un crime contre l'humanité.

On peut y ajouter un autre Président, tout aussi brillant, qui reprochait aux africains de "ne pas être entrés dans l'Histoire", sous-entendu son Histoire, malgré qu'on leur ait pourtant bien expliqué que leurs ancêtres étaient "gaulois". La Franceafrique: du "méta-chronisme chrono-centré " politiquement !

On a inventé l'Histoire pour relater les faits passés, or les faits passés ne sont "jamais passés", ils sont toujours le substrat d'un raisonnement de justification pour des faits à venir. J'aime bien l'expression qui dit: " l'Histoire ne se répète pas , elle rime".

La Démocratie a forcément une composante morale puisqu'elle est supposée être un mieux. Et il est bien compréhensible que le mieux est toujours un présent/futur qui se justifie par le "moins mieux" du passé; autrement on ne pourrait parler du futur que comme un avenir utopique. Ainsi, l'Histoire est une contre-utopie.

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Message par axolotl le Lun 10 Sep 2018 - 12:11

Bref pour vous la démocratie est une erreur de forme pas de fond... Dont le démocratisme serait une des modalités.
Intéressant oui, pourquoi pas ?
On pourrait faire un package du démocratisme avec le droit-de-l'hommisme, l'égalitarisme surtout qui est très en vogue depuis que quasiment tous les pays se sont libérés des dictatures on ne se bat plus pour la liberté ou moins, le besoin est moins pressant heureusement toujours ça de gagné: on se bat pour la liberté surtout dans des cas individuels et isolés comme ces journalistes retenus en Afghanistan ou en Turquie, ces infirmières bulgares retenues en Lybie sous Kadhafi suspectées d'avoir transmis volontairement le virus du SIDA sur ordre de l'Occident à des lybiens-lybiennes qui n'en demandaient pas tant...
On a les paranos qu'on peut... et en même temps Kadhafi devait s'y connaître en paranos comme personne: on ne reste pas au pouvoir tant d'années et si longtemps sans une parano confirmée et installée, celle qui vous a fait prévoir les complots contre vous et éliminer les opposants par prévoyance et souci de sécurité. Comme le conte de ce roi qui a force de mettre ses opposants en prison, finit par mettre toute la population en prison et reste seul du coup...
Voire Staline, un spécialiste sinon un modèle du genre... Et qui aurait pu en arriver là: mettre toute la population russe en prison ou dans les goulags, s'il avait vécu assez vieux ce qui n'a pas été le cas.
Divin égalitarisme qui heureusement était là, fait partie du package ou de la palette de ce-pourquoi-on-se-bat, et dont nos féministes sont les vaillantes et fières porte-drapeaux prêtes à remettre en selle cette insupportable infériorité de la condition de la femme véhiculée par tant de siècles de patriarco-macho-paternalisme. L'arbre qui cache la forêt... J'ai toujours pensé que certains -ismes comme le féminisme était un paravent pour certains qui ne voulaient absolument pas qu'on aborde certains sujets, ceux où par exemple -dans le cas précis du féminisme- où ce serait des hommes qui deviendraient victimes des femmes à leur tour, voire entrainant les enfants à le devenir aussi dans la foulée.
Idée insupportable pour certaines féministes qu'on a pas une "vocation" d'être victimes, vocation historique ou non, déterminée et fixée une fois pour toute par l'Histoire, mais qu'une victime "historique" peut se révéler bourreau si l'occasion se présente ou dans des circonstances bien précises...
Que les femmes puissent être violentes même d'une violence au-delà de toute limite, se transformer à l'occasion en bourreaux aussi, ce n'est pas féministo-compatible aux yeux de certains/certaines qui s'abritent derrière le dogmatisme comme pour éviter toute remise en question, surtout si elle se dit vaguement d'ordre psychanalytique et a ou aurait à voir précisément avec l'inconscient, le désir, les pulsions.
La folie même...
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Lun 10 Sep 2018 - 12:19

J'apprécie ton militantisme Axoloti, il me rappelle pourquoi je ne suis plus de gauche. Et même pourquoi je suis devenu apolitique.

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Message par Morologue le Lun 10 Sep 2018 - 15:04

maraud a écrit:On peut y ajouter un autre Président, tout aussi brillant, qui reprochait aux africains de "ne pas être entrés dans l'Histoire", sous-entendu son Histoire, malgré qu'on leur ait pourtant bien expliqué que leurs ancêtres étaient "gaulois". La Franceafrique: du "méta-chronisme chrono-centré " politiquement !
Ah oui, là tu ajoutes le problème ethnocentrique au problème chronocentrique. Et c'est même encore plus subtil que ça, parce que quand un Occidental dit Histoire, il songe à une temporalité généalogique-eschatologique de type linéaire-futuriste, dont je crois savoir la Grande Afrique très exempte, encore qu'elle a connu l'influence occidentale et moyen-orientale (l'islam insistant tout particulièrement sur la vie future). Où Sarkozy et conseillers politiques n'étaient pas si faux !

Les mondes animistes-chamanistes sont dans des temporalités bien plus cycliques, sans pouvoir se passer de continuités, de même que nous ne pouvons nous passer de cyclicités (semaines, années, saisons). Affaire mélodique de rythme, de scansion. Évidemment, Sarkozy et conseillers politiques, là-dedans, avaient un autre objectif : heurter la sensibilité pan-africaine, afin de la violenter symboliquement, qu'elle se mette en cadence avec l'Occident. Et tout le monde, surtout les Occidentaux degôche s'imaginant intrinsèquement solidaires des Grands Africains, de mordre à l'hameçon médiatique. Excellent ...

Et remarquons alors, comme les migrants plein d'espoirs, et certains Européens noirs, concourent substantiellement à l'exploitation de leur propre continent ou continent de cœur, en vivant l'aventure européenne, même si c'est pour renvoyer des mandats à cette légende urbaine de "Mama Africa". Légende urbaine, sur laquelle donc surfa le sarkozysme présientiel.
maraud a écrit:On a inventé l'Histoire pour relater les faits passés, or les faits passés ne sont "jamais passés", ils sont toujours le substrat d'un raisonnement de justification pour des faits à venir. J'aime bien l'expression qui dit: " l'Histoire ne se répète pas , elle rime".
Peut-être qu'elle rime ^^ en tout cas, sous l'angle existentialiste sartrien, ce dont tu parles se nomme l'être-été. A savoir que le fait que présentement, je suis été (j'ai été pour être là, tout en étant actuellement ce que je fus sur le mode de l'étais - comprendo ? ^^).

Cela dit l'existentialisme parle pour un seul homme ; reste que cela marche pour une ethnie - cette ethnie serait-elle française ("souchienne", comme disent certains) ... encore qu'on ne puisse imputer scientifiquement des fautes transgénérationnelles : nous ne sommes pas coupables des actions de nos parents, encore qu'on ait la responsabilité de leur héritage (y compris : la "FrançAfrique" ... ).
maraud a écrit:La Démocratie a forcément une composante morale puisqu'elle est supposée être un mieux.
Non, pas la démocratie-en-soi.

Chez les Grecs anciens, le mieux, c'est la dignité de citoyen sur un ensemble d'exploité-es, femmes, enfants, esclaves et étrangers. On est loin de notre démocratisme, où nous consacrons une idéologie à prétention universaliste, et qui de ce fait-même s'inscrit dans un progressisme mentaliste complexant de supériorité (la démocratie comme régime supérieur) et dédaignant sadiquement les autres aires et ères comme qualitativement inférieures à "la démocratie" - mais ce n'était que le démocratisme qui parlait.
maraud a écrit:Et il est bien compréhensible que le mieux est toujours un présent/futur qui se justifie par le "moins mieux" du passé; autrement on ne pourrait parler du futur que comme un avenir utopique. Ainsi, l'Histoire est une contre-utopie.
Peut-être, mais dans les strictes conditions de la temporalité occidentale que j'ai décrite, en réponse à ton propos autour de Monsieur Sarkozy - début de post.
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Lun 10 Sep 2018 - 20:03

On a dit de l'Afrique qu'elle est le continent du temps immobile et on a interprété cela comme un " reproche", ce qui est normal quand on est hyperactif comme l'était notre ex...ex quoi d'ailleurs ? Saboteur de la Démocratie peut-être.

Un occidentale agité de la cafetière trouvera anormal ce qui repose dans le calme. Il voudra reproduire son agitation psychique dans sa réalité pour ne pas apparaître, lui, anormal.

Moi, je ne rattache pas le temps immobile de l'Afrique à un vice de l'oisiveté, mais à "l'éternel présent" des hindous; ce qu'un Président adepte de série B américaines et de pizza ne peut absolument, définitivement pas comprendre.

L'Histoire cible surtout les actions et leurs résultats, si bien qu'elle ne dit pas quoi faire, or l'Histoire est la fille de la Mythologie, qui elle, disait quoi faire. Il faut, ici, rappeler que la mort de Dieu fût précédée par la mort du mythe moraliste. De fait, la Démocratie a, dans sa succession, la tâche de devoir proposer une morale apte à accompagner son déclin " naturel" car tout comme les anciennes formes religieuses meurent, la Démocratie aussi devra mourir. Chacun pour soi et la Démocratie pour tous.

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Message par Morologue le Mar 11 Sep 2018 - 12:14

Je te rejoins, je te rejoins.
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par kercoz le Mar 11 Sep 2018 - 14:13

maraud a écrit:... or l'Histoire est la fille de la Mythologie,

Un livre passionnant sur la mythologie de DETIENNE. " Invention de la mythologie" chez Gallimard (1981).... Ou il montre la catastrophe que l' écriture causa à notre mémoire culturelle.
L' histoire est écrite et le mythe est oral. L' écriture rigidifie ou statufie un processus dynamique, évolutif .
Et c'est pour ça que votre fille est muette.

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Message par maraud le Mar 11 Sep 2018 - 17:22

Il y a quelque chose de peu rassurant qui se profile avec les applications numériques: l'extériorisation de notre intellect.

L'extériorisation de la mémoire dans l'écriture ( déjà condamnée dans l'antiquité), va se décupler dans les appli. des téléphones portables qui ne sont rien d'autres que des prothèses.

Ce qui est, finalement, le prolongement logique de la démocratisation du confort cérébral. Et je suis prêt à parier une barre chocolatée que nous aurons un jours des salles de sports cérébraux pour "muscler" notre intellect.

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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par kercoz le Mar 11 Sep 2018 - 18:03

maraud a écrit:

L'extériorisation de la mémoire dans l'écriture ( déjà condamnée dans l'antiquité), va se décupler dans les appli. des téléphones portables qui ne sont rien d'autres que des prothèses.
:

Est ce vraiment de l' écrit ? .
La condamnation de l' écrit est bien expliquée par détienne. L' expression n'est pas réductible à la seule parole. La transmission d' un contenu-évènnement appartient plus aux récepteurs qu' à l' émetteur. L' oralité nécessite une écoute du groupe pour se conserver et se mémoriser. La rigidité de l' écrit arrête le temps et c'est une "zone de pouvoir" ( à prendre).... On se rappelle chez L. Strauss le chef de tribu qui fait semblant d' écrire en distribuant les cadeaux que Strauss lui a confié.

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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Mar 11 Sep 2018 - 19:50

OK, mais il y a plus grave que l'impossibilité de l'initiation qui se fait via la présence du sujet et la parole; il y a dans l'extériorisation via des " appli." numérique l'exact contraire de ce qu'est la méditation. ( Mais là, on s'éloigne un peut trop du fil)

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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par Morologue le Jeu 13 Sep 2018 - 12:23

Oui on s'éloigne, néanmoins je vous rejoins. Ça me fait aussi penser que la démocratisation de la lecture-écriture, en fait, n'a pas fait bouger les courbes de Gauss quant à la répartition du QI.

C'est-à-dire qu'en empowerant les masses à lire-écrire, ce qu'on a fait, c'est aussi bien leur donner accès à des humanités qu'ils jugeront largement toujours comme inaccessibles, pédantes, inutiles et élitistes (la preuve par le populisme contemporain) que les rendre suggestibles aux messages publicitaires et (à l'époque surtout) révolutionnaires. Au final, ça facilite les propagandes tout en maintenant le préjugé contre la culture.

Or, c'est bien le démocratisme (l'égalitarisme, en l'occurrence) qui s'en prend à la culture par laquelle la démocratie est advenue en notre aire et ère. Le démocratisme se retourne contre la démocratie. Paradoxal, non ? ... Ceci expliquant assez bien le fanatisme de LREM, à se croire éclairée devant l'obscurantisme nationaliste européen. Mais, évidemment, cette stratégie est intellectualiste et élitiste, renforçant donc les populismes. Tous ceux-là sont en marche, main dans la main, comme deux têtus.

Advienne que pourra, sauve qui peut, un pour tous tous pour un, les femmes et les enfants d'abord, qui vivra verra, fiat, sic est, alea jacta est, amen, amîn, amor fati.


Dernière édition par Morologue le Jeu 13 Sep 2018 - 12:51, édité 5 fois (Raison : Add on)
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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par kercoz le Jeu 13 Sep 2018 - 14:41

Morologue a écrit:
C'est-à-dire qu'en empowerant les masses à lire-écrire, ce qu'on a fait, c'est aussi bien leur donner accès à des humanités qu'ils jugeront largement toujours comme inaccessibles, pédantes, inutiles et élitistes (la preuve par le populisme contemporain) que les rendre suggestibles aux messages publicitaires et (à l'époque surtout) révolutionnaires. Au final, ça facilite les propagandes tout en maintenant le préjugé contre la culture.

Le terme culture mériterait qu' on l' expurge de son signifiant péjoratif de classe. On confond trop france culture et france loisir.
De même, les classes dominées devraient détourner à leur profit le terme "populisme"... Il y a bien trop longtemps qu' on les fait patienter pour des lendemains enchantés pour que la "dictature provisoire" des socialismes ou libéraux soit un argument pertinent.
Entendu aussi que si tous les indous savaient lire, il n' y aurait plus un arbre debout.

Le terme "culture" est bien trop polysémique...dans ce cas fréquent de glissements sémantiques, la meilleure méthode, à mon sens est de chercher l' opposé du mot. Le terme culture, agricole d' origine, dépend en science humaine, de "société" et donc son opposé serait "nature".
J' avais proposé, naguère, que l' on utilise "CULTURAL" pour ce qui tient du processus allant de nature à culture, donc de non social à social.
"Culturel" serait réservé à ce qui est produit par la socialisation, par le groupe.
Le problème vient de ce que, dès le début, ce que produit le groupe, le culturel sert aussi à renforcer la cohésion du groupe, et donc est aussi cultural ( ce qui, bien sur n' est plus le cas ! ce processus ayant étant été détourné en outil économique).

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Re: Sortir du démocratisme, ou Petite philosophie de l'erreur d'interprétation historique

Message par maraud le Jeu 13 Sep 2018 - 15:19

Pour ma part, c'est le terme progrès qui est trompeur: à supposer que l'on aille bien quelque part, on ne sait cependant pas où l'on va, or le progrès nous est présenté comme la "meilleur" façon d'y arriver...

Le progrès vers le bonheur, c'est le slogan de la Démocratie. Qu'est-ce qui s'oppose à la Démocratie ? Le bon sens.


Des solutions ? J'en ai; mais toutes mauvaises... peut-être , finalement, parce que c'est en recherchant une solution qu'on crée le problème et qu'en cela, ce n'est pas les philosophes1 qu'il faut porter au Pouvoir, mais les présentateurs2 qu'il faut enfermer.



1) Les aristocrates de Platon
2) les " mouches venimeuses de la place publique", de Nietzsche ( les hommes politiques)

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Message par Morologue le Ven 14 Sep 2018 - 8:52

kercoz a écrit:De même, les classes dominées devraient détourner à leur profit le terme "populisme"...
C'est ce que fait la France Insoumise, quoiqu'elle ait renoncé au Frexit de gauche pitoyablement, pour éviter l'extrême-droitisation (elle n'extrême-droitisait pas, et l'extrême-droitisation est un processus imposé par les médias conditionnants). Le porte-parole roux de la France Insoumise (je ne sais plus son nom) récupérait la notion, dans la mesure où cela désigne un souci populaire, expliquait-il. Néanmoins, cela signifie que le populisme, comme tendance, provient effectivement du peuple.
Le populisme, quand il est décrié la plupart du temps, désigne un électoralisme - c'est-à-dire qu'il est l'épouvantail masquant ceci, que tous les candidats draguent le peuple. Sinon que ce populisme en effet, est la tendance d'un candidat ou d'un élu, à abonder sommairement dans des flatteries populaires. L'électoraliste, lui, "au moins", flatte rapidement avant de passer à autre chose ... c'est-à-dire avant d'en rester à l'élitisme "progressiste" satisfaisant les financeurs.
"Ne soyons pas idiots" : "il faut la puissance ..." et les gens y courent, par crainte entretenue, en la confondant avec le bon sens ; mais le bon sens, c'est de vouloir s'abriter derrière elle, quand on a renoncé à s'empower au prétexte que c'était "violent" et que, en somme, on préfère jouer les autruches affairistes, du coup tordues en intention comme en conséquence, de ce qu'elles valident grégairement telle violence de la puissance financeuse.
Tout l'Occident tient là-dedans.
maraud a écrit:Pour ma part, c'est le terme progrès qui est trompeur
Oui, et le démocratisme le prend à son compte, le progressisme. Hélas, non seulement il y a différents types de progrès (humanitaire, social, politique, technique, etc.) mais tous les progrès ne sont pas désirables comme tels, pour une ethnie (en l'occurrence : française) si seulement on lui laissait la décision démocratique.
Le démocratisme amalgame innovation et démocratie.
Alors stop : "padamalgam !" C'est d'écologie sociopolitique et culturelle.
maraud a écrit:Des solutions ?
Connais-tu José Ortega y Gasset, la Révolte des masses ?
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Message par maraud le Ven 14 Sep 2018 - 20:54

Connais-tu José Ortega y Gasset, la Révolte des masses ?
Non, je ne connaissais pas, et à voir sa fiche wiki, ce serait presque un regret.

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Message par axolotl le Ven 14 Sep 2018 - 21:20

Morologue a écrit:C'est ce que fait la France Insoumise, quoiqu'elle ait renoncé au Frexit de gauche pitoyablement, pour éviter l'extrême-droitisation (elle n'extrême-droitisait pas, et l'extrême-droitisation est un processus imposé par les médias conditionnants). Le porte-parole roux de la France Insoumise (je ne sais plus son nom) récupérait la notion, dans la mesure où cela désigne un souci populaire, expliquait-il. Néanmoins, cela signifie que le populisme, comme tendance, provient effectivement du peuple.
Le populisme, quand il est décrié la plupart du temps, désigne un électoralisme - c'est-à-dire qu'il est l'épouvantail masquant ceci, que tous les candidats draguent le peuple. Sinon que ce populisme en effet, est la tendance d'un candidat ou d'un élu, à abonder sommairement dans des flatteries populaires. L'électoraliste, lui, "au moins", flatte rapidement avant de passer à autre chose ... c'est-à-dire avant d'en rester à l'élitisme "progressiste" satisfaisant les financeurs.
Dans le dernier numéro du magazine "philosophie", une dame apparaît dans un article, madame chantal Mouffe, et se proclame populiste de gauche: elle entend promouvoir une idéologie adéquate qui viendrait soutenir devinez qui ? Mélenchon évidemment...
On peut s'interroger sur cette vogue du populisme (on ne connaissait auparavant  que le populisme de droite incarné par la famille Le Pen) qui devient telle que le "populisme", on n'entend pas le laisser à la droite et donc... On invente et sort de son chapeau quelqu'un qui va promouvoir et alimenter un populisme, de gauche cette fois...
Ce qui veut dire qu'on a passé le seuil critique où face à la remontée des populismes (généralement de droite et associés à une attitude anti-migrants et pour une Europe avec des barrières et fils de fer barbelés partout) plutôt que lutter contre ou bien trouver une alternative vraiment valable (y en a-t-il une?) le populisme est reconnu comme mouvement ou idéologie à part entière et rejoint cette famille familiale où on trouve pêle-mêle le centre, l'anarchisme et l'écologisme. Lesquels ont pour (seul?) point commun que de n'être ni de droite ni de gauche.
Et Macron a balayé toute l'idée d'alternance avec son centre ni-droite-ni-gauche et par-delà les clivages, et de mobile comme un milieu de terrain au rugby a fini par se fixer où et vers quelle tendance ? devinez laquelle, les actes parlent pour eux-mêmes...

Drôle d'époque quand même...
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Message par kercoz le Ven 14 Sep 2018 - 22:18

axolotl a écrit: ... comme un milieu de terrain au rugby a fini par se fixer où et vers quelle tendance ?

Drôle d'époque quand même...

Milieu de terrain ? au rugby !

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Message par axolotl le Ven 14 Sep 2018 - 22:34

C'est juste une figure de style pour dire que justement, un milieu de terrain au rugby c'est introuvable haha!
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Message par kercoz le Ven 14 Sep 2018 - 22:45

Ce qui est dingue c'est qu' à notre époque d' informatique, 30% des ayants droit au RSA ne le touchent pas, ....
Le vrai problème c'est que l' égalité est un pis allé ....la possibilité de recouvrer la stabilité des systèmes complexes non linéaires c'est de tendre vers l' équité ....ne pas compter les voix, ..les peser.

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Message par Morologue le Ven 14 Sep 2018 - 22:55

Le gauchisme est massivement un intellectualisme, ou du moins de façon autoproclamée, sur la base d'un trouble de la personnalité Marxcissique (c'est-à-dire le symptôme de la personne qui se croit bien inspirée par Marx, alors qu'elle n'en recrache jamais que la vulgate : il faut relire Marx, nous en avons déjà discuté).
De manière générale, tout le gauchisme "classique" n'est qu'une vaste tendance hors-sol, effectivement non-populiste, mais qui perdit à ne jamais raccrocher le wagon populaire, "en vertu" de son intellectualisme pseudo-marxiste.

Aussi les mélenchonistes s'ôtent la merde des yeux, quand ils se disent qu'un populisme de gauche ne serait pas mal, surtout que le gauchisme est censé représenter le peuple, serait-ce en "dictature du prolétariat". Car historiquement elle n'a fait jamais que tourner à la "tyrannie de l'avant-garde éclairée", un truc que même nos élites "progressistes" ont aujourd'hui, aussi fanatiques qu'une personnalité Marxcissique.
Or, "le plus étonnant", c'est que le mélenchonisme rassemble bien des CSP intellectuelles : c'est donc que le populisme de gauche, aux aguets du peuple, n'est pas le populisme de droite, rassis de peuple, ni le populisme de centre, fallace de peuple.

Sur l'égalité, ce qui est sûr, c'est que l'égalitarisme a confondu l'égalité de dignité en droits, avec la mêmeté-nivellement. Saloperie d'erreur. Et vogue la galère de la défense des identités minoritaires, plus identitaires dans leur confusionnisme schizogène, que l'extrême-droite dans son patriotisme paranogène.
Tout un gauchisme qu'a bien fait de perdre Mélenchon, si seulement il ne se rend pas à la soupe commune - rançon qui commença avec l'abandon du Frexit à la droite.
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