Question sur le Temps
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Question sur le Temps
Ce qui nous donne à penser chez Heidegger ?. Quoi de mieux que l'éternelle question sur le temps ,tiraillée entre l'évidence du bon sens , la rigueur de la physique et les envolées de de l'imagination ? Durée , temporalité, éternité, infinité instant, maintenant , opportunité irréversibilité et destinée etc .. autant de mots qui réfèrent au temps que nous le maîtrisions dans nos horloges ou que nous en subissions les effets dans notre corps . Y -t-il après Aristote , après Kant , après Bergson, après Einstein quelque chose à penser sur le temps ?.Est-il un Être, un étant , une simple condition de la connaissance,, est-il en soi une réalité concrète, autre chose encore , ? Quelque chose en nous ou quelque chose d'extérieur à nous ?
Qu'est ce qui fait temps ?
Toutes ces questions s'emmêlent , se bousculent ,au point que la nature de ce concept , l'être du temps, est toujours plus obscur , les uns sont fascinés par l'éternité, les autres succombent à la sidération du présent , d'autres en réalistes se contraignent à n'en retenir que la continuité physique ,toutes les thèses s'entrechoquent, se contredisent et s'évaporent dès que nous essayons d'en retenir une seule .
Heidegger tente à son tour à partir de ses préoccupations ontologiques fondamentales de nous ouvrir un nouveau chemin . Un chemin vers une conception du temps qui tout en se voulant fondamentale c'est à dire source de toutes les autres ,n'en exclut aucune , les englobe et les justifie à leur niveau respectif à condition qu'elles ne prétendent point à elles seules ,clore le débat sur la question . Ainsi lorsque qu'Aristote pose qu'il y a un lien entre le mouvement et une certaine vision du temps , il se plie aux conséquences directes de ses prémisses métaphysiques , mais il pêche deux fois , une fois en éludant la question de l'extension de ce concept à toutes les approches humaines du temps (notamment le temps opportun des grecs représenté par le Kairos ) et une deuxième fois qu'a très bien saisi Kant lorsqu'il souligne qu'il y a toujours et nécessairement une intuition préalable de ce qu'est le temps en vertu de quoi le mouvement ou même l'objet en soi peut être perçu .Kant fait avancer la question mais reste handicapé par la partialité de sa métaphysique , il ignore plusieurs modalités de ce concept et évite surtout de de s'interroger sur le sens même de sa tripartition entre passé présent et avenir qu'il recueille comme une donnée d'évidence
Heidegger part de son idée de dasein pour reprendre toute çà à la base et ouvrir les voies d'une nouvelle compréhension du temps . Il se demande d'abord ce que l'on entend trivialement par passé , présent et avenir ? Pour qu'une telle tripartition qui concerne l'étant en général , le monde objectif et pragmatique,ait pu s'installer si impérialement il faut d'abord et avant tout que ces termes ait une signification directe et préalable d'être pour le Dasein, qui lui ne comprend que le langage de l'être .Où donc apprendrait-il ce qu'est le passé et l'avenir, comment les distinguerait-il, si cet à priori , comme le soutient Kant, ne peut être lu expérimentalement dans les choses ? ,C'est à partir de la mobilité propre du Dasein en tant qu'être en projet qu'Heidegger entreprend d'exposer le sens premier qu'il donne à ces termes .La démonstration complète est complexe et demanderait une répétition entière des mouvements autocentrés du dasein qui dépasse de loin , le cadre d'une contribution au forum
A titre d'exemple et de mise en bouche je citerai l'un des moments , à mon sens ,le plus curieux et le plus significatif de cette démonstration ,celui qui fait état de l'ÊTRE-ÉTÉ qui n'est pas un être qui a été auquel notre esprit conditionné voudrait inlassablement le ramener mais une structure, une, originale et originaire , un temps propre dans la temporalité du dasein que seule une herméneutique de notre propre existence nous fait découvrir .Phénoménologiquement nous ne sommes pas le résultat de notre passé , mais nous sommes à tout instant , strictement notre passé Penser "l'être-été" en dehors du temps physique , sans référence au passé est , d'après moi, la première et importante difficulté à la compréhension de la dynamique du temps chez Heidegger ..
Qu'est ce qui fait temps ?
Toutes ces questions s'emmêlent , se bousculent ,au point que la nature de ce concept , l'être du temps, est toujours plus obscur , les uns sont fascinés par l'éternité, les autres succombent à la sidération du présent , d'autres en réalistes se contraignent à n'en retenir que la continuité physique ,toutes les thèses s'entrechoquent, se contredisent et s'évaporent dès que nous essayons d'en retenir une seule .
Heidegger tente à son tour à partir de ses préoccupations ontologiques fondamentales de nous ouvrir un nouveau chemin . Un chemin vers une conception du temps qui tout en se voulant fondamentale c'est à dire source de toutes les autres ,n'en exclut aucune , les englobe et les justifie à leur niveau respectif à condition qu'elles ne prétendent point à elles seules ,clore le débat sur la question . Ainsi lorsque qu'Aristote pose qu'il y a un lien entre le mouvement et une certaine vision du temps , il se plie aux conséquences directes de ses prémisses métaphysiques , mais il pêche deux fois , une fois en éludant la question de l'extension de ce concept à toutes les approches humaines du temps (notamment le temps opportun des grecs représenté par le Kairos ) et une deuxième fois qu'a très bien saisi Kant lorsqu'il souligne qu'il y a toujours et nécessairement une intuition préalable de ce qu'est le temps en vertu de quoi le mouvement ou même l'objet en soi peut être perçu .Kant fait avancer la question mais reste handicapé par la partialité de sa métaphysique , il ignore plusieurs modalités de ce concept et évite surtout de de s'interroger sur le sens même de sa tripartition entre passé présent et avenir qu'il recueille comme une donnée d'évidence
Heidegger part de son idée de dasein pour reprendre toute çà à la base et ouvrir les voies d'une nouvelle compréhension du temps . Il se demande d'abord ce que l'on entend trivialement par passé , présent et avenir ? Pour qu'une telle tripartition qui concerne l'étant en général , le monde objectif et pragmatique,ait pu s'installer si impérialement il faut d'abord et avant tout que ces termes ait une signification directe et préalable d'être pour le Dasein, qui lui ne comprend que le langage de l'être .Où donc apprendrait-il ce qu'est le passé et l'avenir, comment les distinguerait-il, si cet à priori , comme le soutient Kant, ne peut être lu expérimentalement dans les choses ? ,C'est à partir de la mobilité propre du Dasein en tant qu'être en projet qu'Heidegger entreprend d'exposer le sens premier qu'il donne à ces termes .La démonstration complète est complexe et demanderait une répétition entière des mouvements autocentrés du dasein qui dépasse de loin , le cadre d'une contribution au forum
A titre d'exemple et de mise en bouche je citerai l'un des moments , à mon sens ,le plus curieux et le plus significatif de cette démonstration ,celui qui fait état de l'ÊTRE-ÉTÉ qui n'est pas un être qui a été auquel notre esprit conditionné voudrait inlassablement le ramener mais une structure, une, originale et originaire , un temps propre dans la temporalité du dasein que seule une herméneutique de notre propre existence nous fait découvrir .Phénoménologiquement nous ne sommes pas le résultat de notre passé , mais nous sommes à tout instant , strictement notre passé Penser "l'être-été" en dehors du temps physique , sans référence au passé est , d'après moi, la première et importante difficulté à la compréhension de la dynamique du temps chez Heidegger ..










par philodingue le Ven 11 Juil - 11:35
