La MORALE et le DROIT.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La MORALE et le DROIT.

Message par kercoz le Mer 7 Juin 2017 - 14:46

Ma proposition est que le "droit" est un processus qui prétend se substituer à la "morale"( qui ne nécessite pas l' écrit).  L' Hypothèse est que c'est un instrument ( écrit) tendant à rigidifier des comportement lorsque la morale ne parvient plus à effectuer cette tâche.

_________________
TIMSHEL

kercoz
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2190
Date d'inscription : 01/07/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La MORALE et le DROIT.

Message par maraud le Mer 7 Juin 2017 - 20:10

Ok pour le droit entre guillemets, mais s'agissant du Droit, il n'aurait pu être instauré s'il ne reposait pas sur quelque chose de l'ordre du "droit" intime ( celui qui te dit que tu est ou non en conformité avec les exigences de la vie "joyeuse"). Peut-être faudrait-il dénoncé ce fait qui passe inaperçu de la majorité: le Droit ( démocratique) repose aussi sur l'amour du prochain. ( mais on sera d'accord avec Nietzsche que le prochain n'est jamais notre voisin mais toujours le voisin de notre voisin).


Dernière édition par maraud le Mer 7 Juin 2017 - 21:50, édité 1 fois
avatar
maraud
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 789
Date d'inscription : 04/11/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La MORALE et le DROIT.

Message par kercoz le Mer 7 Juin 2017 - 20:31

maraud a écrit:Ok pour le droit entre guillemets, mais s'agissant du Droit, il n'aurait pu être instauré s'il ne reposait pas sur quelque chose de l'ordre du "droit" intime ( celui qui te dit que tu est ou non en conformité avec les exigences de la vie "joueuse"). .

La "vie joueuse " n'est pas quelque chose qui me parle. La vie passe par la survie et les nécessités. Le "droit intime" ne peut être que la morale. Et la morale est instituée par le groupe historique. Ce qui est important à saisir c'est que la morale pré-existe à toute actualité ( quelle que soit l' époque ou le lieu).
Ce qui me semble factuel c'est la substitution de la morale par des règles écrites, des lois. Cette transition me semble progressive et peu sensible. Le "flic dans la tête" est délocalisé dans un car de CRS et le regard du groupe passe dans les caméras.
Je me répète mais nos actes passent de l' immoralité à l' amoralité, ...ils sont désaffectés.

_________________
TIMSHEL

kercoz
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2190
Date d'inscription : 01/07/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La MORALE et le DROIT.

Message par maraud le Mer 7 Juin 2017 - 22:04



Il est évident, pour moi, que la morale est apparue avec la prise de conscience du fait que l'on peut se tromper lorsque l'on interagit avec notre environnement ( naturel et humain). Partant, il était prévisible que celui qui prétend régir nos rapports à notre environnement se saisisse, par là même, de la "morale". Le "flic dans la tête" est déjà délocalisé à l'école maternelle/primaire: " faute" d'orthographe, de grammaire, de calcul...sanctionnée par une mauvaise appréciation et plus si nécessaire.

Tu dis toi-même que la vie passe par la survie et la nécessité. Je crois que la vie passe joyeusement jusqu'à ce que le bon sens soit perverti en utilitarisme de groupe.
avatar
maraud
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 789
Date d'inscription : 04/11/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La MORALE et le DROIT.

Message par kercoz le Mer 7 Juin 2017 - 22:31

maraud a écrit:

Il est évident, pour moi, que la morale est apparue avec la prise de conscience du fait que l'on peut se tromper lorsque l'on interagit avec notre environnement ( naturel et humain). Partant, il était prévisible que celui qui prétend régir nos rapports à notre environnement se saisisse, par là même, de la "morale".

Le concept de "morale" ne peut se référer qu'avec un autre individu. Pas avec l' environnement. Sauf a faire de l' anthropomorphisme.
On dit souvent qu' il n' y a pas de "morale", mais des comportements moraux. Ce qui de façon pragmatique signifie qu'il y a des comportements qui servent des intérets.
En poussant la réflexion, on peut dire que le comportement moral ne sert pas l' intéret de l' individu , mais l' intéret du groupe.
Groupe immédiat ou groupe historique ( culture).
La morale serait donc liée à la culture...et comme il y a différentes cultures celà implique que la morale se réfère à la culture et qu' il n' y a pas de morale universelle.

Ta première phrase est assez juste dans le sens ou elle met en valeur la notion de comportement. Seuls ceux qui adoptent ou utilisent certains comportements survivent ( il faut prendre mon affirmation au sens statistique et non au sens individuel bien que ces stats passent par l' individu).

Un autre constat important bien qu' évident ( c'est l' évidence qui cache le mieux): Il y a voisinage entre Morale et Droit. Le droit n' épuise pas la morale. Cette coprésence n' est pas statique. Il y a une dynamique de transfert de la morale vers le droit. Le but étant toujours de rigidifier les comportements. On peut aussi supposer la rationalisation d' un outil complexe en utilisant un outil nécessairement simplifié, linéarisé, réducteur. Le Droit sent bien la nécessité de rétroaction, d'autorégulation mais quid de l' efficacité de ces tentatives ?

_________________
TIMSHEL

kercoz
Digressi(f/ve)
Digressi(f/ve)

Nombre de messages : 2190
Date d'inscription : 01/07/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum