Bonnes et mauvaises questions

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Bonnes et mauvaises questions

Message par maraud le Jeu 2 Fév 2017 - 11:17

A prendre sur le ton de la franche camaraderie


Se poser les bonnes questions..? Il y aurait donc le "monde" des bonnes et celui des mauvaises questions.

Qu'entend-t-on par bonne question? Celle dont on est sûr que la réponse sera bonne pour nous; celle que l'on se pose parce qu'on en tient par avance la réponse? Bonne pour "profitable" ou bonne pour vraie ?

Il y a à l'évidence dans ce monde, plus de questions que de réponses; de là vient probablement qu'il faille faire un choix pour limiter l'inflation du questionnement: ne nous posons pas trop de questions, ainsi nous aurons plus de bonnes réponses. Mieux: ne posons que les questions qui sont assurées de recevoir leur bonne réponse. Serait-ce que l'économie aurait pénétré la philo, au point d'y trouver des "économistes" du rendement dans le domaine du questionnement ?

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Jeu 2 Fév 2017 - 11:24

Une bonne question est une question qui reflète mieux que d'autres un vrai problème.

(je crois que Bergson disait que qu'on ne posait la bonne question que quand le problème avait été résolu)

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par maraud le Jeu 2 Fév 2017 - 11:56


Un "vrai" problème qui peut s'envisager sous des points de vue innombrables, qui supposent donc une quantité innombrable de questions possibles.

Quel peut-être, alors, le point de vue qu'il faudrait privilégier ? ( Nieztsche disait que c'est quand on a terminé sa maison que l'on sait par où il fallait commencer)


La bonne question, pour celui qui se la pose, c'est celle qui s'impose le mieux à lui. Pourquoi faudrait-il que la question de l'un corresponde parfaitement à la question de l'autre, alors qu'on ne parle jamais de la même chose quand on parle ?

Une question au sujet de Deleuze, par exemple, doit-elle être deleuzienne, parce que c'est Deleuze qui répond le mieux aux questions deleuziennes ?

Non, il y a une nécessité de prendre du recul par rapport au problème, afin que le reflet, justement, ne nous brouille pas la vue.

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par maraud le Ven 3 Fév 2017 - 11:43

___________________________________________________________________________________________________________________________________


Poser la bonne question peut-il relever d'autre chose que d'un art ?

Je me pose une question, et hop! me voilà à me questionner sur la question elle-même; pour en isoler deux qualités aisément remarquables: elle est parole à l'extérieure et pensée à l'intérieure, à l'extérieure elle est quête d'information, à l'intérieure elle est plus proche de son principe. Qu'est-ce qui fait naître la question ? Elle est bien pensée discursive à l'intérieure, mais uniquement à hauteur de ce que la conscience en perçoit, or peut-on avancer que la question trouve sa source dans la réflexion ?
Non, car l'on sent bien que le principe qui fait naître cette question est plus profond encore que le champ du conscient. En effet, la logique qui nous permet d'avancer qu'il y a un inconscient sur lequel s'écrase le conscient, nous amène à envisager l'émergence de la conscience au niveau supérieur d'un empilement d'états successifs qui, s'ils finissent leur course dans le domaine conscient, n'en trouve pas moins leur fondement au plus profond de cet empilement d'états.

Partant, il est illégitime de fixer comme origine de la question, ou de tout état dit "affect" ,une origine "pure", car il semble évident que raison, voire proto raison, et affect sont indissociables si l'on présuppose que leur origine se tient dans le monde physique.( il n'y a pas des neurones rationnels et d'autres affect ifs, pas plus qu'il n'y a des neurones qui deviennent rouges quand il traitent de la couleur rouge). Au reste, le sentiment nous renseigne sur cet indistinction, puisque celui-ci ne peut être disséqué en deux parties qui nous montreraient en quoi il est plus ou moins rationnel, et inversement.

Tout ce que l'on peut avancer, c'est que nul ne se mettrait a penser, si une certaine incommodité ne se faisait sentir ( Mme de Sévigné); un homme qui serait parfaitement heureux n'aurait aucune question à se poser.

La question est-elle un acte libre, un propos lancé en l'air dont on espère qu'il atteindra une cible, qu'il nous révèlerait accidentellement par diffraction ? Ou est-ce dejà, en quelque sorte, une synthèse opérée par la guerre intérieure menée par nos instincts; pour évoquer Nietzsche qui nous dit que nos instincts ont fait de la philo avant nous. Pris ainsi, on comprend mieux ce qu'il voulait dire, car en effet, si la philo consiste en un interminable jeu de considérations d'une même question, toujours entreprise par le plus petit côté; il est prévisible que le résultat en demeure insignifiant, et dans ce cas, autant s'en tenir à ce que disent nos instincts ( les questions, comme les idées, viennent quand elle veulent)

La philo fera nécessairement dire au questionnement, que son objet ne peut viser que le bonheur. Comme si le bonheur consistait à détruire le malheur...
Bah oui, si la question ( à l'intérieur) est un désir de compréhension; répondre à une question, c'est détruire le problème que pose la question.
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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par Bergame le Ven 10 Fév 2017 - 14:09

maraud a écrit:La question est-elle un acte libre, un propos lancé en l'air dont on espère qu'il atteindra une cible, qu'il nous révèlerait accidentellement par diffraction ? Ou est-ce dejà, en quelque sorte, une synthèse opérée par la guerre intérieure menée par nos instincts; pour évoquer Nietzsche qui nous dit que nos instincts ont fait de la philo avant nous.
Oui, j'aime bien cette "voie" aussi, chez Nietzsche -comme tout ce qui esquisse un pont entre philosophie et psychologie. Mais je ne suis pas sûr. Ca dépend de ce qu'on appelle "faire de la philo". Or, je pense que "faire de la philo", c'est poser des questions. Les réponses ne sont déjà plus de la philo, ou elles n'en sont que transitoirement, jusqu'à ce qu'elles deviennent de la science.
Et précisément, "les instincts" -si ca existe- donnent des réponses.

Je reprendrais plutôt ton questionnement sur la question. Qu'est-ce que c'est qu'une question ? Ca vient d'où, ca naît d'où, ca vise quoi, ca sert à quoi ? Pourquoi est-ce que l'homme pose des questions ?
Parce qu'en plus, ca semble bien engoncé dans l'ontogenèse ! C'est quasiment la première chose que font les enfants lorsqu'ils maitrisent un peu de langage, poser des questions.

Et l'un des points qui attirent particulièrement mon attention, pour ce qui concerne la question, c'est, comment dire, la puissance de la réponse. A peine une question posée, les réponses se présentent en nombre. Laisser une question en suspens, voila qui provoque gêne, embarras. Toutes les questions doivent trouver leur réponse. Il y a là comme une nécessité. Et en plus, des réponses vraies, que dis-je : une réponse vraie ! A toute question, si elle est bien posée, correspond sa réponse vraie et unique. Eventuellement, nous ne la connaissons pas encore -car nous ne connaissons pas tout- mais viendra un jour où la question trouvera sa réponse. Voila, me semble-t-il, le présupposé de la question.

Du reste, c'est sans doute l'une des raisons pour lesquels les enfants posent des questions : Parce qu'ils présupposent que leurs parents connaissent les réponses. Et de fait, ils sont très étonnés, et même frustrés, si on leur répond qu'on ne sait pas. Ou si la réponse leur semble fausse.

C'est d'ailleurs à l'aune de cette puissance de la réponse qu'on peut mesurer, je crois, la force intellectuelle que requiert la nescience de Socrate : "Tout ce que je sais, c'est que je ne sais pas."

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par maraud le Ven 10 Fév 2017 - 20:59

Intéressant le questionnement chez l'enfant. Dans la logique de " l'essai/erreur", les enfant font des essais par les questions qu'ils posent; ils vont " à la pêche" en quelque sorte, et voient si cela produit quelque réussite. Il est clair que si le parent prête attention à la question posé par son rejetons, celui-ci répétera l'expérience; ce qui augurera un esprit curieux. A l'inverse, si ces questions amènent des "erreurs", l'enfant ne renouvèlera pas la chose.
Conclusion: on ne devrait jamais répondre: " parce que !", aux enfants.


...............


J'ai beaucoup de mal à me faire à l'idée que chaque question a sa réponse idoine dans la multiplicité des "réponses" potentielles; parce que dans ce cas, cela signifierait que l'on tient là une question d'une précision déroutante pour l'intelligence, or je ne pense pas que le langage permette une telle précision. Les mathématiques, par exemple, nous disent que 2+2=4, mais elles nous disent aussi que 2+2= 1+1+2 etc. C'est pourquoi que je m'en tiendrai plutôt dire que même si la question nous paraît unique, celle-ci est assurée de recevoir plusieurs réponses.

Plus prosaïque: Qui est Paul ? Paul est le fils de... Le père de, le mari de..

Je remarque que seules les questions pour lesquelles on a construit , par avance, une réponse sont rétroactivement univoque. Ex, qui est Paul ? C'est celui qui de la famille Untel est né tel jour,  à tel endroit. Ainsi, pour que la question de savoir qui est Paul, soit univoque il a d'abord fallu créer les conditions pour qu'une seule réponse soit possible: un patronyme; un point dans le temps, un point dans l'espace; soit trois paramètres.

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par hks le Sam 11 Fév 2017 - 12:50

bergame a écrit:A peine une question posée, les réponses se présentent en nombre. Laisser une question en suspens, voila qui provoque gêne, embarras. Toutes les questions doivent trouver leur réponse. Il y a là comme une nécessité. Et en plus, des réponses vraies, que dis-je : une réponse vraie ! A toute question, si elle est bien posée, correspond sa réponse vraie et unique.


La question: "devons nous nous habituer à ce que des machines rendent la justice?"  Ne demande pas une réponse vraie. Je dirais que c'est un vrai problème qui ne demande pas une réponse vraie.

La question m'est suggérée par un propos tenu ce matin sur France culture:
" il faudra bien que nous nous habituions à ce que des machines rendent la justice". Sous entendu quelles que soient les questions sur le devoir de s' y habituer.

S' il y a question sur le devoir on ne peut répondre par:
il est vrai que je doive
ou il est faux que je doive.
ESt- ce
Est- il vrai?
ou bien:
Est- il bon ou juste que je me plie à ce qui semble une nécessité (devoir  s' habituer)

Le factuel me dit il est vrai factuellement que tu vas t' y habituer. Cela répond à :allons nous nous y habituer?
mais pas à devons nous nous y habituer ?.

Au factuel on peut espérer une réponse et une seule( V ou F)
Mais au devoir être ?
Ce que je dois faire n'est pas encore un fait.
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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Mar 14 Fév 2017 - 5:42

maraud a écrit:si la question ( à l'intérieur) est un désir de compréhension; répondre à une question, c'est détruire le problème que pose la question.
Pas tout à fait.
Je dirais que si ma question résout - ou m'avance vers - la résolution de mon problème, c'est que oui, c'était une bonne question...  mais qui résout la façon dont le problème s'est posé à moi, s'est incarné en moi.
Mais ma réponse résout-elle pour autant le problème pour un autre que moi ?

Et là je dirais que ma question est encore une bonne question (et l'est donc finalement "pour de bon") dans la mesure où elle précise la problématique en nous disant que celle-ci a été solutionnée dans le cadre du sujet chapati (ce qui démontre une compréhension).
Elle permet en ce sens de déterminer pour d'autre une future meilleure question encore, mais toutefois sans pour autant (forcément) "détruire" le problème.

Je parle là bien sûr dans les problèmes qui nous impliquent réellement.
(les problèmes d'ordre théorique, c'est autre chose).

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Mar 14 Fév 2017 - 5:58

hks a écrit:La question: "devons nous nous habituer à ce que des machines rendent la justice?"  Ne demande pas une réponse vraie. Je dirais que c'est un vrai problème qui ne demande pas une réponse vraie.
Vrai problème s'il est réel, vraie question donc effectivement et comme tu le dis au niveau de "devoir s'habituer" (accepter)
... mais néanmoins mauvaise question dans le sens où elle ne criconscrit en rien la nature du problème d'une machine qui jugerait un homme... soit le problème de la Justice.


PS : il manque vraiment des sujets sur la justice dans ce forum, où j'ai mal regardé ?

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par hks le Mar 14 Fév 2017 - 15:14

où elle ne criconscrit en rien la nature du problème d'une machine qui jugerait un homme...
ben oui ! j'ai du mal à circonscrire le problème ... j'en ressens un...
Mais j'ai entendu texto ce que je cite.
Si on me dit nous allons devoir nous habituer à l'usage de voitures automatiques
 après tout  pourquoi pas .
Mais la justice

c'est analogue à la question :est- ce que tout s' achète ?
Est -ce que tout peut s'informatiser ?
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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Mar 14 Fév 2017 - 17:05

hks a écrit:c'est analogue à la question :est- ce que tout s' achète ?
Est -ce que tout peut s'informatiser ?
- Bonjour ce serait pour tuer ma belle-mère
- Ça sera 12 ans... ou 4 si circonstances atténuantes
- Merci je vais réfléchir...

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par hks le Mar 14 Fév 2017 - 18:36

Dans la justice à l' américaine, en partie marchandée ..( Plaider gulty or not gulty etc s'entendre  avant procès ou bien pour qu 'il n'y en ait pas etc... voir la série the good Wife),il y a au moins une humanité dans la transaction.
Il y a une humanité a fortiori dans les cours avec jurés...une humanité dans le juge et une dans le procureur.


http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/ce-n-est-pas-un-logiciel-qui-peut-rendre-la-justice-10-12-2015-1988829_56.php

Article  sérieux ICI
http://laloidesparties.fr/droit-et-intelligence-artificielle
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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Mar 14 Fév 2017 - 22:36

Remarque que dans un sens, il y a des jours où je ne sais pas si je préférerais pas être jugé par des machines que par des hommes...
L'actualité regorge de procès insensés et ce depuis des lustres, d'experts contradictoires, de jurés incompétents, d'avocats et de juges insuffisants voire suffisants etc.

Le principal problème est que ce type de justice n'évoluera pas, ou selon de seules directives politiques, alors qu'aujourd'hui la justice fonctionne à partir de la jurisprudence, suit sa propre tradition, histoire (en esperant oui, qu'il ne faille pas parler à l'imparfait de ces choses).

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Re: Bonnes et mauvaises questions

Message par chapati le Sam 18 Fév 2017 - 2:04

Je commentais sur un forum l'affaire de la petite Fiona déclarée disparue par ses parents, puis qui ont ensuite avoué sa mort. Il n'y avait pas la moindre preuve de meurtre même si l'affaire était passablement tordue et louche.
C'était terrible la façon dont le forum souhaitait le maximum pour les parents, ça faisait peur. La Cour n'a pas été meilleure, qui comprenait strictement rien à rien, et qui a fini par livrer un verdict absurde et inique.


La mère avait menti en prétendant la petite disparue. Toute la France cherchait la môme, des comités de soutien manifestaient haut et fort leur indignation, des gens impliqués mobilisés. Mais aussi impliqués comme savent l'être les gens dans les grandes occasions, un peu trop peut-être ? (de ce petit supplément qui rachèterait qui sait jusqu'à l'indifférence, celle où l'on n'est parfois plus si sûr de la rectitude absolue de sa bonne conscience)

Enfin quand même, c'était émouvant cette mobilisation pour le Bien, très.
Sauf que quand la mère a avoué que tout était faux et que la petite était morte, alors les gens sont restés mobilisés oui on peut le dire... mais mobilisés dans une haine absolue de ces parents qui avaient osé jouer avec la belle conscience du peuple compatissant. Alors la compassion s'est transformée en haine pure : il leur fallait payer ces salauds (était-ce pour Fiona ou pour le tragique d'un pseudo-enlèvement... hélas ils n'ont pas eu à juger de ça).

Tous en choeur de la même voix ils ont crié : "à mort". Et c'est à ce moment que je les ai trouvé moins touchants, nos belles âmes. Même que ça commençait à puer grave.

C'est donc ça un jugement moral ? Oui oui, je confirme !

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