Cycle sur l'engagement

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Cycle sur l'engagement

Message par Vargas le Dim 6 Jan - 19:30

Vous pouvez discuter ici du cycle d'articles

Sur l'engagement
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L'effet dévore la cause, la fin en a absorbé le moyen.

Paul Valéry, Poésie et pensées abstraites
(cité par Herbert Marcuse, in L'homme unidimensionnel)


Dernière édition par Vargas le Mer 20 Fév - 17:02, édité 1 fois

Vargas
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discussion sur l'engagement

Message par Brutus le Lun 7 Jan - 1:01

Je n’ai pas beaucoup de temps mais c’est un sujet qui me tient à cœur ; si tu me permets de répondre sous cette forme , sinon , tu annules ….
1. Entre action et réflexion
Le terme d’engagement est ambivalent :
il peut signifier une conduite ou un acte de décision. Ces deux valeurs coexistent-elles, sont-elles complémentaires ou opposées ? Il serait trop manichéen de répondre par cette dernière possibilité.

Il se traduit par des actes de decision mais la reflexion devrait être préalable C’est la reflexion qui peut permettre des actes apparemment spontanés
Etre engagé implique qu’on s’éprouve responsable (d’où conduite) mais aussi qu’on agisse de telle façon qu’on se lie à son être futur (d’où acte). L’engagement-conduite consiste à assumer, et s’oppose aux attitudes de nonchalance, de neutralité, de retrait.

La responsabilité est ce qui nous lie a autrui ?
On lui dénote trois caractères : l’implication, la responsabilité et le rapport à l’avenir.
Par implication on entend qu’il faut se sentir concerné par la situation (les militants en faveur des droits de l’homme agissent parce qu’ils se sentent appartenir au même genre que les victimes) mais aussi le fait qu’on engage ses forces dans la lutte.

L’avenir dans l’engagement se lit dans la foi qui nous pousse à Agir ?

Du point de vue existentiel, l’engagé a le choix de ne pas participer, sa condition même le rendant parfois privilégié pourrait lui permettre de rester neutre (pour employer des exemples romantiques et cosmogoniques, Lucifer était l’ange le plus aimé de Dieu, il a pourtant décidé de se rebeller ; de même le titan Prométhée aurait pu ne pas apporter le feu à l’humanité).
L’engagement, pour qu’il soit bien mené exige l’existence d’un libre-arbitre, une volonté, une réflexion personnelle.

Libre arbitre > volonté > conscience > choix
Mais l’engagement n’est pas incondititionnel . il peut être lucide : choix du plutot l’un plutot que l’autre , et non choix entre l’un ou l’autre .

Le détachement lui est d’ailleurs nécessaire. Le philosophe sait être méditatif et critique .
A quoi bon être engagé si nos convictions sont nées d’influences extérieures à nous ?

Reflexion préalable il n’y a pas d’engagement sans ethique ou philosophie
La responsabilité est, elle, avant tout individuelle.

Oui mais la responsabilité est ce qui nous lie à autrui
Tout comme l’implication, elle n’a de valeur que si elle se joue pour un futur, un but.
Celui qui s’engage s’inscrit activement dans la situation, utilise son existence pour cet engagement, qu’il s’agisse d’une action précise à réussir ou d’une conduite philosophique à laquelle on souhaite adhérer toute sa vie durant .
L’engagement est inextricablement lié à une valeur temporelle, et parfois historique.

Hum : dans l’acte de décision , l’engagement peut être plus «fondamental« (conscience de classe par exemple) ?
La réflexion n’est pas identique pour l’engagement et la philosophie, il existe une nuance.
” L’amour de la sagesse ” est une réflexion sur le savoir, sur ce qui est et même sur ce qui est au-delà (métaphysique).
Dans son cas, la réflexion est un but en elle-même.
Il s’agit de comprendre plutôt que d’apprendre, de réfléchir plutôt que d’élucider (les dialogues aporétiques de Platon n’apportent pas de fin précise aux pensées, et là n’en est pas l’interêt).

L’engagement implique le choix dans l’action , la philosophie permet de differer la réponse !
Mais peut-on dire de même dans le cas de l’engagement ?
Selon Karl Marx,” les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, ce qui importe c’est de le transformer “ (Thèse sur Feuerbach) .
A quoi bon critiquer une politique si on ne propose pas de solution d’échange ?
Il ne faut pas oublier que tout engagement ne peut se faire sans qu’il en existe une téléologie. Sans quoi l’engagement tombe dans une contestation atteinte d’autosatisfaction, ou fonce dans des portes ouvertes. Pour être efficace un projet d’engagement doit avoir une finalité, des revendications.
Je pense qu’ici le problème est trop concret , trop caractéristique d’une situation
De même, celui qui se contente d’une réflexion méditative risque de trop se détacher, tel un ermite, et ne peut ainsi plus s’engager dans une lutte collective car il n’aura plus de valeur commune au groupe.
Or des valeurs comme la liberté sont ce qui peuvent réunir n’importe quels êtres humains entre eux.

Un temps pour la reflexion et un temps pour agir
Pour Patocka (cité par Husserl),” les motivations de l’action ne se trouveront plus de façon exclusive dans le domaine de la peur ou de l’avantage matériel mais dans le respect pour ce qui en l’Homme est supérieur…”

C’est un engagement ideologique par la definition préalable des echelles de valeur (une ethique ?)

Autant il est nécessaire qu’une réflexion ait un but, autant une action doit avoir une cause pour se préparer. C’est ce qui protège l’engagement du fatalisme : on se propose un programme d’action, on veut avoir son rôle à jouer sur le cours du monde pour aboutir à un terme fixé car on souhaite protéger ce qui nous est cher.
Néanmoins on ne s’engage pas que pour des valeurs (c’est le thème des Mains sales, de Sartre) mais aussi dans une profession. En médecine, par exemple, le serment d’Hippocrate.

On choisit sa place dans le monde , dans la societé : c’est individuel mais par rapport aux autres .
De même, le choix d’un état de vie est une autre forme d’engagement qui repose sur la cohérence et la continuité.
Dans ce cas, il n’y a de conséquence directe que pour soi. Alors que dans le cas où l’on s’engage à l’égard d’un autre individu, une promesse est concluse, créant une ouverture, un rapport à l’avenir où les deux personnes sont concernées.

L’engagement est toujours à mon avis par rapport à autrui : « si je decide de me couper du monde , c’est que je refuse de participer au monde , je le rejete » .
L’engagement-conduite, tout comme l’engagement-acte tissent un lien avec le futur, la différence étant que le premier est global et diffus tandis que le second est localisé et précis.
Cela pose un problème important : comment peut-on baser son engagement sur l’avenir alors qu’il est par définition hors d’atteinte ? De même que l’engagement ne peut pas être uniquement réflexion, il ne peut pas être qu’action.

Ce sont les « visées de Sartre « ?
Aussi lorsque F.Rauh dit que le philosophe, c’est ” la rue, la vie, la bataille au jour le jour “ cela sous-entend que l’on doit lancer toutes ses forces dans le combat, s’engager et s’impliquer entièrement. Mais pas sans préparation, pas de manière désespérée ni irréfléchie.
Selon Kant, la philosophie repose sur trois questions :
– Que pouvons-nous connaître ?
– Que devons-nous faire ?
La seconde est essentielle à l’engagement car elle anticipe l’action sur laquelle la réflexion débouche. Il s’agit du problème pratique.
– Que pouvons-nous espérer ?
Elle concerne à la fois les convictions, l’idéologie directrice et le but à atteindre.
Il s’agit en quelque sorte du problème de la condition humaine en devenir, celle qui implique le futur.
On la réflexion et l’action sont deux préoccupations indispensables, sinon deux niveau de l’engagement qu’il est capital de ne pas voir s’affronter.
C’est une evidence que d’affirmer que le plus efficace des engagements est celui où les actions sont réfléchies et où la réflexion est pratique et active. C’est l’alliance de la noème et de la noèse , le résultat de tout engagement qui peut interagir avec le déroulement des évènements.
Epictète résume : ” voici le point de départ de la philosophie : la conscience du conflit qui met aux prises les hommes entre eux, la recherche de l’origine de ce conflit, la condamnation de la simple opinion et la défiance à son égard … “

……

Je pense qu’on est d’accord ( à partir de Kant j’ai un peu décroché mais il me semble qu’il aurait également mis en avant la notion de devoir )


L’engagement est pour moi une attitude qui définit l’homme social


Par l ‘engagement l’homme adhère (choisit d’adhérer) à une communauté d’esprit plus ou moins permanente (ideologie,ethique) , plus ou moins intense (circonstances>> action, ) »
C’est le parti pris pour une cause, pour une manière d’être .
(Le refus de la neutralité )
C’est l’adhésion à quelque chose qui dépasse l’individu
Le collectif prévaut sur l’ individu ce qui suppose un choix , des convictions.
Mais aussi une foi ( absence de certitudes, quant à la fianlité)
La notion de choix , de libre arbitre c’est l’expression de sa liberté d’être et de penser .


Mais l’engagement n’est pas forcément inconditionnel (le fait de faire un choix suppose la mesure des choses, ce n’est pas l’un ou l’autre ,c’est l’un plutôt que l’autre .
On peut très bien prendre parti pour quelque chose qui mène à une visée choisie sans que tous les moyens nous conviennent .

(choix d’Aragon , choix de Sartre ou de Camus…… )
L’individu n’est toutefois pas étouffé. Dans cet engagement demeure la clairvoyance ,la lucidité. On peut souffrir de ses choix et pourtant continuer …..

Et c’est là qu’on en appelle à la réflexion qui précède et permet l’engagement
Celui-là ne peut (ne devrait ) être que le résultat d’une prise de conscience préalable dans la réflexion qui aura pris la mesure de nos valeurs ….
Bon voilà , desolé pour la forme de la réponse ..mais c'est l'interet du sujet ...
______________
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(Emile - Michel Cioran)

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Re: Cycle sur l'engagement

Message par Vargas le Lun 7 Jan - 12:37

J'ai malencontreusment effacé ma première reponse. Je vais donc faire plus court.
Brutus a écrit:Je n’ai pas beaucoup de temps mais c’est un sujet qui me tient à cœur ; si tu me permets de répondre sous cette forme , sinon , tu annules ….

Pas de souci.

Brutus a écrit:
1. Entre action et réflexion
Le terme d’engagement est ambivalent :
il peut signifier une conduite ou un acte de décision. Ces deux valeurs coexistent-elles, sont-elles complémentaires ou opposées ? Il serait trop manichéen de répondre par cette dernière possibilité.

Il se traduit par des actes de decision mais la reflexion devrait être préalable C’est la reflexion qui peut permettre des actes apparemment spontanés

L'engagement en tant que conduite est déjà à mi-chemin vers l'action. On est dans le comportement, dans la représentation, l'attitude qui la sous-tend. Donc plus totalement réflechi, pas entièrement spontané.

Brutus a écrit:
Etre engagé implique qu’on s’éprouve responsable (d’où conduite) mais aussi qu’on agisse de telle façon qu’on se lie à son être futur (d’où acte). L’engagement-conduite consiste à assumer, et s’oppose aux attitudes de nonchalance, de neutralité, de retrait.

La responsabilité est ce qui nous lie a autrui ?

Brutus a écrit:
La responsabilité est, elle, avant tout individuelle.

Oui mais la responsabilité est ce qui nous lie à autrui
[...]
On choisit sa place dans le monde , dans la societé : c’est individuel mais par rapport aux autres .
[...]
L’engagement est toujours à mon avis par rapport à autrui : « si je decide de me couper du monde , c’est que je refuse de participer au monde , je le rejete ».

C'est un des points sur lequel on est pas totalement d'accord. Je donne plus de poids à l'individu. L'autre est toujours présent mais la reponsabilité est en premier lieu individuelle et tend à s'accorder aux autres, à la société, à ce qui nous entoure.
C'est peut-être une vision plus arnarchisante, je ne sais pas.

Toujours est-il que les luttes fédèrent plus que les groupes qui les portent, voire les provoquent. Les communautés de pensée ont toujours ce risque de se scléroser, de se subordonner à un discours, une doxa, une idéologie, une attitude qui détermine la forme de leur engagement.

Brutus a écrit:
On lui dénote trois caractères : l’implication, la responsabilité et le rapport à l’avenir.
Par implication on entend qu’il faut se sentir concerné par la situation (les militants en faveur des droits de l’homme agissent parce qu’ils se sentent appartenir au même genre que les victimes) mais aussi le fait qu’on engage ses forces dans la lutte.

L’avenir dans l’engagement se lit dans la foi qui nous pousse à Agir ?


Là je ne comprends pas vraiment.
Comme je le disais au début, être engagé implique qu’on agisse de telle façon qu’on se lie à son être futur (d'où acte). Ensuite, qu'il s'agisse de foi, de conviction, de volonté, d'imagination il faut croire pour agir.

Que ce soit sur le registre de l'utopie, de la fuite hors de l'actuel, d'un cours de l'histoire, d'un progrès certain mais qui nécessite toujours qu'on participe, d'un présent bouché, d'une situation à laquelle on se lie, etc...

Brutus a écrit:
Du point de vue existentiel, l’engagé a le choix de ne pas participer, sa condition même le rendant parfois privilégié pourrait lui permettre de rester neutre (pour employer des exemples romantiques et cosmogoniques, Lucifer était l’ange le plus aimé de Dieu, il a pourtant décidé de se rebeller ; de même le titan Prométhée aurait pu ne pas apporter le feu à l’humanité).
L’engagement, pour qu’il soit bien mené exige l’existence d’un libre-arbitre, une volonté, une réflexion personnelle.

Libre arbitre > volonté > conscience > choix
Mais l’engagement n’est pas incondititionnel . il peut être lucide : choix du plutot l’un plutot que l’autre , et non choix entre l’un ou l’autre .

Sur l'inconditionnalité, j'en parlerai plus précisément dans le prochain article, Engagement, contestation et révolte.

En tout cas, tu a prononcé le mot qui me semble central, celui de lucidité.
Dans un précédent échange avec Mj au sujet de l'engagment, c'était déjà ce terme qui apparaissait comme crucial.
D'ailleurs c'est ce passage que tu as écris qui nous réconcilie au sujet de l'individu et d'autrui.
Brutus a écrit:L’individu n’est toutefois pas étouffé. Dans cet engagement demeure la clairvoyance ,la lucidité. On peut souffrir de ses choix et pourtant continuer …..


Brutus a écrit:
Tout comme l’implication, elle n’a de valeur que si elle se joue pour un futur, un but.
Celui qui s’engage s’inscrit activement dans la situation, utilise son existence pour cet engagement, qu’il s’agisse d’une action précise à réussir ou d’une conduite philosophique à laquelle on souhaite adhérer toute sa vie durant .
L’engagement est inextricablement lié à une valeur temporelle, et parfois historique.

Hum : dans l’acte de décision , l’engagement peut être plus «fondamental« (conscience de classe par exemple) ?

Plus mis en scène, dépendant d'histoires particulières, de repésentations historico-sociales, d'idéologies.
Mais il faut se réapproprier l'acte de décision pour qu'il ne s'agisse pas d'un spectre de conviction.

Brutus a écrit:
La réflexion n’est pas identique pour l’engagement et la philosophie, il existe une nuance.
” L’amour de la sagesse ” est une réflexion sur le savoir, sur ce qui est et même sur ce qui est au-delà (métaphysique).
Dans son cas, la réflexion est un but en elle-même.
Il s’agit de comprendre plutôt que d’apprendre, de réfléchir plutôt que d’élucider (les dialogues aporétiques de Platon n’apportent pas de fin précise aux pensées, et là n’en est pas l’interêt).

L’engagement implique le choix dans l’action , la philosophie permet de differer la réponse !

Smile Mérite et reproche.

Brutus a écrit:
Mais peut-on dire de même dans le cas de l’engagement ?
Selon Karl Marx,” les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, ce qui importe c’est de le transformer “ (Thèse sur Feuerbach) .
A quoi bon critiquer une politique si on ne propose pas de solution d’échange ?
Il ne faut pas oublier que tout engagement ne peut se faire sans qu’il en existe une téléologie. Sans quoi l’engagement tombe dans une contestation atteinte d’autosatisfaction, ou fonce dans des portes ouvertes. Pour être efficace un projet d’engagement doit avoir une finalité, des revendications.

Je pense qu’ici le problème est trop concret , trop caractéristique d’une situation


Disons qu'ici je laisse plus parler le voix de l'action. Mais action et reflexion doivent se mettre en question l'une l'autre.

En fait, cela évoque plusieurs situations, à des niveaux divers :
sincérité/ pragmatisme, réforme/révolution, compréhension/changement, sens critique/démagogie. Non pas qu'il y ait un bon et un mauvais côté mais ce sont des axes problématiques avec lesquels il faut conjuguer.

Brutus a écrit:
Pour Patocka (cité par Husserl),” les motivations de l’action ne se trouveront plus de façon exclusive dans le domaine de la peur ou de l’avantage matériel mais dans le respect pour ce qui en l’Homme est supérieur…”

C’est un engagement ideologique par la definition préalable des echelles de valeur (une ethique ?)

On peut parler d'humanisme. Mais il s'agit aussi d'histoire.
Celle du siècle dernier faite de guerres, de dictature et de répression.
Dans ces heures sombres, il n'a pas été rare de voir émerger un sentiment de solidarité, du courage par-delà les situations et les appartenances sociales, religieuses ou politiques.
Et la vie de Patocka l'illustre.

Brutus a écrit:
L’engagement-conduite, tout comme l’engagement-acte tissent un lien avec le futur, la différence étant que le premier est global et diffus tandis que le second est localisé et précis.
Cela pose un problème important : comment peut-on baser son engagement sur l’avenir alors qu’il est par définition hors d’atteinte ? De même que l’engagement ne peut pas être uniquement réflexion, il ne peut pas être qu’action.

Ce sont les « visées de Sartre « ?

Euh, non.
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2ème article

Message par Vargas le Sam 26 Jan - 12:14

Le second article a été posté sur Intersession :

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Re: Cycle sur l'engagement

Message par Vargas le Mer 20 Fév - 17:52

Et enfin le dernier article qui clôt ce cycle, toujours ouvert à discussion ici même.


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