Un récit républicain

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Un récit républicain

Message par quid le Dim 15 Nov 2015 - 17:22

Suite aux attentats meurtriers à Paris, Raphaël Glucksmann était invité, hier, de l'émission exceptionnelle « On est solidaire » sur France 2, et ce qu'il a dit m'a paru d'une grande importance.

Voici le lien temporaire de l'émission entière en Replay, http://pluzz.francetv.fr/videos/on_nest_pas_couche_,131967482.html
et vous pouvez retrouver son intervention aux minutes suivantes : 1:22:00 à 1:25:10, 1:29:55 à 1:34:20, 1:42:30 à 1:43:45 et 1:44:30 à 1:46:20

Et ici le lien de la deuxième partie de l'émission sur Youtube, https://www.youtube.com/watch?v=WYUj3wGgmkM, minutes 29:20 à 32:30, 37:15 à 41:40, 49:50 à 51:05 et 51:50 à 53:40

Son père, le philosophe André Glucksmann est par ailleurs et malheureusement décédé il y a 5 jours, il était un fervent dénonciateur de l'oppression Russe envers le peuple Tchétchène.

Cela m'a inspiré la réflexion suivante, qui est une manière de répondre à sa question qui consiste à savoir comment ne pas se perdre, ou peut-être se retrouver dans ces temps difficiles.

Voilà, je ne vais pas m'étaler sur mon identité personnelle, parce je fais attention à ce que filtre le moins possible d'éléments de mon identité privée sur un espace publique.

Cependant, pour mettre en perspective ma réflexion, je vais parler de manière anonyme de certains aspects identitaires personnels.

Je suis plutôt originaire de familles que l'on pourrait qualifier de « françaises de souche ». Ce sont à la fois des familles historiquement non bourgeoises, mais qui ont quelques peu échappé à la condition ouvrière. C'est à dire à la fois des foyers modestes, mais qui ont réussi à avoir des situations professionnelles qualifiées. Cela  soit dans le milieu militaire, soit dans le milieu éducatif.
J'ai environ 45 ans, et je parle ici de mes grands-parents. Je suis donc issu historiquement d'un milieu modeste qui côtoyait le milieu ouvrier. Au moins un de mes grand-parent était orphelin.

Cela pour dire que je m'inscris dans une histoire familiale et éducative particulière mais relativement banale ou commune.

Les grand-parents des personnes qui sont à peu prés de ma génération ont connu la deuxième guerre mondiale, alors que nos parents ne l'ont pas connue. Les récits de cette période de la part de mes grand-parents étaient pour ainsi dire inexistants. A part de tant en tant où ma grand-mère nous disait « On voit que vous n'avez pas connu la guerre ! » quand l'on faisait les récalcitrants pour manger, on n'en entendait pas parler. Une fois j'ai entendu ma grand-mère parler en frissonnant de son souvenir des bruits de bottes dans la rue. Du côté de la famille de mon père, je n'ai su que très récemment qu'il y avait eu quelques actes de résistance très modestes dans la famille, du genre de cacher quelques armes ou de planquer un anglais.

En amont de la génération de mes grand-parents, je n'ai en fait pas grand-chose qui ait survécu quant à l'histoire familiale, en ce qui me concerne.

Ceci pour dire que déjà à la deuxième génération, l'histoire familiale et personnelle s'évapore et qu'elle devient flou, que l'on ne peut plus forcément reconstruire cette histoire factuellement, et qu'alors vient s'opérer la greffe de l'histoire commune.

C'est à dire que je ne sais plus remonter à des ancêtres éloignés, et ne sais pas qui ils pouvaient être.
D'ailleurs, Que de nombreux ancêtres nous avons chacun ! Mais ils sont plutôt anonymes. Et peut-être que l'un d'eux était un fieffé traître ou ordure, ou au contraire un héros national. Ce qu'il me reste identitairement, c'est le raccord que je peux faire avec l'histoire en générale.

Et voilà que l'histoire devient mon histoire, le résistant comme le collabo, l'assassin comme le juste, cela aurait pu être moi. L'histoire est sans concession, ou elle le devrait, mais elle est impersonnelle et à ce titre universelle ou tout du moins commune. Ce que l'on peut faire c'est se positionner par rapport à celle-ci.

Je disais que l'on pourrait me qualifié de français de souche, mais en réalité, qu'est-ce que cela veut dire puisque mon histoire généalogique se perd ? Peut-être suis-je en fait lointainement descendant d'un danois ou d'un espagnol ou d'un russe ? Je me fais cette idée parce-que je me sens identitairement attaché à l'histoire de mon pays. Je me place dans la continuité de cette histoire, et cela est possible pour n'importe quel français au sein de la république. A partir du moment où l'histoire de France, on n'en fait pas un héritage généalogique, ce qu'elle n'est pas, tout le monde peut s'identifier à cette histoire du fait qu'il est dans sa continuité. Est-ce plus difficile pour les immigrés les plus récents, certainement, il faut laisser le temps de prendre place dans cette histoire, mais tout le monde à partir du moment où il intègre la république vient de facto se raccrocher à cette histoire. Ce sentir profondément français n'est pas l'objectif. Cela ne veut rien dire. Car quel français voudra-t-on être ? Le collabo ou le résistant ? L'assassin ou le juste ? L'objectif, c'est de rallier l'histoire, pas de la rejeter, c'est d'endosser cet héritage, d'en devenir acteur.

Or cette histoire, elle nous parle, elle parle à chacun et pas à quelques uns en particuliers. Je fais parti des quelques derniers qui ont eu l'occasion de faire leur service militaire. Pas très sportif a priori, j'ai « viré ma cuti » chez les chasseurs alpins. Loin d'avoir apprécié une certaine bêtise qui circulait au sein de l'armée, surtout envers les appelés, j'ai pu découvrir qu'elle était empreint de traditions et de valeurs. Ce n'était pas cette machine à chair à canon. Certes, il y avait ce devoir du sacrifice, cette abnégation, mais c'était un devoir endossé. Les faits d'arme historiques et de bravoure était rappelés, comme par exemple le combat de Roc Noir pour mon bataillon. Je n'oublierais jamais les morts pour la France, qu'ils soient étrangers ou des compatriotes. Comment ne pas devoir se sentir à la hauteur du sacrifice d'un jeune américain, africain ou résistant anonyme mort pour la France contre la barbarie. Et voilà que j'aurais peur de mourir ou de combattre ?

Bien sûr il faut quelque chose à défendre, et je pense que la république, c'est notre salut a tous, c'est ce qui fait sens car bien qu'imparfaite, elle est la condition de nos aspirations au mieux et au bien. Elle est constructive, et pour l'être elle doit intégrer l'histoire qui éclaire son sens. Chacun peut rallier cette histoire, elle questionne et permet d'avancer. Je ne pense pas que l'on puisse trouver la réponse au sens que l'on peut donner à sa vie, sans s'inscrire dans l'histoire plus large.

Quand je pense à mes grand-parents, je pense qu'ils voulaient passer à autre chose que la guerre, et pourtant ils ont dû la vivre. Ils ont dû vivre malgré tout, pendant l'occupation. Et c'est cela la leçon que je retiens, c'est que ce n'est pas de guerre qu'ils m'ont parlé mais de vie. C'est à dire qu'après les épreuves de la guerre et de l'occupation, ils ont pu garder en vue et par là les transmettre, des valeurs de vie. Ils sont la preuve vivante que cette force est en nous, ils nous l'ont rendue accessible, il n'y a plus à douter ils ont passé l'épreuve, et en sont sortis vainqueurs. Les morts pour la France sont sortis vainqueur et ils le resteront tant que nous ne laisserons pas tomber, comme ils n'ont pas laissé tombé.

Vive la république! Vive la France!

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Re: Un récit républicain

Message par elbaid le Lun 16 Nov 2015 - 12:15

slt merci pour ton partage .

c'est un peu pompeux le Vive la république , Vive la France ; mais bon le sujet est amusant .

Perso mes souches sont un peu confuse , si j'en crois les grands parents qui parlaient le Catalan entre eux et dés que je pointais mon nez d'enfant m'adressait des paroles en Français , du coups j'ai pas bien saisie ma langue maternelle pas plus que celle d'une génération d'avant ..... lol
pourtant que je sache d'aucun n'a immigré d'Espagne et en particulier de Catalogne du sud , aussi longtemps que l'on puisse remonter on trouve mes racines en Roussillon ( mon père ayant fait des recherches , XVIIe) . donc mes souches Catalanes intégrés dans la France aux traités des Pyrénées , je suis donc à ma place et de ce fait historique je ne possède pas de souche migratoire puisque c'est la France qui a migré chez moi .

Une chose est certaine mon nom de famille est Latin , certainement j'ai du débarqué avec les légions Romaine ou ptet tardivement avec un rital .

ceci dit , j'ai 1 grand père qui n'a pas fait 39/40 (non mobilisé parce que 3 enfants en bas âges dont ma mère ) en tous cas ils ont pas eut le temps de le mobiliser , en 42 ou 43 il a été envoyé en STO en Allemagne , il voulait se planquer et c'est la grand mère qui lui a botté le cul pour qu'il parte et qu'il ferme sa gueule et l'autre grand père Née en 1899 a été incorporé en 1918 comme infirmier brancardier , en 39 il n'a pas été mobilisé .
et j'ai un arrière grand père qui a fait aussi 14/18 mais j'ai pas trop de détail à son sujet .

Visca Catalunya , et vive moi .

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Re: Un récit républicain

Message par elbaid le Lun 16 Nov 2015 - 12:34

aussi une anecdote amusante...
Ludovic Massé originaire du village de St jean plat de Corts dans les PO raconte la vie du village dans les Grégoire , une autobiographie .
mon grand père maternel née en 1905 à St Jean Plat de Corts du même village que Ludovic Massé , je possède à travers ce livre l'histoire du village de mon pépé quant il était petit.

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Re: Un récit républicain

Message par Courtial le Lun 16 Nov 2015 - 17:08

Merci pour ton texte, quid. C'est une forme de réponse, en effet, à ce qui nous arrive.
Je n'aurais pas le courage de vous proposer mon propre récit (plutôt douloureux) et m'en tiendrais donc à ces remerciements.

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Re: Un récit républicain

Message par Ataraxie le Mar 17 Nov 2015 - 16:01

Moi aussi j'ai un récit, mais pas le mien sur... "l'honorabilité du monde"

Et l’air lui-même avait autour de moi une ivresse triomphale. Le ciel paraissait plus proche, plus conciliant, chaque olivier était un signe d’amitié et la Méditerranée venait vers moi par-dessus les cyprès et les pins, par-dessus les barbelés, les canons et les chars bousculés comme une nourrice retrouvée. J’avais fait prévenir ma mère de mon retour par dix messages différents qui avaient dû converger sur elle de tous côtés quelques heures à peine après l’entrée à Nice des troupes alliées. La BCRA avait même transmis un message en code pour le maquis huit jours auparavant. Le capitaine Vanurien, qui avait été parachuté dans la région deux semaines avant le débarquement, devait entrer en rapport avec elle immédiatement et lui dire que j’arrivais. Les camarades anglais du réseau Buckmaster m’avaient promis de veiller sur elle pendant les combats. J’avais beaucoup d’amis et ils comprenaient. Ils savaient bien qu’il ne s’agissait ni d’elle ni de moi, mais de notre vieux compagnonnage humain, de notre coude à coude fraternel à la poursuite d’une oeuvre commune de justice et de raison. Il y avait, dans mon cœur, une jeunesse, une confiance, une gratitude, dont la mer antique, notre plus fidèle témoin, devait si bien connaître les signes, depuis le premier retour d’un de ses fils victorieux à la maison. Le ruban vert et noir de la Libération bien en évidence sur ma poitrine, au-dessus de la Légion d’Honneur, de la Croix de guerre, et de cinq ou six autres médailles dont je n’avais oublié aucune, les galons de capitaine sur les épaules de mon battle-dress noir, la casquette sur l’œil, l’air plus dur que jamais, à cause de la paralysie faciale, mon roman en Français et en Anglais dans la musette bourrée de coupures de presse et, dans ma poche, la lettre qui m’ouvrait les rangs de la Carrière, avec juste ce qu’il fallait de plomb dans le corps pour faire le poids, ivre d’espoir, de jeunesse, de certitude et de Méditerranée, debout, enfin, debout dans la clarté, sur un rivage béni où nulle souffrance, nul sacrifice, nul amour n’était jamais jeté au vent, où tout comptait, se tenait, signifiait, était pensé et accompli selon un art heureux, je revenais à la maison après avoir démontré l’honorabilité du monde, après avoir donné une forme et un sens au destin d’un être aimé. Des G.I. noirs, assis sur les pierres, avec des sourires si grands et étincelants qu’ils en paraissaient éclairés de l’intérieur, comme si la lumière leur venait du cœur, levaient les mitraillettes en l’air à notre passage, et leur rire amical avait toute la joie et le bonheur des promesses tenues : -Victory, man, Victory !- Victoire, homme, victoire ! Nous reprenions enfin possession du monde, et chaque tank renversé ressemblait à la carcasse d’un dieu abattu. Des goumiers accroupis aux visages aigus et jaunes sous le turban du chèche faisaient cuire un bœuf entier sous un feu de bois ; dans les vignes bouleversées, une queue d’avion était plantée comme une épée brisée et, parmi les oliviers, sous les cyprès, des casemates de ciment borgnes, un canon mort pendait parfois avec son oeil bête et rond de vaincu. Debout, dans la jeep, dans ce paysage où les oliviers, les vignes, les orangers semblaient accourus de toutes parts pour m’accueillir, et où les trains renversés, les ponts écroulés, les barbelé tordus et emmêlés comme des haines mortes étaient à chaque tournant balayés par la clarté, ce fut seulement sur les pontons du Var que je cessai de voir les mains et le visages, que je ne cherchai plus à reconnaître les mille coins familiers, que je ne répondis plus aux signes joyeux des femmes et des enfants, et que je demeurai là, debout, accroché au pare-brise, tendu tout entier vers la ville qui approchait, vers le quartier, la maison, la silhouette aux bras ouverts qui devaient m’attendre déjà sous le drapeau victorieux.
Romain Gary, La Promesse de l'aube

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Re: Un récit républicain

Message par quid le Mer 18 Nov 2015 - 0:15

à Elbaid,

« Vive la république ! Vive la France ! »

Cà m'est venu comme cela en fin de message. Je me suis dis qu'en fait çà reflétait bien l'esprit de mon texte, et qu'il n'y avait pas à se laisser confisquer cette exclamation. Je comprends qu'on puisse avoir une  certaine suspicion quant à son utilisation, car elle peut être instrumentalisée, mais après explication de texte, je pense qu'il n'y a pas de quoi. Cela peut être vu comme pompeux, mais crois moi que je le dis dans le même esprit que ton « Visca Catalunya ! ».

Sinon, il est intéressant de voir que tu sois de familles d'une seule région, parce que pour ma part, je suis plutôt bi-régional. Mes familles historiques sont d'une région, et je suis né et ai vécu dans une autre. Cà me donne une bonne idée de l'idée d'être de souche, ou de ne pas l'être plus exactement, car parmi les personnes que j'ai alors le plus souvent côtoyé, j'ai souvent senti une différence, fantasmée ou non, et je n'ai pu m'identifier complètement à la culture régionale même si je l'ai appréciée, mais j'ai pris cela comme une chance, une manière d'être un peu plus détaché et d'avoir un peu plus de recul, j'ai compris que ce sentiment d'appartenance à la culture régionale de la part de certains était à la fois importante mais surfaite, et que cela n'empêchait pas d'être plus universel qu'on le pense, ils étaient plutôt des gardiens.

A contrario et en pratique, je ne suis pas spécialement un citoyen du monde, les voyages à l'autre bout du monde m'ayant toujours impressionné. L'incommunicablilité me gênant un peu, d'autant plus que je ne suis pas à l'aise avec les langues étrangères.

à Courtial,
Courtial a écrit:Je n'aurais pas le courage de vous proposer mon propre récit (plutôt douloureux) et m'en tiendrais donc à ces remerciements.
Je me suis dit que chacun est capable de trouver en lui quelque chose qui a une valeur vécue, et donc non idéologique, et qui importe au-delà de son existence personnelle. Je dirais quelque chose qui fait sens pour soi, qui si on la perd de vue, revient à se perdre soi-même, mais n'est-ce pas le propre du sens ? Quelque chose qui n'enlève pas les difficultés du vécu, mais permet de les surpasser, et de ne pas se retrouver prostré ou déboussolé. Cela n'empêchant pas parfois de chuter ou de défaillir.

Le sujet est bien sûr pour donner l'occasion à chacun de sonder son rapport à la république et aux valeurs et aux sens qu'il y trouve, tout en sortant d'une conception trop convenue ou abstraite.


Merci Ataraxie, pour ce très beau texte.


Sinon, je suis tombé hier sur ce documentaire émouvant qui parle de résistance :
En replay :
http://pluzz.francetv.fr/videos/eysses_une_epopee_resistante_,131053166.html


Dernière édition par quid le Sam 21 Nov 2015 - 17:24, édité 1 fois (Raison : Suppression d'un lien désactivé)

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