Cogitations jardinesques

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Re: Cogitations jardinesques

Message par maraud le Mar 17 Oct 2017 - 13:39



Si les conditions de vie des êtres organisés varient; l'évolution se résume à la réadaptation aux nouvelles conditions, et dans ce cas il n'y a pas à proprement parler d'évolution des espèces qui ne soient pas relative à l'évolution en tant qu'adaptation.

Constater ce que l'on nomme " saut évolutif", n'est-ce pas confondre survivance et évolution. Ce que je veux dire, c'est qu'il pourrait y avoir déclin de toute une niche et qu'au lieu de constater un appauvrissement général, on préfère souligner un fait particulier comme étant une "avancée"...simplement parce qu'une famille d'individus s'est trouvée chanceuse à l'issue d'une catastrophe.


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Re: Cogitations jardinesques

Message par pame le Mer 18 Oct 2017 - 6:01

Le néodarwinisme  présentement accepté par la communauté scientifique patauge dans l’ignorance appelée hasard. Cette théorie attribue paradoxalement l’évolution vers la complexité à des mutations aléatoires, des erreurs fondamentalement délétères. Elle exige que l’évolution depuis les micro-organismes jusqu’aux formes végétales et animales actuelles se soit produite de manière continue sur des périodes de temps astronomiques, ce que la géologie et paléontologie réfutent.

Dans la nature, et particulièrement dans la nature vivante, tout est corrélé par des rythmes synchronisés. Qu’ils soient mécaniques (pendules)  ou électromagnétiques (atomes), les oscillateurs synchronisent leurs mouvements ; un phénomène observé au XVIIe siècle par Christian Huygens, que la science a ignoré mais qui refait surface de nos jours.
Voici la synchronisation de 72 métronomes:



Prigogine a expliqué  la complexification (les structures dissipatives) par une corrélation globale, non local, qu’il attribuait aux résonances de Poincaré en précisant que ces interactions ne sont pas transitoires comme les mutations, mais persistantes comme les vibrations et ondes.

Louis de Brogle et David Bohm ont compris que l’espace universel est un champ vibratoire fondé sur l’harmonie des phases. Des chercheurs contemporains ont confirmé ces conceptions par des simulations et des expériences, considérant que la matière est faite d’ondes et démontrant que la corrélation non locale est due aux ondes stationnaires se formant entre les oscillateurs (les atomes de la matière).  

Fritz Popp, physicien et chercheur du domaine des "biophotons" tient compte des découvertes de Prigogine et explique l’activité de l'ADN (dont les gènes de structure ne représentent que 5 %), par l’émission/réception de "biophotons cohérents" L’ADN fonctionnerait comme une antenne ou un laser.

Il y a donc des échanges et corrélations permanentes, principalement par ondes électromagnétiques, d’une part entre l’organisme vivant et son environnement physique et biologique,  d’autre part entre toutes les cellules d’un même organisme, ce qui peut expliquer la transmission de caractères acquis aux cellules reproductrices.
Mais la communauté scientifique refuse toute révision radicale de ses postulats mécaniques, matérialistes, atomistes et déterminises, soutenant une théorie de l’évolution en contradiction avec les constats de sauts évolutifs et de discontinuités de l’évolution, mis en évidence par la paléontologie.

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Re: Cogitations jardinesques

Message par kercoz le Mer 18 Oct 2017 - 7:58

maraud a écrit:


Constater ce que l'on nomme " saut évolutif", n'est-ce pas confondre survivance et évolution. Ce que je veux dire, c'est qu'il pourrait y avoir déclin de toute une niche et qu'au lieu de constater un appauvrissement général, on préfère souligner un fait particulier comme étant une "avancée"...simplement parce qu'une famille d'individus s'est trouvée chanceuse à l'issue d'une catastrophe.

Je pense qu' il y a un effet de "collage", d' inertie d' un modèle, même en face d' évolutions de l' environnement. Les ours et renards blancs ne vont pas s' hybrider plus souvent avec leurs voisins plus sombres du fait d' une réduction des glace. Le taux d' hybridation habituel, bien que faible suffira à faire exploser la population hybride en quelques siècles face à un décimage des espèces blanches.
Vu de loin ce phénomène peut sembler un "saut évolutif". Ce qui gène la paléo c'est que les foetus ne se fossilisent pas. Celui qui a dit ça voulait dire que ces phénomènes morphogénétiques sociétaux étant tres rapides, sont quasi impossible à constater ( mesurer) en archéologie. Ce qui peut sembler remettre en cause le darwinisme.

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Re: Cogitations jardinesques

Message par maraud le Mer 18 Oct 2017 - 10:09



La synchro des métronomes serait-elle possible s'ils étaient tous disposés chacun sur son support respectif ?

Ici, la tendance dominante, qui imprime sa marque à l'ensemble des métronomes, se trouve propagée par les balancement du plateau suspendu. Ce qui contredit toute possibilité de changement localisé.

L'évolutionnisme ne fait véritablement sens que si l'être organisé n'entretient qu'un rapport contingent avec son extériorité; c'est-à-dire: que s'il a une autonomie fondamentale par rapport à son environnement ( le métronome qui ne bat pas à l'unisson se trouve nécessairement sur "un autre" plateau).

L'adaptation forcée à des conditions anormales, dans l'ordre du vivant organisé, j'appelle cela un "cancer" ( à l'exemple des cellules cancéreuses qui ne sont, finalement, que des cellules en mode "turbo"). Tout individus lambda, en Occident, trainent entre vingt et trente cancers, de manière permanente.

Qui va me contredire si j'affirme que le cerveau de l'homo sapiens est un cerveau cancéreux..?
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Re: Cogitations jardinesques

Message par kercoz le Mer 18 Oct 2017 - 11:04

Dans "Le Chaos", Gleick cite le cas du chercheur qui va acheter une montre et demande au vendeur s' il met à l' heure souvent les pendules qui se trouvent au mur derriere lui. Mettre à l' heure une centaine de pendules prendrait un temps fou! En fait c'est le fait que la paroi est en bois qui synchronise les pendules...il y a une logique mécanique.


"""L'adaptation forcée à des conditions anormales, dans l'ordre du vivant organisé, j'appelle cela un "cancer" """
Pas trop d'accord: un processus qui n'est pas "freiné" par une rétroaction formaté historiquement va se booster en dérives ou "bruits" marginaux. Mais ces bruits marginaux sont aussi des joker pour le système, une tentative d'améliorer les proba de solutions.
Quand un prunier produit peu, il faut l' "agresser" : couper des racines principales, et il se met a fruit.

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Re: Cogitations jardinesques

Message par maraud le Mer 18 Oct 2017 - 15:53


L'histoire des pendules me laisse un peu sceptique...

.......................

Une vache laitière qui fait entre 30 et 50 litres de lait, tente de s'adapter à des conditions anormales; si son veau lui est restitué, sa production se limite à ce que celui-ci peut téter ( moins de 10l). Le coût se paye en années de vie ( très réduites chez ces vaches là).

Les fleuristes savent bien que les fleurs coupées les plus " belles", sont celles que l'on assoiffe dans les derniers jours.

Les arbres fruitiers, je les préfère tels que cultivés par Masanobu Fukuoka ( même si un semblant de gain en quantité nous "profite" au sens quantitatif ; et encore...).


Je ne crois pas que le "bruit" soit un atout; je crois même le contraire puisque le bruit est par définition ce qui altère l'information.

Tu sembles penser que l'hormèse, par exemple, est une bonne chose.
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Message par kercoz le Mer 18 Oct 2017 - 16:47

maraud a écrit:


Je ne crois pas que le "bruit" soit un atout; je crois même le contraire puisque le bruit est par définition ce qui altère l'information.
Le terme "bruit" doit être compris au sens mécanique, physique et non sonore. Le bruit c'est ( ce sont) les fréquences/signaux parasites induites par le signal principal. Les battements du coeur ne sont pas réguliers mais astables, notre équilibre est une somme de déséquilibres sans cesse corrigés. Le meilleur exemple de "bruit" que l' on peut trouver c'est le groupe surnuméraire éjecté de la forêt, contraint de s'adapter à d'autres conditions moins favorables, steppe ou montagne, qui va adopter des processus plus draconiens: moindre reproduction, violence accrue, système dictatorial etc ....L.Strauss montrent que ces groupes ne sont pas archaïques mais rétrogrades, avec une culture réduite. Mais ces conditions de vie plus rude leur permétra de survivre à des conditions cata et de remplacer les groupes affaiblis par des conditions trop favorables.
Dans les systèmes vivants naturels, le "bruit" est constituant du signal ...a lors que dans les systèmes humains ( techno ou économiques) le bruit va perturber le signal et finit par le détruire.

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Re: Cogitations jardinesques

Message par maraud le Mer 18 Oct 2017 - 17:19

On peut , en effet, imaginer un bruit "positif", quelque chose de l'ordre, par exemple, des harmoniques en musique. Mais, en règle générale, le bruit est lié au dysfonctionnement, du moins à la tolérance que l'on peut se permettre ou pas: le bruit du moteur est révélateur de son usure.

Le groupe qui se produit de fait par son expulsion du groupe originel, ne produit de bruit que s'il fonctionne en tant que système; donc il ne développe pas encore de bruit. Le bruit est un facteur qui découle d'un fonctionnement normal, et plus il est bas, moins il perturbe le fonctionnement du système ( groupe).
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Message par kercoz le Mer 18 Oct 2017 - 18:39

maraud a écrit:

Le groupe qui se produit de fait par son expulsion du groupe originel, ne produit de bruit que s'il fonctionne en tant que système; donc il ne développe pas encore de bruit. Le bruit est un facteur qui découle d'un fonctionnement normal, et plus il est bas, moins il perturbe le fonctionnement du système ( groupe).

Je prends l'exemple cité par strauss parce que le groupe surnuméraire est un signal marginal du signal principal optimisé. On s'aperçoit que ce signal marginal ou "bruit", possède au moins 2 rôles essentiel au système global: c'est un joker, un système de secour qui peut relancer le signal principal comme je l' ai montré, en cas d' épidémie, d' ère glaciaire, etc .. ( de perturbation exogène importante) , mais il a aussi un rôle régulateur de la population: En steppe, on nomadise et un nomade ne peut avoir qu' un enfant tous les 3 à 5 ans ( portage oblige). Cette limitation est un facteur limitatif du groupe et de l' ensemble des groupes . Le groupe forestier exporte ce problème limitatif au signal marginal.

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Re: Cogitations jardinesques

Message par kercoz le Jeu 19 Oct 2017 - 8:04

maraud a écrit: Le bruit est un facteur qui découle d'un fonctionnement normal, et plus il est bas, moins il perturbe le fonctionnement du système ( groupe).

C'est une conception linéaire d' un système. Qui arrange l' humain parce que directement accessible à la raison. Actuellement, notre espèce n' a plus d' espèce avec qui s" hybrider. Nous sommes dans une impasse évolutive. L' hybridation peut être un outil  essentiel parmi les outils de l' évolution. Les végétaux ont un éventail bien plus important de sous espèces compatibles. Ne pouvant se déplacer au niveau de l' individu, un végétal semble avoir développé, en compensation, ses variétés adaptées aux conditions locales ( sol, humidité, vent, climat , compétitions ..)
Le signal "chêne" est accompagné de tas de signaux de variantes. Des "bruits" qui vont renforcer le signal principal, notamment  sa résilience en cas de perturbations exogènes fortes ( ère glaciaire, sapien, parasites, maladies ...). On peut donc affirmer que le bruit doit, au contraire etre haut.
Si tu veux, la variété de "taxons" d' une espèce lui octroie une stabilité comme le nombre d'acteurs d' une boucle trophique le fait ( une forêt par ex est d'autant plus stable et résiliente qu'elle est étendue et qu'elle abrite un nombre important de variétés vivantes ou non vivantes.)

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