Esprit intellect et psyché.

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Esprit intellect et psyché.

Message par maraud le Jeu 17 Aoû 2017 - 22:00

Parler de la même chose quand on parle est le préalable d'une discussion.

Parler de cerveau ce n'est pas parler de système nerveux central ni parler de l'esprit de l'intellect ou de la psyché. Il faut s'entendre sur le sens à donner aux termes que l'on emplois, sans quoi on ne pourra s'entendre que sur des malentendus. Les définitions ou redéfinitions des termes supposent une certaine perspective; s'agira-il de chirurgie, de neurobiologie, d'éthologie, de psychologie, de philosophie qu'il faudra employer le terme adéquat ou redéfini pour la circonstance.

Pour ma part je tiens pour pertinent, quand il s'agit de philo ou de psycho, de parler d'esprit d'intellect et de psyché.

L'esprit étant le principe de vie, l'intellect la faculté de connaître et la psyché ou psychisme l'activité consciente ou inconsciente faisant la liaison entre la corporéité et l'intellect; sachant que l'intellect, lui, fait la liaison entre la psyché et l'esprit.

Il n'y a donc pas d'échange direct entre le corps et l'esprit. Cela passe toujours par l'intellect ( l'intelligence).

Schéma de l'articulation de ces trois composantes de l'individualité: le corps désir, la psyché relaye la demande et fait pression sur l'intellect qui, au regard de l'esprit, opte pour une action ou non. La faim s'exprime par la psyché, la psyché transforme cet état de manque en tension nerveuse qui excite l'intellect , l'intellect fera la part des choses de manière plus ou moins rationnelle ,selon la trempe du caractère de l'individu, pour accompagner l'action d'assouvir cette faim.
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Re: Esprit intellect et psyché.

Message par maraud le Ven 18 Aoû 2017 - 10:30


Quand, dans le sens commun, on parle de cerveau, c'est pour indiquer à quel point il est ou non adapté à l'action; à quel point il permet l'action profitable et dans quelle mesure il peut se spécialiser dans le but de plus d'action et de plus de "profit"; comment pourrait-il dans ce cas ne pas mener droit à la "sur-action", autrement dit à l'agitation ? Le cerveau serait donc, dans ce cas, la boîte noire qui a pour fonction de transformer les désirs en actions assouvissant ces désirs et on pourrait alors, comme c'est souvent le cas, définir l'homme comme étant un être de désir, mettant son cerveau au service de ses seuls désirs corporels*. Or, on sait bien, enfin je l'espère, dans ces conditions que l'on nie la dimension spirituelle de l'homme et que l'on attribut trop d'importance à l'action/agitation qui consiste en une exhalation du travail, en cette importance que l'on sait pourtant illusoire et contreproductive. Pour rendre cela supportable, il a fallu replacer la notion de spiritualité par celle de subjectivité ( sous-entendue néfaste, condamnable).

Bergame disait un jour: "c'est con un cerveau"; eh bien oui, c'est con un cerveau, c'est con parce que sans intellect ce n'est qu'un organe où s'agitent des cellules.
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