Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation

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Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation

Message par Bergame le Sam 20 Oct - 0:50

From Philautarchie



Le Monde comme Volonté et comme Représentation



Schopenhauer par cet ouvrage est le détenteur, l'inventeur, d'une pensée unique, une pensée une qui, selon lui, est celle que, depuis longtemps, on recherche et qui s'appelle la philosophie. Sa pensée n'est pas un système de plus, elle est le seul systeme philosophique véritable.

    "Combien il est de chose qu'on juge impossible jusqu'au jour ou elles se trouvent faites" (Pline).
La pensée fondamentale qu'il a à communiquer est à la fois métaphysique, éthique, esthétique, elle contient en elle-même tous les champs possibles de la pensée. Son champ d'action est le tout, qui représente un systeme global. Il qualifie lui même son système d'"organique", il est le fruit, le découlement d'une pensée une. Chaque partie de sa philosophie contribue au maintien de ce tout. On ne peut enlever une partie de ce tout sans pouvoir le comprendre justement, c'est cette vision d'ensemble qu'il nous propose, ce système parfait. Pour cela, il faut lire l'oeuvre dans son ensemble et pas seulement son ouvrage principal, qui est toutefois son oeuvre majeure.

Schopenhauer a quelques exigences concernant ses lecteurs, ceci afin qu'ils en retirent une lecture enrichissante et non stérile. Il est demandé au lecteur de lire "Le Monde" deux fois : la première sera une lecture patiente, d'accoutumance au système, et à la deuxième, bien des choses pourront lui apparaître sous un jour nouveau. Le contenu organique de l'ouvrage a obligé l'auteur à examiner sa pensée unique en une diversité de points de vue, de formes, d'explications, mais c'est bien une pensée unique qui est présente à chaque page et qui doit être prise en compte durant tout la durée de la lecture, et qui doit précéder à chaque réflexion.

Avant de s'attaquer au "Monde", Schopenhauer demande au lecteur de lire son "Introduction" qui réside dans un essai écrit 5 ans avant l'écriture du "Monde" et qui s'intitule "De la quadruple racine du principe de la raison suffisante". Elle est une préparation nécessaire à la pénetration du "Monde", une introduction de la pensée une, du système organique. Le principe de la raison suffisante est la forme sous laquelle l'objet est connue du sujet, cette forme imposant certaines conditions mais qui, toutefois, amène à la connaissance.

Pour se mettre encore dans des conditions optimales de compréhension de l'oeuvre qu'est le "Monde", il nous est suggéré également de lire "Sur la vision et sur les couleurs" essai préalable de Schopi, ou plutôt c'est une nécessité également que de le lire.
La derniere demande du philosophe concernant son lecteur est une connaissance des principales oeuvres de Kant, dont la Critique de la Raison Pure. Si Arthur s'inspire de la pensée sublime de Kant qu'est l'en-soi, une étude attentive de ces écrits l'a "amené à y découvrir des erreurs considérables, que je devais isoler, accuser pour en purifier sa doctrine". Il garde le meilleur et l'utilise à son idée.

Et si le lecteur pouvait avoir au préalable une connaissance de Platon ainsi que des Védas (textes bouddhistes dont il s'est beaucoup inspiré), il serait en des dispositions idéales pour la compréhension de son oeuvre. Et à tous ceux qui seraient effrayés par ces exigences de pré-lecture, "qu'ils mettent mon livre de côté". Son ouvrage s'adresse à l'homme qui a déja mué intrinsèquement sur le plan intellectuel ou qui est en passe de le faire, qui est en mesure de recevoir le systeme conçu autour de la pensée unique.
Et a celui qui a acheté "Le Monde" et qui serait rebuté par sa préface directe, Schopenhauer rappelle qu'il y a bien des moyens d'utiliser un livre, il peut par exemple combler un vide dans une bibliothéque ou il y fera bonne figure. Tout ceci est dit bien sûr pour plaisanter, "dans cette existence dont on ne sait si l'on doit rire ou pleurer".
Mais Schopenhauer en est convaincu, son ouvrage rencontrera "ceux pour qui seuls il est fait", tôt ou tard. Car :

    "Si l'existence humaine est courte, la vérité à les bras longs et la vie dure; disons donc la vérité."



Le monde comme représentation.
« Sors de ton enfance, ami, réveille toi. » (Rousseau)


Le monde est une représentation, il est ma représentation. Dès qu’un esprit d’homme entend en lui cette proposition comme une vérité fondamentale intuitive, alors on peut dire que « l’esprit philosophique est né en lui. » L’objet que je suis, mon corps ainsi que l’en dehors de mon physique qu’est le paysage, l’univers matériel, tout cela n’est perceptible que pour mon esprit. Le monde est monde en rapport seulement à la perception particulière que me renvoie mon esprit ; si celui-ci disparaît, alors le monde n’est plus. C’est ainsi que la mort provoque la disparition de toute réalité particulière connue par tout sujet pensant au préalable.

Tout ce qui existe, existe pour la pensée. L’en-dehors de moi qui est une représentation ne saurait donc pas contenir en lui-même de particularités spécifiques dites absolues, il est le monde de la relativité ; ce qui s’y passe ne s’y passe qu’en rapport à son caractère particulier relatif. Il ne contient pas en cela de vérité « philosophique », en sa matérialité spécifique. Par exemple, l’arbre n’a pas d’existence absolue, il n’est arbre qu’en rapport à l’organisation singulière du monde particulier dans lequel nous vivons, il n’est donc qu’une représentation relative. Le monde physique, son organisation, son fonctionnement est déterminé par le principe de cause à effet définissant sa singularité.

La vérité absolue est celle-ci, le monde n’est qu’une représentation de ma pensée, cette loi s’appliquant pour le passé, le présent, et le futur. Le monde n’existe que pour le sujet qui le conçoit, ce qu’il contient est le fruit d’une nécessité naturelle servant à ce même sujet (à sa pérennité… des fruits, des légumes, de la viande… tout ça me faisant subsister…)

Pour Schopenhauer, le grand tort de Kant a été de méconnaître ce principe fondamental du monde comme représentation. (qu’il touche nettement selon moi, sans cependant le poser comme vérité vraie qui est l’audace d’Arthur.) Il ne s’agit pas de nier l’existence de la matière, mais de soutenir qu’elle n’a pas de réalité indépendante de la perception de l’esprit. La condition invariable du monde est le sujet, point de monde sans perception de celui-ci. Le fond de notre singularité, sa base est un « en soi » ce qui veux dire indépendant de toute expérience réelle, « connaissant » et non connu. Le sujet est la connaissance pure en elle même et non objet comme le corps. (le sujet ici n’est pas l’assemblage de l’esprit et du corps, il est entendu comme la possibilité de l’esprit.)

La pensée, le temps et l’espace sont des choses en soi, indépendantes en elles mêmes, en leur qualité de possibilité, d’essence. ( la pensée est ici entendu comme possibilité de pensée et non réflexion réelle accessible par la matérialisation d’un système, elle est considéré en tant que principe immuable en son essence.) Le sujet véritable « en soi » connaît sans être connu, nous ne pouvons lui appliquer ni la pluralité, ni l’unité. Le monde comme représentation comprend deux moitiés essentielles et inséparables, l’objet ( le corps ) et le sujet ( possibilité puis expression de l’esprit), celui ci échappant à la loi spatio-temporelle ( de dégénérescence de l’objet.) Ces deux parties existent et cessent d’exister ensemble.

Notons que le principe de l’objet est contenu dans le sujet, celui-ci ayant pour structures fondamentales l’espace et le temps. Il y a deux types de représentation majeures, celle de l’état intuitif, et celle de l’état abstrait. Les représentations de l’ordre abstrait sont les concepts, la capacité de conceptualisation ou « raison » étant ce qui différencie l’homme de l’animal. La représentation intuitive comprend le monde visible, de la sensualité. Ce qui permet de mettre tout le système en mouvement, donc ce qui permet son existence, son expression est le principe de raison. Celui-ci engendre la succession des moments de la durée par rapport à l’espace, entraîne la naissance de l’illusion d’une évolution temporelle, matérielle qui n’est que fixité profonde « en soi », en son essence.

Le monde comme représentation est assujetti au principe de raison, il est son extension matérielle, réelle logique. L’activité de la matière lui apporte sa réalité, c’est par cette activité qu’elle remplit l’espace et le temps, qu’elle permet la perceptibilité. « Etre cause et effet, voilà donc l’essence même de la matière. » C’est la causalité qui forme le lien entre le temps et l’espace, cet espace-temps coexistant dans la matière. Le mouvement, l’activité qu’est la vie, n’est possible qu’en la juxtaposition de l’espace et du temps qui sont deux principes nécessaires fondamentaux dont la « fusion » permet l’expression de « l’être » qui en a un besoin obligatoire. L’essence vraie de la réalité est donc la simultanéité de plusieurs états (espace, temps, aboutissant à la matière en mouvement, ou vivante.)
L’intuition pure est la faculté de l’esprit correspondant au contenu de l’« en soi » qu’on peut concevoir comme étant l’espace-temps, essence de la possibilité du tout dont le schéma est contenu en chaque matérialité vivante a priori. (qui n'apparaît pas par induction )



Toute matière, toute causalité n’existe que par et pour l’entendement.


L’intuition du monde réel est la première manifestation de cet entendement. Toute intuition est intellectuelle et peut seulement se réaliser par la connaissance immédiate du corps sensible, par la matérialité singulière. L’intuition pure est en quelque sorte la structure abstraite « en soi » de l’objet concret. Si l’objet existe, c’est qu’est contenue en soi la structure de sa possibilité.
C’est pour cela que l’intuition pure « connaît » sans être connue, c’est qu’elle est le schéma « en soi » de l’existence. D’où tout objet du monde comme représentation nous est connue sous forme intuitive de schéma logique, connu en notre qualité d’essence. En effet, il faut absolument un lien entre moi et l’objet que je peux voir, sentir… si cet objet était totalement extérieur à moi, en-dehors de moi, il n’y aurait aucune liaison qui me permette de lui attribuer sa réalité, qui me permettrait de le concevoir, d’où le lien entre moi et l’objet réside dans le fait que je contiens en moi-même sa structure d’objet et qu’il n’est qu’une extension du sujet connaissant en moi.

L’entendement est la capacité de rendre l’intuition intelligible par l’éclairage des sensations vagues et confuses. L’intuition n’est qu’intellectuelle, elle est la connaissance de la cause par l’effet au moyen de l’entendement. La loi de causalité, valeur absolue, rend possible toute intuition, toute expérience, elle est donc indépendante de l’expérience et a priori. L’expérience est sous sa dépendance.

Alors que le réalisme pose l’objet comme la cause dont le sujet devient l’effet, que l’idéalisme suppose l’inverse, Schopenhauer quant à lui ouvre une nouvelle perspective en admettant qu’il ne peut exister aucune relation causale entre l’objet et le sujet. Ces deux valeurs restant en dehors du principe de raison, donc en dehors de toute connaissance, de toute causalité. La distinction de l’objet et du sujet est antérieure à la connaissance. Ce n’est pas qu’on ne connaît pas suffisamment leurs propriétés, c’est qu’ils ne sont pas « objets » de connaissance. Le principe de raison relie toutes les représentations entre elles, mais il ne les rattache pas à un sujet. C’est l’utilisation abusive de ce principe de raison qui plonge les penseurs dans l’absurdité, les fait sortir du cadre de la juridiction de leur pensée. « Le monde de l’intuition, tant qu’on n'essaie pas de le dépasser, n’engendre, dans celui qui l’observe, ni doute ni inquiétude. » La méprise qui pousse les réalistes à concevoir la réalité du monde extérieur en tant qu’« en soi » est dûe à ce que la raison se méconnaît elle même.

Le monde étant une représentation, on peut se demander ce qui distingue le rêve de la veille. Arthur s’accorde avec les penseurs hindous pour dire que ces deux états sont assimilables à des songes, le monde réel est « ce tissu de maya », ce qui veut dire une illusion, une rêve relatif. Cette perception des choses faisant dire à Shakespeare : « Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les songes et notre vie si courte a pour frontière un sommeil. » Et voici l’approche de Schopenhauer sur la distinction de ces deux états :

    « Les rêves isolés se distinguent de la vie réelle, en ce qu’ils n’entrent pas dans la continuité de l’expérience, qui se produit à travers la vie ; et c’est le réveil qui met en lumière cette différence
Le corps est un objet immédiat de connaissance, la représentation qui fait office de point de départ pour le sujet dans la connaissance.
Deux conditions à la possibilité de connaissance : La première condition réside dans la puissance qu’ont les objets matériels d’interagir entre eux et de se modifier mutuellement. C’est, rappelons-le, l’entendement qui rend possible l’intuition.
La seconde condition est la sensibilité qu’a l’organisme animal, l’objet immédiat de connaissance directe, la sensation qui suppose donc l’entendement. (celui-ci précédant la représentation quelconque)

L’essence de l’entendement est la même dans les animaux que dans l’homme, mais son intensité d’action varie à l’infini. Toute grande découverte humaine est une « vue immédiate », une perception intuitive intelligible pure, et non une série de raisonnements abstraits qui en découlent au contraire a posteriori pour l’explication à autrui, pour la clarification. La stupidité est le manque d’entendement, inaptitude innée à mettre en œuvre le principe de causalité dans sa « vue immédiate », intuitive.

    « Dans les différentes espèces animales, les degrés de l’entendement ne sont pas moins divers que dans l’humanité. »

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Re: Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation

Message par Bergame le Sam 20 Oct - 0:56

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Principe de raison suffisante


Les animaux, et les végétaux, possèdent l’entendement, qui est la perceptibilité de l’intuition pure. Ce qui distingue l’homme de ces états est sa raison, la connaissance par concepts abstraits. L’animal est sensible sans être raisonnable, c’est ainsi que sa grande sensibilité lui permet d’anticiper certains dangers intuitivement contrairement à l’homme, plus raisonnable mais moins sensible.

Ce que la raison reconnaît de manière exacte se nomme vérité.

    « C’est toujours un jugement abstrait fondé sur une raison suffisante. »
L’erreur est une illusion de la raison pouvant être perturbée par les instincts, la sensualité. Le savoir, la connaissance abstraite est une fonction de la seule raison, tandis qu’à l’entendement appartient l’intuition.

Schopenhauer n’adhère pas à l’idéalisme de Fichte, ce dernier tirant l’objet du sujet. Ce refus s’explique chez lui par son principe de raison suffisante qui, rappelons-le, n’accorde aucune liaison de causalité entre le sujet et l’objet, ceux-ci étant placés en dehors de la juridiction du savoir, de la raison.
Ce point de vue est fondamental est doit être bien compris pour une vision claire de l’ensemble de la doctrine. Sur ce point on peut le rapprocher de Kant qui pose dans sa Critique de la Raison Pure les limites supposées du savoir humain. (Kant est le philosophe qu’il admire le plus avec Rousseau et dont il s’est le plus inspiré.) Mais c’est bien du rapport sujet / objet que naît la réalité phénoménale. On peut concevoir ces deux entités comme uniques et en-dehors de toute connaissance. Ce qu’il refuse est le principe de causalité appliqué entre ces deux entités, ce principe n’ayant pas sa place dans ces concepts, s’étant aventuré hors de son champ d’application, de son cadre, de sa juridiction.



Critique du matérialisme


Le matérialisme pose la matière comme principe premier, et seulement après son évolution apparaît l’entendement. Alors que pour Arthur, le sujet est déjà compris dans la matière, et ce, peu importe que son état soit primitif ou non. L’entendement n’est donc pas résultat de l’évolution matérielle, mais une nécessité de la matière active.

    « La vérité est que toute existence objective ( vivante, réel) est déjà, d’une manière ou d’une autre, conditionnée en tant qu’objet par le sujet et ses formes ( espace temps ), qu’elle se trouve toujours contenue implicitement. »
Si donc on supprime le sujet comme le fait le matérialisme, le monde disparaît par la pensée, et son développement ressemble au néant, à une absurdité. L’erreur du matérialisme est de concevoir la matière comme un fondement solide, cette prétendue réalité n’étant en fait qu’une donnée purement médiate et conditionnée n’ayant qu’une existence toute relative. On peut dire sur ce point que, pour Arthur, la sensibilité n’est pas une résultante d’un développement de la base matérielle inébranlable, mais qu’au contraire, la possibilité de cette existence matérielle tire sa nécessité dans la sensibilité intuitive. L’union « sujet-objet » étant à la fois matière et sensibilité. La réalité est perceptible après être passée dans le cerveau, être passée dans les formes de l’entendement (espace, temps et donc causalité résumant l’union de ces deux entités.) Sans ce processus (de traitement d’information, pourrait-on dire), la matière perd toute sa réalité. C’est donc par et pour ce processus qu’elle est réalité, par et pour l’entendement.
A l’affirmation que la pensée résulte d’une modification de la matière, il sera toujours permis d’opposer l’affirmation contraire.

    « La science ne saurait pénétrer jusqu'à l’essence intime du monde, jamais elle ne dépasse la simple représentation, et au fond, elle ne donne que le rapport entre deux représentations. »
Toute science repose sur deux données fondamentales, d’une part le principe de raison, d’autre part l’objet qu’elle étudie. Elle va s’attacher à lier ces deux données entre elles et faire fonctionner ainsi la loi de causalité.
Mais en posant l’objet comme principe premier d’où tout résulte, le matérialisme philosophique suit une étude métaphysique erronée, qui n’a d’intérêt véritable que dans ses découvertes causales trouvant les principes matérielles de transformations, liant entres elles les diversités matérielles selon le principe de raison suffisante.
Par exemple, lorsqu’il faut expliquer la première déviation initiale du premier atome… cela constitue en soi une antinomie chimique…

    « Il n’y a pas plus d’espoir d’atteindre le point d’arrivé de la science que d’en trouver le point de départ. »


*


Commentaires


    1- "Comment peut-on expliquer qu'une perception puisse être collective, c'est-à-dire partagée par plusieurs individus ?"
C'est que le sujet est un et indivisible en chaque matérialité, tous nous sommes donc sur une même longueur d'onde.


    2- "Quelle est la différence entre le fou qui perçoit une chose que la norme dira ne pas perçevoir, et la perception du normal ?"
Je ne me rappelle pas le point de vue de Schopi sur la question alors je vais m'abstenir de répondre, je pourrais te donnais mon opinion mais il n'aurait aucun intérêt dans ce post.


    3- "Et, enfin, d'ou viennent ces perceptions ou plutôt ces perçus ? Qui en est l'émetteur ? Car il faut bien qu'elles soient posées."
Là je pourrais te rétorquer de reprendre les posts depuis leur début... mais je peux comprendre que certaines choses ne soient pas claires, je les ai peut être mal expliquées et en plus, je suis ouvert d'esprit...
Le principe de raison suffisante comme il l'indique, se suffit à lui-même, il n'a pas de raison connaissante, sortant du cadre de toute logique, cependant il est. De ce principe découle le mouvement, l'être, la vie. Il est la chose en soi, la pulsion de matérialisation sensible.


    "Donc avant que les Hommes n'apparaissent sur Terre, la Terre n'existait pas ?"
Avant qu'une matérialité quelconque ne la percoive elle n'existait pas, vu qu'elle est par et pour l'entendement.


    "Une pomme qui tombe dans une forêt sans personne pour l'observer, est-elle vraiment tombée ? "Non !" réponds le non-matérialiste. Dans ce cas, le tsunami en Asie ne s'est jamais produit, vu que je n'étais pas là pour l'observer ? "Mais tu observes ses conséquences !" rétorque le non-matérialiste. Les seules conséquences de cet événement, à mon niveau, ce sont les actualités à la télévision. Donc si je n'allume jamais ma TV pour ne pas être au courant des actualités, le tsunami ne se serait donc jamais produit ? "Tu t'égares là ..." et le non-matérialiste se retire de la conversation."
Ca, c'est une mauvaise interprétation. La pomme est bel et bien tombée pour Arthur, cependant elle est tombée car elle existe dans un monde perceptible.[

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